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Chypre : La Turquie s’attend à un accord jusqu’en fin d’année

Cemil Çiçek

Le ministre d’Etat et vice-Premier ministre Cemil Çiçek a affirmé qu’ils visaient à déboucher sur un accord dans la question chypriote jusqu’en fin d’année.

« Sinon c’est pas la fin du monde » a indiqué Cemil Çiçek qui a fait savoir que Chypre était à un tournant important.

Se trouvant à l’île en marge des célébrations du 36ème anniversaire de l’Intervention de paix du 20 juillet 1974, apportant la liberté aux Chypriotes turcs, Cemil Çiçek a été reçu par le chef d’Etat Derviş Eroğlu.

M. Çiçek qui est intervenu lors de la réception a indiqué souhaiter un accord jusqu’en fin d’année.

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Le pape à Chypre du sud

Le pape Benoît XVI a souhaité vendredi à son arrivée à Chypre que “le désir de vivre en harmonie avec vos voisins” puisse résoudre les problèmes “restés en suspens”, dans l’île divisée entre communautés chypriotes grecque et turque.

“Puisse le désir de vivre en harmonie avec vos voisins (…) vous inspirer dans vos efforts patients pour résoudre les problèmes restés en suspens que vous partagez avec la communauté internationale concernant l’avenir de votre île”, a déclaré le pape lors de la cérémonie de bienvenue à l’aéroport de Paphos (sud-ouest).

Il a en outre mis en avant “les défis que les catholiques affrontent parfois dans des circonstances éprouvantes” au Moyen-Orient. “Chypre a été bénie par un grand héritage chrétien qui a résisté au temps”, a-t-il souligné.

C’est “donc un lieu approprié pour lancer la réflexion de l’église sur la pluri-centenaire communauté catholique au Moyen-Orient, pour exprimer notre solidarité avec tous les chrétiens de la région et notre conviction qu’il ont un rôle irremplaçable à jouer pour la paix et la réconciliation auprès de tous les peuples qui y vivent”, a-t-il ajouté.

Reprise des négociations entre Derviş Eroğlu et Demetri Christophias qui se rencontreront pour la première fois

Les négociations prévoyant d’apporter une solution à la question chypriote reprennent le mercredi 26 mai.

A la veille des négociations, les leaders se réuniront demain lors d’un diner qui sera offert par l’ONU.

Le président de la République turque de Chypre du Nord Derviş Eroğlu et le leader de l’administration chypriote grecque Demetri Christophias se rencontreront pour la première fois durant ce diner dans la zone tampon de Lefkoşa.

Les épouses des leaders et les représentants chypriotes turcs et chypriotes grecs assisteront au diner offert par l’envoyé spécial pour Chypre du secrétaire général de l’ONU.

Les négociations reprendront mercredi avec le chapitre ” propriété “.

Nous ouvrirons nos ports aux Chypriotes grecs à conditions que le monde en fasse autant avec la RTCN

Le ministre des Affaires étrangères Ahmet Davutoğlu a affirmé que la République turque de Chypre du nord était prête à ouvrir tous ses ports aux Chypriotes grecs en contrepartie de trois ports ouverts dans le monde.

“Nous aspirons à la levée de toutes les frontières à Chypre. Nous sommes prêts à ouvrir tous les ports turcs aux Chypriotes grecs. En contrepartie, nous n’avons qu’une seule requête : C’est l’ouverture aux Chypriotes turcs, bien qu’ils aient le droit d’utiliser tous les ports méditerranéens de Girne, Magosa et l’aéroport d’Ercan, bien que ce droit leur appartient en étant originaire de cette zone. Le monde ouvrira trois ports aux Chypriotes turcs et nous nous engageons à ouvrir tous les ports turcs aux Chypriotes grecs.”

“Je m’y engage, mais à condition de la reconnaissance du même droit à toute l’humanité, de l’équité et de la liberté” a-t-il déclaré.

Athènes aimerai créer un climat de confiance avec Ankara

Il faut créer “un climat de confiance” pour avancer “graduellement” vers la réduction des armements grecs et turcs, a affirmé mardi le ministre-adjoint grec de la Défense, Panos Béglitis, à deux jours d’une visite très attendue du Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan.

“Nous voulons nous aussi la baisse des armements mais la réduction ne peut rester sur un niveau de communication propagandiste”, a ajouté M. Béglitis dans une interview à la radio grecque Canal 1.

