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La stratégie énergétique de la Turquie en question

La Turquie, en pleine expansion économique, doit rapidement trouver une solution à l’augmentation de sa consommation d’énergie.

Des experts préconisent une diversification des sources d’approvisionnement et une meilleure exploitation des énergies renouvelables.

La demande mondiale en énergie s’accroit de 2,4 % chaque année selon une étude de l’association des industriels de l’énergie hydroélectrique (HESIAD).

Alors que pour les pays en voie de développement l’augmentation tourne autour de 4 %, en Turquie elle atteint 6 à 8 % par an, un des taux les plus importants dans le monde.

Une déclaration faite par le ministre des Finances, Mehmet Simsek, sur la facture énergétique du pays devrait tirer la sonnette d’alarme.

Selon le ministre, si le prix du pétrole reste au même niveau, c’est-à-dire au-dessus de 100 dollars le baril, la Turquie pourrait dépenser plus de 50 milliards de dollars à la fin de l’année.

Le gouvernement turc a essayé de trouver une solution à la dépendance énergétique du pays en cherchant des réserves d’énergies fossiles sur son territoire. L’énergie nucléaire est une autre alternative que la Turquie essaie de développer depuis presque cinquante ans sans grand succès.

La politique « incohérente » du gouvernement

De l’énergie produite en Turquie en 2010, 46 % provient du gaz naturel, 25 % du charbon et 25 % de la production hydroélectrique. Pour le reste, des carburants et des sources d’énergies renouvelables sont utilisées. La Turquie importe en grande partie son gaz naturel dont le prix est fixé par rapport à celui du prix du pétrole. Ce qui la rend dépendante des autres pays. C’est pourquoi elle nécessite d’autres sources d’énergies fiables et alternatives.

Une de ces énergies a fait l’objet de grands débats en Turquie : le nucléaire. Selon Serdar Iskender, ingénieur et consultant pour la fondation des techniciens (TUTEV), l’énergie atomique est une des options les plus intéressantes du fait de son faible prix par kilowatt. D’un autre côté, d’après Necdet Pamir, professeur spécialiste de l’énergie à l’université Bilkent, les besoins énergétiques de la Turquie pourraient être satisfaits par les énergies alternatives et renouvelables comme l’énergie solaire ou les éoliennes.

Zaman France
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Ramazan 15 avril, 2011 Économie No Comments >> Mots clés: ,

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