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Moody’s pourrait bientôt encore relever la note économique de la Turquie

L’agence de notation financière Moody’s a annoncé vendredi qu’elle pourrait relever la note de la Turquie, actuellement en catégorie spéculative, en cas de vote par le parlement de nouvelles mesures de discipline budgétaire.

En janvier, Moody’s avait relevé la note de la Turquie à Ba2, soit deux crans au-dessous de la catégorie non spéculative assortie d’une perspective stable.

En décembre, Fitch avait pour sa part relevé la note de la Turquie de deux crans, juste au-dessous de la catégorie non spéculative.

“La note pourrait être relevée si le parlement approuve le cadre légal pour mettre en oeuvre la législation fiscale proposée par le gouvernement”, annonce Moody’s.

Le parti AKP au pouvoir, qui dispose d’une confortable majorité au parlement, a présenté cette semaine son projet de loi, qui pourrait être approuvé avant le début des vacances parlementaires en juillet.

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Mert 28 mai 2010 Économie No Comments >> Mots clés: , , ,

Abdullah Gül approuve l’amendement constitutionnel et ouvre la porte du référendum

Le président turc Abdullah Gül a approuvé mercredi une réforme controversée de la Constitution limitant les pouvoirs de la haute magistrature et de l’armée et annoncé que le texte serait ratifié par référendum.

L’opposition, qui voit dans cette réforme un moyen pour le gouvernement issu de la mouvance islamiste de museler deux bastions de la laïcité, a annoncé qu’elle saisirait la Cour constitutionnelle, ce qui pourrait créer une crise politique.

“Le président a envoyé le paquet (de réformes) au bureau du Premier ministre pour être soumis à un vote public”, a affirmé dans un bref communiqué le service de presse de M. Gül.

Le Parlement a approuvé vendredi une série d’amendements constitutionnels qui ont surtout pour effet de limiter les pouvoirs de la hiérarchie judiciaire et de l’armée, deux institutions hostiles au gouvernement du Parti de la justice et du développement (AKP).

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La Turquie sortira t’elle de la “Juristocratie” dans laquelle elle se trouve ?

La bataille a fait rage dans les travées de la Grande Assemblée nationale.

Reclus à Ankara depuis dix jours, les députés turcs ont débattu avec passion le projet de réforme de la Constitution du gouvernement de Recep Tayyip Erdogan.

Cette première véritable tentative de réécriture de la Constitution de 1982, rédigée à l’époque par la junte militaire, vise à démocratiser le système judiciaire, jugé proche des nationalistes et de l’armée.

Un élu de l’opposition (CHP, Parti républicain du peuple) a même déployé, en pleine séance, des pancartes pour manifester son désaccord. Mais cette série de réformes de la Constitution qui a ainsi cristallisé les tensions devait finalement être approuvée par le Parlement, jeudi 6 mai, à une courte majorité.

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La Commission constitutionnelle pourra entamer jeudi les débats sur la proposition d’amendement constitutionnel

Une cinquantaine de députés de l’AKP avaient retiré leur signature à la dernière minute.

Les signatures nécessaires pour soumettre la proposition d’amendement constitutionnel à l’Assemblée ont été recueillies.

Suite à un développement inattendu à la dernière minute, une cinquantaine de députés de l’AKP (Parti de la justice et du développement au pouvoir) avaient retiré leur signature de la proposition d’amendement constitutionnel.

Des signatures ont été collectées pour présenter le paquet une nouvelle fois à l’Assemblée nationale dans le courant de la journée.

Le vice-président du groupe parlementaire de l’AKP, Suat Kılıç, a indiqué que la Commission constitutionnelle pourra entamer jeudi les débats sur la proposition.

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L’AKP pourrait présenter le texte de révision de la constitution au parlement d’ici demain

Le gouvernement poursuit ses travaux en vue d’une révision constitutionnelle.

Les propositions et critiques sur le paquet constitutionnel ont été évaluées lors d’une réunion rassemblant les juristes de la direction du Parti de la justice et du développement présidée par le Premier ministre Recep Tayyip Erdoğan.

Les travaux se poursuivront également aujourd’hui.

Le Parti de la justice et du développement prévoit de présenter au parlement le paquet de révision constitutionnelle aujourd’hui dans les heures tardives ou demain.

Par ailleurs, le président Abdullah Gül rencontrera 7 juristes et politiciens au palais présidentiel afin de prendre leur avis sur le paquet de révision constitutionnelle.

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Ramazan 29 mars 2010 Politique No Comments >> Mots clés: , , ,

Ce que nous apportera l’amendement constitutionnel

Voici les détails de cet amendement constitutionnel en langue turque:

Proposition d’amendement constitutionnel (anayasa teklif metni 2010)

Comparaison des articles modifiés (anayasa karsilastirma 2010)

L’actuelle Constitution, héritage du coup d’Etat militaire de 1980, a été remaniée une quinzaine de fois. Les révisions de 2001 et de 2004 ont permis à la Turquie d’ouvrir des négociations avec l’Union européenne.