“La baisse des armements est l’achèvement d’une longue et difficile voie, le partage de la paix est l’achèvement d’une procédure acharnée, ce n’est pas le début”, a renchéri le ministre grec.

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Derviş Eroğlu est prêt à poursuivre les négociations avec les Chypriotes grecques

Les négociations de réunification de Chypre devraient reprendre le 26 mai, a déclaré aujourd’hui à Nicosie le nouveau dirigeant de la République turque de Chypre-Nord (RTCN), Derviş Eroğlu.

“Les négociations vont très probablement commencer le 26 mai”, a déclaré à la presse M.Eroğlu, après une réunion avec Alexander Downer, l’envoyé spécial de l’ONU à Chypre.

Il a précisé que selon lui, “les négociations doivent commencer avec l’objectif de parvenir à un résultat positif (…) et qu’elles soient conclues dans un certain laps de temps avant d’aller à un référendum” sur un projet de règlement.

M. Eroğlu a été élu le 18 avril “président” de la RTCN (reconnue uniquement par Ankara) face au sortant Mehmet Ali Talat, engagé depuis septembre 2008 avec le président chypriote-grec Demetris Christofias dans des pourparlers en vue de la réunification de l’île divisée depuis 1974.

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Le règlement de la question chypriote est possible en cas d’une pression de l’UE et de la Grèce

Le magazine hebdomadaire britannique Economist a écrit que le règlement de la question chypriote serait possible en cas d’une pression de l’UE et de la Grèce sur l’administration Chypriote grecque.

Dans sa parution de cette semaine, Economist a estimé que le règlement de la question de Chypre était devenu plus problématique avec la victoire aux présidentielles de M. Derviş Eroğlu.

Il a attiré l’attention que le problème ne découlait pas de la République turque de Chypre du Nord, mais du secteur Chypriote grec sur lequel il n’y avait aucune pression exercée, ainsi que le premier ministre grec Papandréou pourrait aider à ce processus, sur « une éventuelle démarche de Bruxelles”.

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Élection en RTCN, la réaction de la Turquie ne s’est pas faite attendre, elle tempère.

Un partisan de l’indépendance de la partie turque de l‘île de Chypre remportant l‘élection présidentielle… La réaction de la Turquie ne s’est pas faite attendre, elle tempère.

Juste après les résultats, lors d’une interview télévisée à Ankara, le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a pressé les dirigeants de l‘île divisée de Chypre à poursuivre les négociations de paix pour trouver une solution définitive:

“Peu importe qui est élu président, il doit être déterminé à continuer le processus de réunification de l‘île (entamé sous l‘égide de l’ONU). Il est nécessaire de poursuivre ce processus avec Monsieur Eroglu. C’est une décision prise par la Turquie en tant que garant du pouvoir.
Notre objectif est de trouver une solution avant la fin de l’année.”

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Promesse européenne pour le nouveau président Derviş Eroğlu

Une nouvelle ère commence en République turque de Chypre du Nord.

L’union européenne a promis au nouveau président chypriote turc Derviş Eroğlu de soutenir le processus de résolution.

Sorti vainqueur des présidentielles, M. Erdoğlu a déclaré pouvoir rencontrer le leader chypriote grec Christophias à la mi-mai.

Ayant accordé une interview à la TRT, M. Eroğlu a envoyé le message suivant à Bruxelles : ” Si vous levez les isolations, la partie chypriote grecque aura l’intention de trouver un terrain d’entente lors des négociations “.

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Les chypriotes turcs appelés demain à élire leur président

Un drapeau turc sur les épaules, Mustafa Cihan n’aurait raté sous aucun prétexte le meeting de Dervis Eroglu, candidat à l’élection présidentielle qui se déroule dimanche à Chypre-Nord: «C’est l’homme qui nous sauvera. Je ne veux pas de la paix, il est hors de question que je vive avec les Chypriotes grecs.»

Depuis l’estrade installée sur la place de Güzelyurt, un bourg ensommeillé de la partie de l’île d’Aphrodite sous protection turque depuis 1974, l’actuel premier ministre harangue la petite foule avec l’aplomb de celui qui est certain de sa victoire.

A la veille du scrutin, ce vétéran de la politique chypriote turque flatte la fibre patriotique de ses électeurs en faisant référence à la «mère patrie», la Turquie.

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Un Forum d’affaires Turquie-Allemagne a été son dernier arrêt à Istanbul

Le second jour de sa visite en Turquie, la Chancelière allemande Angela Merkel a réalisé des prises de contact à Istanbul.

