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Erdogan plaide au Liban pour un espace Schengen arabe

Le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, a appelé à l’ouverture de la réunion annuelle de l’Union des banques arabes tenue à Beyrouth, les hommes d’affaires arabes à investir en Turquie, et à saisir précocement cette occasion, a fortiori que la Turquie a surmonté la crise économique mondiale.

“Le taux de croissance en Turquie a préservé sa progression en 2010, et le revenu national a augmenté au cours de la même année de 11,7%”, a-t-il signalé.

“Ainsi, nous constatons que l’économie turque est parmi les économies qui réalisent les plus importants taux de croissance dans les pays en voie de développement, nous sommes le troisième pays dans le monde en termes de croissance”.

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La Syrie tient à la médiation de la Turquie

Le ministre syrien des Affaires étrangères Valid Mouallim a fait savoir que les négociations indirectes de paix israélo-syriennes continueraient par la médiation de la Turquie.

Complimentant la position honnête de la Turquie lors des 4 tours des pourparlers indirects de paix entre Israël et la Syrie, Mouallim a relevé qu’ils n’accepteraient aucune autre médiation que celle de la Turquie.

“La Syrie ne pourra pas accepter un autre choix que la médiation de la Turquie, et Israël doit le comprendre” a dit le chef de la diplomatie syrienne.

Valid Mouallim a également indiquer ne pas penser que le Comité d’initiative de paix arabe soit compétent à remettre à une quelconque partie son droit de lancer les entretiens pour la résolution du différend israélo-palestinien.

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Ramazan 3 août 2010 Moyen-Orient No Comments >> Mots clés: , , ,

La Turquie développe ses relations commerciales avec la Syrie, la Jordanie et le Liban

Dans ce contexte, le ministre d’Etat Zafer Çağlayan a rencontré à İstanbul ses homologues étrangers afin de prendre en main la constitution d’une zone libre.

Le second pas est lancé après la levée de l’application de visa entre la Turquie, le Liban, la Syrie et la Jordanie.

M. Çağlayan a expliqué que le projet en question ouvrirait une nouvelle page au sujet des relations commerciales et d’investissement entre les pays concernés.

” Avec ce projet, nous comptons mieux intégrer nos économies et accélérer les pas lancés jusqu’à présent ” a ajouté M. Çağlayan.

Il est prévu grâce à ce projet de constituer une zone libre d’une capacité d’importation de 182 milliards de dollars et d’exportation de 125 milliards de dollars

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Syrie et Turquie plaident pour la levée du blocus à Gaza

Le président syrien Bachar al-Assad et le ministre turc des Affaires étrangères, Ahmet Davutoglu, ont appelé à “l’intensification des efforts” pour mettre un terme au blocus israélien sur Gaza, lors d’un entretien lundi à Damas.

Les deux dirigeants ont estimé “nécessaire d’intensifier les efforts pour briser le blocus imposé à la bande de Gaza” depuis la prise de contrôle du territoire par le mouvement islamiste palestinien Hamas en juin 2007, a rapporté l’agence officielle Sana.

Israël a accepté d’assouplir son blocus terrestre de la bande de Gaza à la suite d’intenses pressions internationales après la mort de neuf Turcs dans l’assaut de sa marine le 31 mai contre une flottille humanitaire qui tentait d’atteindre l’enclave palestinienne.

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Nouvelle zone de libre échange entre la Turquie-Syrie-Liban-Jordanie

Les chefs de la diplomatie libanaise Ali Al Shami (G), turque Ahmet Davutoglu (C) et syrienne Walid Moallem le 10 juin 2010 à Istanbul

Les ministres des Affaires étrangères de la Turquie, la Syrie, le Liban et la Jordanie ont signé jeudi à Istanbul un accord supprimant les visas et constituant une zone de libre échange entre leurs pays.

Leurs ministres “ont décidé d’établir un Conseil de coopération quadripartite de haut niveau et de créer un zone de libre mouvement des biens et des personnes entre nos pays”, affirme l’accord.

