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Référendum sur la révision de la constitution turque : le “oui” l’emporte

Près de 58% des électeurs turcs ont dit “oui” aujourd’hui à une révision de la Constitution qui apportera davantage de démocratie en Turquie.

Cette consultation était un baromètre pour la santé politique du parti gouvernemental de la Justice et du développement (AKP) du premier ministre Recep Tayyip Erdogan, à moins d’un an des élections législatives de l’été 2011.

L’AKP, au pouvoir depuis 2002 et qui n’a perdu aucun scrutin depuis, soutient des réformes libérales.

L’AKP, assure que cette réforme renforce la démocratie en Turquie et constitue un atout pour sa candidature à l’Union européenne.

Saluée par les 27 comme “un pas dans la bonne direction”, la révision limite les prérogatives de la justice militaire et modifie, au profit du pouvoir, la structure de deux instances judiciaires, bastions de la laïcité et adversaires du gouvernement : la Cour constitutionnelle et le Conseil supérieur de la magistrature (HSYK) qui nomme juges et procureurs.

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Union Européenne : La Turquie mécontente

“J’ai exprimé lors de la réunion aujourd’hui notre mécontentement face au rythme des négociations, je l’ai dit clairement”, a déclaré le chef de la diplomatie Ahmet Davutoglu, à l’issue d’une rencontre avec ses homologues européens.

La Turquie a tapé du poing sur la table samedi 11 septembre face à l’enlisement de ses négociations d’adhésion à l’UE, alors que l’Europe cherche par tous les moyens à garder arrimé à elle ce pays à l’influence grandissante dans le monde.

L’irritation d’Ankara a été exprimée à la veille du référendum sur une révision de la Constitution nationale, que le parti AKP au pouvoir présente comme un atout dans la candidature de la Turquie au bloc de 27 pays.

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Ramazan 11 septembre 2010 À la une, Europe No Comments >> Mots clés: , ,

Soutien financier de quatre milliards d’euros pour Nabucco

Message de confiance des établissements financiers internationaux au projet Nabucco.

Nabucco représente pour la Turquie l’un des projets les plus lucratifs.

Trois établissements financiers internationaux se sont engagés à un soutien financier de quatre milliards d’euros pour la concrétisation du projet Nabucco qui transportera le gaz caspien à l’Europe.

La lettre d’autorisation nécessaire pour le financement du projet Nabucco a été signée à Bruxelles par la Banque européenne pour la reconstruction et le développement, la banque européenne d’investissement et la société financière internationale.

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Ramazan 7 septembre 2010 À la une, Économie No Comments >> Mots clés: ,

La Turquie bientôt fournisseur d’électricité propre pour l’Europe ?

La compagnie américaine General Electric annonce que la Turquie va rejoindre le réseau électrique européen à partir du mois de septembre, et ceci notamment grâce à la technologie de réseau électrique intelligent qu’elle a développé.

L’entreprise TEIAS, gestionnaire du réseau de transport d’électricité en Turquie, pourra désormais acheter et vendre de l’électricité au-delà de ses frontières, renforçant ainsi la fiabilité et la disponibilité de l’énergie à travers l’Europe.

« Le territoire géré par l’ENTSO-E (Réseau européen des gestionnaires de réseau de transport d’électricité) est l’une des régions à plus forte demande en énergie dans le monde», selon un rapport publié en 2009* par le Ministère de l’Énergie en Turquie. « Les politiques énergétiques des pays de l’ENTSO-E suivent un modèle de développement unique basé sur la synchronisation d’un nombre croissant de réseaux, permettant d’augmenter la fiabilité de l’approvisionnement en électricité, d’optimiser l’efficacité de la production, de la transmission, de la distribution et de la consommation d’énergie, tout en minimisant l’impact environnemental. »

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L’Union Européenne salue la position de Londres vis à vis de la Turquie

La Commission européenne a salué la volonté clairement affichée aujourd’hui par le Premier ministre britannique David Cameron de promouvoir l’entrée de la Turquie dans l’UE, réaffirmant que le pays avait une “perspective” d’entrée dans le bloc comptant aujourd’hui 27 pays.