La Chancelière allemande a consacré ses heures matinales à visiter les lieux historiques et touristiques.

Le premier arrêt de Mme Merkel, a été le Musée de la Sainte-Sophie.

Passant en marchant à la mosquée Sultanahmet, Mme Angela Merkel a assisté avec le ministre des Affaires étrangères Ahmet Davutoğlu au panel organisé par le Lycée allemand.

Elle s’est rendue par la suite en compagnie du ministre de la culture et du tourisme Ertuğrul Günay à l’église allemande, puis au consulat général de l’Allemagne à Istanbul.

La Chancelière allemande a participé au concert tenu en l’honneur des capitales européennes de la culture 2010, la ville allemande Essen et turque Istanbul, tous deux sélectionnées cette année.

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L’Europe a besoin de la Turquie

Le ministre turc aux Affaires européennes déplore un processus d’adhésion semé d’embûches. Mais Egemen Bagis l’assure : l’Europe a besoin de la Turquie.

Egemen Bagis était vendredi de passage à Bruxelles.

Celui qui est aussi négociateur en chef pour la Turquie a rencontré plusieurs membres de la nouvelle Commission européenne, avec lesquels il a discuté de la possibilité d’ouvrir de nouveaux chapitres de négociations d’adhésion de la Turquie à l’Union : politiques sociales, sécurité alimentaire, protection des consommateurs.

Cinq ans après le début des négociations d’adhésion, le processus est particulièrement chaotique. Sur les 35 chapitres de négociations, 12 seulement sont ouverts, et un seul a été conclu…

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Abdullah Gül remporte le prix Chatham House 2010

Abdullah Gül a remporté le prix Chatham House 2010, décerné par le prestigieux centre britannique d’études stratégiques.

Récompensé  pour sa contribution à l’amélioration des relations internationales, le président Gül a été ”reconnu comme étant un personnage important pour la réconciliation et la modération au sein de la Turquie et à l’étranger, et une force motrice derrière nombre d’initiatives positives prises ces dernières années par la Turquie”.

Il a ainsi été préféré à Christine Lagarde, ministre français des Finances, et Stjepan Mesic, président de la Croatie. Le site web de Chatham House précise que durant toute l’année 2009, Gül a travaillé pour approfondir les liens de la Turquie avec le Moyen-Orient, assurer la médiation entre groupes rivaux irakiens et a réuni les dirigeants afghans et pakistanais.

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Chypre: première visite dans le nord du chef de l’église orthodoxe

L’archevêque de Chypre Chrysostomos II a traversé lundi la “ligne verte” qui divise l’île pour se rendre dans sa partie sous contrôle turc, la première visite d’un primat de l’église orthodoxe chypriote depuis le conflit de 1974.

L’archevêque, en mission pour la sauvegarde du patrimoine orthodoxe de l’île, avait envoyé une lettre au Premier ministre turc Tayyip Recep Erdogan lui demandant son consentement pour la restauration du monastère d’Apostolos Andreas dans la péninsule du Karpas, dans l’extrême nord-est de l’île, ainsi que de plusieurs autres églises laissées à l’abandon.

L’archevêque souhaite que les travaux de restauration du monastère, un important lieu de pèlerinage pour les Chypriotes-grecs, puissent commencer peu après les vacances de Pâques, selon les journalistes qui l’accompagnaient.

L’écrasante majorité des chrétiens de Chypre sont orthodoxes, mais l’île compte aussi une petite communauté latine, dont la présence remonte à l’époque des Croisades, ainsi que des Arméniens et des maronites.

Chrysostomos II s’est aussi rendu au monastère d’Apostolos Varnavas, également dans le nord-est, où il a été salué par le “ministre” du Tourisme de la République turque de Chypre Nord (RTCN, uniquement reconnue par Ankara), Ersan Caner, avec lequel il a pris un café après l’avoir commandé en turc.

“Je souhaiterais pouvoir revenir au temps où nous étions tous heureux et amis”, a-t-il déclaré au ministre.

L’archevêque doit se rendre en Turquie du 16 au 19 avril, où il rencontrera M. Erdogan et lui remettra une liste des églises détruites et vandalisées depuis 1974.

Selon les estimations, 520 églises, chapelles, monastères et lieux de pèlerinage ont été abandonnés et nombre de ces édifices ont besoin d’être restaurés d’urgence.

Chypre est divisé depuis 1974 où tiers nord est sous la surveillance de la Turquie en réaction à un coup d’Etat de nationalistes chypriotes-grecs qui souhaitaient rattacher l’île à la Grèce.

