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 Esfender KORKMAZ, député CHP le 9 décembre 2009
Après la gaffe du député CHP Onur Öymen sur “Dersim”, c’est aujourd’hui une gaffe d’un autre député CHP Esfender Korkmaz qui a soulevé la colère du gouvernement ainsi que de beaucoup d’associations civile contre les coups d’état militaire en Turquie.
Au parlement alors qu’il était question des remboursements d’un prêt de l’état auprès des particuliers il y a près de 15 ans appelés “KEY”, le député Esfender Korkmaz à annoncer lors de son discourt:
“Si le peuple juge qu’il est nécessaire qu’il y ait un coup d’État militaire, alors il pourra se faire”.
Disons-le clairement, ces propos sont totalement anti démocratique et lourd de sens. Dans un premier temps, il faudra qu’il nous explique comment le peuple (au moins la majorité) peut faire entendre leur demande de coup d’État? Dans ce cas, il devra y avoir un vote, et s’il y a vote ceci se fera devant les urnes lors des prochaines élections et ainsi le gouvernement sera modifié si le peuple le souhaite.
Rappelons à Esfender Korkmaz qu’un pays démocratique est dirigé par le Parlement, le Parlement est constitué de députés élus par le peuple, donc c’est le peuple qui décide de la direction à donné à un pays et non une poignée de militaires, ni à une poignée d’hommes qui se croient être au-dessus de tout.
Les remous provoqués par les propos tenus, à l’assemblée nationale, par Onur Öymen sur les évènements de Dersim le 10 novembre dernier n’ont pas fini de faire des vagues au CHP. A Tunceli ce sont trois maires, deux sous-préfets, des fonctionnaires ainsi que l’ancien député Hasan Göyüldar qui ont démissionné du CHP.
A Ovacık, le maire Mustafa Sarıgöl, devrait présenter sa démission aujourd’hui lors d’une conférence de presse. Il est attendu de Mehmet Coşkun maire de Pülümür, Cafer Kırmızıçiçek maire de Nazımiye, qu’ils en fassent de même.
 Kemal Kılıçdaroğlu, vice-président du CHP Le vice-président du CHP, Kemal Kılıçdaroğlu, demande à ses partisans « de rester vigilants et de ne pas céder aux provocations venant des médias qui soutiennent l’alliance AKP-DTP » et d’ajouter : « dans la culture du CHP, il n’y pas de tradition d’allégeance comme à l’AKP »
Dans sa déclaration écrite Kılıçdaroğlu accuse l’AKP de créer un climat de peur dans tout le pays et prétend que les manœuvres du gouvernement sont soutenues par des forces extérieures : « nous autres partisans du CHP connaissons le véritable visage de la coalition AKP-DTP qui mène une politique basée sur la race et la religion. L’AKP et les médias partisans, en s’attaquant à l’identité même du CHP, ne pourront duper le peuple et voiler les problèmes du pays. L’AKP fonctionne avec une tradition de soumission. Les partisans du CHP et les patriotes, s’exprimant librement, ne tomberont pas dans le piège tendu par la coalition AKP-DTP et la presse partisane ».
 Cemil Çiçek, le porte parole du gouvernement
Le gouvernement est en train de préparer une nouvelle loi qui sera présentée à l’Assemblée nationale dans les prochains jours. Cette loi prévoit que le président de la Turquie sera élu par le peuple et non par l’Assemblée nationale comme c’était le cas jusqu’à présent.
On se rappelle de l’élection du président actuel Abdullah Gül qui avait été très fortement critiquée par le CHP et le Chef des armées disant que Gül est un peu trop islamiste à leur goût avec une femme voilée.
Pour résoudre ce genre de problème, quoi de mieux que de laisser le peuple choisir? Le CHP, par la voix de son président Deniz Baykal, avait déjà fait savoir que son parti est contre une telle proposition.
Toutefois cette loi a de fortes chances d’être adoptée.
 Onur Öymen, député membre du CHP
Lors du débat à l’Assemblée nationale le vendredi 13 novembre 2009, Onur Öymen avait déclaré:
“Atatürk n’avait pas pris pour interlocuteur les rebelles de Dersim, il à utilisé la force pour résoudre le problème”.
Cette phrase choquante, applaudie par l’ensemble des députés du CHP a été très vivement critiquée par le gouvernement et par une majorité des citoyens du pays, surtout par les Kurdes et les Alévis.