Le commissaire à l’élargissement Stefan Füle et la diplomate en chef de l’UE Catherine Ashton étaient en Turquie le 13 juillet et y ont “réaffirmé la perspective d’une entrée dans l’UE de la Turquie”, a indiqué mardi un porte-parole de la Commission.
“A cet égard, nous ne pouvons que saluer la volonté qu’a le Premier ministre Cameron de faire avancer cette procédure”, a-t-il ajouté.

Il réagissait à des déclarations faites à Ankara par David Cameron, qui s’est dit “en colère de constater que votre marche vers une adhésion à l’UE peut être découragée de la façon dont elle l’a été”. Une accusation à mots couverts contre Paris et Berlin, qui défendent un “partenariat privilégié” plutôt qu’une adhésion entière de la Turquie à l’UE.

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Un référendum pour consolider la démocratie

La Cour constitutionnelle doit, cependant, être liée aux principes de la démocratie libérale et non à une lecture autoritaire du kémalisme, l’idéologie étatique de la Turquie, qui est en conflit avec les exigences d’une société qui se libéralise, se mondialise et se démocratise de plus en plus.

Le 12 septembre 1980, le pouvoir militaire avait organisé un coup d’État en Turquie et avait gardé le pouvoir pendant près de trois ans.

Il avait ensuite adopté une constitution très autoritaire qui a renforcé les puissances tutélaires de l’armée et du judiciaire au détriment de la démocratie avant d’autoriser des élections et la réintroduction d’une politique à plusieurs partis.

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La Turquie relève le défi

« Même les despotes, les gangsters et les pirates ont un minimum de sensibilité et suivent quelques préceptes moraux. »

Cette affirmation a été faite par le premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan dans un récent discours, à la suite de l’attaque mortelle du 31 mai par des commandos [israéliens] contre la flottille d’aide humanitaire se rendant à Gaza. Selon Erdogan, Israël n’adhère même pas au code de conduite adopté même par les pires des criminels.

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Israël lève son embargo sur tous les «biens à usage civil» à destination de la bande de Gaza

Pressé de desserrer l’étau sur la bande de Gaza, Israël a confirmé dimanche la levée de l’embargo sur tous les «biens à usage civil», tout en maintenant son blocus maritime pour empêcher l’importation de matériel de guerre dans ce territoire palestinien.

«A partir d’aujourd’hui, il y a un feu vert pour que tous les biens puissent entrer à Gaza sauf les équipements militaires et le matériel susceptible de renforcer la machine de guerre du Hamas», le mouvement islamiste qui contrôle Gaza, a déclaré à l’AFP un haut responsable gouvernemental.

L’allègement du blocus prévoit que toutes les marchandises civiles ne figurant pas sur une liste de produits interdits (comprenant les armes, le matériel militaire ou les équipements susceptibles d’être exploités à des fins guerrières) pourront entrer à Gaza, a précisé un communiqué officiel.

Israël va également autoriser l’entrée de quantités plus importantes de matériaux de construction, mais uniquement pour des projets approuvés par l’Autorité palestinienne du président Mahmoud Abbas, tels que des écoles, des établissements médicaux, des stations d’épuration de l’eau.

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Israël crée sa commission d’enquête sans enquête

Soumis à forte pression internationale, Israël a finalement annoncé la création d’une “commission publique indépendante”, avec participation étrangère comme le demandait Washington, pour enquêter sur son raid meurtrier contre une flottille humanitaire pour Gaza.

Cette commission israélienne aura pour mission d'”enquêter sur les aspects relatifs à l’action entreprise par l’Etat d’Israël pour empêcher des navires d’atteindre les côtes de Gaza”, selon un communiqué du bureau du Premier ministre Benjamin Netanyahu.

Elle sera dirigée par un juge en retraite de la Cour Suprême israélienne, Yaakov Tirkel, 75 ans, et comprendra deux “observateurs” étrangers: Lord Trimble, ancien chef du Parti unioniste d’Ulster (protestant) et prix Nobel de la paix 1998, et Ken Watkin, un ex-avocat général de l’armée canadienne.

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Le gouvernement Turc est parmi ceux qui ont le mieux gérer la crise économique mondiale

Dominique Strauss-Kahn : ” la crise économique a été très bien gérée par la Turquie dès le début “.

