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Les relations Turquie-France des plus bas…

Le ministère français des Affaires étrangères a mis en garde, mardi, la Turquie contre d’éventuelles représailles économiques à l’adoption en France d’une loi réprimant la négation du génocide arménien.

Concernant le volet commercial, Pariss rappelle qu’Ankara était tenu par ses engagements internationaux.

«Il faut bien garder présent à l’esprit le respect des règles internationales», a déclaré lors d’un point-presse le porte-parole du ministère, Bernard Valero.

Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a prévenu la France de “graves” conséquences si elle adoptait un projet de loi pénalisant la non reconnaissance du génocide arménien, que la Turquie a toujours nié, demandant personnellement à Nicolas Sarkozy de barrer la route à ce texte

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«Si cette loi est adoptée, il y aura beaucoup de dommages et conséquences pour les deux pays», a déjà averti lundi le patron de l’Union des Chambres de commerce et des Bourses de Turquie (TOBB), Rifat Hisarciklioglu, venu plaider à Paris la cause turque à la tête d’une délégation d’industriels.

«Sur ce domaine particulier du commerce, des relations économiques, je rappelle que la Turquie est membre de l’Organisation mondiale du commerce, et qu’elle est liée à l’Union européenne par un accord d’union douanière. Ces deux engagements juridiques impliquent un traitement non discriminatoire à l’égard des entreprises de l’Union européenne», a-t-il insisté.

L’Assemblée examine jeudi la proposition de loi

L’Assemblée nationale française a prévu d’examiner jeudi une proposition de loi prévoyant un an de prison et une amende de 45 000 euros en cas de négation d’un génocide reconnu par la loi. Paris a reconnu en 2001 le génocide arménien.

Opposée à ce texte, la Turquie a dépêché en début de semaine à Paris deux missions, l’une d’industriels, l’autre de parlementaires, pour obtenir que le Parlement n’examine pas la proposition de loi.

Si elle admet que jusqu’à 500 000 personnes sont mortes entre 1915 et 1917, la Turquie considère qu’elles ont été les victimes des aléas de la Première guerre mondiale et non celles d’un génocide.

Ces derniers jours, Ankara a menacé Paris d’un rappel de son ambassadeur, de l’expulsion de son homologue français en Turquie, et de «conséquences graves (et) irréparables» pour les relations entre les deux pays. Des mesures défavorables aux intérêts économiques et commerciaux de la France en Turquie seraient en préparation. Le chef de l’Etat turc, Abdullah Gül, a appelé la France à abandonner cette proposition de loi qu’il juge «inacceptable».

«Il n’est pas question pour nous d’accepter cette proposition de loi (…) qui dénie le droit de rejeter des accusations infondées et injustes contre notre pays et notre nation», a souligné le président turc, selon son service de presse mardi.

 

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Leyla 21 décembre, 2011 Turquie No Comments >>

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