Partout dans le pays, les citoyens ont déposé des couronnes noires en signe de protestation, et cela, même dans la ville natale du président du CHP, Deniz Baykal.
Beaucoup de responsables civils et de politiciens pensent qu’Onur Öymen devrait démissionner du CHP. Le premier a lui avoir demandé est le vice-président du CHP, Kemal Kılıçdaroğlu.
Une plainte a également été déposée à l’encontre d’Onur Öymen, pour ces propos, qu’il n’a d’ailleurs pas retirés, mais il a uniquement dit qu’ils ont été mal interprétés par la population.
Les Assotiations Alévis du pays ont demandé la démission immédiate du député, ou dans le cas contraire que son président agisse en conséquence.
Sans compter que ces propos sont une énorme bourde, le député indique par la même occasion que l’option que propose son parti dans la résolution du problème kurde est d’y aller avec la force.
D’après le président du CHP, Deniz Baykal, tout ceci n’est qu’une campagne de lynchage de son parti politique. Il n’a rien dit sur le sort de son député Öymen, mais au contraire a dit que les gens ont mal interprété les propos de ce dernier.
 Recep Tayyip Erdoğan à l'assemblée nationale le 13 novembre 2009
Vendredi 13 novembre, l’Assemblée nationale a concrètement abordé le projet d’unité nationale.
C’est le ministre de l’Intérieur, Beşir Atalay, qui a commencé à expliquer le projet. Il a essentiellement dit que la Turquie avait besoin d’une nouvelle constitution, car l’actuelle est loin des réalités actuelles, et elle n’est pas assez complète au sujet de la démocratie et des droits pour tous les citoyens turcs.
Il a indiquer que la Turquie serait encore plus forte et pourrait mieux envisager de traiter tant de problèmes qui traînent en Turquie depuis trop longtemps, tout en garantissant l’unité nationale, territoriale, une seule langue principale, un seul drapeau et un seul hymne.
Le premier président de parti à donner son point de vue sur la question a été Ahmet Türk, le président du DTP. Il a indiqué qu’il était temps que tous les citoyens de la Turquie, peut importe leurs origines ethniques doivent pouvoir vivre en ayant les mêmes droits que tous les autres citoyens, sans aucune discrimination.
Le président du MHP, Devlet Bahçeli, a lui posé la question de savoir de quoi il est question dans ce projet. Il a indiqué qu’il ne comprenait pas pourquoi le gouvernement s’entête à vouloir changer les choses, et se demande vers où va la Turquie avec un tel projet. Au final, il en ressort qu’il est contre ce projet mais pour une intensification des forces armées contre les terroristes du PKK.
Le président du CHP, Deniz Baykal, et le principal parti d’opposition a fortement critiqué la position du gouvernement AKP. D’après lui le gouvernement cherche à créer des différences entre les ethnies en Turquie et qu’ils prennent pour interlocuteur les terroristes. Il a également signalé qu’il ne voit toujours pas où veut en venir exactement le gouvernement, d’après lui il y a des choses que le gouvernement veut faire en cachant la vérité au peuple Turque.
Après les avoir tous écoutés, le premier ministre Recep Tayyip Erdoğan, a donné son point de vue. Sa vision de la Turquie dans les prochaines années, ce qu’elle a besoin de changer pour être encore plus forte d’abord dans son pays ensuite dans sa région du monde, puis dans le monde globalement. Pendant ce temps là, le CHP, après avoir sorti des pancartes à l’Assemblée nationale le mardi de la même semaine, a cette fois-ci quitté les rangs de l’assemblée en plein discours du premier ministre. Ce dernier a indiqué que le but est de renforcer la démocratie, de rendre les citoyens égaux avec les droits qui leur son dus et surtout de faire cesser enfin les armes et que tout puisse se débattre au sein de l’Assemblée nationale.
Erdoğan a indiqué que d’après lui, certains politiciens profitent de la situation actuelle (avec les terroristes) pour garder leur place, leur siège de député. Ceci est surtout lancé en direction du MHP qui gagne en voix dès que les terroristes se montrent davantage. Et, il a demandé à Deniz Baykal d’aller voir ce qui se passe dans l’Est et le Sud-Est du pays avant de parler uniquement de ce qu’il voit à la télévision. Erdoğan, a fait savoir qu’il y a énormément de projets qui ont vu le jour dans cette région très longtemps délaissée par Ankara, et qu’il y a encore beaucoup d’autres projets à venir.
