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La Turquie, endeuillée mais préparée

Un séisme de magnitude 6 a ravagé une partie du territoire turc, faisant 51 morts.

Néanmoins, les équipes de médication turc, savamment déployée, permettent de tempérer la gravité du sinistre.

C’est une véritable réaction en chaîne qui est en train de se produire.

A l’instar de phénomènes interdépendants, un nouveau séisme de magnitude 6, en possible corrélation avec les tremblements de terre haïtien et chilien, a secoué l’Est de la Turquie dans la nuit de dimanche à lundi.

Selon le gouverneur d’Elazığ, 51 personnes sont mortes dans la catastrophe et 74 bléssés. Les premières secousses pressenties à 04h32 (heure locale soit environ 02h32 en France) ont touché la province orientale d’Elaziğ, située à 550 kilomètres environ d’Ankara.

Le vice-Premier ministre, Cemil Cinek, a confirmé que, selon les informations qu’il était en mesure de relayer, l’intégralité des victimes ont péri au sein des trois villages de la principale province sinistrée.

Outre le lourd bilan humain qu’il a provoqué, cet énième tremblement de terre a détruit d’innombrables maisons et plusieurs minarets de mosquée. Jetant les bases d’un sentiment mêlé de deuil et d’infortune, dans la majeure partie des foyers du pays.

L’ESPOIR DE RETROUVER DES RESCAPÉS

Quelques heures après la manifestation des premières secousses, le journal quotidien, «Hürriyet Journal», a indiqué que, en dépit d’importantes pertes humaines, les secours continuaient tant bien que mal à) rechercher de possibles survivants.

Ainsi, sous les gravats, l’aide publique oscille entre un épineux travail de reconstruction et l’espoir de retrouver quelques rescapés. Sous l’impulsion du gouverneur de la province, Muammer Erol, une cellule ponctuelle d’assistance aux victimes a été créée dans le but de dynamiser les efforts de reconstruction. Mû par la volonté d’endiguer la psychose des habitants paniqués, ce bureau de crise est épaulé par l’ «Opération des catastrophes du Croissant-Rouge », basée à Ankara, qui a d’ores et déjà dépêché des fournitures de premiers soins et une équipe de vingt personnes.

L’escouade de la capitale se chargera, selon «Hürriyet», de la mise en place de 250 tentes et de l’acheminement de plusieurs couvertures de survie.

Autres mesures d’urgence prévues par Ankara : l’installation de centres de transfusion sanguine et le convoyage de «cuisines chaudes» pour alimenter les sinistrés.

UNE CERTAINE EXPÉRIENCE

Ce déploiement aussi vif que précautionneux répond aux inquiétudes du gouvernement face aux répliques imminentes qui peuvent découler des premières secousses. Si le docteur Mustafa Er de l’institut de recherche de Kandilli a indiqué que «la gravité de ce tremblement de terre n’était pas très grand pour la région», l’observatoire sismique de l’Université de Bogazici conjecture sur le possible avènement de 53 répliques.

Bien que l’établissement ait supposé que l’intensité des futures manifestations ne dépasserait pas la magnitude de 2 sur l’échelle de Richter, la répétition de faibles secousses pourrait nuire à la synergie des équipes de secours.

Enfin, l’organisation d’un tel transit de soin est aussi le fruit d’une certaine expérience turque dans la gestion de ce type de phénomènes naturels. Les séismes sont fréquents en Turquie, notamment sur la faille nord de l’Anatolie (partie asiatique de la Turquie). En 1999, deux puissants tremblements de terre avaient dévasté le Nord-Ouest du pays, faisant environ 18 000 morts.

C’est le troisième tremblement de terre important après ceux d’Haïti et du Chili en cette année 2010. Même si les pertes humaines sont bien moindres, la Turquie semble être le pays le plus prompt à pouvoir gérer ce genre de tragédie.

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Mert 8 mars, 2010 Turquie No Comments >> Mots clés: ,

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