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Dervis Eroglu a prêté serment comme nouveau “président” en RTCN à Chypre nord

La République turque de Chypre du nord

Le nouveau “président” nationaliste de la République turque de Chypre du Nord (RTCN), Dervis Eroglu, a prêté serment vendredi et s’est engagé à faire avancer les négociations en vue d’une réunification de Chypre.

M. Eroglu, 72 ans, devient le troisième président ce cette entité non-reconnue internationalement succédant à Mehmet Ali Talat (2005-2010), un partisan d’une réconciliation à Chypre, et au dirigeant nationaliste Rauf Denktash qui a dirigé sa communauté de 1976 à 2005.

Il a prêté serment au Parlement après avoir remporté l’élection qui s’est déroulée le 18 avril dans la partie turque de Chypre, en recueillant 50,3% des suffrages devant M. Talat (42,8%).

Le ministre turc des Affaires étrangères Ahmet Davutoglu a participé à la cérémonie au nom du gouvernement d’Ankara.

Dans un discours prononcé lors de la passation de pouvoirs avec M. Talat, le nouveau dirigeant chypriote turc a promis d’”oeuvrer pour une paix juste et durable dans le cadre des paramètres (d’une solution) préconisées par les Nations unies”.

“Il n’y a pas de raison pour que les pourparlers n’aboutissent pas à un règlement tant que la partie chypriote grecque agit avec bonne volonté”, a-t-il ajouté.

M. Eroglu a quitté la direction du parti de l’Unité nationale (UBP, conservateur). Le gouvernement qu’il dirigeait comme Premier ministre depuis les dernières législatives de 2009 a démissionné et c’est le ministre des Affaires étrangères, Hüseyin Özgürgün, qui a été chargé d’expédier les affaires courantes jusqu’à la formation d’un nouveau cabinet.

Avec l’élection de M. Eroglu, l’UBP a perdu un siège au parlement (24 sièges sur 50). Mais le prochain gouvernement UBP aura le soutien du parti démocrate (DP, centre-droit).

Des pourparlers interchypriotes sous le patronage de l’ONU sont menés depuis septembre 2008 mais n’ont donné que peu de résultats, exaspérant les électeurs chypriotes turcs qui ont sanctionné M. Talat.

Seule autorité internationalement reconnue, la République de Chypre (partie sud de l’île) est membre de l’Union européenne depuis 2004. La question chypriote représente l’un des principaux obstacles dans la marche de la Turquie vers l’UE.

Selon les observateurs, les chypriotes turcs ont eu “ras-le-bol” face au président sortant qui n’a pu obtenir aucun geste concret des Européens et de l’ONU, malgré les signes de bonne volonté montrés depuis six ans par la partie chypriote turque.

En 2004 les Chypriotes turcs avaient dit “oui” à un plan de l’ONU alors que les Chypriotes grecs avaient voté “non”. La République de Chypre n?en fut pas moins admise dans l’UE. Malgré ce vote, les mesures d?allégement de l’embargo international imposé à la RTCN ne se sont pas concrétisées.

Chypre est divisée depuis 1974, date à laquelle un coup d’Etat fomenté par des nationalistes chypriotes grecs, soutenus par la Grèce et visant à rattacher le pays à la Grèce, à soulever une très forte mobilisation de la partie turc de l’île.

La Turquie stationne quelque 35.000 soldats dans le nord de Chypre.

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