Autant dire qu’il va être très difficile au gouvernement AKP de compter sur le CHP et le MHP pour approuver cette démarche de renforcement de la démocratie.
Il reste le DTP qui approuve ce projet, et qui demande au gouvernement de ne pas céder à ceux qui y sont contre.
Rappelons que l’AKP possède 340 sièges à l’Assemblée nationale sur les 550 disponibles, 20 pour le DTP, 98 pour le CHP et 70 pour le MHP.
 Deniz Baykal en visite dans des villes gagnées par le CHP dont les habitants sont d'origine kurdes « Je ne peux vous parler des sondages, mais je peux vous assurer que notre électorat s’élargit et que ceux de l’AKP baisse » affirme le premier secrétaire du CHP, Deniz Baykal, commentant les enquêtes sorties dans la foulée de la polémique au sujet des élections anticipées. « Il y a une cassure dans la population, nous le sentons partout où nous nous rendons et cela se ressens dans les derniers sondages. Nous pensons que c’est une tendance ferme et que la chute de l’AKP est irréversible » ajoute t’il.
Le premier ministre devra rendre des comptes
Baykal soutient que la pauvreté de nos citoyens est le fruit de la corruption provenant du gouvernement et nous donne une idée des arguments qu’il utilisera lors des prochaines élections : « la Turquie est à un nouveau tournant, les choses se précisent. Pour mettre fin à la pauvreté il faut en finir avec la corruption. Dans un gouvernement issu du CHP il n’y aura pas d’immunité pour les députés, les ministres ou même le premier ministre. L’affaire du Deniz Feneri est liée au gouvernement actuel. Nous leur demanderons de rendre des comptes lorsque nous serons au gouvernement. Et le premier ministre Erdogan sera renvoyé devant la justice.
Des jeunes filles réclament un lycée
Deniz Baykal s’est rendu à Haymana dans les villes de Yenice, Bumsuz et Balcikhisar, villes gagnées par le CHP dont les habitants sont essentiellement d’origines kurdes. Alors que Baykal s’attachait à critiquer la politique du gouvernement au sujet de « l’ouverture kurde » il a été sollicité par des jeunes filles qui réclament un lycée dans leur ville afin de pouvoir continuer leurs études. Très touché, Baykal c’est alors entretenu avec les députés d’Ankara afin qu’ils entreprennent des démarches auprès du ministère de l’éducation national précisant qu’il faudrait envisager la possible de construire un lycée pour plusieurs villes alentours pour remplir les contingences.
 Bülent Arınç, ministre d'état et Vice premier ministre
Le ministre d’État et Vice-Premier Ministre Bülent Arınç, indique qu’il est important de mettre à jour la lettre qui dénonce un plan d’intervention à notre démocratie.
Il dénonce l’attitude du CHP qui par la voit de son président Deniz Baykal ne s’est défendu que par l’argument “de temps”.
Il demande à ce que les personnes qui sont derrière tout ça soient découvertes et amenées devant la justice au plus vite.
“Là dessus il faut que İlker Başbuğ, le chef des armées face une conférence de presse et explique ce qu’il en est réellement de cette lettre et que personnes ne puisse même imaginer un quelconque complot en Turquie contre la démocratie. Qui que ce soit, derrière ce projet de complot, civil ou militaire, ceci est très mauvais et dangereux pour notre pays. Ce qui est important avec la découverte d’un tel document, quel que soit l’objectif, qui est-ce qui l’a organisé, pourquoi l’ont-ils organisé, quels sont les éventuels dangers, il faut vraiment mettre tout ça au grand jour”;
“C’est avec une profonde tristesse que j’observe et j’écoute l’opposition”;
“Le président de CHP, Baykal parle beaucoup, mais dans tout ça il n’en ressort qu’une chose, il se demande pourquoi cette lettre a pu être découverte seulement 4 mois et demi après qu’elle a été écrite. C’est sa seule préoccupation, alors que nous on cherche bien plus loin”.
Le Parlement turc avait fait passer une loi pour pouvoir juger les militaires dans les tribunaux civils. Avec quelques modifications le président l’a finalement accepté et signé.
