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Les banques se régalent sur les Grecques

La Grèce a écoulé à nouveau de la dette sur les marchés ce lundi.

Les banques européennes, favorisées dans cette émission d’obligations à 7 ans, peuvent réaliser de jolis bénéfices.

La Grèce, refinance sa dette sous forme d’obligations à 7 ans.

Cette émission de titres du Trésor grec représente une bonne affaire pour les banques européennes, qui semblaient en milieu d’après-midi honorer l’offre d’Athènes.

En début d’après-midi, les ordres d’achat se sont montés à environ 7 milliards d’euros, Athènes s’est contentée de 5 milliards.

Bonne surprise pour la Grèce, le coupon de l’obligation s’est limité à 5,90%, en dessous des opérations précédentes. Le rendement («yield») a été fixé à 6%. «C’est très bas pour la Grèce dans le contexte actuel car Athènes a annoncé ce lundi qu’elle pourrait rembourser sans problème 8,2 milliards d’euros de dettes qui arrivent à échéance», a commenté Ciaran O’Hagan, responsable recherche strategie taux à la Societe Generale.

«Le pire est derrière nous.»

Pour mener l’opération de ce lundi, Athènes a mandaté plus de banques européennes que les fois précédentes, avec ING et Société Générale CIB. Deux banques grecques, Alpha Bank et Emporiki (filiale du Crédit agricole), ainsi que Bank of America-Merrill Lynch, sont aussi partie prenante.

«Double opportunité»

«L’opération représente une double opportunité», explique Patrick Jacq, stratégiste taux et devise chez BNP Paribas. D’abord, la Grèce a besoin de refinancer sa dette et elle bénéficie de la garantie de l’Eurogroupe. Ensuite, pour les banques, le taux de l’émission est très bien payé considérant le risque finalement limité. La Hongrie et la Turquie, par exemple, moins bien notées, profitent d’un taux d’intérêt meilleur marché. Les investisseurs, rassurés, sont donc à l’achat sur l’obligation grecque, explique en substance le stratégiste.

Les banques européennes peuvent donc acheter les obligations grecques et les utiliser comme dépôt à la Banque centrale européenne (BCE) contre des prêts à plus courts termes mais à un taux d’intérêt de seulement 1%. Rendement de l’obligation grecque (6%) contre taux de refinancement de la BCE (1%)… Le calcul est vite fait et la marge appréciable.

Les précédentes opérations, lancées le 25 janvier et le 4 mars dernier, avaient généré cinq fois plus de demande que d’offre. La Grèce doit lever près de 20 milliards d’euros sur les marchés pour refinancer sa dette d’ici fin mai.

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Ramazan 29 mars, 2010 Économie, En bref No Comments >> Mots clés: , ,

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