Le commissaire à l’Elargissement Štefan Füle en Turquie

Štefan Füle

Lors de sa première visite officielle en Turquie, le commissaire à l’Elargissement Štefan Füle a pressé ses hôtes de normaliser complètement leurs relations avec Chypre, qui est membre de l’UE.

Toutefois, ses interlocuteurs lui ont répondu que l’affaire chypriote ne devrait pas affecter le processus d’adhésion du pays à l’UE.

S’adressant aux journalistes lundi (15 mars) après sa rencontre avec le ministre des Affaires étrangères turc Ahmet Davutoğlu, M. Füle a réaffirmé le soutien de la Commission européenne à la candidature turque à l’adhésion mais il a pressé le pays de mettre pleinement en œuvre les protocoles additionnels et de normaliser ses relations avec Chypre (voir Contexte).

Un règlement détaillé sur Chypre serait une avancée historique aux bénéfices à la fois de la Turquie et de l’UE, a-t-il dit.

Cependant, M. Davutoğlu a déclaré que les négociations d’adhésion de la Turquie à l’UE ne devraient pas être entravées par des problèmes politiques qui n’ont aucun lien avec le processus européen.

Récemment, le ministre turc en charge des Affaires européennes et négociateur en chef, Egemen Bagiş, a affirmé que puisque le problème chypriote n’était pas un pré requis pour l’adhésion de Chypre elle-même, elle ne devrait pas être une condition pour un autre pays.

Le prédécesseur de M. Füle, Olli Rehn, a déclaré récemment que lors de ses cinq premières années en tant que commissaire à l’Elargissement, toutes ses ambitions avaient été réalisées à l’exception de Chypre, où des négociations de réunification sont toujours en cours.

Vice et vertu

Dans un article publié dans le quotidien turc Hurriyet, M. Füle a écrit qu’il était convaincu que Bruxelles et Ankara pouvaient stopper le cercle vicieux de l’impasse chypriote et débloquer les négociations d’adhésion. Il s’est dit convaincu qu’il serait possible de passer d’un cercle vicieux à un cercle vertueux, pour autant que tous les acteurs impliqués montrent de la bonne volonté politique.

M. Füle estime que la Turquie est un pays clef pour l’Europe en raison de sa situation géographique, de sa taille et de son orientation stratégique. Répétant les réponses qu’il a données lors de son audition de confirmation devant le Parlement européen, lorsque les eurodéputés lui ont demandé s’il pouvait imaginer un pays comme la Turquie rentrer dans l’UE, il a dit que sa réponse était la même : Oui, je le peux.

Le commissaire à l’Elargissement a également encouragé la Turquie à faire davantage de progrès dans ses relations avec l’Arménie. Les deux pays voisins ont conclu en septembre dernier un accord historique pour établir des liens diplomatiques et ouvrir leurs frontières, mais ce processus est bloqué.

Expérience tchèque

Alors qu’on lui demandait de commenter les votes successifs du panel du Congrès américain et du Parlement suédois qualifiant les massacres de génocide, M. Füle a dit : venant de l’ancienne Tchécoslovaquie, je sais que politiser l’histoire rend la réconciliation difficile.

L’autre sujet à l’agenda de M. Füle était la libéralisation des visas, Bruxelles et Ankara discutant d’un accord de réadmission pour coopérer en matière d’immigration illégale. Le commissaire a déclaré que les citoyens turcs obtiendraient des visas Schengen plus facilement une fois que les deux parties auront trouvé un accord.

M. Davutoğlu a cependant déclaré que la libéralisation des visas devait être accordée à la Turquie une fois qu’elle aurait rempli les critères.

Le commissaire a ensuite rencontré le premier ministre Recep Tayyip Erdoğan, le négociateur en chef Egemen Bağış et plusieurs députés. Il a aussi rencontré le président de l’Union des chambres de commerce et des bourses Rifat Hisarcıklıoğlu et des représentants de TUSIAD – l’Association des industriels et des entrepreneurs turcs.

La question Chypriote.

La division de Chypre représente l’une des questions les plus difficiles qui affectent les relations UE-Turquie, la future adhésion de la Turquie à l’UE dépendant de la résolution de ce différend.

Malgré des efforts répétés sous l’égide de l’ONU pour amener les dirigeants des communautés grecques et turques de Chypre à s’entendre, l’île est restée divisée depuis 1974.

