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	<title>Turquie de France &#187; À la une</title>
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	<description>Politique, culture, informations, tourisme, sport ... Des informations neutres et objectives.</description>
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		<title>La Turquie : un Tigre économique!</title>
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		<pubDate>Mon, 13 Feb 2012 18:47:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Ramazan</dc:creator>
				<category><![CDATA[À la une]]></category>
		<category><![CDATA[Économie]]></category>
		<category><![CDATA[Croissance économique]]></category>
		<category><![CDATA[Les pays Bric (Brésil-Russie-Inde-Chine)]]></category>
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			<content:encoded><![CDATA[<p><img src='http://www.turquie-fr.com/wp-content/plugins/simple-post-thumbnails/timthumb.php?src=/wp-content/thumbnails/6870.jpg&amp;w=200&amp;h=150&amp;zc=1&amp;ft=jpg' alt='post thumbnail' /></p>
<p><a href="http://www.turquie-fr.com/wp-content/uploads/2012/02/croissance-economique-tigre.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-6871" title="croissance-economique-tigre" src="http://www.turquie-fr.com/wp-content/uploads/2012/02/croissance-economique-tigre.jpg" alt="" width="263" height="191" /></a>Lorsqu&#8217;on entend parler de puissances économiques émergentes, les noms qui reviennent régulièrement sont ceux du groupe communément appelé BRICS : Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud. Or, un nom risque de s&#8217;ajouter &#8211; et s&#8217;imposer davantage &#8211; dans cette liste : il s&#8217;agit de la Turquie. En effet, ce pays fait de plus en plus les manchettes, non seulement pour ses attraits touristiques, mais aussi bel et bien pour ses prouesses et succès économiques.</p>
<p>Il faut dire qu&#8217;en une dizaine d&#8217;années à peine, la Turquie est passée d&#8217;une économie très marginale et peu compétitive à celle d&#8217;une puissance en émergence, la 15e au monde. C&#8217;est tout juste derrière le Canada et bien en avant des pays comme l&#8217;Afrique du Sud, la Norvège, les Pays-Bas. Ce bond extraordinaire, pour ne pas dire ce miracle économique, lui a d&#8217;ailleurs valu le titre emblématique de « Tigre économique » à l&#8217;image des tigres asiatiques, comme la Malaisie ou l&#8217;Indonésie. À tel point que le réputé magazine britannique The Economist l&#8217;a surnommée, dans une livraison parue en 2010, « la Chine de l&#8217;Europe ».</p>
<p>Des années difficiles et des réformes décisives!</p>
<p><span id="more-6870"></span></p>
<p>Pourtant, l&#8217;entrée dans le nouveau millénaire était loin de laisser entrevoir un tel scénario. En 2000-2001, le pays, qui était déjà sous la tutelle du Fonds monétaire international (FMI), entre dans une profonde crise financière et économique. Le système bancaire est au bord de la faillite, l&#8217;inflation et les taux d&#8217;intérêt s&#8217;envolent à presque 60 %, la monnaie turque, la livre, perd plus du tiers de sa valeur et le PIB plonge de plus de 6 %. Le FMI doit à nouveau intervenir pour soutenir la Turquie dans cette crise en lui accordant une tranche totale d&#8217;environ 11 milliards de dollars avec la condition que cette dernière s&#8217;engage à poursuivre, voire renforcer son programme de restructuration économique.</p>
<p>Deux acteurs clés vont piloter ce programme de réformes. Le premier est le ministre des Finances de l&#8217;époque, Kemel Dervis. Il lancera un vaste plan de mesures visant, entre autres, à recapitaliser les banques turques et à contenir la spirale inflationniste, à privatiser certaines sociétés publiques comme Turk TeleKom, à moderniser la fonction publique et à relancer les exportations.</p>
<p>Le deuxième acteur est le premier ministre (PM) Recep Tayyip Erdogan, chef du Parti pour la justice et le développement, l&#8217;AKP. Son arrivée au pouvoir en 2003 avait suscité quelques craintes à cause des orientations religieuses de son parti (l&#8217;AKP est un parti islamiste modéré). Mais il n&#8217;a pas tardé à rassurer les observateurs, européens en particulier, en clamant son attachement à la laïcité et à la séparation entre la religion et l&#8217;État.</p>
