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La France handicapée dans le marchés de l’énergie en Turquie

Les facteurs politiques seront pris en compte si la Turquie décide d’engager des négociations avec la France sur la construction d’une centrale nucléaire, a affirmé lundi le ministre turc de l’Energie Taner Yildiz.

“Si nous en venons à avoir des discussions avec la France (sur une centrale nucléaire), nous ne pouvons pas faire comme si rien ne s’était passé”, a affirmé à des journalistes le ministre, évoquant l’opposition de la France à une adhésion de la Turquie à l’Union européenne.

Interrogé sur d’éventuelles attentes d’Ankara concernant des gestes de Paris en faveur du processus d’adhésion de la Turquie au bloc européen, M. Yildiz a déclaré : “Nous sommes en droit de les attendre”.

Ankara est en discussions préliminaires avec EDF, GDF Suez et Areva pour la construction d’une centrale nucléaire à Sinop (nord), sur les rives de la mer Noire, mais les Japonais de Toshiba sont pour l’instant prioritaires dans les négociations en cours.

L’agence de presse semi-officielle turque Anatolie a rapporté que le président français effectuerait une visite officielle en Turquie le 25 février.

Les relations franco-turques ont également subi le contrecoup de la reconnaissance par le parlement français du génocide des Arméniens à l’époque de l’empire ottoman (1915-1917).

Après avoir abandonné des tractations avec la Corée du Sud, la Turquie a signé le mois dernier avec le Japon un protocole d’accord sur la coopération dans le domaine du nucléaire civil, un premier pas non contraignant vers la construction par Toshiba de la centrale de Sinop.

Elle a signé l’an dernier avec la Russie un accord d’un montant de 20 milliards de dollars pour la construction de la première centrale nucléaire civile du pays, qui sera implantée à Akkuyu (sud), sur la côte méditerranéenne.

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