En 1992, le secrétaire général de l’ONU Kofi Annan avait présenté un plan de réunification, suggérant une fédération des deux entités avec une présidence tournante, qui a soulevé l’enthousiasme.

En avril 2004, les Chypriote grecs ont rejeté le référendum sur le plan onusien connu sous le nom de Plan Annan, tandis que les Chypriotes turcs l’acceptaient. L’échec du référendum fut une déception pour l’UE, qui avait accepté de laisser Chypre rejoindre l’Union en partie avec l’espoir que cette initiative encouragerait une solution au problème chypriote. En mai 2004, la République de Chypre (partie grecque) est devenue un membre à part entière de l’UE.

Lors du sommet de décembre 2004, les dirigeants de l’UE ont convenu d’ouvrir les négociations d’adhésion à la Turquie à partir d’octobre 2005. L’une des conditions explicites était qu’Ankara étende son accord d’association de 1963 signé avec l’entité précédant l’UE, la Communauté économique européenne, aux dix nouveaux Etats membres de l’UE. Ce groupe incluait l’Etat chypriote grec, qui n’est pas reconnu par la Turquie.

En juillet 2005, la Turquie a signé un protocole étendant son union douanière aux dix nouveaux membres, mais Ankara a dans le même temps fait une déclaration affirmant que sa signature ne signifiait pas une reconnaissance de la République de Chypre. La Turquie a également refusé d’ouvrir ses ports et ses aéroports à Chypre, puisqu’elle prétend que l’UE ne commerce pas directement avec la partie nord non reconnue de l’île (EurActiv 08/01/10).

Jusqu’ici, seulement un chapitre d’adhésion (science et recherche) a été provisoirement fermé. Onze autres ont été ouverts, mais huit restent bloqués à cause de la non mise en œuvre par la Turquie du Protocole d’Ankara, qui dispose que l’accès aux ports devrait être garanti aux vaisseaux de la République de Chypre.

Papandréou et Erdogan se rencontreront bientôt sur Chypre

Le Premier ministre grec George Papandréou a déclaré lundi qu’il rencontrerait son homologue turc Recep Tayyip Erdogan dans les prochains mois pour discuter d’une “solution juste” pour Chypre.

“Je vais rencontrer le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan dans les prochains mois. Nous n’avons pas encore fixé de date mais ce sera très bientôt”, a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse à l’issue d’un entretien avec la secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton.

Papandréou a estimé que le plus tôt serait le mieux pour régler la question chypriote, source de division entre la Turquie et la Grèce.

En cas d’accord entre les deux communautés de l’île, Ankara devrait envisager un retrait de ses 30.000 soldats turcs déployés dans le Nord, a indiqué début mars Erdogan.

“Nous devons libérer l’île de ce type d’activité et de ce type de situation”, a estimé lundi Papandréou.

Chypre est divisée depuis l’invasion turque de la partie nord durant l’été 1974, qui avait suivi un coup d’Etat à Nicosie inspiré par le régime militaire grec.

Le conflit pèse sur la candidature de la Turquie à l’Union européenne où les Chypriotes grecs possèdent un droit de veto.

Des pourparlers ont été engagés en septembre 2008 pour tenter de mettre fin à cette partition mais les progrès se font attendre.

Rejet d’une requête liée à 1.475 plaintes chypriotes grecques

La Cour européenne des droits de l’homme a déclaré vendredi irrecevable la plainte d’une famille chypriote-grecque privée de ses biens dans le Nord de Chypre après 1974, une décision qui va s’appliquer à 1.475 affaires analogues.

Takis et Eleni Demopoulos reprochaient à Ankara de ne pouvoir accéder à leurs biens dans la partie nord de l’île occupé par l’armée turque, après une tentative de coup d’Etat pour le rattachement à la Grèce.

Ils invoquaient notamment des violations du droit à la propriété, du droit au respect de la vie familiale et de l’interdiction de la discrimination.

Dans leur décision, les juges européens rejettent la plainte en estimant que tous les recours internes n’ont pas été épuisés.

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Recep Tayyip Erdogan évoque un retrait à terme de Chypre

Recep Tayyip Erdoğan, premier ministre turc

Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan évoque, dans une interview publiée mardi par trois journaux grecs chypriotes, un possible retrait à terme de l’armée turque de Chypre en cas d’accord entre les deux communautés de l’île.

“Notre objectif est de parvenir à un règlement global et durable du problème de Chypre. Nous sommes prêts à assumer notre part pour atteindre ce but et personne ne peut douter de la sincérité de la Turquie”, déclare Erdogan.

