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Les dockers français retrouvent du travail grâce à la Turquie

Port de brégaillon : Après 14 mois passés au chômage partiel, les dockers sont à nouveau sur le pont avec l’ouverture de la ligne roro

Ça faisait longtemps qu’on ne les avait pas vus avec un sourire aussi large, les dockers du port de Brégaillon.

Après le départ du Grimaldi et le fiasco de l’Ital roro one, qui les ont plongés au chômage partiel pendant 14 mois, les dockers sont à nouveau sur le pont. Du boulot plein les bras.

L’ouverture de la ligne à destination de la Turquie, le 7 avril dernier, par l’opérateur turc UND Deniz – représenté localement par l’Agence maritime varoise -, a apporté une bouffée d’air frais aux dockers français.

Employés par le Comptoir général maritime varois, les 13 salariés « mensuels », c’est-à-dire les dockers permanents, ont échappé de peu au licenciement économique. « Pendant 14 mois, on a tourné en rond. On entendait parler de la ligne vers la Turquie, mais on se demandait si c’était du lard ou du cochon. Nous, maintenant, on est comme saint Thomas : on croit que ce qu’on voit », explique Marcel Graziani, docker depuis 30 ans et délégué syndical FO.

Et ils ont vu : deux bateaux turcs qui accostent le mercredi et le dimanche, chargés de camions et de remorques, eux-mêmes gavés de marchandises et qu’il faut débarrasser pour en remettre d’autres à la place. « Un bateau peut contenir 256 camions et remorques. Ils viennent de toute l’Europe de l’ouest. C’est un sacré boulot pour les faire débarquer et pour en embarquer d’autres. Mais les Turcs sont impressionnés par notre efficacité. Et aussi parce que nos chauffeurs sont jeunes et bien formés. Chez eux, les bons conducteurs sont plus âgés », affirme Marcel Graziani.

« Les affaires reprennent »

Les jeunes, ce sont essentiellement les dockers « journaliers », ceux qui bossent au coup par coup, quand il faut du renfort. Ils sont 30 à travailler ainsi au port de Brégaillon. Eux aussi ont connu une traversée du désert. Aujourd’hui, ils participent à la renaissance du port. « Les affaires reprennent. Cette ligne, c’est du solide. Les mecs sont sérieux, pas comme pour Ital roro. M. Brennac (le patron de l’AMV), il s’y connaît, lui. Il nous a jamais lâchés. Aujourd’hui, l’activité va crescendo : un troisième bateau va renforcer la ligne à la mi-juin. On aura besoin de bras pour porter la marchandise, c’est bon signe pour l’embauche des jeunes », souligne encore le syndicaliste.

Les dockers ont enfin repris confiance. « Le travail amène le travail, observe Yves Pasqualini, docker depuis 1975. Les Turcs ont vu le site, ils savent qu’on bosse bien ».

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Ramazan 12 mai, 2010 Économie, En bref No Comments >> Mots clés: , ,

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