Le document précise que ce nouveau mécanisme “sera ouvert à la participation de tous les pays frères et amis de la région”.

“Il s’agit de pas très importants, historiques, vers la constitution de notre région en une zone de paix, de stabilité et de prospérité”, a commenté le chef de la diplomatie turque Ahmet Davutoglu lors de la présentation de l’accord à la presse, en marge d’un sommet Turquie-pays arabes.

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La Turquie, la Syrie et le Qatar s’unissent sur les questions du Moyen Orient

Un sommet tripartite s’est tenu ce dimanche à Istanbul regroupant le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdoğan, le Président syrien Bachar al-Assad et l’Emir du Qatar, Hamed Ben Khalifa al-Thani.

Les trois dirigeants ont évoqué,  lors d’un déjeuner de travail sur l’invitation d’Erdoğan à Istanbul, les moyens à même d’impulser leurs  relations mutuelles  en vue d’une coopération stratégique entre les pays de la région qui en garantira la stabilité, et aura un impact positif sur ses peuples.

Les trois dirigeants ont refusé les allégations et les menaces israéliennes visant la Syrie et les pays de la région, affirmant que “de telles menaces créent un contexte de tension dans la région et ont pour but de détourner les regards  des crimes israéliens dans les terres arabes occupées”.

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Abdullah Gül et Bachar el-Assad ont appelé samedi à une solution diplomatique aux tensions

Les présidents turc Abdullah Gül et syrien Bachar al-Assad ont appelé samedi à une solution diplomatique aux tensions concernant le programme nucléaire iranien et ont accusé Israël d’entraver les efforts de paix au Proche-Orient.

Le différend entre l’Iran et les pays occidentaux “devrait être résolu sans délai, par des voies diplomatiques”, a déclaré le président turc, lors d’une conférence de presse commune avec son homologue syrien, en visite en Turquie jusqu’à dimanche.

Bachar al-Assad a exprimé son soutien aux efforts de la Turquie pour aider à sortir de l’impasse actuelle, notamment sa proposition, rendue publique vendredi, d’accueillir des négociations entre des responsables iraniens et occidentaux.

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Le président Syrien, Bachar el-Assad en Turquie ce week-end

Le président syrien Bachar el-Assad se rendra en Turquie ce week-end pour des entretiens portant sur la situation dans la région et les relations bilatérales, a annoncé la présidence turque.

M. Assad rencontrera son homologue turc Abdullah Gül à Istanbul au cours de cette visite de deux jours destinée “à passer en revue tous les aspects des liens (bilatéraux) (…) et d’échanger sur les développements régionaux”.

Les deux pays ont considérablement accru leurs liens ces dernières années, au grand dam d’Israël, allié stratégique de la Turquie mais avec lequel les relations se sont détériorées depuis plus d’un an.

En 2008, la Turquie avait agi comme médiateur entre la Syrie et Israël, mais ce processus a pris fin lorsque Ankara a vivement critiqué l’offensive de l’armée israélienne à Gaza.

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A la demande d’Israël, Barack Obama a renouvelé les sanctions américaines visant la Syrie

Le président américain Barack Obama a renouvelé pour un an les sanctions américaines visant la Syrie, accusant Damas de soutenir des organisations “terroristes” et de chercher à détenir des missiles et des armes de destruction massive.

Cette prolongation des sanctions n’est pas une surprise.

Elle intervient toutefois à une période particulièrement sensible pour les relations américano-syriennes, malgré les efforts de l’administration Obama pour faire revenir un ambassadeur américain à Damas.

Les Etats-Unis ont récemment accusé la Syrie et l’Iran d’armer le mouvement chiite libanais Hezbollah avec des missiles et roquettes de plus en plus sophistiqués, ce qui menace la stabilité de la région, selon Washington.

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Coopération entre la Turquie, la Syrie, l’Irak et l’Iran

Cette fois la Turquie, la Syrie, l’Irak et l’Iran se réunissent pour l’environnement.