Cette nouvelle révision touche des enjeux majeurs. Elle concerne d’abord l’avenir du Haut conseil des juges et des procureurs, le HYSK (équivalent du Conseil supérieur de la magistrature en France). Le HYSK est en charge de la carrière des magistrats, notamment de leur nomination. Ces derniers mois, l’AKP a souvent critiqué l’indépendance de l’institution. Il voudrait soumettre ses décisions à un contrôle judiciaire et tripler le nombre de ses membres (7 seront désignés par le Parlement et le gouvernement, 14 seront élus par les juges et procureurs).

Rendre plus difficile la dissolution des partis politiques

La révision prévoit également de rendre plus difficile la dissolution des partis politiques. L’AKP avait échappé de peu à la fermeture en 2008, accusé à l’époque d’être « un foyer d’activités anti-laïques ». Le parti au pouvoir n’est pas à l’abri d’une nouvelle procédure.

Si la réforme est adoptée, la Cour constitutionnelle ne pourra fermer un parti que s’il est condamné pour violence ou terrorisme. L’ouverture d’une procédure de dissolution devra recevoir l’aval du Parlement.

Le gouvernement souhaite également créer un poste d’« ombudsman », médiateur des conflits entre l’administration et les citoyens. Un amendement ferait aussi de la torture un crime constitutionnel.

L’opposition fait bloc contre la réforme

L’AKP a besoin d’une majorité des deux-tiers des députés, donc d’une partie de l’opposition, pour faire voter son projet. Or, sur les trois autres partis présents au Parlement, seul le BDP (minoritaire) pourrai soutenir la réforme d’après les premières réactions.

Deniz Baykal, leader du CHP (Parti républicain du peuple) accuse le gouvernement de changer la loi fondamentale afin d’empêcher toute dissolution de l’AKP. Le Parti de l’action nationaliste (MHP) refusent également de soutenir le projet.

Dernier recours : le référendum

Même adoptée au Parlement, la réforme pourrait être invalidée par la Cour constitutionnelle. Le président de la Cour de cassation, Hasan Gerçeker, a déjà estimé que les amendements proposés par le gouvernement étaient inconstitutionnels et ne renforçaient pas l’indépendance de l’appareil judiciaire.

Le texte sera soumis au vote des députés avant la fin du mois. En cas de blocage, le gouvernement prévoit de recourir au référendum, comme il l’avait fait en 2007 pour modifier la durée du mandat parlementaire et présidentiel et instaurer l’élection du président de la République au suffrage universel.

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Le gouvernement a fait un tour de l’opposition au sujet de l’amendement constitutionnel

Le Parti de la paix et de la démocratie a laissé une porte ouverte en disant: “nous allons mener une opposition constructive”.

Le Parti du mouvement nationaliste a déclaré que des études seraient menées sur le paquet mais s’est dit insistant pour la mise en place d’une commission d’entente.

Le trafic au Parlement a débuté avec la conférence de presse du vice Premier ministre Cemil Çiçek, du garde des sceaux Sadullah Ergin et du vice président de l’AKP Bekir Bozdağ.

Le vice Premier ministre M. Cemil Çiçek a fait savoir pour sa part que la proposition d’amendement serait remise à l’Assemblée jusqu’en fin de mois.

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Le projet de révision constitutionnelle vise à aligner la Turquie sur les normes de l’UE

Cemil Çiçek

Le projet de révision constitutionnelle mis au point par le gouvernement turc du parti de la justice et du développement (AKP), vise le renforcement de la démocratie et s’inscrit dans le cadre de la consolidation du dossier d’adhésion à l’Union européenne, a indiqué lundi le porte-parole du gouvernement, M. Cemil Cicek.

“Il semble difficile d’avancer dans la voie de l’intégration à l’UE avec la Constitution actuelle”, a-t-il souligné devant la presse, affirmant que l’objectif du gouvernement “n’est pas de renforcer son pouvoir mais d’asseoir la souveraineté populaire”.

Le parti du Premier ministre Recep Tayyip Erdogan qui a entamé lundi des consultations avec l’opposition sur le projet de révision, vise notamment l’amendement d’articles concernant la loi sur les partis et le secteur de la justice.

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La Turquie veut réviser sa constitution pour être encore plus démocratique

Le gouvernement turc va réviser sa constitution pour la rendre “plus démocratique” en vue de renforcer sa demande d’adhésion à l’Union européenne, a annoncé lundi le porte-parole du gouvernement Cemil Cicek.

Le vice-Premier ministre Cemil Cicek a expliqué que le gouvernement voulait “élever le niveau démocratique” du pays, estimant qu’une révision de sa constitution, héritée du coup d’Etat de 1980, devrait permettre de renforcer sa demande d’adhésion.

