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En avril et en mai, Istanbul se pare de fleurs

C’était à Constantinople, dans les jardins d’Ahmed III. Chaque printemps, le sultan offrait des fêtes somptueuses en l’honneur de la tulipe, “lale” en turc.

Des vases débordent de fleurs ; les convives déambulent sous les trilles des canaris, tandis que leur parvient la rumeur de la ville. Si le XVIIIe siècle, “siècle des tulipes”, fut célébré pour sa vitalité culturelle, Ahmed III, accusé de vider les caisses, finira assassiné. Originaire de Perse et de Turquie, la tulipe a conquis la cour de Soliman le magnifique dès le XVIe siècle.

Ses bulbes étaient offerts aux nobles et aux plénipotentiaires. Les ambassadeurs faisaient l’éloge des jardins du sultan. Le plus ancien ouvrage connu sur les tulipes, écrit à cette époque, en énumère pas moins de 1 588 variétés.

Un diplomate flamand, Ogier de Busbecq, envoie quelques bulbes à un ami néerlandais qui les commercialise, avec succès, aux Pays-Bas.L’Europe s’en attribue la paternité, la fleur fait le bonheur des marchands et les prix de ses bulbes deviennent exorbitants. Championne incontestée, la Semper ugustus atteint cinq mille florins, soit la valeur d’un im meuble à Amsterdam !

La tulipe est désormais le symbole d’Istanbul et de sa gloire passée. Elle orne les parcs, les jardins particuliers et les ronds-points, éclaboussant de couleurs la belle du Bosphore…

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Mert 4 mai, 2010 Culture, Dossiers No Comments >> Mots clés: , ,

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