Ceux qui dirigent l’économie mondiale font des éloges à la méthode de la Turquie de gérer la crise économique.

” Nous observons que la Turquie a géré avec succès les risques causés par les fluctuations économiques et nous affirmons que la gestion économique du gouvernement turc lors de la crise économique mérite d’être appréciée ” a-t-il été indiqué dans la déclaration finale de la 6ème édition de la réunion du Conseil consultatif des Investissements de Turquie.

La déclaration en question a souligné que la Turquie était sortie de la crise économique plus rapidement que les autres pays semblables.

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Israël de plus en plus isolé sur la scène internationale

Acculé par la pression internationale et alors que d’autres flottilles promettent d’appareiller en direction de la bande palestinienne verrouillée, l’Etat hébreu devra lâcher du lest. Mais il ne veut surtout pas perdre le contrôle de la zone.

L’expulsion par Israël de la quinzaine de passagers embarqués par le Rachel Corrie, un navire irlandais intercepté samedi alors qu’il tentait de forcer le blocus de la bande de Gaza, a débuté comme prévu dimanche. Sans incident majeur.

Mais les dirigeants israéliens, qui insistent sur la différence entre les «mercenaires terroristes» du Marmara, le navire turc arraisonné la semaine dernière, et les «militants de la paix du Rachel Corrie», ne sont pas quittes du mouvement de protestation contre le blocus de Gaza.

En effet, en Egypte, une petite flottille se prépare à son tour à appareiller avec plusieurs députés cairotes à son bord. Et en Turquie, des rumeurs prêtent au premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan l’intention de participer en personne à un nouveau convoi d’une dizaine de bateaux censés prendre la mer dans environ deux mois.

Mais dimanche, le ministre turc des Affaires étrangères, Ahmet Davutoglu, a démenti vigoureusement cette éventualité.

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La Turquie se réveille

Certaines images en disent long. Trois hommes souriants s’étreignent devant l’objectif : à gauche le président brésilien Lula, au centre l’Iranien Mahmoud Ahmadinejad, à droite le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan.

Ils viennent de conclure un accord sur le retraitement de l’uranium iranien en Turquie. Les Occidentaux et les Russes ne sont pas sur la photo.

Leurs chancelleries ont salué du bout des lèvres l’accord de lundi, qui perturbe le jeu passablement dangereux qui se joue depuis des années entre l’Iran et la communauté internationale autour du programme nucléaire de Téhéran.

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Ramazan 19 mai 2010 À la une, Turquie No Comments >>

Le référendum en Turquie se fera le 12 septembre 2010

Un référendum sera organisé le 12 septembre en Turquie sur les amendements constitutionnels qui permettraient de traduire des officiers militaires devant les tribunaux civils et accorderaient un droit de regard du Parlement sur la nomination des juges.

L’opposition, favorable au “non”, affirme que les changements proposés sont destinés à accroître l’influence du gouvernement sur l’appareil judiciaire en grande partie laïque.

La décision prise jeudi par le conseil électoral turc de fixer la date du référendum intervient au lendemain de l’annonce du président turc Abdullah Gül, qui a choisi de soumettre ces propositions à la consultation populaire.

La semaine dernière, les parlementaires se sont prononcés en faveur de ces amendements constitutionnels. Le vote n’a pas atteint la barre des 367 voix pour, synonyme d’adoption définitive. Mais le nombre des “oui” a été suffisant pour qu’un référendum soit organisé.

Si le oui l’emporte, la Turquie aura fait un grand pas dans sa démarche de démocratisation et sortira ainsi de sa Juristocratie Omniprésente, où un ensemble de personnes (juges, hauts magistrats, armée) arrivent à changer le cours des choses sans l’approbation du peuple.

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La Turquie sortira t’elle de la “Juristocratie” dans laquelle elle se trouve ?

La bataille a fait rage dans les travées de la Grande Assemblée nationale.

Reclus à Ankara depuis dix jours, les députés turcs ont débattu avec passion le projet de réforme de la Constitution du gouvernement de Recep Tayyip Erdogan.

Cette première véritable tentative de réécriture de la Constitution de 1982, rédigée à l’époque par la junte militaire, vise à démocratiser le système judiciaire, jugé proche des nationalistes et de l’armée.