Les ministres et fonctionnaires qui se sont réunis à l’invitation du ministre de l’Environnement et des Forêts, Veysel Eroğlu, se sont mis d’accord pour effectuer des travaux communs concernant le boisement, les incendies de forêts et le déplacement des poussières.

Intervenant lors de la réunion portant sur la coopération entre la Turquie, la Syrie, l’Irak et l’Iran dans les domaines de l’environnement et de la météorologie, le ministre de l’Environnement et des Forêts, Veysel Eroğlu, a indiqué que « la Turquie était prête à partager ses expériences dans le domaines de l’environnement avec ses voisins ».

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Mert 30 avril 2010 Politique étrangère No Comments >> Mots clés: , , , , ,

La Syrie prend la place d’Israël pour des entrainements militaires conjoints

Des exercices militaires conjoints de l’armée turque et de l’armée syrienne vont commencer demain le long de la frontière entre la Turquie et la Syrie. Des exercices identiques s’étaient déjà déroulés il y a un an.

La Syrie a tout à gagner d’une coopération militaire rapprochée avec l’armée turque bien mieux équipée et entraînée que l’armée syrienne.

Les forces armées turques sont plus puissantes que celles de la France et de la Grande Bretagne combinées comprenant 514 000 soldats en exercice et 380 000 réservistes, une armée de l’air robuste et bien équipée d’avions de combat américains récents, c’est la deuxième plus puissante force après celle des US au sein de  l’OTAN et elle occupe la 8ème place mondiale en matière de troupes actives.

La plupart des équipements et armements utilisés par l’armée turque sont d’origine américaine, mais viennent  aussi d’Allemagne, d’Israël, De Grande Bretagne, de France et de Russie.

On comprend dés lors qu’une telle coopération militaire rapprochée Turquie Syrie impliquant des exercices conjoints pour familiariser les troupes les unes avec les autres et familiariser les troupes syriennes avec des équipements et armements en provenance des US et d’Israël – équipé en grande partie d’armes et équipements US mais aussi des siens propres- inquiète sérieusement les responsables politiques et militaires d’Israël.

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Ramazan 27 avril 2010 À la une, Turquie No Comments >> Mots clés: , , , , ,

Rapprochement économique Turquie-Syrie sur les panneaux solaires

SYRIE / TURQUIE. La coopération économique grandissante entre les deux pays vient d’accoucher d’une nouvelle joint-venture, dans le domaine du solaire, selon une annonce faite le 11 avril 2010. Cette nouvelle entreprise fabriquera des panneaux solaires destinés à alimenter les chauffe-eau et d’autres équipements pour les énergies renouvelables.

La joint-venture a été établie entre la syrienne General organization for engineering industries (GOEI) et l’entreprise Turkish Barak Company, avec un capital de départ de 4M$ (2,96M€).

L’entreprise devrait recruter 100 employés spécialisés dans les énergies renouvelables afin de produire 24 000 unités solaires annuellement, selon Nasser Al-Sheikh, le directeur général de la GOEI.

La nouvelle usine sera construite en Syrie, près de Damas, au sein de la Metallic Constructions & Mechanical Industries Company (MCMIC), qui détiendra 45% des parts, contre 55% à la société Barak.

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Il est difficile de trouver un dossier commun sur lequel Turcs et Français pourraient avancer du même poids

Interview avec Didier Billion, expert sur les questions Turques

Didier Billion : “Il est difficile de trouver un dossier commun sur lequel Turcs et Français pourraient avancer du même poids et de façon complémentaire.”

euronews : “Didier Billion, vous êtes chercheur à l’Institut de Relations Internationales et Stratégiques. Vous êtes spécialiste du Moyen-Orient et plus particulièrement de la Turquie.
C’est la première fois que le Premier ministre turc est en France pour une visite officielle depuis que les négociations d’adhésion à l’Union ont été lancées. Est-ce que cette visite peut servir à faire avancer ce dossier ou bien est-ce que Nicolas Sarkozy va camper sur ses positions ?”

