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Istanbul: sur les rives du Bosphore

Istanbul a été tour à tour la Byzance des Grecs, la Constantinople de l’Empire romain d’Orient et la capitale des sultans ottomans.

Aujourd’hui, sa riche histoire fait d’elle l’une des villes les plus fascinantes de tous les temps.

Seul endroit du monde où deux ponts permettent de voyager aisément entre l’Europe et l’Asie, la ville s’étend sur plus d’un continent.

Lors de votre voyage en Turquie, le détroit du Bosphore à Istanbul constitue l’une des attractions les plus importantes de la grande ville turque.

Que ce soit en voiture ou en bateau, il est possible de passer de la rive européenne à la rive asiatique, et vice-versa, en seulement quelques minutes.

Pour les Stambouliotes, traverser le pont du Bosphore ou le pont Fatih Sultan Mehmet au volant de sa voiture présente le même intérêt que de passer le pont Jacques Cartier aux yeux des Montréalais. Mais pour un étranger qui, pour la première fois, se situe à cheval entre l’Europe et l’Asie, la sensation demeure unique. D’autant plus les eaux de ce détroit, qui s’incarnent sous différentes teintes turquoise, offrent un paysage tout simplement sublime.

Au fil de l’eau

Les deux rives du détroit – l’une asiatique, l’autre européenne – affichent une allure grandiose et fière. C’est l’Histoire que l’on voit principalement lorsque l’on navigue sur le Bosphore. Là, un phare construit il y a des centaines d’années; ici, des palais immenses et luxueux. Nommez-les, ils sont là. Vue des eaux, Istanbul est tout simplement magnifique. On y voit la gloire du pays, ses fiertés et son souci de l’esthétisme hors du commun.

C’est à bord d’un bateau touristique qui alterne entre Europe et Asie que les voyageurs peuvent visiter le plus facilement les quartiers de l’immense Istanbul. Le tour en bateau cible les endroits les plus intéressants et y dépose ses passagers. Plusieurs trajectoires sont offertes aux visiteurs. Par exemple, un des parcours proposés débute du côté de la rive européenne (Edminönü, Kabatas et Beskitas) pour se rendre jusqu’à Üsküdar, sur la rive asiatique. Il est aussi possible de faire l’inverse. Peu importe l’itinéraire, un tour en bateau permet de parcourir brièvement une importante superficie des magnifiques rues d’Istanbul en une seule journée, et ce, en plus de jouir du Bosphore.

De leur côté, les Stambouliotes profitent eux aussi des joies du transport offert sur leur détroit. Des taxis marins proposent leur service aux habitants soucieux d’éviter la plus que dense circulation automobile. Quoi de mieux que de se rendre au travail par un petit tour sur le Bosphore!

Une étonnante diversité

Visiter plusieurs quartiers d’Istanbul laisse place à des constats fort intéressants. Il suffit en effet de s’éloigner des deux rives, où habitations et coût de la vie sont extrêmement chers, pour réaliser rapidement que tout n’est pas grandiose et luxueux à Istanbul.

Les quartiers plus modestes, comme la municipalité de Sisli, s’incarnent dans un bordel charmant et tout aussi sympathique que la magnificence du Bosphore. Les petites rues (ô combien étroites!) s’entremêlent, les voitures s’y stationnent en n’y respectant aucun sens commun, les habitations s’empilent et les piétons réussissent à se créer un chemin parmi la foule. Régulièrement, une mosquée s’impose dans ce paysage chaotique et nous rappelle que oui, la contemporanéité existe à Istanbul, mais surtout que l’antiquité n’y cèdera pas sa place.

À Istanbul, on voit de tout, et tout est côte à côte. Un bâtiment historique sera voisin d’un centre d’achat, une jeune femme voilée de la tête aux pieds discutera avec son amie qui, elle, portera une mini-jupe, un commerce d’aliments typiquement turcs vendra aussi des mets internationaux… même les continents sont côte à côte! C’est cette diversité qui vient en tête lorsqu’il est temps de penser à ce qui crée le charme d’Istanbul.

Parlant de cohabitation, il est aussi facile de penser à ces fameuses cités éparpillées un peu partout dans la ville. Ces pâtés de maisons, souvent clôturés entre quatre grands murs de briques, attirent l’attention. Chaque cité représente, de manière métaphorique, un paradis artificiel. On peut y entrer seulement si on y réside ou si on y est invité par ses habitants. À l’intérieur de la cité, la bourgeoisie s’affiche et s’affirme. On y retrouve piscines, terrains de tennis, salles d’entraînement et grandes maisons identiques, entretenues par une ou deux bonnes chacune. Les cités sont, en quelque sorte, relativement déconnectées du vrai Istanbul. Cette immense ville, débordante de vie, se voit donc fragmentée par de petits paradis artificiels.

À Istanbul, au bout du compte, ce sont les époques qui se côtoient, un phénomène qui ne pourrait s’incarner de manière aussi exacte nulle part ailleurs.

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Ramazan 17 mai, 2011 Tourisme No Comments >> Mots clés: ,

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