Le gouvernement Erdogan devrait solliciter le soutien des partis d’opposition lundi.

En cas d’échec au parlement, le gouvernement soumettra sa réforme à référendum.

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Mert 22 mars 2010 Politique No Comments >> Mots clés: , , , , , ,

Ahmet Davutoğlu : Le grand vizir de la nouvelle Turquie

Depuis qu’Ahmet Davutoglu dirige sa diplomatie, la Turquie renoue avec ses voisins, tend la main à l’Europe, offre sa médiation tous azimuts, quitte à flirter avec des régimes sulfureux. Un exercice périlleux qui la replace au coeur du « grand jeu » régional.

Est-il un islamiste ou un patriote qui cherche à libérer son pays de la tutelle américaine ? Un nostalgique de la puissance ottomane ou un utopiste rêvant de concilier l’Orient et l’Occident ?

Ahmet Davutoglu, ministre des Affaires étrangères depuis mai 2009, est à la fois l’architecte et le maçon d’une nouvelle diplomatie qui veut imposer la Turquie sur la scène mondiale.

Sautant d’une capitale à une autre à une cadence qui épuise ses collaborateurs, ce petit homme aux yeux perçants et rieurs, âgé de 50 ans, reste une énigme. Sa politique également, comme le démontre ce florilège de titres piochés dans la presse internationale : « L’ascension fulgurante de la Turquie », « Ce siècle peut-il être celui de la Turquie au Moyen-Orient ? », «L’Occident a-t-il perdu la Turquie ?»

Avant même son entrée en fonction, ce professeur de relations internationales s’activait en coulisse. D’abord comme conseiller, à partir de 2002, de celui qui allait devenir président de la République, Abdullah Gül, puis du Premier ministre, Recep Tayyip Erdogan. Auprès de ces deux caciques du parti islamo-conservateur (AKP), Ahmet Davutoglu a posé les jalons de sa théorie du «zéro problème avec nos voisins ».

Un virage radical pour un pays dont les relations régionales se sont longtemps résumées à « un problème avec chaque voisin ».Sept ans plus tard, son palmarès est éloquent. Accords signés avec l’Irak et sa région du Kurdistan que la Turquie menaçait encore récemment d’interventions militaires. Lune de miel avec la Syrie, alors que les deux pays étaient au bord du conflit armé il y a dix ans.

Rapprochement avec l’Arménie, négocié secrètement, même si l’élan réconciliateur marque le pas depuis la signature d’un accord historique en octobre. « I l a apporté une méthode faite de rigueur et une vision stratégique», estime Mehmet Dülger, ancien président de la commission des Affaires étrangères du Parlement. Son objectif : «La Turquie doit garantir sa propre sécurité en s’engageant dans un rôle plus actif et plus] constructif afin d’instaurer l’ordre, la stabilité et la sécurité dans ses environs. »

Pendant la guerre froide, la fonction de la Turquie était réduite à un poste de sentinelle aux confins du bloc de l’Ouest. Ahmet Davutoglu regarde aussi vers l’Est. D’autant qu’aujourd’hui il y a une place de leader régional à prendre. Tout en martelant que « l’Otan et l’Union européenne sont les piliers les plus importants» de son pays, Ahmet Davutoglu ne se contente plus du seul axe occidental et définit les priorités en fonction des intérêts énergétiques et commerciaux turcs. L’approvisionnement en gaz est ainsi au coeur du rapprochement avec la Russie ou l’Iran. « La présence et les idées de Davutoglu coïncident avec les bouleversements politiques et économiques du Moyen-Orient », décrypte l’éditorialiste Sami Kohen, qui ausculte la politique étrangère depuis un demi-siècle.

Pour vendre les atouts de son pays, le chef de la diplomatie, incollable sur les écoles présocratiques, fin connaisseur des religions du Livre et des philosophies orientales, possède une facilité déconcertante à jongler avec les références de ses interlocuteurs. A Ankara, devant les ambassadeurs des Vingt-Sept, il s’affiche en «Européen» qui partage «un continent commun, une histoire commune et un futur commun » avec l’Union européenne. Quand, pour sortir du bourbier afghan, il milite pour l’intégration d’une partie des talibans dans le jeu politique, il présente son pays comme le médiateur le mieux placé, et met en avant les liens tissés entre Turcs et Afghans depuis le Xe siècle. « Il fascine tout le monde, relate un diplomate européen. C’est une mécanique bien huilée, avec une pensée extrêmement structurée et une capacité de synthèse remarquable. » A ceux qui jugent son grand écart intenable, il répond que « la Turquie peut être européenne en Europe et orientale en Orient parce que nous sommes les deux. »