Didier Billion : “Malheureusement, je crains fort que Nicolas Sarkozy, sur ce dossier comme sur quelques autres, ne modifie aucunement ses positions. Il a réaffirmé à maintes reprises – et l’on comprend bien que pour lui c’est un jeu de politique intérieure – qu’il s’opposait à la perspective de l’intégration de la Turquie dans l’Union européenne, et je ne vois pas comment, aujourd’hui, le Premier ministre turc en visite à Paris pourrait le convaincre de la partie erronée de cette position.”

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La Turquie accordera entre 65 et 70 millions de dollars à la reconstruction du Darfour

Al-ahram hebdo : Comment concevez-vous le règlement de la crise du Darfour ?

Quelle est la contribution apportée par la Turquie à la solution de ce conflit, d’autant plus que la Turquie a coprésidé, avec l’Égypte, la conférence sur la reconstruction du Darfour qui s’est tenue le 21 mars au Caire, sous l’égide de l’Organisation de la conférence islamique ?

Ahmet Davutoglu : La Turquie, en sa qualité d’allié stratégique de l’Union africaine et membre non permanent au Conseil de sécurité, apporte son soutien total aux efforts de la communauté internationale afin de garantir la sécurité et la stabilité au Soudan.

Nous considérons les élections prévues le mois prochain comme l’occasion de jeter les bases de la paix et de la stabilité.

Dans le cadre du processus de paix lancé à Doha, les mesures prises récemment ont été orientées dans la bonne direction afin de dépasser la spirale de conflit qui a frappé le Darfour avec atrocité. Nous soutenons les énormes efforts déployés par le médiateur de l’ONU et de l’UA au Darfour. Nous estimons que le rapprochement qui a eu lieu récemment entre le gouvernement du Tchad et le Soudan contribuera de manière décisive à garantir la paix durable. La communauté internationale, quant à elle, doit poursuivre et soutenir les tentatives du peuple soudanais pour asseoir la paix et donner naissance à un Soudan prospère.

La Turquie a une solide relation avec le Soudan qui remonte au XVIe siècle. En résultat à ces relations anciennes, la Turquie croit que la paix, la solution politique, la poursuite des aides humanitaires et l’égalité doivent former la base à toute solution au Darfour.

Armés de tous ces facteurs, nous avons eu l’honneur d’obtenir cette chance de coprésider la conférence internationale des donateurs pour le développement et la reconstruction du Darfour. Nous sommes particulièrement heureux de faire partie des efforts du peuple soudanais et de la communauté internationale pour asseoir la paix.

Pour notre part, nous apportons une assistance au Darfour à travers l’Agence internationale de coopération et de développement (TIKA). Cette aide doit s’élever de 65 à 70 millions de dollars entre 2010 et 2015.

— La Turquie compte-t-elle poursuivre sa médiation entre la Syrie et Israël ?

— Un progrès remarquable a été réalisé dans les négociations indirectes jusqu’au moment où elles ont été gelées à cause de la crise de Gaza, décembre 2008-janvier 2009. Ces négociations ont engendré un climat positif dans cette région et ont ressuscité l’espoir en la paix globale. Le rôle de la Turquie dans ces négociations a été digne de louanges, non seulement par les deux parties, mais également par la communauté internationale.

Le côté syrien, quant à lui, a affiché sa disposition à poursuivre les négociations là où elles se sont arrêtées.

Nous croyons que la reprise rapide de ces pourparlers sur le volet israélo-syrien est nécessaire pour une paix globale dans la région. La Turquie est prête à faciliter cette mission si les deux parties le demandent.

— Jusqu’à quel point la Turquie est-elle convaincue de contribuer au projet de l’Union Pour la Méditerranée (UPM) ? Pensez-vous que c’est une tentative d’empêcher la Turquie d’adhérer à l’UnionEuropéenne (UE) ?

