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Europe-USA et la Turquie

Alors que Washington risque de sérieux ennuis diplomatiques et militaires avec la Turquie, en projetant la reconnaissance d’un génocide arménien ; l’Europe, à travers le coup de filet dans les milieux kurdes du PKK gagne, le même jour, en considération auprès d’Ankara. C’est tout le paradoxe de la stratégie transatlantique depuis l’arrivée d’Obama au pouvoir aux USA.

Le même jour où la Commission des affaires étrangères du Congrès américain adopte une résolution reconnaissant un génocide commis par l’Empire Ottoman, en 1915, contre les populations arméniennes, la police fédérale, en collaboration avec celles d’autres Etats européens annonce un «coup de filet» dans les milieux kurdes, plus précisément dans ceux appartenant au réseau du parti des travailleurs du Kurdistan turc (PKK).

C’est-à-dire qu’au même moment où les USA porte un coup de boutoir politique et diplomatique au gouvernement d’Ankara, des pays de l’Union européenne lui prêtent main forte dans sa lutte contre l’opposition kurde.

Les USA risquent l’embrouille politique et diplomatique avec le gouvernement turc, alors que l’Europe gagne en sympathie et confiance auprès des dirigeants turcs.

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Recep Tayyip Erdogan:“Certains Etats membres de l’Union n’agissent pas honnêtement”

Recep Tayyip Erdoğan

Entretien sans langue de bois avec Recep Tayyip Erdogan.

A l’occasion du lancement de la version turque d’euronews, la neuvième langue de notre chaîne, les journalistes Nial O’Reilly et Ali Ishan Aydin ont rencontré le Premier ministre turc.

Négociations d’adhésion avec l’Union européenne, relations avec Israël, minorité kurde et question arménienne.

Autant de dossiers sensibles sur lesquels il a répondu sans détour.

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Madrid soutient l’adhésion de la Turquie

Miguel Angel Moratinos, le chef de la diplomatie espagnole

Le chef de la diplomatie espagnole Miguel Angel Moratinos a défendu samedi “une adhésion pleine” de la Turquie à l’Union européenne, dans une interview au quotidien allemand Die Welt à paraître dimanche.

Alors que Berlin préfère l’idée d’un partenariat privilégié. “Nous nous sommes toujours engagés sans réserve pour une adhésion pleine de la Turquie à l’UE. Nous croyons qu’il en résulterait pour l’Europe plus d’avantages que d’inconvénients“, a-t-il déclaré.

L’Espagne, qui préside au premier semestre l’UE, espère donner un coup d’accélérateur aux négociations d’adhésion, en ouvrant jusqu’à quatre nouveaux chapitres thématiques de négociations.

Depuis l’ouverture des pourparlers fin 2005, douze chapitres sur 35 ont déjà été ouverts, mais l’UE en bloque huit depuis 2006 en raison du refus des Chypriotes grecs.

La Turquie doit aider l’Europe a réguler son immigration d’après Eric Besson

La lutte contre l’immigration clandestine doit devenir un sujet prioritaire dans les relations entre l’Union européenne et la Turquie, candidate à l’adhésion, a affirmé aujourd’hui à Tolède le ministre français de l’immigration Eric Besson.

“Ce sujet doit clairement devenir un sujet prioritaire dans les relations entre l’Union européenne et la Turquie”, a-t-il déclaré au cours d’une rencontre avec quelques journalistes français à l’issue d’une réunion informelle avec ses homologues de l’UE.

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L’Espagne souhaite accélérer l’adhésion turque

L’Espagne espère donner au cours des prochains mois un coup d’accélérateur aux négociations d’adhésion de la Turquie à l’Union européenne, qui ne progressent actuellement qu’au ralenti, a indiqué aujourd’hui le chef de la diplomatie espagnole Miguel Angel Moratinos.

L’Espagne qui vient de prendre la présidence tournante de l’UE pour le premier semestre 2010, espère ouvrir de nouveaux chapitres thématiques de négociations, a-t-il annoncé lors d’un point presse à Madrid. “Nous avons quatre chapitres en tête et nous espérons les ouvrir”, a précisé M. Moratinos.

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Herman Van Rompuy, premier président de l'Union européenne

Herman Van Rompuy (à gauche) et Catherine Ashton (à droite) pose pour une photo de famille avec Jose Manuel Barroso, président de la Commission européenne, et le premier ministre suédois Fredrik Reinfeldt.

Herman Van Rompuy (à gauche) et Catherine Ashton (à droite) posent pour une photo de famille avec Jose Manuel Barroso, président de la Commission européenne, et le premier ministre suédois Fredrik Reinfeldt.

L’Union européenne a choisi son président, le premier de l’histoire pour l’UE. Herman Van Rompuy est également le premier ministre belge, membre du parti chrétien-démocrate.

Connu pour son opposition à la Turquie dans l’UE, et plus globalement son opposition au monde musulman, en 2004 il avait déclaré publiquement:

“La Turquie ne fait pas partie de l’Europe et ne fera jamais partie de l’Europe… Un élargissement de l’UE pour inclure la Turquie ne peut pas être considéré comme une simple extension comme dans le passé. Les valeurs universelles qui sont en vigueur en Europe, et qui sont aussi des valeurs fondamentales du christianisme, perdront de leur force avec l’entrée d’un grand pays islamique comme la Turquie.”

Alors que penser de cela si on est musulman en Europe? Ou Juif, bouddhiste, athée?

