Accueil » Économie » Lecture courante:

Les échanges bilatéraux franco-turcs ont atteint un nouveau record

En augmentation de 17,3% en 2010, les échanges bilatéraux franco-turcs ont atteint un nouveau record (11,623 milliards d’€) qui s’améliore de 4,7% par rapport à 2008.

Comme tous les trimestres, notre Chambre propose de faire le point sur les échanges commerciaux entre nos deux pays.

Les bons résultats de 2010 récemment publiés par les Douanes sont prometteurs pour l’avenir.

Le commerce bilatéral entre la Turquie et la France a souffert des fluctuations de la conjoncture économique et de l’atonie de la demande mondiale en 2009.

Après une contraction de 10,7% en 2009, il a augmenté de 17,3% en 2010 pour atteindre 11,6 milliards d’Euros, un montant supérieur au niveau record de 2008 (11,1 milliards d’Euros).

Les échanges commerciaux entre les deux pays ont rebondis aux 3eme et 4ème trimestres 2010 en raison essentiellement des performances exceptionnelles de l’automobile et de l’aéronautique françaises, principaux soutiens du commerce bilatéral franco-turc cette année.

Ces ventes à la Turquie dans les secteurs aéronautique et automobile permettent notamment à la France de dégager un excédent commercial de 853 millions d’€ en 2010 après un déficit de 227 millions d’€ en 2009. Cette nette amélioration est également due à une progression des exportations françaises en Turquie, bien plus vive que celle des exportations turques en France en cette année de reprise économique, certes plus marquée en Turquie qu’en France.

La vigueur de la consommation intérieure, de la production industrielle (+17% en 2010) et le niveau des dépenses d’investissements des entreprises ont permis aux exportations françaises en Turquie (record de 6,238 milliards d’€) d’augmenter de 29% en 2010 après la contraction de 2009 (-15%). Les exportations turques en France (record de 5,385 milliards d’€) n’ont augmenté que de 6,3% en 2010 (après le recul de 2009, -5,3%). Au final, celles-ci n’ont augmenté que de l’ordre de 1% en 2010 par rapport à 2008.

A l’exclusion des produits pharmaceutiques (-6% en raison de l’apparition de nouvelles contraintes réglementaires et tarifaires en Turquie ; 4ème poste représentant 7% du total des exportations françaises en Turquie), tous les principaux autres postes des livraisons françaises en Turquie enregistrent de belles performances : +7,7% pour les équipements pour automobiles ( 1er poste avec 12% du total), +1.066,2% pour l’aéronautique (2ème poste avec 11%), +55,6% pour les véhicules automobiles (3ème poste avec 11%), +17,5% pour les produits sidérurgiques de base et les ferroalliages (5ème poste avec 6% du total) et +17,8% pour les matières plastiques (6ème poste avec 4% du total des exportations françaises en Turquie). Ces 6 produits ont représenté près de 50% des exportations françaises en Turquie en 2010 (44% en 2009 et 43% en 2008).

L’évolution nettement moins prononcée des exportations turques en France, où les effets de la crise n’ont pas encore disparus malgré la vigueur de la consommation des ménages, s’explique par une contre-performance dans les ventes d’automobiles (1er poste représentant 34% du total des exportations turques en France), surtout au dernier trimestre, du fait du rabaissement progressif des “primes à la casse” en France (+0,2% par rapport aux 9 premiers de l’année 2009 mais -8% sur l’ensemble de l’année). Mais les 4 autres importants secteurs des exportations turques en France (habillement, textile de maison, appareils électroménagers et produits électroniques grand public) affichent des performances intéressantes ; la meilleure progression étant celle des équipements pour automobiles (+23,6%), suivie de celle des produits électroniques grand public (+18,9%). Ces 5 secteurs représentent toujours les 2/3 des exportations turques en France.

En 2010, la Turquie se maintient au 13ème rang des partenaires commerciaux de la France (6ème rang hors pays de l’UE après respectivement la Chine, les Etats-Unis, la Suisse, la Russie et le Japon). En devançant la Pologne, elle devient la 11ème destination des exportations françaises (5ème rang hors pays de l’UE après respectivement les Etats-Unis, la Chine, la Suisse et la Russie (pour 16 millions d’€ en plus) mais devant le Japon et l’Algérie). Elle perd toutefois une place au profit de la Suède et devient le 15ème fournisseur de la France (6ème rang hors pays de l’UE derrière respectivement la Chine, les Etats-Unis, la Russie, la Suisse et le Japon).

Selon les statistiques des Douanes turques (*), la France, perd une place au profit des Etats-Unis et devient le 6ème partenaire commercial de la Turquie après respectivement l’Allemagne, la Russie, la Chine, l’Italie et les Etats-Unis. Elle perd également 3 places (au profit de l’Angleterre, l’Italie et l’Irak) pour devenir la 5ème destination des exportations turques (après respectivement l’Allemagne, le Royaume-Uni, l’Italie et l’Irak, mais devant la Russie et les Etats-Unis) mais demeure au 6ème rang des fournisseurs de la Turquie (après respectivement la Russie, l’Allemagne, la Chine, les Etats-Unis, et l’Italie mais devant l’Iran).

Depuis le début de ce siècle, nos échanges ont augmenté de 11,5% en moyenne par an hors crises économiques de 2001/2002 et 2009. L’objectif affiché par nos deux gouvernements est d’atteindre 15 Mds d’€ en 2012. Il s’agit donc de faire progresser nos échanges bilatéraux de 14% en 2011 puis autant en 2012. Une cible certes difficile à atteindre mais qui n’est pas inaccessible compte-tenu du contexte économique plus que favorable en Turquie.

Share
Ramazan 28 février, 2011 Économie No Comments >> Mots clés: , ,

Commentaires sur cet article:







*

Catégories

Login

Turquie de France sur Facebook

FootBall

Méssage récent du Forum