
Il faudra davantage que la figurine d’une colombe blanche, offerte par Angela Merkel à son hôte, le premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, pour écarter les contentieux qui s’accumulent entre leur pays.
Ce symbole de paix aura peut-être contribué à la trêve verbale observée, après l’escalade à laquelle les deux leaders se sont livrés par médias interposés la semaine dernière, mais la visite en Turquie de la chancelière allemande, arrivée lundi, n’a pas rapproché les vues turque et allemande sur la question de l’adhésion de la Turquie à l’Union européenne.
Prudemment, Angela Merkel, qui effectuait son deuxième déplacement à Ankara depuis 2006, et Recep Tayyip Erdogan ne se sont pas attardés sur ce sujet sensible lors de la conférence de presse commune.
Et la chancelière allemande n’est pas revenue publiquement sur sa préférence pour un «partenariat privilégié» entre la Turquie et l’Union européenne à la place d’une adhésion pleine.
Son opposition réitérée, avant sa visite, à l’entrée de la Turquie dans l’UE avait profondément irrité le gouvernement turc.
«Le partenariat privilégié, (…), cela n’existe pas, cela n’a pas de fondement légal» , avait notamment répliqué samedi Egemen Bagis, le ministre chargé des Affaires européennes.
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