Mais le CHP (premier parti de l’opposition en Turquie), à tout de suite amené cette loi devant la Cour constitutionnelle disant qu’elle est contraire à notre constitution.
La Cour constitutionnelle a finalement rendu son verdict aujourd’hui et a indiqué qu’il n’y avait rien dans la constitution pour interdire la publication officielle de cette nouvelle loi.
C’est maintenant au tour de la Cour suprême de rendre le verdict final.
 ÖMER TAŞPINAR, journaliste pour SABAH
Aujourd’hui j’ai lu un article d’ÖMER TAŞPINAR, un journaliste du journal SABAH, sur l’ouverture démocratique qui se déroule en ce moment en Turquie. Il y explique son point de vue sur la question et notamment sa vision des choses sur le processus de décomposition du PKK. Je vais essayer de vous en traduire un bout pour ceux qui ne savent pas lire le turc.
Les 34 partisans du PKK qui se sont rendu la semaine dernière et qui ont été accueilli par des milliers de gens, il y à même pas un an, si on avait dit que le PKK déposera leurs armes à ces conditions là, beaucoup de gens aurai dit oui sans hésiter, les mêmes qui aujourd’hui critiques tout ce qui se passe.
Il pose donc la question, quel aurai été l’alternatif à ce processus engagé par l’état ? la guerre, le sang et les pleurs ! Ce qu’on a fait depuis tant d’années sans réussir à résoudre le problème. L’alternatif aurai été 40 000 morts. Quelle solution auriez-vous envisagez si on vous aviez présenté les deux?
L’état, mais aussi l’armée disait bien qu’il fallait que les PKK sortent de leur montagne et reviennent à la société. Qu’est ce qu’il aurai fallu, qu’on leur dit non, surtout ne venait pas, on continue comme c’est ?
Et si c’est le fait qu’ils ai été accueilli comme des héros qui vous choquent, c’est que vous n’avez absolument rien compris au problème. Car le problème ce n’est pas uniquement le PKK, mais c’est bien un problème kurde, et le PKK c’est un des sous problèmes qui en découle.
Pourquoi pensez-vous que le DTP a tant de voix ? Eux qui soutiennent ouvertement Ocalan, ancien chef (et toujours le cas pour certains) des PKK.
Il faut qu’on arrête d’avoir peur d’une séparation de la Turquie. Il faudera énormément de force pour éclater un pays qui se démocratise comme le nôtre. Un pays qui renoue le dialogue avec l’Arménie, embrasse ses voisins syriens, cherche une solution pour Chypre, fait tout ce qu’il faut pour entrer dans l’Europe, arrive à avoir de bonne relation avec la Russie aussi bien qu’avec les États-Unis, carrefour des énergies, fait partie des 20 pays les plus puissants du monde (G20).
Que vous faut-il de plus ?!
À côté de tout cela, regarder ce que vaut l’accueil fait au PKK, ce n’est même pas comparable.
Désormais, la Turquie casse sa coquille et veut jouer dans la cour des grands, se faire entendre à l’échelle mondiale.
Et malgré toutes ces bonnes choses, certains ne sont toujours pas contents, peur d’un leader qui était membre d’un parti islamiste. Les autres parties n’ont jamais rien apporté de concret à notre pays. Alors oui c’est normal de se poser des questions, d’avoir peur, de se demander ce que va devenir le pays. Un changement de cette envergure ne se fait pas sans mal.
Malheureusement en Turquie on à le CHP et le MHP qui n’ont aucun projet construit et précis à proposer. Par contre, ils savent très bien faire trainer les problèmes. Leur seul discours entraine les gens dans la colère et la peur.
Alors que les PKK déposent les armes et sortent de leurs montagnes, Devlet Bahçleli, président du MHP propose encore au contraire d’y allé dans les montagnes. Peut être que le pays serai mieux si lui y allé dans ces montagnes.
Et Deniz Baykal, président du MHP, n’a encore jamais énoncé la moindre mesure à mettre en place pour essayer de résoudre le problème. En fait, leur seul souci sera la résolution du problème.
Lire l’article complet en turc.
 Devlet bahçeli le 18 octobre à Istanbul
À Istanbul lors du congrès du MHP, son président, Devlet Bahçeli a sévèrement critiqué le gouvernement sur son projet d’ouverture démocratique. Devlet Bahçeli affirme que leur sur l’ouverture démocratique vise à séparer le peuple turc et ainsi créer des tensions.