Cette approche multiculturelle est le produit d’un milieu social conservateur et d’une éducation à l’occidentale. Enfant, il ne montre aucune disposition pour reprendre le petit commerce paternel de textile. Mais «sa flexibilité avec ses interlocuteurs vient de là, estime un de ses amis. Il a une souplesse que ne possèdent pas les bureaucrates traditionnels », pour lesquels il n’a que mépris. Lecture du Coran dans une famille religieuse originaire de Konya en Anatolie, étude de Kant au Lycée allemand d’Istanbul, un doctorat à l’Université anglophone du Bosphore, apprentissage de l’arabe au Caire, enseignement à l’Université islamique en Malaisie…, sa formation intellectuelle se nourrit de toutes les influences. A ses étudiants turcs, il faisait lire Machiavel mais aussi Ibn Khaldoun, philosophe musulman du XIVe siècle. Et après les avoir tenus en haleine six heures d’affilée, il les emmenait jouer au foot. Un dérivatif au « grand jeu » mondial. « I l nous a appris à adopter une approche multilatérale, à trouver les connexions entre l’Est et l’Ouest, à ne pas avoir un regard européo-centré »,explique Selcen Oner, une ancienne élève.

Le chef de la diplomatie avance ses pions sur l’échiquier international. La Turquie a été élue au Conseil de Sécurité de l’ONU. Elle y occupe un siège non permanent. Membre observateur de l’Union africaine, elle préside également depuis janvier l’assemblée du Conseil de l’Europe. Ce scénario de reconquête, Ahmet Davutoglu l’a écrit il y a dix ans dans «la Profondeur stratégique», une somme de 600 pages. Il y défend la puissance de la Turquie en s’appuyant sur sa position géostratégique unique au carrefour de plusieurs civilisations et sur un héritage impérial trop longtemps négligé. Son oeuvre, à laquelle il consacrait ses jours et ses nuits, a failli disparaître dans le tremblement de terre meurtrier de 1999.

Malgré les risques de répliques, Davutoglu s’est précipité dans sa maison d’un modeste quartier d’Istanbul pour récupérer sa disquette d’ordinateur. L’anecdote en dit long sur sa détermination. L’homme s’intéresse davantage aux débats d’idées qu’aux intrigues de pouvoir. En 2003, il avait décliné le poste des Affaires étrangères, lui préférant sa chaire universitaire.

L’obsession de la paix

Sa doctrine remet au goût du jour la pax ottomana, quand l’ordre ottoman régnait de Sarajevo à Bagdad. Le «Kissinger turc », ainsi que l’a présenté un ambassadeur américain, rode son soft power dès qu’une occasion de médiation se présente. La Turquie cherche à déminer les relations entre la Bosnie et la Serbie, travaille à rapprocher sunnites et chiites irakiens, a été sollicitée par le Yémen pour assurer la liaison avec les rebelles chiites… Mais l’obsession de Davutoglu, c’est la paix au Proche-Orient. En 2008, la Syrie et Israël confirment qu’ils sont engagés dans des négociations indirectes concernant le plateau du Golan par l’entremise des Turcs. C’est lui qui fait la navette entre les deux délégations cloîtrées dans des hôtels à Istanbul. Il n’a pas ménagé ses efforts pour convaincre les deux Etats. Alors qu’il est conseiller d’Erdogan, il se rend quarante-cinq fois à Damas, en dépit de l’opposition de l’administration Bush qui cherchait à maintenir l’isolement de la Syrie. Bachar al-Assad caresse l’espoir de récupérer le Golan, perdu par son père en 1967.

Ahmet Davutoglu comprend qu’il a une carte à jouer. La ministre israélienne des Affaires étrangères, Tzipi Livni, qui n’obtient aucune avancée dans les négociations avec les Palestiniens, finit par écouter les plans de l’émissaire turc : la paix avec Bachar permettrait d’éloigner la Syrie de Téhéran. Le déclenchement de l’opération Plomb durci à Gaza met fin aux pourparlers et altère les liens entre Jérusalem et Ankara. Malgré des rapports devenus chaotiques avec Israël, le chef de la diplomatie turque déclarait en janvier qu’il était prêt à reprendre du service. Les modérés du gouvernement israélien, Ehoud Barak en tête, maintiennent le canal ouvert. Le ministre turc, lui, attend son heure.