— La Turquie a pour objectif de contribuer à la réalisation et la consolidation de la paix, la stabilité, la sécurité et la prospérité dans la région de la Méditerranée. Nous considérons l’UPM comme un pas dans ce sens et nous voudrons tenir un rôle dynamique dans ce processus.

La nomination du Jordanien Ahmed Messaedeh au poste de secrétaire général de l’UPM et l’adoption du règlement interne du secrétariat général sont des pas importants dans l’évolution de l’UPM. Nous espérons que ce secrétariat à Barcelone sera prêt à assumer ses prérogatives le plus vite possible.

La Turquie adopte une politique étrangère multilatérale. L’adhésion à l’UE est un choix stratégique de la Turquie et un objectif en tant que tel.

L’adhésion à part entière à l’UE est une priorité, mais nous savons que le chemin est long et difficile.

Effectivement, nous affrontons nombre d’obstacles politiques sur ce chemin.

— Comment voyez-vous le règlement de la crise du dossier nucléaire iranien ?

— La Turquie encourage le dialogue en vue de dépasser les différends au niveau de ce dossier.

Je crois qu’il faut chercher une solution diplomatique qui est tout à fait possible. Vu les turbulences dans la région, il s’agit de l’unique solution souhaitable et possible. Nous ferons de notre mieux pour adopter la solution diplomatique dans cette région qui a toujours été déchirée par les guerres et les conflits.

Notre position est claire au niveau du règlement de la question nucléaire iranienne.

Toute solution doit prendre en considération le droit de chaque pays, respectant les dispositions du Traité de non-prolifération nucléaire, à l’usage du nucléaire à des fins pacifiques.

La diplomatie et le dialogue doivent être ressuscités et préservés.

— La Syrie et l’Iraq ont critiqué la Turquie pour avoir retenu leurs quotas d’eau traversant les frontières communes sur  les fleuves du Tigre et l’Euphrate.

Qu’en dites-vous ?

— D’abord, la Turquie estime que les eaux transfrontalières sont un outil important pour améliorer et consolider les relations entre le voisinage. Partant de là, la Turquie ne ferme jamais les yeux sur les besoins des pays de la vallée du fleuve, c’est-à-dire la Syrie et l’Iraq.

La Turquie soutient l’usage raisonnable et exemplaire des eaux des fleuves du Tigre et de l’Euphrate au profit des trois pays riverains. Notre ultime objectif étant de gérer les ressources en eau du bassin du Tigre et de l’Euphrate d’une manière unifiée en vue de garantir les besoins nécessaires tout en prenant en considération les circonstances hydrauliques et climatiques.

Raison pour laquelle la Turquie ne soutient pas un accord précisant des quotas fixes.  Les eaux transfrontalières peuvent être une réelle opportunité de coopération au lieu d’être source de conflits.

— La Turquie aujourd’hui assume un rôle plus important dans le monde arabe et le Proche-Orient. Quelles en sont les raisons ?

— La nouvelle action turque est intrinsèquement liée à sa lecture des changements majeurs dans les données économique et sécuritaire dans la région depuis la fin de la guerre froide. Elle est due aussi à l’essor économique et la confiance dont jouit aujourd’hui la Turquie. Il faut dire également que la rapidité des événements et les conjonctures politiques régionales ont obligé la Turquie à s’orienter avec plus de dynamisme avec ses voisins.

Quatre principes essentiels sont pris en compte par la Turquie dans sa politique étrangère. Premièrement, « la sécurité pour tous » qu’il faut à tout prix respecter. Le deuxième principe consiste à résoudre les différends par le dialogue politique et l’interaction. Le troisième principe est celui de la dépendance économique mutuelle et enfin celui de l’entente culturelle et du respect réciproque.