Il à indiquer que quoi qu’ils se disent ou qu’ils se fassent le MHP ne rentrera jamais dans se projet. Il dit haut et fort qu’il est fier que son parti reste seule droit et fort contre ce projet.
Devlet Bahçeli critique également l’attitude du CHP qui consiste à attendre l’attitude du peuple, des critiques qui en ressortent et qu’il ne donne pas d’avis définit, mais reste sur des sous entendus, des oui peut être, mais à condition qu’,etc. Il demande à Deniz Baykal de donner une réponse claire et qu’il arrête d’embrouiller tout le monde.
Il montre également du doigt le DTP qu’il voit comme les amis du PKK.
 Pour la population turque, je veux l'ouverture démocratique et plus de liberté
Depuis déjà plusieurs semaines Recep Tayyip Erdoğan, premier ministre turc tente d’obtenir un rendez-vous avec le CHP pour expliquer son projet d’ouverture démocratique. Malheureusement il à fallu attendre une demande par courrier pour avoir un premier début de réponse, une réponse à demi teinte, car à la condition que le rendez-vous se passe sous les caméras. Ce que Erdoğan refuse.
Depuis quand les rendez-vous se font sous le feu des médias ? Erdoğan ne demande pas une confrontation pour convaincre le peuple, mais bien pour expliquer et obtenir des points de vus sur son projet d’ouverture démocratique. Ensuite, si le CHP veut faire une conférence de presse pour expliquer ce qui s’est dit lors du rendez-vous, personne, ni rien ne l’en empêche de le faire.
Alors finalement, on voit bien qu’il n’y à pas une réelle envie d’accélérer le processus des actions entreprises par le gouvernement sur ces questions qui nous posent problème depuis pratiquement le début de la création de la République de Turquie en 1923 par Mustafa Kemal Atatürk.
Finalement ce rendez-vous devrai normalement avoir lieu la semaine prochaine, mais personne ne sait encore dans quelles conditions, où le jour exact.
Précision que l’ouverture démocratique, vise essentiellement à terminer le terrorisme du PKK pour leur retiré le soutient qu’il peuvent avoir par les Kurdes de Turquie.
Le MHP ayant déjà donné un NON catégorique au gouvernement sur cette demande de rendez-vous, eux sont davantage axés sur des opérations militaires accrues. Mais le passé nous a bien montré à plusieurs reprises que les opérations militaires à elle seule ne résolvent pas le problème.
 Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdoğan en 2009
Aujourd’hui le premier ministre Turc Recep Tayyip Erdoğan s’est exprimé lors de la réunion de son partie politique, l’AKP. Il a expliqué que le projet d’ouverture démocratique pour résoudre le problème des minorités en Turquie est un projet du gouvernement et non de l’AKP.
Dans ce but, il n’est pas nécessaire de faire jouer la pression populaire pour gagner des voix à expliquer Erdoğan et qu’il n’est donc pas utile que le rendez-vous entre le gouvernement et le CHP se fasse sous les caméras.
Ce n’est pas une confrontation, mais bien un échange d’idées, de conseils, de rapports et de travail en commun pour résoudre l’un des problèmes les plus importants en Turquie.
 Deniz Baykal en 2009
Après des semaines de demande de rendez-vous par voix orale, Deniz Baykal a enfin donné une réponse suite à une demande par courrier de l’AKP.
“N’importe quel jour qui vous convient dans la semaine prochaine.”, tel qu’il est écrit dans la réponse par lettre retour du CHP.
Il était temps ! Le parti au pouvoir va enfin pouvoir expliquer son point de vue au CHP (le second partit politique du pays), et peut-être prendre en compte leurs points de vues sur la résolution du problème des minorités en Turquie dont font partie les Kurdes essentiellement.
Rappelons que le MHP (3e partie) avait donné un NON des le départ sur cette question, pour eux il est hors de question de résoudre les problèmes de la Turquie et seule la force peut résoudre. Ils insistent d’ailleurs sur le fait que l’armée turque n’utilise pas assez le droit que le parlement lui a donné pour poursuivre le PKK hors des frontières de Turquie.
En espérant que l’AKP et le CHP s’entendent sur la résolution de ce problème au plus vite dans l’intérêt de tous.
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