“A terme, les troupes pourraient être retirées”.

Chypre est divisée depuis l’invasion turque de l’été 1974, qui avait suivi un coup d’État à Nicosie inspiré par le régime militaire grec.

Une “République turque de Chypre du Nord”, uniquement reconnue par Ankara, a été proclamée fin 1983 dans le nord de l’île où stationnent environ 30.000 soldats turcs.

Les frontières de l’Europe

Un thème récurrent en 2005 et 2007 mais qui est passé aujourd’hui au second plan était la définition des frontières de l’Europe. Ces déclarations m’ont toujours interpellées car le tracé de ces frontières amène immanquablement des problèmes.

Quelles sont les différentes façons potentielles de définir des frontières ?

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Visite de Ban Ki-Moon à Chypre

Ban Ki-Moon et Mehmet Ali Talat (à droite)

Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-Moon, a réalisé des entretiens sur l’île en vue de soutenir le processus de négociations et les entretiens directs menés entre les leaders pour une solution à la question chypriote.

Le secrétaire général a indiqué que les deux dirigeants chypriotes lui avaient assuré qu’une paix compréhensive serait établie dans les plus brefs délais.

Passant par le poste-frontière de Lokmacı en République turque de Chypre du Nord, Ban Ki-Moon a rencontré le président Mehmet Ali Talat.

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Le ministre des affaires étrangères Anglais en Turquie

David Miliband (à gauche) et Ahmet Davutoğlu

David Miliband (à gauche) et Ahmet Davutoğlu

Le ministre des Affaires étrangères de l’Angleterre, David Miliband, est à Ankara depuis hier. Il s’est d’abord entretenu avec Egemen Bağış, le négociateur en chef avec l’Union européenne, puis ensuite avec Ahmet Davutoğlu, son homologue turc.

Les sujets abordés sont l’adhésion de la Turquie dans l’Union européenne, la résolution du problème Chypre, le proche Orient et le nucléaire iranien.

David Miliband a indiqué que l’Angleterre et l’Europe tiendront leurs promesses vis-à-vis de la Turquie. Il a également signalé que l’Europe avait beaucoup à gagner avec la Turquie, et que cette dernière à une situation géostratégique importante, et candidate à devenir un carrefour important des énergies.

L’Angleterre soutient ouvertement l’adhésion de la Turquie en Europe.

Nouvelles propositions pour Chypre

Davutoglu (à gauche) rend visite à Talat

Davutoglu (à gauche) rend visite à Talat

La Turquie s’apprête  à faire de nouvelles propositions sur la résolution du problème Chypriote. Il est question d’autoriser le commerce et les vols directs vers la partie grec de l’île et notamment d’ouvrir les ports turcs aux chypriotes grecs tel qu’il était prévu dans les accords de 2006 en contrepartie de mettre fin à l’isolement sportif et culturel des chypriotes turcs.

D’après la chaîne NTV, Ankara souhaiterait que les négociations se fassent selon un calendrier et une méthodologie clairs et précis. Dans ce sens il est question par la suite de définir un plan d’attaque diplomatique envers l’ONU, les USA et l’UE.
Au même moment, le président de la République turque de Chypre Nord Mehmet Ali Talat, faisait un point hier au sujet des négociations avec le ministre turc des affaires étrangères Ahmet Davutoglu. Ce dernier rapporta à M. Talat la conclusion de la réunion des ministères turcs de la semaine dernière : « la paix sur l’île coûte que coûte».

Les accusations lourdes de Hristofyas
Talat et Davutoglu sont arrivés à la conclusion qu’il était nécessaire d’établir un plan de route et qu’il fallait mener une politique active sur la question chypriote avant la réunion des chefs d’état de l’UE en décembre et les élections sur l’île. Par ailleurs Talat rencontrera aujourd’hui le président turc Abdullah Gul et le premier ministre Recep Tayyip Erdogan.
Alors que la Turquie s’atèle à une ouverture sur la résolution du conflit, le dirigeant chypriote grec Dimitris Hristofyas accuse la Turquie de ne pas respecter ces engagements par rapport à aux négociations d’adhésion à l’UE, reprochant à ces derniers de faire des concessions et soulignant d’un rapprochement bien malheureux : « cela me rappelle les concessions faites à Hitler afin que celui ne soit plus agressif avant le début du conflit de la seconde guerre mondiale ».

30 octobre 2009 Politique No Comments >> Mots clés: , , ,

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