Ces quatre principes sont nos appuis dans le sens de notre complémentarité et coopération avec notre voisinage. Au cours des sept dernières années, nous avons adopté la politique de « zéro problème » dans nos relations avec nos voisins. Notre objectif est de mettre fin aux litiges et raffermir la stabilité par le biais de nouveaux mécanismes et de canaux de résolution des litiges en encourageant le changement positif et en établissant les ponts transfrontaliers par le dialogue et l’entente.

— Comment la Turquie peut-elle profiter de ses relations avec Israël pour promouvoir le processus de paix au Moyen-Orient ?

— Nos relations avec Israël, comme ceux nous liant aux pays de la région, sont bâties sur l’entente en accord avec les intérêts de nos peuples.

Nous avons proposé de mener une médiation dans des négociations indirectes entre la Syrie et Israël. Nous incitons Israël à entreprendre des pas positifs pour poursuivre le processus de paix, lever le blocus imposé à Gaza et s’abstenir de prendre des actes préjugeant des questions du statut final ou de changement du statut de Jérusalem.

— Comment évaluez-vous les relations bilatérales égypto-turques ?

— Les relations égypto-turques reposent sur l’amitié et les liens de fraternité des deux pays au fil de leur histoire commune, de leur ressemblance culturelle,  leurs valeurs communes et leurs intérêts mutuels. Nos relations se développent positivement.

Nous avons pu réaliser un niveau satisfaisant dans les différents domaines de coopération.

Les indices positifs de nos relations politiques se répercutent également sur nos dossiers économiques. Dans ce cadre, les relations économiques égypto-turques prospèrent et les échanges commerciaux ont été multipliés par trois. Il est évident que les liens humains et culturels bien  enracinés entre nos deux nations représentent notre plus grande force motrice.

Je crois vraiment que l’esprit de coopération entre la Turquie et l’Égypte, les deux piliers de la région moyen-orientale et du bassin méditerranéen et euroasiatique contribueront positivement à la paix et à la stabilité régionale.

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L’immobilier en Turquie ne connait pas la crise

L’immobilier en Turquie se porte tellement bien que beaucoup de pays étrangers veulent voir ça de plus près.

Ainsi, des délégations de la France, La Syrie, L’Italie et les États-Unis sont venus en Turquie pour suivre TOKI (Administration turque de développement de l’habitat).

Ces délégations sont toutes d’accord pour dire que les projets entrepris par TOKI en Turquie sont bons pour le pays aussi bien économiquement que socialement.

Toki permet de stabiliser les prix du logement tout en renouvelant le parc immobilier avec des constructions plus solides et modernes.

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Ramazan 16 mars 2010 Économie No Comments >> Mots clés: , , , , ,

Israël accepte la médiation turque dans ses négociations avec Damas

Israël a accepté la reprise de la médiation turque dans ses négociations indirectes avec la Syrie, a annoncé mardi à Ryad le premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan, rapporte la télévision turque.

“Les négociations entre la Syrie et Israël peuvent reprendre à tout moment”, a déclaré M.Erdogan, en visite en Arabe saoudite.

La Syrie et Israël avaient engagé en mai 2008 des négociations indirectes par l’intermédiaire de la Turquie.

Celles-ci portaient sur les hauteurs du Golan, occupées par Israël après la guerre de 1967 et annexées en 1981, ce que n’a jamais reconnu la communauté internationale.

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Le gaz azerbaïdjanais sera acheminé via la Turquie aux pays arabes

La Turquie qui est devenue un terminal énergétique important ces dernières années, accentue cette position avec de nouvelles lignes de pipelines.

L’Azerbaïdjan acheminera le gaz naturel qu’il vendra à la Syrie via la Turquie.

Le chef d’Etat syrien Bachar Al Asad avait réalisé une visite officielle en Azerbaïdjan en juillet dernier et trois accords au sujet de l’énergie avaient été signés entre les deux pays.

Dans la cadre des entretiens qu’il effectue dans la capitale syrienne Damas, le ministre azerbaïdjanais de l’Energie Natık Aliev a déclaré qu’ils se préparaient à vendre un milliard de mètres cubes de gaz naturel par an à ce pays.