Un élu de l’opposition (CHP, Parti républicain du peuple) a même déployé, en pleine séance, des pancartes pour manifester son désaccord. Mais cette série de réformes de la Constitution qui a ainsi cristallisé les tensions devait finalement être approuvée par le Parlement, jeudi 6 mai, à une courte majorité.

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La Syrie prend la place d’Israël pour des entrainements militaires conjoints

Des exercices militaires conjoints de l’armée turque et de l’armée syrienne vont commencer demain le long de la frontière entre la Turquie et la Syrie. Des exercices identiques s’étaient déjà déroulés il y a un an.

La Syrie a tout à gagner d’une coopération militaire rapprochée avec l’armée turque bien mieux équipée et entraînée que l’armée syrienne.

Les forces armées turques sont plus puissantes que celles de la France et de la Grande Bretagne combinées comprenant 514 000 soldats en exercice et 380 000 réservistes, une armée de l’air robuste et bien équipée d’avions de combat américains récents, c’est la deuxième plus puissante force après celle des US au sein de  l’OTAN et elle occupe la 8ème place mondiale en matière de troupes actives.

La plupart des équipements et armements utilisés par l’armée turque sont d’origine américaine, mais viennent  aussi d’Allemagne, d’Israël, De Grande Bretagne, de France et de Russie.

On comprend dés lors qu’une telle coopération militaire rapprochée Turquie Syrie impliquant des exercices conjoints pour familiariser les troupes les unes avec les autres et familiariser les troupes syriennes avec des équipements et armements en provenance des US et d’Israël – équipé en grande partie d’armes et équipements US mais aussi des siens propres- inquiète sérieusement les responsables politiques et militaires d’Israël.

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Ramazan 27 avril 2010 À la une, Turquie No Comments >> Mots clés: , , , , ,

Il est difficile de trouver un dossier commun sur lequel Turcs et Français pourraient avancer du même poids

Interview avec Didier Billion, expert sur les questions Turques

Didier Billion : “Il est difficile de trouver un dossier commun sur lequel Turcs et Français pourraient avancer du même poids et de façon complémentaire.”

euronews : “Didier Billion, vous êtes chercheur à l’Institut de Relations Internationales et Stratégiques. Vous êtes spécialiste du Moyen-Orient et plus particulièrement de la Turquie.
C’est la première fois que le Premier ministre turc est en France pour une visite officielle depuis que les négociations d’adhésion à l’Union ont été lancées. Est-ce que cette visite peut servir à faire avancer ce dossier ou bien est-ce que Nicolas Sarkozy va camper sur ses positions ?”

Didier Billion : “Malheureusement, je crains fort que Nicolas Sarkozy, sur ce dossier comme sur quelques autres, ne modifie aucunement ses positions. Il a réaffirmé à maintes reprises – et l’on comprend bien que pour lui c’est un jeu de politique intérieure – qu’il s’opposait à la perspective de l’intégration de la Turquie dans l’Union européenne, et je ne vois pas comment, aujourd’hui, le Premier ministre turc en visite à Paris pourrait le convaincre de la partie erronée de cette position.”

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Une économie vigoureuse – Titre Le Monde

Après avoir commencé l’année 2009 avec un taux de croissance du produit intérieur brut (PIB) à – 14,5 % au premier trimestre, l’économie turque se redresse vigoureusement.

Sur les trois derniers mois de l’année, elle affiche une croissance de 6 %, très supérieure aux prévisions.

Les chiffres seront au moins équivalents pour le début de 2010, estime Olivier Guillaume, président de la chambre de commerce franco-turque d’Istanbul et dirigeant de la filiale de Sanofi-Aventis.

Le ministre turc des finances, Mehmet Simsek, table sur “une croissance à deux chiffres” qui placerait le pays au niveau de la Chine, parmi les puissances émergentes les plus dynamiques. Seuls points noirs, le chômage élevé et un taux d’inflation, pour le mois de mars, de 9,6 %.

Mais la Turquie est déjà en passe de retrouver son rythme d’avant la récession, comme le montrent les statistiques du commerce extérieur. En mars, les exportations ont augmenté de 34 % par rapport à l’année précédente. Les piliers traditionnels, tels que l’automobile ou la construction, retrouvent des couleurs. L’économie sort de la crise plus diversifiée, a expliqué M. Simsek.

