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La Syrie prend la place d’Israël pour des entrainements militaires conjoints

Des exercices militaires conjoints de l’armée turque et de l’armée syrienne vont commencer demain le long de la frontière entre la Turquie et la Syrie. Des exercices identiques s’étaient déjà déroulés il y a un an.

La Syrie a tout à gagner d’une coopération militaire rapprochée avec l’armée turque bien mieux équipée et entraînée que l’armée syrienne.

Les forces armées turques sont plus puissantes que celles de la France et de la Grande Bretagne combinées comprenant 514 000 soldats en exercice et 380 000 réservistes, une armée de l’air robuste et bien équipée d’avions de combat américains récents, c’est la deuxième plus puissante force après celle des US au sein de  l’OTAN et elle occupe la 8ème place mondiale en matière de troupes actives.

La plupart des équipements et armements utilisés par l’armée turque sont d’origine américaine, mais viennent  aussi d’Allemagne, d’Israël, De Grande Bretagne, de France et de Russie.

On comprend dés lors qu’une telle coopération militaire rapprochée Turquie Syrie impliquant des exercices conjoints pour familiariser les troupes les unes avec les autres et familiariser les troupes syriennes avec des équipements et armements en provenance des US et d’Israël – équipé en grande partie d’armes et équipements US mais aussi des siens propres- inquiète sérieusement les responsables politiques et militaires d’Israël.

Le rapprochement entre la Turquie et la Syrie, qui a une dimension politique avec les critiques de plus en plus dures du gouvernement turc  vis-à-vis d’Israël, se traduit également par une coopération militaire de plus en plus étroite entre les armées des deux pays. Cette coopération militaire inquiète les responsables militaires israéliens qui craignent une coopération totale entre les armées des deux pays mais aussi un transfert de technologies israéliennes de la Turquie vers la Syrie.
Ces exercices militaires n’impliquent que les forces terrestres des deux armées et visent à sécuriser leur frontière commune notamment contre les infiltrations de militants kurdes du PKK. La Turquie et la Syrie partagent un même problème récurent celui de leurs minorités kurdes et de leurs velléités d’indépendance. L’objectif c’est d’établir des procédures pour protéger la frontière via une coordination au niveau des communications et de coordonner des opérations en cas de violation de cette dernière.
Les forces aériennes des deux pays ne sont pas pour l’instant impliquées mais d’éventuels exercices militaires de ces forces aériennes turques et syriennes ne sont pas exclues dans le futur ce qui bien évidemment inquiètent Tel Aviv.
Premièrement  parce qu’il pourrait y avoir transfert de technologie : les israéliens ont vendu récemment des drones à la Turquie qui pourrait discrètement partager ses connaissances de ce type de matériel de surveillance mais aussi d’attaques aériennes avec la Syrie notamment pour une meilleure protection de l’espace aérien syrien dans le cas d’une attaque israélienne qui n’est pas exclue dans un futur plus ou moins proche même si Netanyahou vient d’affirmer le contraire.
Deuxièmement parce qu’il pourrait y avoir transfert de savoir faire et connaissances tactiques l’armée de l’air  turque s’étant entraînée pendant des années avec l’armée de l’air israélienne – notamment depuis 1996 date d’un accord Turquie Israël offrant ce genre de coopération aérienne et la possibilité pour l’armée de l’air israélienne d’utiliser l’espace aérien turc -et connaît donc bien les tactiques de cette dernière. Là aussi cela pourrait aider la Syrie à mieux appréhender et faire face à une éventuelle attaque aérienne israélienne, compte tenu du fait que jusqu’à présent c’est grâce à sa suprématie aérienne qu’Israël a toujours vaincu ses voisins arabes dont la Syrie.
Troisièmement cette coopération, pour l’instant terrestre, si elle s’étend à l’espace aérien viserait à sécuriser l’espace aérien frontalier entre la Turquie et la Syrie rendant impossible toute attaque aérienne  par Israël de la Syrie en longeant cette frontière de même que tout  bombardement israélien de l’Iran en utilisant cette voie de navigation aérienne.
Israël l’avait utilisée pour aller bombarder un bâtiment syrien en 2007 accusant la Syrie de construire une centrale nucléaire à des fins militaires avec l’aide de la Corée du Nord. La Syrie a toujours nié cette accusation et a en retour accusé Israël d’avoir bombardé le site avec des armes contenant de l’uranium enrichi pour laisser des traces et rendre ses accusations crédibles.
Ces exercices conjoints inquiètent tellement les autorités militaires israéliennes que le ministre de la défense israélien, Ehud Barak, en visite à Washington, a soulevé ce problème avec les responsables américains , notamment le secrétaire à la défense, Robert Gates, rencontré au Pentagone où Barak a été reçu par une garde d’honneur, et la secrétaire d’état, Hillary Clinton.
L’année dernière réagissant aux inquiétudes israéliennes concernant les exercices militaires conjoints Turquie Syrie le chef  d’état major de l’armée turque, le Général IIker Basbug, avait  dit à des reporters qu’il « n’était pas concerné par la réaction d’Israël » et que la Turquie ne cherchait pas le consentement d’un autre pays pour ses exercices militaires.
La Syrie a tout à gagner d’une coopération militaire rapprochée avec l’armée turque bien mieux équipée et entraînée que l’armée syrienne. Les forces armées turques sont plus puissantes que celles de la France et de la Grande Bretagne combinées comprenant 514 000 soldats en exercice et 380 000 réservistes, une armée de l’air robuste et bien équipée d’avions de combat américains récents, c’est la deuxième plus puissante force après celle des US au sein de  l’OTAN et elle occupe la 8ème place mondiale en matière de troupes actives. La plupart des équipements et armements utilisés par l’armée turque sont d’origine américaine, mais viennent  aussi d’Allemagne, d’Israël, De Grande Bretagne, de France et de Russie.
On comprend dés lors qu’une telle coopération militaire rapprochée Turquie Syrie impliquant des exercices conjoints pour familiariser les troupes les unes avec les autres et familiariser les troupes syriennes avec des équipements et armements en provenance des US et d’Israël – équipé en grande partie d’armes et équipements US mais aussi des siens propres- inquiète sérieusement les responsables politiques et militaires d’Israël.
Le paysage politique et militaire dans la région est entrain de changer au détriment de la suprématie politico militaire israélienne et ce d’autant plus que l’influence des US, protecteurs d’Israël, est également entrain de s’estomper.
En laissant leur politique étrangère aux mains des Sionistes dans et à l’extérieur de l’administration américaine, les USA sont entrain de perdre toute crédibilité et d’affaiblir le soutien des arabes et musulmans dits modérés dans une région où ils s’enlisent  militairement.