Au terme du processus de vente, Aliev a précisé qu’ils allaient acheminer le gaz naturel via un pipeline qui sera construit sur les terres de la Turquie.

L’Azerbaïdjan pourrait également vendre du gaz naturel aux autres pays arabes via le pipeline qui sera construit entre la Turquie et la Syrie.

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Ramazan 7 mars 2010 Écologie No Comments >> Mots clés: , , , ,

Tournée du chef de la diplomatie en Espagne, Allemagne et Syrie

Le ministre des Affaires étrangères Ahmet Davutoğlu est parti pour l’Espagne.

M. Davutoğlu s’est rendu dans ce pays afin d’effectuer des prises de contacts dans le cadre de a réunion informelle des ministres européens des Affaires étrangères qui aura lieu les 5 et 6 mars à Cordoba.

M. Davutoğlu participera à un dîner de travail avec les ministres des Affaires étrangères des pays membres de l’UE et échangera des vues avec ses homologues européens sur les sujets internationaux et régionaux, les Balkans de l’ouest en premier lieu.

Il est également attendu que M. Davutoğlu s’entretienne avec ses homologues européens et les responsables de haut niveau de la Commission et du Parlement européens.

Après ces réunions à Cordoba, M. Davutoğlu réalisera une visite les 6 et 7 mars dans la ville allemande de Dresde.

M. Davutoğlu sera dimanche prochain à Damas.

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De nouveau un train entre l’Irak et la Turquie

La ligne de chemin de fer entre Mossoul, dans le nord de l’Irak, et la Turquie est de nouveau en service après sept ans de fermeture.

Le train passe également par la Syrie

Le premier voyage a eu lieu mardi avec 13 passagers entre Mossoul et la ville turque de Gaziantep, un trajet de 600 kilomètres qui a pris dix-huit heures, a précisé vendredi Akram Ahmed, responsable des chemins de fer dans le nord de l’Irak.

Il y a aura deux liaisons hebdomadaires. “Cela va renforcer les relations politiques et économiques entre la Turquie et l’Irak”, a déclaré Ender Saritekin, vice-consul de Turquie à Mossoul.

La ligne construite au siècle dernier, du temps de la présence britannique en Irak, était fermée depuis l’invasion de l’Irak en 2003.

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Ramazan 19 février 2010 En bref, Turquie No Comments >> Mots clés: , ,

La Turquie, un acteur majeur dans sa région

turkiye-erdogan-2Un article de PATRICK SEALE dans le New York Times écrit en titre : “L’envol de la Turquie”, The Rise and Rise of Turkey en originale.

Les points relevés dans cet article sont:

La Turquie sort de sa camisole de force pro-américain et s’affirme comme un acteur indépendant puissant au cœur d’une vaste région qui s’étend du Moyen-Orient aux Balkans, du Caucase et d’Asie centrale.

Les Turcs tiennent à dire que tandis que l’Iran et Israël sont des puissances révisionnistes, suscitant l’inquiétude et même la peur par leur expansionnisme et leur défi aux structures de pouvoir existantes, la Turquie est une force de stabilisation, l’intention de propager la paix et la sécurité.

La volonté de la Turquie est d’étendre son influence par la diplomatie plutôt que la force. Il tisse aussi des liens économiques avec ses voisins, et a offert de servir de médiateur dans plusieurs conflits régionaux persistants.

Même dans ses problèmes internes, la Turquie utilise désormais une approche plus souple. Les terroristes du PKK se sont vu offrir une amnistie et le ministre influent des affaires étrangères de la Turquie, Ahmet Davutoğlu, la semaine dernière a effectué une visite – la première du genre – pour le gouvernement régional kurde dans le nord de l’Irak. Il est même question que la Turquie ouvre un consulat à Erbil.