Au prix d’une grande rigueur budgétaire, Ankara est parvenu à éviter les travers de son voisin grec, contenant le niveau de la dette publique à 47 % du PIB, soit en deçà de la plupart des pays de l’Union européenne. “La Turquie a bien géré sa crise, sans avoir recours à un prêt du FMI”, souligne Yves-Marie Laoüenan, qui dirige le cabinet de conseil LDS, à Istanbul. L’assainissement de son système financier après la crise de 2001 a été très “bénéfique”, poursuit-il.

Autre facteur de bonne santé, le marché turc conserve une forte attractivité pour les investisseurs étrangers. “Depuis deux ou trois ans, la Turquie concentre plus d’investissements directs étrangers que des pays comme l’Inde, le Brésil ou l’Italie”, fait remarquer Raphaël Esposito, directeur de la chambre de commerce franco-turque. Avec son marché intérieur de 72 millions d’habitants, “c’est un pays qui a encore d’immenses réserves de croissance”, note M. Laoüenan.

C’est le cas par exemple du secteur de la grande distribution, qui attire les investisseurs français. Leroy Merlin a inauguré son premier magasin, fin mars à Bursa, et prévoit une expansion rapide. Carrefour, qui possède déjà des centaines de magasins dans le pays, continue d’en ouvrir à un rythme soutenu.

PROJETS DE COOPÉRATION

L’attrait de l’économie turque sera largement évoqué au cours de la visite du premier ministre, Recep Tayyip Erdogan, à Paris, mardi 6 et mercredi 7 avril. Au Medef, il rencontrera plusieurs grands patrons, intéressés par le marché local, dont le potentiel reste sous-estimé en France. “De nouveaux projets de coopération entre nos deux pays seront évoqués, notamment dans le domaine de l’énergie, des transports et des infrastructures”, a annoncé le porte-parole du ministère des affaires étrangères.

Areva est à l’affût pour le troisième réacteur du programme de centrales nucléaires turques. Et Gaz de France s’intéresse à la privatisation de la compagnie de gaz de ville pour l’agglomération d’Istanbul. La France est le deuxième débouché des exportations turques, après l’Allemagne, et son sixième fournisseur.

Plus de 300 entreprises tricolores sont implantées dans le pays et emploient 70 000 personnes, note M. Guillaume. Longtemps tributaires des tensions politiques entre les deux pays, les relations économiques franco-turques se sont apaisées.

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France – Interview avec Recep Tayyip Erdoğan

Attendu mardi soir à Versailles pour la cérémonie de clôture de la Saison de la Turquie en France, le premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan rencontrera mardi le président Sarkozy et son homologue François Fillon.

LE FIGARO. – La France et la Turquie ont des liens culturels forts. Quel message adressez-vous aux Français ?

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L’Europe a besoin de la Turquie

Le ministre turc aux Affaires européennes déplore un processus d’adhésion semé d’embûches. Mais Egemen Bagis l’assure : l’Europe a besoin de la Turquie.

Egemen Bagis était vendredi de passage à Bruxelles.

Celui qui est aussi négociateur en chef pour la Turquie a rencontré plusieurs membres de la nouvelle Commission européenne, avec lesquels il a discuté de la possibilité d’ouvrir de nouveaux chapitres de négociations d’adhésion de la Turquie à l’Union : politiques sociales, sécurité alimentaire, protection des consommateurs.

Cinq ans après le début des négociations d’adhésion, le processus est particulièrement chaotique. Sur les 35 chapitres de négociations, 12 seulement sont ouverts, et un seul a été conclu…

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La Turquie accordera entre 65 et 70 millions de dollars à la reconstruction du Darfour

Al-ahram hebdo : Comment concevez-vous le règlement de la crise du Darfour ?

Quelle est la contribution apportée par la Turquie à la solution de ce conflit, d’autant plus que la Turquie a coprésidé, avec l’Égypte, la conférence sur la reconstruction du Darfour qui s’est tenue le 21 mars au Caire, sous l’égide de l’Organisation de la conférence islamique ?

