Accueil » Politique étrangère » Lecture courante:

La Libye demande l’aide de la Turquie pour une trêve

Un émissaire du gouvernement libyen est attendu lundi à Ankara afin de « demander l’aide de la Turquie » pour l’instauration d’un cessez-le-feu avec les insurgés, a-t-on annoncé de sources officielles turques.

« Il y a des demandes (faites à la Turquie) provenant des deux parties belligérantes » en Libye, les forces fidèles au régime du colonel Mouammar Kadhafi et les insurgés, a souligné une source gouvernementale à l’AFP, sous couvert d’anonymat.

« La priorité de la Turquie en Libye est l’établissement d’un arrêt des hostilités », a-t-on ajouté de même source.

Un diplomate de haut rang a précisé que l’envoyé de Mouammar Kadhafi, le vice-ministre des Affaires étrangères libyen Abdelati Laabidi, qui a eu dimanche des contacts en Grèce, était « en route » pour Ankara afin de discuter de la possibilité d’un cessez-le-feu.

Ce même responsable a affirmé que des représentants de l’opposition, informés de l’arrivée en Turquie d’un représentant du gouvernement libyen, pourraient aussi se rendre « prochainement » en Turquie afin d’évoquer le même sujet.

« Les deux parties nous ont indiqué avoir certaines opinions sur un cessez-le-feu. Nous allons parler aux deux parties pour voir s’il y a un terrain d’entente », souligne ce même responsable.

L’émissaire libyen devait a priori rencontrer le chef de la diplomatie turque Ahmet Davutoglu à une heure pas encore précisée de la journée.

A Athènes, l’émissaire du colonel Kadhafi, qui doit aussi se rendre à Malte, a rencontré le Premier ministre grec Georges Papandréou et, « selon les mots, utilisés par l’envoyé libyen, il apparaît que le régime cherche une solution » au conflit en cours, a déclaré le ministre grec des Affaires étrangères Dimitris Droutsas dans un communiqué.

La visite du vice-ministre libyen dans la capitale turque coïncide avec celle du secrétaire général de l’Otan Anders Fogh Rasmussen, qui discutera avec les dirigeants turcs de la mission de l’Otan en Libye à laquelle participe la Turquie avec une force navale.

M. Rassmussen doit s’entretenir à huis clos avec le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan. Les ministres de la Défense et des Affaires étrangères, respectivement Vecdi Gönül et Ahmet Davutoglu, seront présents à cette entrevue.

L’Otan a pris jeudi dernier les opérations libyennes en main et a désormais la responsabilité des frappes en Libye jusque-là assumée par la coalition emmenée par les Etats-Unis, la France et la Grande-Bretagne.

Le gouvernement islamo-conservateur turc, opposé à des frappes contre le régime libyen, contribue avec cinq navires de guerre et un sous-marin aux efforts de l’alliance atlantique pour faire respecter l’embargo sur les armes imposé à la Libye.

Ankara, qui dispose de représentations aussi bien à Tripoli qu’à Benghazi, fief des insurgés, s’oppose en outre à un armement des rebelles, prônant surtout un arrêt des combats pour la mise en place d’un réseau de distribution d’aide humanitaire.

Ramazan 4 avril, 2011 Politique étrangère No Comments >> Mots clés:

Commentaires sur cet article:







Login

Error:(#15) Requires session when calling from a desktop app