Ces dernières années, la diplomatie turque a remporté de nombreux succès, remportant une grande popularité dans le monde arabe et le renforcement de la main de la Turquie dans sa demande d’adhésion à l’Union européenne. Certaines personnes vont même jusqu’à soutenir qu’il n’y a pas d’avenir pour la Turquie sans l’UE, et pas d’avenir pour l’UE sans la Turquie.

Dynamique et polyvalent, la politique étrangère directionnelle a commencé  à prendre forme lorsque  le parti de l’AKP (le parti de la justice et du développement), arrivé au pouvoir en 2002 par le premier ministre Recep Tayyip Erdoğan et Abdullah Gül, maintenant président de la République turque. Ces hommes sont à juste titre, considérés comme modérément islamiques – leurs femmes portent le voile, mais ils ont soin de souligner qu’ils n’ont aucune ambition de créer un État islamique. La population de Turquie est en grande partie musulmane, mais l’État est laïque, démocratique, capitaliste et proche de l’Occident et en même temps du monde arabe musulman. En effet, la Turquie se voit comme un pont vital pour les deux.

Ahmet Davutoğlu est crédité de fournir le cadre théorique de la nouvelle politique étrangère de la Turquie. Il a été le principal conseiller de M. Erdoğan, avant d’être promu ministre des Affaires étrangères.

Deux visites en octobre illustrent l’activisme turc. Le premier ministre Erdogan, accompagné de neuf ministres et un Airbus plein d’hommes d’affaires, s’est rendu à Bagdad, où il a tenu une session avec le gouvernement irakien et signé pas moins de 48 protocoles dans les domaines du commerce, de l’énergie, l’eau, la sécurité, l’environnement, etc.

Au même moment, le ministre des Affaires étrangères Davutoğlu était à Alep, où il a signé des accords avec le ministre des Affaires étrangères de la Syrie, Walid al-Muallim, dont peut-être le plus important était la suppression des visas, permettant une libre circulation des personnes à travers leur frontière commune.

La Turquie a également innové en octobre par la signature de deux protocoles avec l’Arménie, prévoyant le rétablissement des relations diplomatiques et l’ouverture de la frontière entre eux. Il n’est pas surprenant que l’allié de la Turquie, l’Azerbaïdjan soit fermement opposé à cette évolution, car ce dernier est en conflit avec l’Arménie dans le Haut-Karabakh, une poche population arménienne de l’Azerbaïdjan occupée par les forces arméniennes.

En effet, les protocoles de la Turquie avec l’Arménie sont peu susceptibles d’être pleinement mis en oeuvre jusqu’à ce que l’Arménie se retire d’au moins une partie des districts du Karabakh. Mais, au moins, un début historique a été fait vers la réconciliation turco-arménienne.

Du point de vue arabe, le développement le plus spectaculaire a sans doute été le refroidissement des relations de la Turquie avec Israël. Les relations ont été endommagées avec l’indignation ressentie par de nombreux Turcs à l’oppression cruelle d’Israël des Palestiniens, qui a atteint son paroxysme avec la guerre de Gaza.

Même avant l’assaut sur Gaza, le premier ministre Erdoğan, un grand défenseur de la cause palestinienne, n’a pas hésité à décrire certaines des actions brutales d’Israël comme “terrorisme d’État “. Une rupture totale entre les deux pays est peu probable, mais les relations sont peu susceptibles de récupérer leur chaleur d’avant, tant que le ministre israélien, Benjamin Netanyahu, et son ministre des Affaires étrangères, Avigdor Lieberman, resteront au pouvoir.

La Turquie prend un rôle central en tant que plaque tournante énergétique reliant producteurs de pétrole et de gaz en Russie et en Asie centrale avec une consommation énergétique croissante en Europe.

L’objectif de la Turquie est de réécrire les règles du jeu du pouvoir au Moyen-Orient d’une manière positive et non conflictuelle. C’est l’une des rares lueurs d’espoir dans un Moyen-Orient turbulent et hautement inflammable.

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