Ahmet Davutoglu : La Turquie, en sa qualité d’allié stratégique de l’Union africaine et membre non permanent au Conseil de sécurité, apporte son soutien total aux efforts de la communauté internationale afin de garantir la sécurité et la stabilité au Soudan.

Nous considérons les élections prévues le mois prochain comme l’occasion de jeter les bases de la paix et de la stabilité.

Dans le cadre du processus de paix lancé à Doha, les mesures prises récemment ont été orientées dans la bonne direction afin de dépasser la spirale de conflit qui a frappé le Darfour avec atrocité. Nous soutenons les énormes efforts déployés par le médiateur de l’ONU et de l’UA au Darfour. Nous estimons que le rapprochement qui a eu lieu récemment entre le gouvernement du Tchad et le Soudan contribuera de manière décisive à garantir la paix durable. La communauté internationale, quant à elle, doit poursuivre et soutenir les tentatives du peuple soudanais pour asseoir la paix et donner naissance à un Soudan prospère.

La Turquie a une solide relation avec le Soudan qui remonte au XVIe siècle. En résultat à ces relations anciennes, la Turquie croit que la paix, la solution politique, la poursuite des aides humanitaires et l’égalité doivent former la base à toute solution au Darfour.

Armés de tous ces facteurs, nous avons eu l’honneur d’obtenir cette chance de coprésider la conférence internationale des donateurs pour le développement et la reconstruction du Darfour. Nous sommes particulièrement heureux de faire partie des efforts du peuple soudanais et de la communauté internationale pour asseoir la paix.

Pour notre part, nous apportons une assistance au Darfour à travers l’Agence internationale de coopération et de développement (TIKA). Cette aide doit s’élever de 65 à 70 millions de dollars entre 2010 et 2015.

— La Turquie compte-t-elle poursuivre sa médiation entre la Syrie et Israël ?

— Un progrès remarquable a été réalisé dans les négociations indirectes jusqu’au moment où elles ont été gelées à cause de la crise de Gaza, décembre 2008-janvier 2009. Ces négociations ont engendré un climat positif dans cette région et ont ressuscité l’espoir en la paix globale. Le rôle de la Turquie dans ces négociations a été digne de louanges, non seulement par les deux parties, mais également par la communauté internationale.

Le côté syrien, quant à lui, a affiché sa disposition à poursuivre les négociations là où elles se sont arrêtées.

Nous croyons que la reprise rapide de ces pourparlers sur le volet israélo-syrien est nécessaire pour une paix globale dans la région. La Turquie est prête à faciliter cette mission si les deux parties le demandent.

— Jusqu’à quel point la Turquie est-elle convaincue de contribuer au projet de l’Union Pour la Méditerranée (UPM) ? Pensez-vous que c’est une tentative d’empêcher la Turquie d’adhérer à l’UnionEuropéenne (UE) ?

— La Turquie a pour objectif de contribuer à la réalisation et la consolidation de la paix, la stabilité, la sécurité et la prospérité dans la région de la Méditerranée. Nous considérons l’UPM comme un pas dans ce sens et nous voudrons tenir un rôle dynamique dans ce processus.

La nomination du Jordanien Ahmed Messaedeh au poste de secrétaire général de l’UPM et l’adoption du règlement interne du secrétariat général sont des pas importants dans l’évolution de l’UPM. Nous espérons que ce secrétariat à Barcelone sera prêt à assumer ses prérogatives le plus vite possible.

La Turquie adopte une politique étrangère multilatérale. L’adhésion à l’UE est un choix stratégique de la Turquie et un objectif en tant que tel.

L’adhésion à part entière à l’UE est une priorité, mais nous savons que le chemin est long et difficile.

Effectivement, nous affrontons nombre d’obstacles politiques sur ce chemin.

— Comment voyez-vous le règlement de la crise du dossier nucléaire iranien ?

— La Turquie encourage le dialogue en vue de dépasser les différends au niveau de ce dossier.

Je crois qu’il faut chercher une solution diplomatique qui est tout à fait possible. Vu les turbulences dans la région, il s’agit de l’unique solution souhaitable et possible. Nous ferons de notre mieux pour adopter la solution diplomatique dans cette région qui a toujours été déchirée par les guerres et les conflits.

Notre position est claire au niveau du règlement de la question nucléaire iranienne.

