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La zone Euro demande l’aide du FMI pour sortir la Grèce de la crise

Le Fonds monétaire international a désormais un pied dans la zone euro, où il va intervenir pour la première fois depuis la création de l’union monétaire avec la demande formelle de la Grèce de recevoir un prêt de l’institution.

Le 25 mars, M. Trichet jugeait ainsi “très très mauvais” que les Européens abandonnent une partie de leurs responsabilités au FMI.

Le FMI se préparait depuis plusieurs mois à cette éventualité, de plus en plus évidente au fur et à mesure qu’Athènes s’enfonçait dans la crise budgétaire.

“Nous sommes prêts à agir rapidement”, a déclaré vendredi dans un communiqué le directeur général du Fonds, Dominique Strauss-Kahn.

Un plus grave problème pourra survenir si le la crise grecque se propage au sain de la zone euro.

“Nous avons travaillé en étroite collaboration avec les autorités grecques depuis plusieurs semaines sur cette aide technique, et nous avons une mission sur place depuis quelques jours qui travaille avec les autorités locales et l’Union européenne”, a-t-il rappelé.

En vertu d’un accord conclu avec les dirigeants de la zone euro le 11 avril, le Fonds doit contribuer à hauteur d’un tiers au plan d’aide pour le pays.

Un autre pas important avait été franchi avec l’envoi à Athènes d’une mission pour discuter du programme économique pouvant permettre un prêt. Cette équipe s’est mise au travail dans la semaine.

Le FMI assortit tous ses prêts d’un taux d’intérêt avantageux (3,26% actuellement dans le cas d’un pays comme la Grèce), d’une échéance de remboursement relativement longue, mais surtout de conditions strictes.

D’après M. Strauss-Kahn, mercredi la mission se mettait à examiner ces conditions. Jusque-là, “nous n’étions pas impliqués dans toutes les discussions financières. Nous commençons seulement maintenant”, soulignait-t-il mercredi.

On sait déjà que les efforts demandés à Athènes comporteront une forte dose de rigueur sur le volet des dépenses et de réformes sur le volet des recettes pour améliorer les performances fiscales d’un État en manque cruel de liquidités.

“Nous travaillons sur un plan qui est fondamentalement du type de ce que les Européens et les Grecs avaient déjà préparé. Bien sûr le plan du FMI doit regarder plus loin, d’autres années, 2011, 2012, et c’est une grande partie des discussions”, disait encore M. Strauss-Kahn.

Le FMI arrive dans un contexte relativement inhabituel pour lui. La Grèce fait partie d’une jeune union monétaire (onze ans d’existence) où il n’est jamais intervenu, et dont la banque centrale aurait préféré qu’il ne le fasse jamais.

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