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Le Premier ministre nouveau-zélandais John Key à Ankara

Le Premier ministre nouveau-zélandais John Key est arrivé à Ankara à l’invitation du Premier ministre turc Recep Tayyip Erdoğan pour une visite officielle.

John Key a été accueilli à l’aéroport Esenboğa d’Ankara par le ministre du Travail et de la Sécurité sociale Ömer Dinç, le gouverneur d’Ankara Kemal Önal et les autres responsables.

Le Premier ministre hôte rencontrera dans le cadre de ses contacts à Ankara son homologue turc Erdoğan et sera reçu par le Président de la République Abdullah Gül.

Au cours de la visite devraient être signés l’accord sur la prévention de la double taxation entre la Turquie et la Nouvelle Zélande ainsi que l’accord sur le programme “Vacances en travaillant”. Par ailleurs un communiqué conjoint devrait être signé.

Le Premier ministre nouveau-zélandais et la délégation l’accompagnant visiteront aussi Çanakkale et la presqu’ile de Gallipoli dans le cadre des cérémonies de commémoration du 95ème anniversaire de la guerre terrestre des Dardanelles.

La bataille des Dardanelles, aussi appelée la bataille de Gallipoli, eut lieu durant la Première Guerre mondiale.

Le but de cette bataille était de contrôler la mer de Marmara. L’idée d’éliminer l’Empire ottoman de la guerre par une action navale fut présentée au conseil de guerre par le premier lord de l’Amirauté, Winston Churchill, vers la fin de novembre 1914. Selon le plan initial, une force navale devait attaquer le détroit afin d’ouvrir la route vers Istanbul. Malgré les réserves présentées de plusieurs côtés, ce plan fut dûment approuvé en janvier 1915.

Une expédition terrestre fut alors organisée contre Gallipoli. 75 000 soldats alliés débarquèrent le 24 avril, mais l’effet de surprise était raté et les défenses ottomanes avaient été renforcées. Les gains initiaux des alliés furent perdus et les forces britanniques, françaises, australiennes et néo-zélandaises se trouvèrent bloquées sur le cap Helles, entre la mer et les collines tenues par les Ottomans. Les défenses ottomanes, sous le commandement du général Liman von Sanders, étaient habilement manœuvrées, à la grande surprise des alliés. Parmi les hommes qui se distinguèrent dans le camp ottoman se trouvait un jeune colonel, Mustafa Kemal, qui devait plus tard instaurer la République et moderniser le pays, devenant le premier président sous le nom d’Atatürk.

Un débarquement de troupes fraîches plus au nord, le 6 août, fit peu de différence, sinon d’allonger la liste des victimes. Celles-ci augmentèrent de façon inquiétante dans la chaleur de l’été. Les alliés connurent l’enfer des rats, de la dysenterie, de la soif et des insectes. Les survivants furent évacués de décembre 1915 au 9 janvier 1916. L’opération manquée fit environ 250 000 morts du côté des alliés, contre environ 211 000 côté ottoman.

L’aveu de l’échec : après le départ forcé de Churchill, c’est au tour d’Hamilton de supporter la défaite, son remplaçant Monro, devant la situation bloquée et l’arrivée de l’hiver ordonne la retraite. Kitchener confirme cet ordre après une inspection sur place. Le rapport entre les effectifs combattants tourne largement à l’avantage des Ottomans, le terrain supporte les mêmes tranchées qu’en France et les défenseurs possèdent l’avantage en artillerie lourde; la retraite devient obligatoire d’autant que la situation dans les Balkans s’aggrave. Deux divisions, celle de Bailloud et une britannique, s’embarquent pour Salonique au secours de la Serbie en violant la neutralité grecque.
L’évacuation, seule réussite de la campagne : du 8 octobre au 9 janvier, 100 000 hommes, 200 canons, 5 000 animaux sont évacués exclusivement de nuit sans que les Ottomans ne puissent s’y opposer. Le repli commence par l’évacuation de Suvla et des positions isolées. L’évacuation de la position principale sur la pointe sud de la presqu’île semble plus complexe mais l’armée ottomane ne réagit pas et l’évacuation se termine bien pour les Alliés.

L’expédition aura coûté la mise hors combat de 50 000 sénégalais et français et 200 000 britanniques et ANZACS (Australiens et Néo-Zélandais). Les Ottomans se sont battus héroïquement, tandis que les agresseurs devaient envahir une région moins bien défendue, pour cause de neutralité du royaume de Grèce.

Pour en savoir un peu plus sur la bataille des dardanelles

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