Mais le flirt de l’AKP avec les régimes sulfureux de la région sème le trouble. La Turquie, tout en redoutant un Iran doté de l’arme atomique, s’oppose à un renforcement des sanctions internationales contre son voisin. C’est aussi Davutoglu qui avait invité le leader du Hamas, Khaled Mechaal, à Ankara en 2006. « I l est vrai que l’AKP montre des sympathies pour les mouvements radicaux, estime un connaisseur des rouages de la politique étrangère. Mais Davutoglu se voit en pionnier. Il croit qu’il ne faut pas isoler les éléments les plus extrémistes, il suit la même conduite qu’avec la Syrie. »

L’extrême discrétion du ministre sur sa vie privée nourrit les accusations de ses adversaires de mener une politique « néo-ottomane » dictée par une vision idéologique fondée sur la religion et la nostalgie impériale. En petit comité, il se définit comme «musulman, turc et libéral». Cet homme qui ne rate jamais la prière du vendredi, marié à une obstétricienne strictement voilée, fraie dès les années 1980 avec les islamistes de l’époque. Ahmet Davutoglu se concentre alors sur la formation d’une élite musulmane capable de rivaliser avec l’aristocratie kémaliste et laïque. Il crée la Fondation de la Science et des Arts, sorte d’université libre, avec le financement d’Ulker, géant de l’agroalimentaire, proche du courant islamiste du Milli Görüs. Toujours courtois, Davutoglu laisse à Erdogan les déclarations coup de poing. C’est le Premier ministre qui qualifie Ahmadinejad d’« ami », qui soutient le Soudanais Al-Bachir en arguant qu’« un musulman ne peut pas commettre de génocide », ou qui mène le bras de fer médiatique contre Israël. Mais en septembre le ministre des Affaires étrangères a annulé une visite dans l’Etat juif car il n’était pas autorisé à se rendre dans la bande de Gaza.

La Turquie peut-elle poursuivre de front ses ambitions européennes et régionales ? «Davutoglu s’imagine en porte-voix des musulmans en Europe, critique un diplomate européen. C’est difficilement conciliable avec l’état d’esprit actuel au sein de l’UE. » L’intéressé répète qu’une Turquie influente ne sera pas « un fardeau» mais «un atout» pour l’Union. Le chef de la diplomatie pêche-t-il par excès de « confiance », son maître mot ? « Sur le dossier iranien, il se surestime, jauge Joost Lagendijk, ancien président de la commission UE-Turquie du Parlement européen. Mais pour lui, une Turquie forte dans la région est le seul moyen de convaincre l’UE d’accepter son adhésion. Et c’est aussi une compensation : les Turcs ne veulent pas être les mendiants de l’Europe. »

Opération « Balyoz »

Un avion turc attaqué au-dessus de la mer Egée provoque une guerre avec la Grèce. A Istanbul, des mosquées pleines de fidèles sont la cible d’attentats meurtriers et spectaculaires. Des dizaines de milliers d’opposants sont arrêtés. La Turquie est au bord du chaos. Le gouvernement de l’AKP (Parti de la Justice et du Développement, post-islamiste) est incapable d’assurer la sécurité du pays. Résultat : pour la cinquième fois en cinquante ans, l’armée prend le pouvoir.

Ce complot supposé, baptisé « Opération Balyoz » (la masse du forgeron) pour renverser l’AKP peu après sa conquête du gouvernement, en 2003, n’a jamais vu le jour. Il a été décrit fin janvier par un journal turc qui a déballé une valise de 5 000 pages de documents. L’état-major des armées s’est aussitôt défendu en affirmant que les textes publiés dans la presse faisaient partie d’un simple plan d’entraînement comme il en existe dans toutes les armées du monde. Cette nouvelle crise intervient deux ans après l’affaire dite « Ergenekon », une autre tentative présumée de renversement du gouvernement islamo-conservateur.Mais la justice semble prendre l’affaire au sérieux.

Trente-trois officiers supérieurs, dont deux ex-généraux, ont été inculpés par un tribunal d’Istanbul à l’issue d’un vaste coup de filet opéré par la police, au cours duquel une cinquantaine de militaires ont été arrêtés. Sans précédent, ces arrestations constituent une nouvelle escalade dans la guerre pour le pouvoir que se livrent depuis 2002 le parti islamiste et l’omnipotent appareil militaire, qui se considère comme le gardien des institutions laïques. Car, si de nombreux intellectuels y voient un progrès pour la démocratisation du pays, l’opposition dénonce «un coup d’Etat civil».

Le risque d’une crise majeure a conduit le président Gül à organiser une réunion entre le chef de l’état-major, le général Basbug, et le Premier ministre, Recep Tayyip Erdogan, et à promettre simplement que l’affaire serait réglée dans un « cadre constitutionnel ». Ce n’est que le dernier bras de fer entre l’armée et l’AKP Après avoir boycotté les réceptions officielles pour protester contre la présence des épouses voilées de cadres de l’AKP, les généraux ont organisé en 2007 de grandes manifestations « laïques » contre la candidature d’Abdullah Gül à la présidence de la République. En 2008, une action judiciaire menée par le procureur de la Cour de Cassation a failli conduire à la dissolution du parti au pouvoir pour « activités antilaïques ». Une procédure qui pourrait être bientôt réactivée mais qui, à un an des législatives, pourrait favoriser une nouvelle victoire de l’AKP.