Des exercices militaires conjoints de l’armée turque et de l’armée syrienne vont commencer demain le long de la frontière entre la Turquie et la Syrie. Des exercices identiques s’étaient déjà déroulés il y a un an.

Le rapprochement entre la Turquie et la Syrie, qui a une dimension politique avec les critiques de plus en plus dures du gouvernement turc  vis-à-vis d’Israël, se traduit également par une coopération militaire de plus en plus étroite entre les armées des deux pays. Cette coopération militaire inquiète les responsables militaires israéliens qui craignent une coopération totale entre les armées des deux pays mais aussi un transfert de technologies israéliennes de la Turquie vers la Syrie.        Ces exercices militaires n’impliquent que les forces terrestres des deux armées et visent à sécuriser leur frontière commune notamment contre les infiltrations de militants kurdes du PKK. La Turquie et la Syrie partagent un même problème récurent celui de leurs minorités kurdes et de leurs velléités d’indépendance. L’objectif c’est d’établir des procédures pour protéger la frontière via une coordination au niveau des communications et de coordonner des opérations en cas de violation de cette dernière.

Les forces aériennes des deux pays ne sont pas pour l’instant impliquées mais d’éventuels exercices militaires de ces forces aériennes turques et syriennes ne sont pas exclues dans le futur ce qui bien évidemment inquiètent Tel Aviv.

Premièrement  parce qu’il pourrait y avoir transfert de technologie : les israéliens ont vendu récemment des drones à la Turquie qui pourrait discrètement partager ses connaissances de ce type de matériel de surveillance mais aussi d’attaques aériennes avec la Syrie notamment pour une meilleure protection de l’espace aérien syrien dans le cas d’une attaque israélienne qui n’est pas exclue dans un futur plus ou moins proche même si Netanyahou vient d’affirmer le contraire.

Deuxièmement parce qu’il pourrait y avoir transfert de savoir faire et connaissances tactiques l’armée de l’air  turque s’étant entraînée pendant des années avec l’armée de l’air israélienne – notamment depuis 1996 date d’un accord Turquie Israël offrant ce genre de coopération aérienne et la possibilité pour l’armée de l’air israélienne d’utiliser l’espace aérien turc -et connaît donc bien les tactiques de cette dernière. Là aussi cela pourrait aider la Syrie à mieux appréhender et faire face à une éventuelle attaque aérienne israélienne, compte tenu du fait que jusqu’à présent c’est grâce à sa suprématie aérienne qu’Israël a toujours vaincu ses voisins arabes dont la Syrie.

Troisièmement cette coopération, pour l’instant terrestre, si elle s’étend à l’espace aérien viserait à sécuriser l’espace aérien frontalier entre la Turquie et la Syrie rendant impossible toute attaque aérienne  par Israël de la Syrie en longeant cette frontière de même que tout  bombardement israélien de l’Iran en utilisant cette voie de navigation aérienne.

Israël l’avait utilisée pour aller bombarder un bâtiment syrien en 2007 accusant la Syrie de construire une centrale nucléaire à des fins militaires avec l’aide de la Corée du Nord. La Syrie a toujours nié cette accusation et a en retour accusé Israël d’avoir bombardé le site avec des armes contenant de l’uranium enrichi pour laisser des traces et rendre ses accusations crédibles.

Ces exercices conjoints inquiètent tellement les autorités militaires israéliennes que le ministre de la défense israélien, Ehud Barak, en visite à Washington, a soulevé ce problème avec les responsables américains , notamment le secrétaire à la défense, Robert Gates, rencontré au Pentagone où Barak a été reçu par une garde d’honneur, et la secrétaire d’état, Hillary Clinton.

L’année dernière réagissant aux inquiétudes israéliennes concernant les exercices militaires conjoints Turquie Syrie le chef  d’état major de l’armée turque, le Général IIker Basbug, avait  dit à des reporters qu’il « n’était pas concerné par la réaction d’Israël » et que la Turquie ne cherchait pas le consentement d’un autre pays pour ses exercices militaires.

Le paysage politique et militaire dans la région est entrain de changer au détriment de la suprématie politico militaire israélienne et ce d’autant plus que l’influence des US, protecteurs d’Israël, est également entrain de s’estomper.

En laissant leur politique étrangère aux mains des Sionistes dans et à l’extérieur de l’administration américaine, les USA sont entrain de perdre toute crédibilité et d’affaiblir le soutien des arabes et musulmans dits modérés dans une région où ils s’enlisent  militairement.

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Ramazan 27 avril, 2010 À la une, Turquie No Comments >> Mots clés: , , , , ,

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