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Réunification de Chypre: Ban Ki-Moon met une échéance à Mars 2011

Genève ne sera pas le point final de négociations de réunification qui n’en finissent plus entre les dirigeants chypriotes turcs et grecs.

Dervis Eroglu et Demetris Christofias ont tous deux annulé leur point presse hier après-midi au Palais des Nations.

Un silence gêné qui en dit long sur les divergences qui subsistent.

Le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon, qui avait invité les deux hommes à Genève, a été le seul à s’exprimer après la rencontre, insistant sur les points de rapprochement des deux délégations depuis la dernière rencontre à New York en novembre dernier.

On est donc encore loin d’un accord sur la réunification de l’île.

Las, Ban Ki-moon a fini par fixer une échéance finale en mars prochain, tant la lenteur des progrès sur ce dossier a épuisé les espoirs depuis 2008. «Le point de friction le plus fort demeure celui des déplacés et des propriétés spoliées. Les deux parties sont cependant tombées d’accord sur la méthode», note Ahmet Sozen, universitaire chypriote turc impliqué dans le projet Chypre 2015 de l’ONG Interpeace, partenaire de l’ONU dans la recherche d’une solution négociée à Chypre.

«Pour les 100 000 déplacés grecs et les quelque 40 000 Turcs privés de terres à la suite de la division de l’île en 1974, trois scénarios ont été retenus: soit la restitution au propriétaire, soit le versement d’une compensation financière, ou enfin, l’échange de terres de part et d’autre de la ligne verte séparant les deux communautés», explique Ahmet Sozen.

«De récents sondages montrent que les Chypriotes veulent plus que des discussions, ils veulent une solution», rappelait hier Ban Ki-moon en hommage au travail d’Interpeace.

Dans cette enquête, les opinions chypriotes grecque (68%) et turque (65%) se montrent favorables à un accord et prêtes à former une fédération, même si la méfiance subsiste. Ban Ki-moon s’est déclaré prêt à intensifier les négociations pour présenter un «rapport positif» à la fin du mois de février au Conseil de sécurité. Fait-il semblant d’y croire pour forcer le destin?

«Depuis le référendum de 2004 sur la réunification, rejeté par 75% des Chypriotes grecs et adopté par 65% des Chypriotes turcs, le oui a progressé dans la partie grecque», estime Ahmet Sozen. Mais il reconnaît que les opinions se lassent aussi, faute de résultats concrets dans le processus qui doit mener l’île européenne à retrouver son unité.

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Ramazan 27 janvier, 2011 Politique étrangère No Comments >> Mots clés: , ,

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