Source :  Le Nouvel Observateur

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Le gouvernement veut réviser la Constitution

Premier ministre Turc, RECEP TAYYIP ERDOGAN

Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a annoncé dimanche que la Constitution serait mise aux normes européennes.

Cette annonce intervient alors que le pays traverse une crise provoquée par un présumé complot militaire visant le gouvernement en 2003.

Il ne s’agira pas d’une révision de fond en comble du texte mais d’amender certains articles comme celui sur l’interdiction des partis politiques et le fonctionnement de la justice a déclaré M. Erdogan.

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Manifestation contre les coups d’Etat en Turquie

Près de 4000 personnes ont défilé ce dimanche à Istanbul pour dire non aux coups d’Etat.

Le 28 février marque, en effet, le 13ème anniversaire du renversement du gouvernement Erbakan par l’armée.

Une manifestation qui s’inscrit dans un contexte politique tendu entre l’AKP, le parti au pouvoir de Recep Tayyip Erdogan, et le corps militaire.

Après une première rencontre jeudi, le premier ministre s’est à nouveau entretenu avec le chef d‘état-major des armées ce dimanche à Ankara.

Une manière sans doute de désamorcer la crise, après l’arrestation d’une vingtaine d’officiers cette semaine.

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Des militaires soupçonnés de complot contre l’état turc

L’Etat-major s’est réuni en urgence ce mardi, alors que les interrogatoires des militaires arrêtés lundi se sont succédés toute la journée.

Deux anciens chefs d‘état-major de l’armée de l’air et de la marine figurent parmi les 49 personnes interpellées dans tout le pays et accusées d’avoir voulu renverser le gouvernement issu de la mouvance islamiste de Recep Tayyip Erdogan.

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Mert 24 février 2010 Turquie No Comments >> Mots clés: , ,

Le succès de l’AKP vu par la presse Arabe

Forum de Davos, 29 janvier 2009. Recep Erdogan quitte le plateau, estimant qu’il n’a pas pu répondre à la tirade enflammée du chef sioniste Shimon Peres défendant le massacre perpétré par l’entité à Gaza (Peres lui a présenté ses excuses un peu plus tard)

Après l’article “Le succès de l’AKP vue par la presse russe“, aujourd’hui je vous donne la vision arabe.

Tandis que la plupart des Etats arabes se délectent de leur impuissance et se chamaillent sur une longue liste de problèmes, la Turquie, lentement mais sûrement, s’affirme comme une puissance dirigeante au Moyen Orient, aux côtés d’Israël et de l’Iran.

Elle a, en particulier sous le gouvernement du Parti Justice et Développement (AKP), pris et continue de prendre des mesures stridentes en déployant son influence vers l’est, se préparant en fait au titre prometteur d’Etat de premier plan du monde musulman sunnite.

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Ramazan 31 janvier 2010 Presse No Comments >> Mots clés: , , ,

Le succès de l’AKP vue par la presse russe

Premier ministre Turc, RECEP TAYYIP ERDOGAN

La presse occidentale note que le Parti pour la Justice et le Développement (AKP) qui gouverne en Turquie depuis 2002, n’a justifié aucune des craintes  que son arrivée au pouvoir avait suscitées à l’époque.

Le succès de ce parti et de ses leaders constitue un des rares bilans positifs des années “2000″ pour l’ensemble du système des relations internationales.

La réunion des présidents de trois grands États islamiques – la Turquie, l’Afghanistan et le Pakistan – qui a débuté lundi à Istanbul, est un nouveau témoignage des ambitions turques d’être au centre du monde islamique.

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Un Turc à la tête de l’Assemblée du Conseil de l’Europe pour la première fois

Mevlut Çavusoğlu

Un Turc est devenu lundi pour la première fois président de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, une institution créée à Strasbourg en 1949.

Mevlut Çavusoğlu, député et cofondateur du Parti Justice et Développement (AKP) en Turquie, a été élu par acclamation. Il était le seul candidat.

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La langue kurde n’est plus clandestine en Turquie

Beşir Atalay explique l'ouverture démocratique au parlement turque

Beşir Atalay explique l'ouverture démocratique au parlement turque

Depuis novembre 2009 on voit apparaitre dans certains panneaux de l’est de la Turquie les noms kurdes des villages qui avaient été turquisé par le passé.

Le village de Yesildalli, par exemple, retrouve son appellation kurde : Hewarê Xas.

Cette mesure fait partie d’un vaste programme du gouvernement AKP en place en Turquie pour améliorer le droit démocratique dans ce pays ou la langue kurde été longtemps proscrit. Pourtant, il y a beaucoup des femmes de l’est du pays qui ne savent parler que le kurde.

Un département des langues régionales va ouvrir dans l’université de Mardin où sera enseigné le kurde, l’arabe et le syriaque.

Dans les années 1980, les enfants qui osaient parler le kurde dans les écoles étaient réprimés, aujourd’hui ça n’est plus le cas.

