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Sarkozy se rendra en Turquie mais n’ouvre toujours pas la porte de l’UE

Nicolas Sarkozy, ici avec le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan à l'entrée de l'Elysée, a accepté mercredi une invitation pour une visite officielle en Turquie malgré son opposition persistante à l'adhésion du pays à l'Union européenne.

Nicolas Sarkozy a promis aujourd’hui au Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan qu’il se rendrait en Turquie au début de la présidence française du G20 qui débute en novembre.

Ce matin, lors d’une rencontre entre les deux hommes à l’Elysée, le président français a accepté l’invitation du chef du gouvernement turc à visiter la Turquie et devrait s’y rendre “rapidement après le début de la présidence française du G20 (…) pour poursuivre la coopération entre les deux pays”, a indiqué la présidence française sans plus de détail.

Lors de cet entretien, M.Erdogan et M. Sarkozy ont rappelé leurs positions respectives sur l’adhésion de la Turquie à l’Union européenne (UE) et sont convenus de “renforcer la coopération entre la Turquie et la France dans tous les domaines, y compris économique”.

Le ministre des Affaires étrangères Ahmet Davutoğlu, le ministre d’Etat Egemen Bağış ainsi que leurs homologues réciproques Bernard Kouchner et Pierre Lellouche participent également à l’entretien.

Depuis son arrivée au pouvoir en mai 2007, Nicolas Sarkozy a fait de la France l’un des plus farouches opposants à l’entrée de la Turquie dans l’UE, estimant notamment qu’elle ne fait pas géographiquement partie de l’Europe.

La France est notamment le deuxième investisseur en Turquie et le Premier ministre devait rencontrer mercredi après-midi 200 patrons français au Medef.

Les deux hommes ont également évoqué la lutte contre le terrorisme et Nicolas Sarkozy a assuré son interlocuteur que la France serait d’une “fermeté totale” face aux séparatistes kurdes du PKK.

Ils ont aussi discuté des questions régionales, le président français se félicitant des efforts de rapprochement entre la Turquie et l’Arménie, ainsi que de la situation au Proche-Orient.

Face à l’impasse du processus de paix israélo-palestinien, ils ont estimé nécessaire de réfléchir à des “initiatives fortes” pour le relancer.

Le Premier turc a enfin défendu une nouvelle fois le recours à la diplomatie dans le dossier du nucléaire iranien, là où la France et les pays occidentaux souhaitent des sanctions rapides contre Téhéran.

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