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Turquie et États-Unis en désaccord sur les sanctions à adopter contre Téhéran

Mahmoud Ahmadinejad

Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a estimé mardi que de nouvelles sanctions contre l’Iran seraient infructueuses, au moment où le vice-président américain Joe Biden a affirmé la détermination de son pays d’”empêcher” Téhéran d’avoir l’arme atomique.

“Les premiers trains de sanctions n’ont produit aucun résultat et d’autres sanctions ne produiront aucun résultat”, a dit à Ryad Recep Tayyip Erdogan, dont le pays, membre de l’Otan et voisin de l’Iran, entretient de bonnes relations avec Téhéran.

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La médiation turque face à l’intransigeance iranienne

Le ministre des Affaires étrangères turc joue les médiateurs à Téhéran dans le dossier du nucléaire.

La Turquie tente une nouvelle fois de jouer sa carte dans le bras de fer qui oppose l’Iran au camp occidental.

Ahmet Davutoglu, le ministre turc des Affaires étrangères, doit rencontrer ce mardi à Téhéran son homologue Manouchehr Mottaki pour essayer de le convaincre d’accepter la proposition de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) d’envoyer l’uranium iranien à l’étranger.

Sa visite avait été décidée la semaine dernière après que le régime iranien avait annoncé avoir commencé à enrichir son uranium. Mais dimanche, au Qatar, la secrétaire d’État américaine, Hillary Clinton, a transmis au premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, le dernier message que Washington souhaitait faire passer à Téhéran.

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Erdoğan au sommet de la FAO en Italie

Recep Tayyip Erdoğan et Silvio Berlusconi

Recep Tayyip Erdoğan et Silvio Berlusconi

Alors que le président italien Giorgio Napolitano est à Ankara pour une visite de 4 jours, le premier ministre Recep Tayyip Erdoğan, s’est rendu en Italie pour participer aux réunions de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).

Le premier ministre s’y est rendu en tant qu’invité d’honneur. Erdoğan a souligné durant son discours le fossé entre les pays souffrant de la famine et ceux gaspillant la nourriture.

Durant sa visite, le premier ministre turc devrait aussi rencontrer son homologue italien Silvio Berlusconi ainsi que les autres chefs d’États et de gouvernements participant au sommet.

Erdoğan a déjà a amorcé ses contacts et a rencontré l’émir du Qatar El Tani avec lequel il a évoqué les relations bilatérales, la question du gaz, les élections irakiennes, l’Iran, le problème de l’arme nucléaire et la situation au Liban.

La Turquie, un acteur majeur dans sa région

turkiye-erdogan-2Un article de PATRICK SEALE dans le New York Times écrit en titre : “L’envol de la Turquie”, The Rise and Rise of Turkey en originale.

Les points relevés dans cet article sont:

La Turquie sort de sa camisole de force pro-américain et s’affirme comme un acteur indépendant puissant au cœur d’une vaste région qui s’étend du Moyen-Orient aux Balkans, du Caucase et d’Asie centrale.

Les Turcs tiennent à dire que tandis que l’Iran et Israël sont des puissances révisionnistes, suscitant l’inquiétude et même la peur par leur expansionnisme et leur défi aux structures de pouvoir existantes, la Turquie est une force de stabilisation, l’intention de propager la paix et la sécurité.

La volonté de la Turquie est d’étendre son influence par la diplomatie plutôt que la force. Il tisse aussi des liens économiques avec ses voisins, et a offert de servir de médiateur dans plusieurs conflits régionaux persistants.

Même dans ses problèmes internes, la Turquie utilise désormais une approche plus souple. Les terroristes du PKK se sont vu offrir une amnistie et le ministre influent des affaires étrangères de la Turquie, Ahmet Davutoğlu, la semaine dernière a effectué une visite – la première du genre – pour le gouvernement régional kurde dans le nord de l’Irak. Il est même question que la Turquie ouvre un consulat à Erbil.

Ces dernières années, la diplomatie turque a remporté de nombreux succès, remportant une grande popularité dans le monde arabe et le renforcement de la main de la Turquie dans sa demande d’adhésion à l’Union européenne. Certaines personnes vont même jusqu’à soutenir qu’il n’y a pas d’avenir pour la Turquie sans l’UE, et pas d’avenir pour l’UE sans la Turquie.

Dynamique et polyvalent, la politique étrangère directionnelle a commencé  à prendre forme lorsque  le parti de l’AKP (le parti de la justice et du développement), arrivé au pouvoir en 2002 par le premier ministre Recep Tayyip Erdoğan et Abdullah Gül, maintenant président de la République turque. Ces hommes sont à juste titre, considérés comme modérément islamiques – leurs femmes portent le voile, mais ils ont soin de souligner qu’ils n’ont aucune ambition de créer un État islamique. La population de Turquie est en grande partie musulmane, mais l’État est laïque, démocratique, capitaliste et proche de l’Occident et en même temps du monde arabe musulman. En effet, la Turquie se voit comme un pont vital pour les deux.