Aujourd’hui une chaine nationale TRT-6 diffuse déjà des programmes en langues kurdes. Des films sont diffusés en langue kurde jusqu’a dans les festivals de cinéma en Turquie.

Ce changement était encore inimaginable il y à quelques années.

Attention toutefois la langue d’éducation principale dans toutes les écoles de Turquie est et restera le Turque, le kurde pouvant être imaginé comme une langue optionnelle régionale comme cela se fait déjà dans des régions en France avec certaines langues.

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Mert 9 décembre 2009 À la une, Turquie No Comments >> Mots clés: , ,

Kılıçdaroğlu : « Il ne faut pas céder aux provocations »

Kemal Kılıçdaroğlu, vice-président du CHP

Kemal Kılıçdaroğlu, vice-président du CHP

Le vice-président du CHP, Kemal Kılıçdaroğlu, demande à ses partisans « de rester vigilants et de ne pas céder aux provocations venant des médias qui soutiennent l’alliance AKP-DTP » et d’ajouter : « dans la culture du CHP, il n’y pas de tradition d’allégeance comme à l’AKP »
Dans sa déclaration écrite Kılıçdaroğlu accuse l’AKP de créer un climat de peur dans tout le pays et prétend que les manœuvres du gouvernement sont soutenues par des forces extérieures : « nous autres partisans du CHP connaissons le véritable visage de la coalition AKP-DTP qui mène une politique basée sur la race et la religion. L’AKP et les médias partisans, en s’attaquant à l’identité même du CHP, ne pourront duper le peuple et voiler les problèmes du pays. L’AKP fonctionne avec une tradition de soumission. Les partisans du CHP et les patriotes, s’exprimant librement, ne tomberont pas dans le piège tendu par la coalition AKP-DTP et la presse partisane ».

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Orkun 20 novembre 2009 Politique 5 Comments >> Mots clés: , , ,

Le projet d’unité nationale à l’assemblée

Recep Tayyip Erdoğan à l'assemblée nationale le 13 novembre 2009

Recep Tayyip Erdoğan à l'assemblée nationale le 13 novembre 2009

Vendredi 13 novembre, l’Assemblée nationale a concrètement abordé le projet d’unité nationale.

C’est le ministre de l’Intérieur, Beşir Atalay, qui a commencé à expliquer le projet. Il a essentiellement dit que la Turquie avait besoin d’une nouvelle constitution, car l’actuelle est loin des réalités actuelles, et elle n’est pas assez complète au sujet de la démocratie et des droits pour tous les citoyens turcs.

Il a indiquer que la Turquie serait encore plus forte et pourrait mieux envisager de traiter tant de problèmes qui traînent en Turquie depuis trop longtemps, tout en garantissant l’unité nationale, territoriale, une seule langue principale, un seul drapeau et un seul hymne.

Le premier président de parti à donner son point de vue sur la question a été Ahmet Türk, le président du DTP. Il a indiqué qu’il était temps que tous les citoyens de la Turquie, peut importe leurs origines ethniques doivent pouvoir vivre en ayant les mêmes droits que tous les autres citoyens, sans aucune discrimination.

Le président du MHP, Devlet Bahçeli, a lui posé la question de savoir de quoi il est question dans ce projet. Il a indiqué qu’il ne comprenait pas pourquoi le gouvernement s’entête à vouloir changer les choses, et se demande vers où va la Turquie avec un tel projet. Au final, il en ressort qu’il est contre ce projet mais pour une intensification des forces armées contre les terroristes du PKK.

Le président du CHP, Deniz Baykal, et le principal parti d’opposition a fortement critiqué la position du gouvernement AKP. D’après lui le gouvernement cherche à créer des différences entre les ethnies en Turquie et qu’ils prennent pour interlocuteur les terroristes. Il a également signalé qu’il ne voit toujours pas où veut en venir exactement le gouvernement, d’après lui il y a des choses que le gouvernement veut faire en cachant la vérité au peuple Turque.

Après les avoir tous écoutés, le premier ministre Recep Tayyip Erdoğan, a donné son point de vue. Sa vision de la Turquie dans les prochaines années, ce qu’elle a besoin de changer pour être encore plus forte d’abord dans son pays ensuite dans sa région du monde, puis dans le monde globalement. Pendant ce temps là, le CHP, après avoir sorti des pancartes à l’Assemblée nationale le mardi de la même semaine, a cette fois-ci quitté les rangs de l’assemblée en plein discours du premier ministre. Ce dernier a indiqué que le but est de renforcer la démocratie, de rendre les citoyens égaux avec les droits qui leur son dus et surtout de faire cesser enfin les armes et que tout puisse se débattre au sein de l’Assemblée nationale.

