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ÖMER TAŞPINAR à écrit sur l’ouverture démocratique

ÖMER TAŞPINAR, journaliste pour SABAH

ÖMER TAŞPINAR, journaliste pour SABAH

Aujourd’hui j’ai lu un article d’ÖMER TAŞPINAR, un journaliste du journal SABAH, sur l’ouverture démocratique qui se déroule en ce moment en Turquie. Il y explique son point de vue sur la question et notamment sa vision des choses sur le processus de décomposition du PKK. Je vais essayer de vous en traduire un bout pour ceux qui ne savent pas lire le turc.

Les 34 partisans du PKK qui se sont rendu la semaine dernière et qui ont été accueilli par des milliers de gens, il y à même pas un an, si on avait dit que le PKK déposera leurs armes à ces conditions là, beaucoup de gens aurai dit oui sans hésiter, les mêmes qui aujourd’hui critiques tout ce qui se passe.

Il pose donc la question, quel aurai été l’alternatif à ce processus engagé par l’état ? la guerre, le sang et les pleurs ! Ce qu’on a fait depuis tant d’années sans réussir à résoudre le problème. L’alternatif aurai été 40 000 morts. Quelle solution auriez-vous envisagez si on vous aviez présenté les deux?

L’état, mais aussi l’armée disait bien qu’il fallait que les PKK sortent de leur montagne et reviennent à la société. Qu’est ce qu’il aurai fallu, qu’on leur dit non, surtout ne venait pas, on continue comme c’est ?

Et si c’est le fait qu’ils ai été accueilli comme des héros qui vous choquent, c’est que vous n’avez absolument rien compris au problème. Car le problème ce n’est pas uniquement le PKK, mais c’est bien un problème kurde, et le PKK c’est un des sous problèmes qui en découle.

Pourquoi pensez-vous que le DTP a tant de voix ? Eux qui soutiennent ouvertement Ocalan, ancien chef (et toujours le cas pour certains) des PKK.

Il faut qu’on arrête d’avoir peur d’une séparation de la Turquie. Il faudera énormément de force pour éclater un pays qui se démocratise comme le nôtre. Un pays qui renoue le dialogue avec l’Arménie, embrasse ses voisins syriens, cherche une solution pour Chypre, fait tout ce qu’il faut pour entrer dans l’Europe, arrive à avoir de bonne relation avec la Russie aussi bien qu’avec les États-Unis, carrefour des énergies, fait partie des 20 pays les plus puissants du monde (G20).

Que vous faut-il de plus ?!

À côté de tout cela, regarder ce que vaut l’accueil fait au PKK, ce n’est même pas comparable.

Désormais, la Turquie casse sa coquille et veut jouer dans la cour des grands, se faire entendre à l’échelle mondiale.

Et malgré toutes ces bonnes choses, certains ne sont toujours pas contents, peur d’un leader qui était membre d’un parti islamiste. Les autres parties n’ont jamais rien apporté de concret à notre pays. Alors oui c’est normal de se poser des questions, d’avoir peur, de se demander ce que va devenir le pays. Un changement de cette envergure ne se fait pas sans mal.

Malheureusement en Turquie on à le CHP et le MHP qui n’ont aucun projet construit et précis à proposer. Par contre, ils savent très bien faire trainer les problèmes. Leur seul discours entraine les gens dans la colère et la peur.

Alors que les PKK déposent les armes et sortent de leurs montagnes, Devlet Bahçleli, président du MHP propose encore au contraire d’y allé dans les montagnes. Peut être que le pays serai mieux si lui y allé dans ces montagnes.

Et Deniz Baykal, président du MHP, n’a encore jamais énoncé la moindre mesure à mettre en place pour essayer de résoudre le problème. En fait, leur seul souci sera la résolution du problème.

Lire l’article complet en turc.

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Ramazan 27 octobre, 2009 À la une, Turquie No Comments >> Mots clés: , , , , ,

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