Ahmet Davutoğlu est crédité de fournir le cadre théorique de la nouvelle politique étrangère de la Turquie. Il a été le principal conseiller de M. Erdoğan, avant d’être promu ministre des Affaires étrangères.

Deux visites en octobre illustrent l’activisme turc. Le premier ministre Erdogan, accompagné de neuf ministres et un Airbus plein d’hommes d’affaires, s’est rendu à Bagdad, où il a tenu une session avec le gouvernement irakien et signé pas moins de 48 protocoles dans les domaines du commerce, de l’énergie, l’eau, la sécurité, l’environnement, etc.

Au même moment, le ministre des Affaires étrangères Davutoğlu était à Alep, où il a signé des accords avec le ministre des Affaires étrangères de la Syrie, Walid al-Muallim, dont peut-être le plus important était la suppression des visas, permettant une libre circulation des personnes à travers leur frontière commune.

La Turquie a également innové en octobre par la signature de deux protocoles avec l’Arménie, prévoyant le rétablissement des relations diplomatiques et l’ouverture de la frontière entre eux. Il n’est pas surprenant que l’allié de la Turquie, l’Azerbaïdjan soit fermement opposé à cette évolution, car ce dernier est en conflit avec l’Arménie dans le Haut-Karabakh, une poche population arménienne de l’Azerbaïdjan occupée par les forces arméniennes.

En effet, les protocoles de la Turquie avec l’Arménie sont peu susceptibles d’être pleinement mis en oeuvre jusqu’à ce que l’Arménie se retire d’au moins une partie des districts du Karabakh. Mais, au moins, un début historique a été fait vers la réconciliation turco-arménienne.

Du point de vue arabe, le développement le plus spectaculaire a sans doute été le refroidissement des relations de la Turquie avec Israël. Les relations ont été endommagées avec l’indignation ressentie par de nombreux Turcs à l’oppression cruelle d’Israël des Palestiniens, qui a atteint son paroxysme avec la guerre de Gaza.

Même avant l’assaut sur Gaza, le premier ministre Erdoğan, un grand défenseur de la cause palestinienne, n’a pas hésité à décrire certaines des actions brutales d’Israël comme “terrorisme d’État “. Une rupture totale entre les deux pays est peu probable, mais les relations sont peu susceptibles de récupérer leur chaleur d’avant, tant que le ministre israélien, Benjamin Netanyahu, et son ministre des Affaires étrangères, Avigdor Lieberman, resteront au pouvoir.

La Turquie prend un rôle central en tant que plaque tournante énergétique reliant producteurs de pétrole et de gaz en Russie et en Asie centrale avec une consommation énergétique croissante en Europe.

L’objectif de la Turquie est de réécrire les règles du jeu du pouvoir au Moyen-Orient d’une manière positive et non conflictuelle. C’est l’une des rares lueurs d’espoir dans un Moyen-Orient turbulent et hautement inflammable.

Voir l’article originale.

Bientôt la Turquie sera dans presque tous les contrats d'énergies en Europe

Taner Yıldız (à droite) et son homologue suisse Moritz Leuenberger

Taner Yıldız (à droite) et son homologue suisse Moritz Leuenberger

La Suisse a signé un accord énergétique avec la Turquie pour acheter le gaz iranien via la Turquie.

La politique énergétique de la Turquie à devenir un carrefour des énergies commence déjà à porter ses fruits.

Taner Yıldız, le ministre de l’Énergie à indiquer qu’il est important d’entretenir de bonnes relations avec ses voisins.

“La Turquie devrai voir ses besoins en énergies doublées d’ici à 2023 et la Turquie prévoit d’investir pas moins de 122 milliards de dollars dans les énergies d’ici là.”

Taner Yıldız à indiquer qu’à partir de 2010 toutes les constructions de plus de 100 m² auront pour obligation de posséder un système de chauffage central et être isolé.

Moritz Leuenberger, le ministre de l’Énergie suisse à indiquer que son pays partage les mêmes points de vue que la Turquie concernant la politique énergétique.

Le ministre des affaires étrangères Anglais en Turquie

David Miliband (à gauche) et Ahmet Davutoğlu

David Miliband (à gauche) et Ahmet Davutoğlu

Le ministre des Affaires étrangères de l’Angleterre, David Miliband, est à Ankara depuis hier. Il s’est d’abord entretenu avec Egemen Bağış, le négociateur en chef avec l’Union européenne, puis ensuite avec Ahmet Davutoğlu, son homologue turc.

