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Championnat du monde de Basket 2010 boudé par les stars de la NBA

Dans la plupart des sports un Championnat du monde constitue le rêve ultime mais le Mondial-2010 de basket, à partir de samedi en Turquie, est boudé par un nombre impressionnant de vedettes qui ont décidé de sacrifier l’événement pour mieux préparer leur prochaine saison en club.

A posteriori, le clip de promotion du Mondial, lancé il y a plusieurs mois, ressemble à un gag.

On y voit, sur fond de monuments historiques, s’ébrouer quelques géants du jeu. Tony Parker dribble sur le Bosphore, arrive Pau Gasol, puis Kobe Bryant, en pleine action sur l’esplanade de la mosquée Sainte-Sophie.

Andrew Bogut et Yao Ming traînent par là… Magnifique!

Sauf qu’aucun de ces joueurs ne sera en Turquie. C’est même une hécatombe.

Côté américain, aucun des douze champions olympiques de Pékin n’a répondu à l’appel. L’Allemagne sera sans Nowitzki, la Russie sans Kirilenko, la France sans Parker et Noah, l’Argentine sans Ginobili… tous les pays sont touchés.

Pourquoi tant de désaffection? Parce que le tournoi, contrairement à l’Euro-2011, ne qualifie à rien, seul le champion du monde décrochant son billet pour les JO de Londres? Peut-être, mais un Mondial ne devrait-il pas suffire à lui-même?

En fait, on ne peut comprendre ce désamour général qu’à la lumière de la réalité particulière du seul sport collectif mondialisé où un championnat, en l’occurence la NBA, prime sur les sélections nationales.

La mainmise de la grande ligue américaine s’exprime à plusieurs niveaux, à commencer par l’organisation du calendrier, coupé en deux, avec les championnats et la NBA d’octobre à juin et seulement l’été réservé aux sélections.

C’est surtout le rêve que distille la NBA et sa toute puissance qui ne laissent que des miettes à la Fédération internationale (Fiba). Contrairement aux autres sports collectifs, les basketteurs en herbe rêvent souvent davantage de jouer en NBA que pour leur pays. Seuls les JO les font vraiment rêver.

Sur le plan financier, jouer en équipe nationale ne rapporte pas grand-chose si ce n’est… des blessures. C’est arrivé à plusieurs joueurs majeurs comme Gasol, Ginobili et Parker. Or les clubs NBA détestent payer très cher un invalide.

Eté après été, la plupart des franchises mettent ainsi une grosse pression sur leurs joueurs internationaux, même si dans les textes rien ne leur permet de les retenir. La plupart du temps, les joueurs “s’autocensurent” eux-mêmes et se rendent aux arguments de leurs propriétaires.

“On sait que les Américains sont intéressés par le business. Il faut s’inscrire dans des solutions +gagnant-gagnant+”, estime le Français Yvan Mainini, qui devrait être élu comme nouveau président de la Fédération internationale début septembre à Istanbul.

Mais la mise en oeuvre de ces solutions s’annonce pour le moins compliquée. Car comme le dit le sélectionneur de l’équipe de France Vincent Collet, l’un des plus touchés par cette désertion générale: “La NBA est une entité privée qui fait selon ses règles. Face à cela, la Fiba ne peut malheureusement pas faire grand chose.”

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