La Turquie entre désir et dépit pour l’Union Européenne
Forte d’un taux de croissance de près de 7%, la nouvelle puissance turque poursuit sa marche vers l’adhésion et affirme pouvoir aider le Vieux Continent. Mais l’opinion est lasse d’attendre.
Lorsqu’on lui demande s’il a toujours envie de rejoindre l’Union européenne (UE), engluée dans ses dettes et la crise de l’euro, Ali Babacan, le ministre turc de l’Économie, éclate de rire. «Non!», répond-il. Pour enchaîner aussitôt, sérieux, que la Turquie est plus que jamais déterminée à adhérer à l’UE.
Le ministre de ce pays dont la candidature à l’adhésion à l’Union européenne piétine, souligne que “la leçon la plus importante (qu’il a retenue de la crise financière turque en 2001) est toute simple: à long terme, on ne peut pas dépenser plus qu’on ne récolte”. ”La plupart des gouvernements pensent à trop court terme”, regrette-t-il.
Selon lui, “il est très difficile de sortir du cercle vicieux des dettes et de la croissance négative. Le fait que nous ayons des gouvernements faibles dans beaucoup de pays (européens) complique encore les choses”.







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