Les sujets abordés sont l’adhésion de la Turquie dans l’Union européenne, la résolution du problème Chypre, le proche Orient et le nucléaire iranien.

David Miliband a indiqué que l’Angleterre et l’Europe tiendront leurs promesses vis-à-vis de la Turquie. Il a également signalé que l’Europe avait beaucoup à gagner avec la Turquie, et que cette dernière à une situation géostratégique importante, et candidate à devenir un carrefour important des énergies.

L’Angleterre soutient ouvertement l’adhésion de la Turquie en Europe.

Pourquoi utiliser le dollar ou l’euro quand on peut utiliser sa propre monnaie

Billets de banque de la livre turque (TL)

Billets de banque de la livre turque (TL)

Le premier ministre turc Recep Tayyip Erdoğan à annoncer hier en Iran face à des chefs d’entreprises que désormais ils pourront utiliser leur propre monnaie pour commercer avec leurs homologues turcs. «Pourquoi perdre du temps et de l’argent à faire des changes dans d’autres devises ?»

La Turquie a déjà conclu de tels accords avec la Russie et la Chine également. Ainsi, la livre turc gagne davantage en importance et en stabilité. Et les importations et exportations ne seront plus soumises aux évaluations du dollar.

La Turquie n’aura plus de soucis d’approvisionnement de gaz

Taner Yildiz, ministre de l'Énergie

Taner Yıldız, ministre de l'Énergie Turc

La Turquie n’arrête pas de sonner à la porte de ses pays voisins et de voir les possibilités qui s’offrent pour des échanges commerciaux. La semaine dernière c’était le Pakistan, cette semaine c’est l’Iran qui nous ouvre leurs portes.

Le ministre de l’Énergie, Taner Yıldız, qui se trouve aux côtés du premier ministre Recep Tayyip Erdoğan a déclaré que la Turquie allait posséder un domaine d’énergie très productif avec l’accord qui sera signé demain.

Demain il y a également une délégation de l’Azerbaïdjan qui viendra en Turquie au sujet du gaz.

La Turquie pourra se constituer une réserve de 35 milliards de mètres cubes de gaz et en revendre au moins la moitié vers l’Europe.

La Turquie qui à non seulement résolu ses propres problèmes d’approvisionnement de gaz, deviens également un fournisseur pour d’autres pays, surtout en Europe.

La Turquie va également développer ses réseaux routiers et ferroviaires en destination et provenance de l’Iran.

Recep Tayyip Erdoğan en Iran

Recep Tayyip Erdoğan en Iran le 27 octobre 2009

Recep Tayyip Erdoğan en Iran le 27 octobre 2009

Après le Pakistan, le premier ministre turc Recep Tayyip Erdoğan s’est rendu directement en Iran.

Recep Tayyip Erdoğan et sa femme ont été accueillis lundi par le chef de la diplomatie iranienne, Manouchehr Mottaki.

Erdoğan a fait le déplacement avec une délégation d’hommes d’affaires dont l’objectif est d’au moins doubler les échanges commerciaux avec le voisin iranien dans les deux prochaines années.

Recep Tayyip Erdoğan s’est entretenu avec Mahmoud Ahmadinejad le président iranien. Les discussions ont tourné essentiellement autour de la lutte contre le terrorisme, l’énergie nucléaire et les échanges commerciaux.

Ankara estime que la République islamique est traitée de façon injuste dans le dossier du nucléaire.

Les entreprises turcs vont lancer des entreprises de recherche de gisement de gaz en Iran.

Après la Syrie et l'Irak, au tour de l'Iran

Nihat Ergün le 19 octobre 2009

Nihat Ergün le 19 octobre 2009

La Turquie poursuit ses travaux de stratégie et de stabilité avec ses pays voisins. En début de semaine dernière, je vous parlais des relations Turco-Syrienne, et en fin de semaine des relations Turco-Irakienne.

Et sans perdre de temps, aujourd’hui je vous parle des relations Turco-Iranienne. Une délégation était hier à Ankara dans le but de développer les relations commerciales entre les 2 pays.

Le ministre turc de l’Industrie et du Commerce Nihat Ergün a souligné l’importance de simplifier le processus du commerce entre les deux pays, notamment au niveau de la douane.

Il à également indiquer qu’il pourra être envisageable de construire une zone industrielle en Turquie et en Iran près des frontières Turco-Iranienne et qui pourrai être alimenté énergétiquement par l’Iran à des tarifs préférentiels dans le but de développer la zone et de créer de l’emploi.

En tout cas, on ne peut qu’apprécier ces efforts de coopérations économiques entre voisins si proches et pourtant pendants longtemps restés si loin économiquement.