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Les Franco Turcs partent pour d’autres horizons

Depuis la crise qui sévit et qui touche un grand nombre en Europe et notamment en France, des milliers de jeunes diplômés ont décidé de quitter la France.

Il n’y a pas de chiffres officiels pour l’instant mais le constat est bien là et les témoignages sont poignants de la part des Franco-Turcs.

Pour l’instant nous n’ignorons s’ils comptent revenir, mais il ne fait aucun doute que de nombreux jeunes veulent quitter le pays“, signale ce chef d’entreprise ayant pris une stagiaire qui ne veut même plus rester en échange d’un contrat d’embauche en CDI.

Mais rien d’étonnant quand on voit le comportement de certains responsables politique qui engendre de fait une fuite des cerveaux.

Les français d’origine turque affirment que dans leur choix d’option, ils veillent à apprendre une 2ème langue étrangère afin de pouvoir quitter le pays.
C’est le cas de Hasan et d’Ismail architecte et urbaniste qui cherchent à parfaire leur connaissance de l’anglais : “Avant nous travaillions dans notre secteur, mais avec la dégradation de la situation économique, nous avons dû accepter des emplois qui ne correspondent pas à nos aspirations, ni à notre formation“.

Aujourd’hui le peu de croissance économique en France, l’absence de méritocratie démocratique, le manque de réseau les ont conduits à entreprendre des démarches pour émigrer vers un pays plus ouvert et apte à donner une chance à leur profil.

Leur objectif : travailler en Turquie avec tous les pays voisins turcophones. “Nous avons une chance inouïe de pouvoir progresser professionnellement grâce à nos compétences et vivre dans un pays où l’on respecte la dignité humaine dans un environnement vraiment laïc.” rajoute-t-il.

A leur allure, ces jeunes ne sont pas des militants politiques mais ils se disent se sentir proches de gouvernements qui laissent la possibilité à tous d’exister.

Pour l’instant, ces mêmes jeunes ne semblent pas être optimistes sur d’éventuels changements qui pourraient se produire pour les Franco-Turcs.
Ismail précise : “ Je veux vivre dans une société où mon travail sera récompensé et dans un environnement tranquille pour élever mes enfants sans que ces derniers se sentent obligés de se justifier sur leurs origines… Mes parents sont partis de Turquie pour des raisons économiques et sur invitation de la France. Car il y avait une très forte demande de mains d’oeuvre il y a maintenant plus de 30 ans. Aujourd’hui, le gouvernement français s’immisce dans les aspects les plus intimes de notre vie, et je me sens en tant que français étranger à ce pays qui n’accepte pas mes différences. Il est hors de question pour moi d’être un réfugié psychologique de ce pays…”

En 2006, le rapport du Fonds monétaire international (FMI) estimait déjà que cette saignée des talents coûtaient très cher à la France notamment.

Il est simple de constater aujourd’hui que ce phénomène de fuite des cerveaux n’est pas propre qu’aux Franco-Turcs.

En effet, le journal ‘Bild’ de l’Allemagne avait déclaré l’an dernier que 40.000 Allemands d’origine Turc avaient quitté le pays pour s’installer dans leur pays d’origine.

Le sujet serait traité par le Président Turc Abdullah Gül lors de sa visite en Allemagne, il y a maintenant quelques mois, ” La situation politique et économique des années 60-70 avait poussée nos peuples à migrer vers les pays étrangers…notre situation étant en pleine amélioration, il n’est pas difficile de comprendre le souhait de mon peuple à retourner dans leur pays d’origine “.

Que rajouter à tout cela, si ce n’est que moi, Belge d’origine Turc, ainsi que la majorité de mon entourage, ne concourons à accomplir les mêmes souhaits que nos compatriotes.

Une petite réflexion à faire tout de même de la part des lecteurs et lectrices…

Ne vous étonne-t-il guère cette situation réunissant tout ce peuple Turc vivant aux quatres coins du monde et recourant à la même issue dès que l’occasion se présente ?

La réponse serait bien évidemment adressée à ceux qui qualifieraient cet acte comme de la “lacheté” car une auto-critique s’impose à partir du moment où le courant ne suit qu’une seule direction…celle d’une vie meilleure.

Leyla Sultan Yilmaz

Sources Hurriyet gazetesi, Turquie News…

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Ramazan 15 novembre, 2011 Europe No Comments >> Mots clés: , ,

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