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La Turquie, 15e économie mondiale

Suite à une correction du montant du PIB par le Conseil des Ministres, la Turquie est devenue, d’après les chiffres du FMI, la 15e économie mondiale avec 1,1 billions de dollars.

Elle occupait jusque-là la 17e place. Elle se situe à présent entre le Canada et l’Indonésie.

En terme de parité pouvoir d’achat, la Turquie a gagné 9 places. L’étude produite par l’OCDE sur l’économie turque en 2010 affirme qu’elle devrait avoir une des croissances économiques parmi les plus fortes des pays de l’OCDE.

Le gouvernement a su agir de façon adéquate pour soutenir la stabilité financière et préserver la confiance des investisseurs étrangers. La Turquie semble avoir réussi à sortir de la crise par un choc positif renforçant son économie.

Elle avait vu ses exportations diminuer en 2009 et son économie perdre 5 points mais elle a échappé à la crise financière et y a même rebondi avec un grand dynamisme en 2010. Toutefois, pour garantir la pérennisation de cette tendance positive, il faut que le pays corrige ses faiblesses notamment en modernisant la gestion des finances publiques par le renforcement de la transparence et du contrôle. En effet, l’endettement des entreprises en capitaux étrangers est encore assez conséquent.

L’OCDE soutient ainsi que l’économie turque doit s’affranchir des activités non-déclarées et informelles qui la nourrissent quoiqu’elles aient permis aux entreprises turques de faire face à une concurrence internationale. L’assainissement définitif des finances publiques ainsi que la mise en place d’une répartition fiscale plus équitable sont les nouveaux défis que doit relever la Turquie.

Les Echos qui soulignent le fort dynamisme turc actuel dans un article intitulé : « la Turquie : un émergent près de chez vous ». La Turquie s’est remise beaucoup plus rapidement des conséquences du choc de 2008-2009 que de celui de 2001.

Le grand succès turc repose sur la bonne santé du secteur bancaire peu exposé à la crise des subprimes. Les banques ont préservé la croissance, soutenue, du crédit aux particuliers et aux entreprises. La Turquie a pu ainsi se concentrer sur la relance des exportations après la contraction du commerce international sans mettre en danger la stabilité économique intérieure qui la caractérise. Cette résistance à la crise a mis en lumière la solidité des bases de la croissance turque qui n’a été que brièvement étourdie par l’ébranlement général. De plus, la stabilité politique de la Turquie et les mesures prises par le gouvernement pour faciliter l’intégration au système européen ont été très appréciées par les investisseurs étrangers.

Aux environs de 2040, d’après les prévisionnistes de Goldman Sachs, la Turquie devrait dépasser la France en termes de PIB et se hisser ainsi au 9e rang mondial. Toutefois, Ankara doit prendre garde à ne pas laisser la vive inflation emporter les prix, ceux de la consommation ont subi une augmentation de 6.53% en 2009 et l’Institut turc de la Statistique a annoncé en mai dernier que l’inflation en glissement annuel s’est chiffrée à 10.2% en avril.

Toutefois, le gouvernement a déjà réagi à ce risque en se fixant pour objectif une inflation limitée à 6.5% en 2010 et 5% en 2011.

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