Accueil » Économie » Lecture courante:

La Turquie s’est rapidement remis de la crise mondiale grâce à son secteur bancaire

“Nous avons maintenu un bon positionnement par rapport au cycle de croissance de l’économie turque, grâce à une pondération accrue des secteurs et entreprises cycliques, comme l’automobile, l’électroménager, l’énergie et l’aviation.

Jusqu’à une période récente, nous avons également privilégié le secteur bancaire, du fait des prévisions annonçant une forte croissance en volume et une reprise des prêts non-performants”, commente Namik Aksel, gérant du fonds HSBC GIF Turkey Equity

“Nous pensons que le secteur industriel pourrait relancer la reprise de la production. Nous surpondérons les secteurs de l’automobile, l’acier, les engrais, l’énergie, la construction et l’aéronautique.

Nous sous-pondérons les banques car 2011 devrait selon nous être une année difficile pour le secteur bancaire en raison de l’effet de base plus élevé pour l’année 2010, et des mesures récemment mises en oeuvre telles que le taux zéro sur les réserves obligatoires accrues et la baisse des taux d’intérêt sur les paiements à crédit”, ajoute le gestionnaire.

“La solide performance du marché des actions turques s’explique essentiellement par la solidité de l’économie pendant la crise et sa reprise rapide post crise. Le pays s’est rapidement remis de la crise mondiale grâce à son secteur bancaire bien réglementé et qui s’avère rentable, au montant peu élevé de sa dette publique et au faible taux d’endettement des ménages (15% du PIB), à sa forte demande contenue, à la hausse du moral des consommateurs et des entreprises, imputables à la réussite des politiques économiques de la banque centrale et de l’État.”

“La croissance du PIB s’élève à 11% (la plus élevée après la Chine) au premier semestre 2010 et devrait être de 7,3% pour l’année 2010 (source : Bloomberg Contributor Composite). La croissance économique devrait rester soutenue au cours des prochaines années quoiqu’à un rythme plus modéré. La vigueur de la performance économique devrait sans aucun doute impacter les marchés financiers turcs.”

“La performance de la Turquie a été sensiblement supérieure à celle de ses pairs des marchés émergents en 2009 et 2010. Malgré la récente hausse du marché boursier, les actions turques s’échangent toujours à des multiples inférieurs par rapport aux moyennes des marchés émergents. Nous estimons leur ratio cours/bénéfice 2011 à 10,2 x contre 11,6 x pour les marchés émergents. Outre la solidité de son économie et de ses multiples modérés, la bonne notation de la Turquie pourrait doper le cours de ses actions en attirant davantage de fonds de pension internationaux. La Turquie actuellement un cran en dessous de la note investment grade pour Fitch et deux crans en dessous pour S&P et Moody’s. D’après nos prévisions, la Turquie devrait être classée investment grade après les élections prévues de mi-2011.”

“Les investisseurs locaux devraient également être de nouveaux acheteurs sur ce marché. Ces derniers sont détenteurs de dépôts très importants à des taux d’intérêt très faibles, ce qui constitue une situation inhabituelle pour eux. La faiblesse historique des taux d’intérêt devrait attiser l’intérêt des investisseurs locaux pour les actions et rendre leur cours plus attractif. A court terme, nous tablons sur des rendements positifs sur le marché des actions, mais à un rythme plus modéré, et sur un maintien de la livre turque face au panier de devises euro-dollar. Le récent recul du marché doit être interprété comme un signal d’achat pour les investisseurs à long terme.”

“(…) le secteur bancaire est bien capitalisé et rentable. La Turquie n’a pas assuré les dépôts des banques ni garanti leurs dettes pendant la crise. Elles sont rentables avec un taux de rendement des capitaux propres de 19%, et leur niveau d’endettement est faible avec un ratio de liquidité générale de 19,3%. Les banques sont donc prêtes à financer une croissance économique supérieure à la tendance. La croissance turque devrait atteindre 7,3% en 2010 et 4,5% en 2011 (source : Bloomberg Contributor Composite), soit la croissance la plus forte de l’univers Europe, Moyen-Orient et Afrique (EMEA). La Turquie conserve un bêta élevé pour la croissance mondiale dans la région.”

“Les entreprises ne se sont pas endettées en raison de l’instabilité économique et politique, de l’absence de facilités de crédit à long terme et des taux d’intérêt relativement élevés. La hausse du moral des entreprises et la faiblesse des taux d’intérêt devraient accroître les dépenses d’investissement. La politique budgétaire entreprise depuis une dizaine d’années a eu pour effet de réduire la dette publique de manière notable. Malgré tous les effets défavorables de la crise, la dette publique n’a que faiblement progressé à 46% du PIB et devrait redescendre à 37% dans les années à venir, l’un des plus bas d’Europe.”

“Le déficit budgétaire est donc contrôlé tout comme la dette publique ce qui élimine le risque d’effets d’éviction, permettant ainsi une croissance optimale du secteur privé. La performance de l’économie turque n’est plus vue comme un phénomène cyclique par les investisseurs. Compte tenu de la résistance à la crise, leur perception a évolué vers la croyance en une croissance longue et durable.”

zonebourse.com
Share
Ramazan 16 décembre, 2010 Économie No Comments >> Mots clés: , ,

Commentaires sur cet article:







*

Catégories

Login

Turquie de France sur Facebook

FootBall

Méssage récent du Forum