Pensez-vous qu’il sera plus logique que ça soit les Européens qui doivent élire leur président, et pas uniquement leurs dirigeants?

La candidature de Van Rompuy a été appuyée par l’axe franco-allemand.

Tandis que la ministre des Affaires étrangères est l’Anglaise, Catherine Ashton. L’Angleterre connue pour être favorable à la Turquie dans l’UE.

traite-lisbonne

UE : la Turquie trouve un soutient en France

la France pour ou contre l'entrée de la Turquie dans l'UE ?

la France pour ou contre l'entrée de la Turquie dans l'UE ?

Michel Rocard et Pierre Moscovici, membres du PS, ont déclaré qu’il ne fallait pas mettre d’obstacle aux négociations d’adhésion de la Turquie à l’UE.

Dans un article signé en commun dans le journal Libération, l’ancien premier ministre Michel Rocard et le président de la fondation Terra Nova Olivier Ferrand accusent les élites françaises d’influencer négativement les négociations d’adhésion de la Turquie à l’UE.

En faisant allusion à une enquête l’article rappelle qu’en « 2004, 56% des sondés étaient contre l’entrée de la Turquie dans l’UE, mais si la Turquie s’engageait à respecter les critères d’adhésion cette fois 63% se disaient favorables à l’adhésion. Ceci montre qu’en réalité les français ne sont pas contre l’entrée de la Turquie dans l’UE ».
D’après l’article le problème vient des élites « de droite ou de gauche, les biens pensant et politiques à la tête de l’état, qui en agitant les épouvantails islamistes, l’immigration ou le chômage essayent de créer des peurs dans l’esprit des français ».
Par ailleurs Michel Rocard souligne que dans cette mondialisation l’UE à besoin de la Turquie

Dans un autre article toujours publié dans Libé, Pierre Moscovici souligne que l’UE est en train de perdre la Turquie et que les pays de l’union se devaient d’agir pour corriger la situation.
Face au risque de ne pas être admis dans l’UE, la Turquie a engagé des démarches diplomatiques dans la région, comme avec la Russie, et alors que les relations turco israéliennes se dégradent, c’est de l’Iran que la Turquie se rapproche.
Pierre Moscovici ajoute que tout ceci est un plan B du gouvernement turc pour devenir une puissance dans le Caucase : « je pense qu’il est nécessaire de continuer les négociations à l’adhésion (faisant référence au partenariat privilégié de N. Sarkozy). L’UE doit respecter ses engagements et être de bonne foi vis-à-vis de la Turquie ».

L’UE remet une note diplomatique à la Turquie

drapeau ue turquieLa visite prochaine en Turquie du chef du gouvernement soudanais, Omar El Bechir, fait débat dans la diplomatie européenne. L’UE a ainsi remis une note de contestation pour empêcher la venue d’El Bechir dans laquelle il est rappelé à la Turquie, candidate à l’adhésion, « ses obligations liées à la signature du traité de Rome ».

Le ministre des affaires étrangères Anglais en Turquie

David Miliband (à gauche) et Ahmet Davutoğlu

David Miliband (à gauche) et Ahmet Davutoğlu

Le ministre des Affaires étrangères de l’Angleterre, David Miliband, est à Ankara depuis hier. Il s’est d’abord entretenu avec Egemen Bağış, le négociateur en chef avec l’Union européenne, puis ensuite avec Ahmet Davutoğlu, son homologue turc.

Les sujets abordés sont l’adhésion de la Turquie dans l’Union européenne, la résolution du problème Chypre, le proche Orient et le nucléaire iranien.

David Miliband a indiqué que l’Angleterre et l’Europe tiendront leurs promesses vis-à-vis de la Turquie. Il a également signalé que l’Europe avait beaucoup à gagner avec la Turquie, et que cette dernière à une situation géostratégique importante, et candidate à devenir un carrefour important des énergies.

L’Angleterre soutient ouvertement l’adhésion de la Turquie en Europe.

Rapport d'avancement pour la Turquie par L'Europe

Turquie dans l'Union Européenne

Turquie dans l'Union Européenne

Les points important sur ce rapport sont les sujets allant du procès Ergenekon, des relations avec l’Arménie, à l’amende infligée au groupe Doğan.

Il est dit que la Turquie a besoin d’une nouvelle constitution d’autant plus que celle de 1980 établit à la suite d’un coup d’état par l’armée limite les libertés d’expressions.

Le rapport approuve le procès Ergenekon qui est une bonne occasion pour la Turquie de définitivement mettre en place la bonne marche des institutions ainsi que la souveraineté du droit.

Le texte soutient également l’ouverture démocratique qui vise à améliorer les droits des minorités en Turquie, le rapprochement avec l’Arménie et le projet Nabucco.

Abdullah Gül loué par l’Union Européenne


Abdullah Gül et Condoleezza Rice en février 2005

Condoleezza Rice (à gauche) et Abdullah Gül (à droite) en février 2005

Abdullah Gül est loué dans le rapport d’avancement de la Turquie dans le processus d’adhésion du pays à L’Union européenne.

Abdullah Gül a été dans beaucoup de pays pour nouer et relancer des dialogues qui n’existaient pas ou plus. Comme l’Irak depuis 33 ans ou encore l’Arménie où il s’est rendu l’an dernier pour assister au match de football des 2 nations.

« Dans une ambiance où les partis politiques éminents suivaient une politique hostile, le président a essayé d’inciter le bon fonctionnement des institutions publiques et le dialogue entre les partis politiques et les organisations non gouvernementales » indique l’ébauche du rapport.