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Le plus ancien contrat de vente du monde s’affiche à Mardin

Il est prévu que le plus ancien contrat de vente du monde, datant du 7e -8e siècle av.J-C, pour un verger, va attirer de nombreux visiteurs locaux et étrangers au Musée de Mardin.

Le directeur du Musée de Mardin, Nihat Erdogan a déclaré que « la tablette, qui a été déterré en 1994 lors des fouilles dirigées par le professeur Hayat Erkanal au Tumulus Gırnavaz à 4 kilomètres de Nusaybin, s’expose au musée il y a presque un an ».

A la suite de la traduction de la tablette et de la recherche faite on a révélé que la tablette est le plus ancien contrat de vente du monde. Le contrat, appartenant au 7e -8e siècle av. J-C, illustre l’existence de la notion de propriété privée pendant cette période. La tablette affiche le contrat de vente entre «Sarre» vendeur, qui vend le verger de ses trois fils, près de la rivière au nord de la ville nommé «Nabulu» à l’acheteur «Istarnadin». Le contrat contient également les joints de quatre autres hommes qui témoignent à la vente. En outre, il est connu que la ville de Nabulu mentionné dans le contrat est aujourd’hui la ville de Nusaybin de 2900 ans avant. Mardin attend un nombre élevé de touristes locaux et étrangers qui se rendront à cet artefact merveilleux.

Leyla 23 avril 2012 Culture No Comments >> Mots clés: ,

Les voies ferrées turques organisent un périple touristique dans le sud-est

La direction générale des voies ferrées turques, TCDD, a déclaré qu’une visite en train serait organisée pour la région du sud-est de la Turquie. Le train partira de la gare Haydarpaşa d’Istanbul le 29 mai et visitera le sud-est de la Turquie ainsi que Hatay avant de revenir à la case départ le 6 juin.

Ce périple comprend les places touristiques et historiques des villes d’Adıyaman, Diyarbakır, Şanlıurfa, Gaziantep, Mardin et Hatay.

Ce périple permettra de visiter le barrage d’Atatürk, le tumulus Karakuş, le pont Cendere, le coucher du soleil au mont Nemrut, le musée Cahit Sıtkı Tarancı, les anciens remparts, le pont Ongözlü, Hasankeyf, le pont Artuklu, la mosquée El-Rızk, Midyat, le monastère Deyrul Zafaran, Harran, des couvents de derviches, les tunnels Titus, le musée d’archéologie et de mosaïque, l’église Saint Pierre et la mosquée Habip Neccar.

La déclaration précise que des visites d’une journée seront aussi organisées à Eskişehir pour contempler les places historiques et touristiques de la ville.

Mardin, une ville entre l’histoire et le présent

Mardin

Assaillie par le printemps, la forteresse de Mardin (prononcé Mardine) est envahie par des bataillons de fleurs sauvages jaune safran qui se mêlent au vert des herbes folles et à l’ocre de la roche. Etalées sur les flancs de ce piton rocailleux, à 1 000 mètres d’altitude, les maisons de pierre rectangulaires de cette petite ville du sud-est de la Turquie, située à 30 kilomètres de la frontière syrienne, se dévoilent sous leur plus beau jour.

Les charmes de Mardin sont longtemps demeurés un secret bien gardé, dans cette région à majorité kurde, quadrillée par les check-points et les garnisons militaires. En 2000, seulement 60 000 étrangers venaient goûter les saveurs des lieux. Dix ans plus tard, la fréquentation atteindra un million de visiteurs annuels.

Les Français aussi commencent à s’intéresser à ce joyau de la Mésopotamie turque, situé hors des sentiers battus, aux confins orientaux du pays. La Saison de la Turquie, qui s’est terminée début avril, leur a permis de découvrir un peu mieux un territoire et une culture infiniment plus vastes que les habituels circuits organisés qui mènent à Istanbul ou sur les plages d’Antalya. Le cap du million de touristes français devrait être franchi en 2010.

Dans les ruelles de Mardin, c’est une autre atmosphère que l’on vient humer. Un enchevêtrement de cultures et de peuples. Historiquement à majorité arabe, assyro-chaldéenne et arménienne, repeuplée de Turcs et de Kurdes, plus récemment : la mosaïque de Mardin, que la Turquie veut aujourd’hui promouvoir après l’avoir longtemps niée, est tout cela à la fois. Au fil des siècles, les influences se sont mêlées, comme les parfums des épices dans le dédale de venelles du petit bazar central. Les clochers des onze églises de la vieille ville et les neuf minarets des mosquées se fondent gracieusement dans le paysage.

« Etre de Mardin passe avant toute origine ethnique ou orientation religieuse, affirme Davut Beliktay, le directeur de l’office du tourisme local, qui arpente quotidiennement sa ville, l’appareil photo en bandoulière. C’est la cité vivante des civilisations, où l’on parle indifféremment quatre ou cinq langues. » Cette richesse est en partie restituée dans le musée flambant neuf, ouvert en octobre 2009 par les Sabanci, une puissante famille de mécènes d’Istanbul. La galerie, installée dans une bâtisse ancienne ceinte de verre, retrace plus de 5 000 ans d’histoire. « Les premières traces de civilisation remontent à 15 000 ans avant J.-C. », relate même le guide.

Mardin a ensuite vu défiler les Romains, les Byzantins, les Perses, les Abbassides, les Hamdanides, les Seldjoukides… Et surtout les Artoukides, une dynastie turcomane qui régna sur les lieux de 1108 à 1408. C’est sous leur domination que furent construits les hammams et les madrasas, ainsi que les plus belles mosquées de la ville, à commencer par la Grande Mosquée (Ulu Cami), datant du XIIe siècle, avec son minaret sculpté et sa cour intérieure où les fidèles viennent faire leurs ablutions à l’ombre des arbres en fleurs.

La ville haute est hérissée de clochers, surplombe la place de la République, percée moderne dans cet ensemble urbain millénaire. Les églises sont syriaques, chaldéennes, arméniennes… La plus ancienne, l’église des Quarante-Martyrs, date de 569.

Autrefois majoritaire, la présence des chrétiens se réduit désormais à quelques dizaines de familles à Mardin. Pas de quoi remplir les nefs. Les Arméniens ont quasiment tous disparu avec le génocide de 1915 et les syriaques sont partis nombreux en France ou en Suède.

Avec le développement du tourisme, les projets se multiplient et redonnent à Mardin un nouveau souffle. L’église Rouge, la principale église arménienne, va être remise sur pied. Les maisons syriaques et artoukides sont restaurées, transformées en hôtels de charme ou en lieu de villégiature pour Turcs aisés.

Le couturier Cemil Ipekçi a ouvert un atelier de la mode dans la vieille ville et une biennale d’art contemporain a vu le jour. Sa deuxième édition sera organisée au mois de juin.

Le potentiel de la ville est convoité. Les Hôtels Hilton vont ouvrir un établissement au pied du rocher et des bâtiments modernes défigurent déjà le paysage. Ce nouvel essor pourrait aussi menacer l’harmonieux équilibre, si le précieux patrimoine de la ville ne fait pas l’objet de mesures de protection rapides. Mardin espère être classé au Patrimoine mondial de l’Unesco d’ici à 2014.

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