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Tour de Turquie en Cyclisme

Depuis une bonne dizaine d’année, l’internationalisation du cyclisme est telle qu’aucun pays développé ou presque souffre encore de l’absence d’un tour national. Aux antipodes des monuments de la petite reine, la Turquie n’échappe pas au développement spectaculaire du cyclisme, à tel point que le « Presidential Tour of Turkey », pour reprendre son appellation exacte, s’affirme comme un évènement de premier plan. L’épreuve, classée hors catégorie alors qu’elle connaissait déjà une promotion l’an passée, attire cette année encore un plateau de premier choix. Gros plan sur huit jours de courses qui accouchent souvent d’un réel succès populaire.

Le soutien des pouvoirs publics

Comme l’indique la titulature de l’épreuve, le Président de la République turque, Abdullah Gül, aborde son soutien à cette épreuve qui vise avant tout au développement touristique de ce pays des Balkans qui aspire toujours à intégrer l’Europe. La médiatisation, élément déterminant le succès d’une course cycliste, est l’atout principal dont les organisateurs sont particulièrement fiers. Un avion relais, deux hélicoptères sont ainsi mis à la disposition des médias internationaux, qui répondront présents cette année encore. De cette manière, le Tour de Turquie s’inscrit de manière plus forte encore dans le paysage du cyclisme moderne.

Une vraie épreuve d’une semaine

Contrairement à l’an passé, un Prologue disputé dans les rues de la capitale, Istanbul, constituera une mise en bouche avant sept autres étapes aux profils divers, sur lesquels chacun pourra y trouver son compte. Un début de semaine plutôt destiné aux sprinteurs, malgré quelques difficultés, précédera deux étapes montagneuses, mercredi et jeudi, qui devraient décider du vainqueur final de cette nouvelle édition. Disputée dans le sud du pays, près de la Méditerranée, cette semaine de course offre en tout cas des conditions idéales, alors que le peloton, en ce début de printemps, aborde un premier tournant dans cette saison 2010.

Le Kazıkbeli et le Rifa en juges de paix

C’est en direction de Fethiye, jeudi, que l’issue de la course devrait prendre des contours qui ne seront que confirmés vendredi, une fois les ultimes difficultés passées. A cours de cette 5eme étape, longue de 221km (!) et placée en milieu de semaine, les coureurs devront faire face à deux ascensions, dont la seconde, le Mont Rifa, constituera le point culminant de l’épreuve, en même temps que le théâtre, sans aucun doute, de la grande bagarre entre les différents favoris.

Cofidis en force

Non conviée sur le Tour des Flandres et le Tour du Pays Basque, la formation Cofidis doit trouver de nouveaux terrains de chasse pour permettre à l’ensemble des coureurs de l’effectif nordiste de maintenir la dynamique entrevue depuis le début de l’exercice 2010. Un quatuor alléchant, composé de Rein Taaramae, David Moncoutié, Amaël Moinard et Rémi Pauriol, honorent ainsi les routes des Balkans. Face à ce noyau de coureurs en forme et à la réputation qu’il n’est plus nécessaire de démontrer, les autres formations devront sortir le grand jeu.

Quelques grands noms restent néanmoins aptes, sur le papier, à relever le défi. Pour les arrivées massives, les références ne manquent pas. Angelo Furlan (Lampre), Francesco Chicchi (Liquigas) mais surtout André Greipel et Mark Renshaw (HTC-Columbia) constituent le noyau dur de sprinteurs que l’on devrait vraisemblablement retrouver aux avant-postes, à partir de lundi, et plus encore en fin de semaine. René Haselbacher et Sebastian Siedler (Vorarlberg-Corratec), Francisco Ventoso et Paride Grillo (Carmiooro-NGC), Mattia Gavazzi et Sacha Modolo (Colnago), le très surprenant coureur italien, grande révélation de Milan-San Rémo qu’il achevait à la 4eme place, viennent compléter le large cercle des chasseurs d’étapes.

Pour le général, si la formation française présente de nombreux atouts, c’est sans compter sur Giovanni Visconti, à la tête d’une formation ISD revancharde, après l’annonce de sa non-sélection pour le Giro. Le Transalpin, vainqueur cette année de la Classique Sarde, trouvera certainement dans les montagnes du Bosphore, un terrain de jeu idéal pour s’exprimer. Simon Spilak (Lampre) ou Aleksejs Saramontins (HTC-Columbia), entre autres, constituent également de sérieux prétendants. Pour la promotion du cyclisme local, il faudra néanmoins repasser. Si une équipe nationale turque a été mise sur pied pour l’occasion, elle est essentiellement constituée de coureurs néophytes à ce niveau de compétition. Pour les organisateurs, l’essentiel n’est pas là…

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Ramazan 14 avril, 2010 En bref, Sport No Comments >> Mots clés: , , ,

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