Toute solution doit prendre en considération le droit de chaque pays, respectant les dispositions du Traité de non-prolifération nucléaire, à l’usage du nucléaire à des fins pacifiques.

La diplomatie et le dialogue doivent être ressuscités et préservés.

— La Syrie et l’Iraq ont critiqué la Turquie pour avoir retenu leurs quotas d’eau traversant les frontières communes sur  les fleuves du Tigre et l’Euphrate.

Qu’en dites-vous ?

— D’abord, la Turquie estime que les eaux transfrontalières sont un outil important pour améliorer et consolider les relations entre le voisinage. Partant de là, la Turquie ne ferme jamais les yeux sur les besoins des pays de la vallée du fleuve, c’est-à-dire la Syrie et l’Iraq.

La Turquie soutient l’usage raisonnable et exemplaire des eaux des fleuves du Tigre et de l’Euphrate au profit des trois pays riverains. Notre ultime objectif étant de gérer les ressources en eau du bassin du Tigre et de l’Euphrate d’une manière unifiée en vue de garantir les besoins nécessaires tout en prenant en considération les circonstances hydrauliques et climatiques.

Raison pour laquelle la Turquie ne soutient pas un accord précisant des quotas fixes.  Les eaux transfrontalières peuvent être une réelle opportunité de coopération au lieu d’être source de conflits.

— La Turquie aujourd’hui assume un rôle plus important dans le monde arabe et le Proche-Orient. Quelles en sont les raisons ?

— La nouvelle action turque est intrinsèquement liée à sa lecture des changements majeurs dans les données économique et sécuritaire dans la région depuis la fin de la guerre froide. Elle est due aussi à l’essor économique et la confiance dont jouit aujourd’hui la Turquie. Il faut dire également que la rapidité des événements et les conjonctures politiques régionales ont obligé la Turquie à s’orienter avec plus de dynamisme avec ses voisins.

Quatre principes essentiels sont pris en compte par la Turquie dans sa politique étrangère. Premièrement, « la sécurité pour tous » qu’il faut à tout prix respecter. Le deuxième principe consiste à résoudre les différends par le dialogue politique et l’interaction. Le troisième principe est celui de la dépendance économique mutuelle et enfin celui de l’entente culturelle et du respect réciproque.

Ces quatre principes sont nos appuis dans le sens de notre complémentarité et coopération avec notre voisinage. Au cours des sept dernières années, nous avons adopté la politique de « zéro problème » dans nos relations avec nos voisins. Notre objectif est de mettre fin aux litiges et raffermir la stabilité par le biais de nouveaux mécanismes et de canaux de résolution des litiges en encourageant le changement positif et en établissant les ponts transfrontaliers par le dialogue et l’entente.

— Comment la Turquie peut-elle profiter de ses relations avec Israël pour promouvoir le processus de paix au Moyen-Orient ?

— Nos relations avec Israël, comme ceux nous liant aux pays de la région, sont bâties sur l’entente en accord avec les intérêts de nos peuples.

Nous avons proposé de mener une médiation dans des négociations indirectes entre la Syrie et Israël. Nous incitons Israël à entreprendre des pas positifs pour poursuivre le processus de paix, lever le blocus imposé à Gaza et s’abstenir de prendre des actes préjugeant des questions du statut final ou de changement du statut de Jérusalem.

— Comment évaluez-vous les relations bilatérales égypto-turques ?

— Les relations égypto-turques reposent sur l’amitié et les liens de fraternité des deux pays au fil de leur histoire commune, de leur ressemblance culturelle,  leurs valeurs communes et leurs intérêts mutuels. Nos relations se développent positivement.

Nous avons pu réaliser un niveau satisfaisant dans les différents domaines de coopération.

Les indices positifs de nos relations politiques se répercutent également sur nos dossiers économiques. Dans ce cadre, les relations économiques égypto-turques prospèrent et les échanges commerciaux ont été multipliés par trois. Il est évident que les liens humains et culturels bien  enracinés entre nos deux nations représentent notre plus grande force motrice.

Je crois vraiment que l’esprit de coopération entre la Turquie et l’Égypte, les deux piliers de la région moyen-orientale et du bassin méditerranéen et euroasiatique contribueront positivement à la paix et à la stabilité régionale.

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