Erdoğan a indiqué que d’après lui, certains politiciens profitent de la situation actuelle (avec les terroristes) pour garder leur place, leur siège de député. Ceci est surtout lancé en direction du MHP qui gagne en voix dès que les terroristes se montrent davantage. Et, il a demandé à Deniz Baykal d’aller voir ce qui se passe dans l’Est et le Sud-Est du pays avant de parler uniquement de ce qu’il voit à la télévision. Erdoğan, a fait savoir qu’il y a énormément de projets qui ont vu le jour dans cette région très longtemps délaissée par Ankara, et qu’il y a encore beaucoup d’autres projets à venir.

Autant dire qu’il va être très difficile au gouvernement AKP de compter sur le CHP et le MHP pour approuver cette démarche de renforcement de la démocratie.

Il reste le DTP qui approuve ce projet, et qui demande au gouvernement de ne pas céder à ceux qui y sont contre.

Rappelons que l’AKP possède 340 sièges à l’Assemblée nationale sur les 550 disponibles, 20 pour le DTP, 98 pour le CHP et 70 pour le MHP.

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ÖMER TAŞPINAR à écrit sur l’ouverture démocratique

ÖMER TAŞPINAR, journaliste pour SABAH

ÖMER TAŞPINAR, journaliste pour SABAH

Aujourd’hui j’ai lu un article d’ÖMER TAŞPINAR, un journaliste du journal SABAH, sur l’ouverture démocratique qui se déroule en ce moment en Turquie. Il y explique son point de vue sur la question et notamment sa vision des choses sur le processus de décomposition du PKK. Je vais essayer de vous en traduire un bout pour ceux qui ne savent pas lire le turc.

Les 34 partisans du PKK qui se sont rendu la semaine dernière et qui ont été accueilli par des milliers de gens, il y à même pas un an, si on avait dit que le PKK déposera leurs armes à ces conditions là, beaucoup de gens aurai dit oui sans hésiter, les mêmes qui aujourd’hui critiques tout ce qui se passe.

Il pose donc la question, quel aurai été l’alternatif à ce processus engagé par l’état ? la guerre, le sang et les pleurs ! Ce qu’on a fait depuis tant d’années sans réussir à résoudre le problème. L’alternatif aurai été 40 000 morts. Quelle solution auriez-vous envisagez si on vous aviez présenté les deux?

L’état, mais aussi l’armée disait bien qu’il fallait que les PKK sortent de leur montagne et reviennent à la société. Qu’est ce qu’il aurai fallu, qu’on leur dit non, surtout ne venait pas, on continue comme c’est ?

Et si c’est le fait qu’ils ai été accueilli comme des héros qui vous choquent, c’est que vous n’avez absolument rien compris au problème. Car le problème ce n’est pas uniquement le PKK, mais c’est bien un problème kurde, et le PKK c’est un des sous problèmes qui en découle.

Pourquoi pensez-vous que le DTP a tant de voix ? Eux qui soutiennent ouvertement Ocalan, ancien chef (et toujours le cas pour certains) des PKK.

Il faut qu’on arrête d’avoir peur d’une séparation de la Turquie. Il faudera énormément de force pour éclater un pays qui se démocratise comme le nôtre. Un pays qui renoue le dialogue avec l’Arménie, embrasse ses voisins syriens, cherche une solution pour Chypre, fait tout ce qu’il faut pour entrer dans l’Europe, arrive à avoir de bonne relation avec la Russie aussi bien qu’avec les États-Unis, carrefour des énergies, fait partie des 20 pays les plus puissants du monde (G20).

Que vous faut-il de plus ?!

À côté de tout cela, regarder ce que vaut l’accueil fait au PKK, ce n’est même pas comparable.

Désormais, la Turquie casse sa coquille et veut jouer dans la cour des grands, se faire entendre à l’échelle mondiale.

Et malgré toutes ces bonnes choses, certains ne sont toujours pas contents, peur d’un leader qui était membre d’un parti islamiste. Les autres parties n’ont jamais rien apporté de concret à notre pays. Alors oui c’est normal de se poser des questions, d’avoir peur, de se demander ce que va devenir le pays. Un changement de cette envergure ne se fait pas sans mal.

Malheureusement en Turquie on à le CHP et le MHP qui n’ont aucun projet construit et précis à proposer. Par contre, ils savent très bien faire trainer les problèmes. Leur seul discours entraine les gens dans la colère et la peur.

Alors que les PKK déposent les armes et sortent de leurs montagnes, Devlet Bahçleli, président du MHP propose encore au contraire d’y allé dans les montagnes. Peut être que le pays serai mieux si lui y allé dans ces montagnes.

Et Deniz Baykal, président du MHP, n’a encore jamais énoncé la moindre mesure à mettre en place pour essayer de résoudre le problème. En fait, leur seul souci sera la résolution du problème.

Lire l’article complet en turc.

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Ramazan 27 octobre 2009 À la une, Turquie No Comments >> Mots clés: , , , , ,

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