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L’institut du Bosphore poursuit sa tournée des villes françaises

Vecteur de rapprochement entre la France et la Turquie, l’institut du Bosphore poursuit sa tournée des villes françaises.

Après Bordeaux et Toulouse l’an passé, c’est Lyon qui l’a accueilli cette semaine.

Depuis jeudi et jusqu’à samedi, l’Institut du Bosphore fait étape à Lyon. Créé en 2009 pour suppléer les actions de lobbying sensée représenter la Turquie en Europe.

Cette décision de créer un institut formel est survenue lorsque la demande unilatérale d’adhésion à l’Union Européenne a commencé à trouver ses limites.

En tournée dans les grandes villes françaises, dont Toulouse et Bordeaux en 2010, l’Institut du Bosphore, dont le siège se trouve à Paris, souhaite aujourd’hui élargir ses horizons et aller à la rencontre des régions de l’hexagone.

Parrainé par la TÜSIAD, l’équivalent turque du MEDEF français, ainsi que par l’association “Confrontations Europe”, l’Institut du Bosphore a pour but de “changer l’image de la Turquie en France” qui “mérite mieux” que celle dont elle jouit aujourd’hui.

Car si la Turquie a tendance à faire peur aux investisseurs français, elle est pourtant l’un des rares pays a avoir réussi à maintenir un taux de croissance oscillant autour des 6%, et ce malgré la crise.

La TÜSIAD faisant parti des soutiens de l’Institut du Bosphore, les enjeux de cette visite sont principalement économiques mais pas seulement. L’un des objectifs, c’est “d’engager le dialogue économique puis élargir le champ de vision pour améliorer les rapports globaux entre la France et la Turquie”.

Autre partenaire, l’association “Confrontations Europe”, qui milite entre autres pour l’adhésion de la Turquie à l’UE.

Sa présidente, Claude Fischer, a réaffirmé son soutien à la candidature turque : “La Turquie est un trait d’union Est-Ouest” et “un pays dynamique”.

Mais si la Turquie est bien connue des 250 sociétés françaises implantées sur place, elle doit viser plus large : “Les grosses entreprises connaissent la Turquie, mais il faut maintenant aller chercher les PME et se faire connaître dans les régions”.

Les rencontre avec le Conseil Général, le Conseil Régional, Gérard Collomb la CCI et le MEDEF notamment devraient permettre d’offrir une plus grande visibilité à la Turquie via l’Institut du Bosphore, en tout cas à Lyon.

“Aujourd’hui, le débat sur la Turquie est tabou. Il faut aller voir les étudiants, lancer des débats”. Les membres de l’institut turque sont conscients du travail à faire dans les mentalités. L’aspect culturel est donc également envisagé. Les nouvelles cibles sont les universités, et en particulier les échanges d’étudiant, notamment avec la prestigieuse université francophone de Galatasaray.

Ainsi, l’EMLyon, école de commerce, pratique ces échanges depuis cinq ans déjà.

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Ramazan 13 février, 2011 France No Comments >> Mots clés: , , ,

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