<p>D&#8217;ailleurs, en termes de philosophie, il n&#8217;hésite pas à comparer son parti aux partis chrétiens-démocrates européens. En plus de donner une pérennité aux réformes initiées par Dervis, le PM Erdogan va faire du développement économique de la Turquie son principal leitmotiv, notamment pour une adhésion potentielle à l&#8217;Union européenne (UE), laquelle serait un élément catalyseur de cette quête. Tout compte fait, le pilier le plus important dont il va doter son pays, c&#8217;est une stabilité politique et économique qui lui faisait cruellement défaut depuis plusieurs années.</p>
<p>Des indicateurs éloquents, mais&#8230;</p>
<p>D&#8217;ailleurs, plusieurs compagnies étrangères se sont installées en Turquie depuis 2003, dans plusieurs secteurs manufacturiers, notamment dans la construction automobile (Volkswagen, Fiat, Hyundai, Renault, etc.). Les capitaux étrangers reviennent au pays aussi, ce qui témoigne de ce regain de confiance des investisseurs et de leur engouement et appétit pour le marché turc (un marché non négligeable de presque 80 millions d&#8217;individus). Le chômage recule passablement et l&#8217;inflation se maintient sous la barre des 10 %. Le PIB, quant à lui, enregistre des taux de croissance fulgurants : 8,9 % en 2010, 7 % pour 2011 et un « modeste « 3,5 % prévu pour 2012 (comparé à 2 %, 1,6 et 0,6 pour l&#8217;UE).</p>
<p>Dans cette foulée, le revenu par habitant a presque doublé, passant de 8789 $ en 2003 à 15 320 $ en 2010. Enfin, le niveau d&#8217;endettement du gouvernement se situe à 47 % du PIB, un niveau qui ferait l&#8217;envie de presque n&#8217;importe quel pays européen. (Les chiffres proviennent de l&#8217;OCDE, du FMI et d&#8217;EUROSTAT.)</p>
<p>Cependant, malgré ce beau parcours, il reste beaucoup d&#8217;étapes à franchir pour la Turquie. Celle-ci reste aux prises avec des problèmes cruciaux qu&#8217;elle doit résoudre si elle espère accéder un jour au stade de maturité économique que d&#8217;autres puissances émergentes, comme le Brésil, ont réussi à atteindre. En effet, plusieurs ombres sur ce beau tableau demeurent : le spectre de l&#8217;inflation, l&#8217;instabilité de la valeur de la livre, le déséquilibre chronique de la balance commerciale et du compte courant (10 % du PIB) et enfin, la dépendance face aux capitaux étrangers. Mais qu&#8217;à cela ne tienne, ces grisailles ne semblent pas perturber la population turque et ses dirigeants, qui prennent le temps de savourer l&#8217;extraordinaire parcours que leur pays a réalisé. Ils doivent certainement le considérer comme la plus belle revanche face à l&#8217;UE qui hésite depuis des années à accepter leur demande d&#8217;adhésion.</p>
<p>L&#8217;adhésion à l&#8217;UE : encore pertinente?</p>
<p>Les Turcs doivent, en effet, se poser de sérieuses questions sur ce projet d&#8217;adhésion, particulièrement lorsqu&#8217;ils regardent la situation dramatique dans laquelle se trouve leur voisin immédiat, la Grèce, tout comme l&#8217;Espagne ou le Portugal et par extension l&#8217;ensemble de l&#8217;Europe.</p>
<p>En ce sens, il n&#8217;est pas étonnant que les dernières enquêtes d&#8217;opinion montrent que l&#8217;appui à une intégration européenne est en net recul : moins de la moitié des Turcs appuient maintenant une entrée dans l&#8217;UE comparativement à 75 % en 2004 et 30 % seulement d&#8217;entre eux pensent que ce projet se concrétisera un jour.</p>
<p>Quant au PM Erdogan, qui s&#8217;est battu avec énergie depuis son arrivée au pouvoir pour cette adhésion, il continue d&#8217;y croire, mais pas pour les mêmes raisons qu&#8217;en 2003. Il n&#8217;a d&#8217;ailleurs pas manqué l&#8217;occasion de le rappeler à quiconque voulait l&#8217;entendre &#8211; notamment aux médias européens &#8211; lors de sa campagne électorale de juin dernier : l&#8217;Europe a plus besoin [aujourd'hui] de la Turquie que la Turquie a besoin de l&#8217;Europe.</p>
<p>Tout compte fait, le jeune « tigre économique » turc vient de réaliser qu&#8217;il a des griffes!</p>
<p>Source : <a href="http://www.cyberpresse.ca/la-tribune/opinions/201202/13/01-4495375-le-miracle-turc.php" target="_blank">Cyberpresse.ca</a></p>
<p><a class="a2a_dd a2a_target addtoany_share_save" href="http://www.addtoany.com/share_save#url=http%3A%2F%2Fwww.turquie-fr.com%2Fla-turquie-un-tigre-economique%2F13%2F02%2F2012%2F&amp;title=La%20Turquie%20%3A%20un%20Tigre%20%C3%A9conomique%21" id="wpa2a_2"><img src="http://www.turquie-fr.com/wp-content/plugins/add-to-any/favicon.png" width="16" height="16" alt="Share"/></a></p>]]></content:encoded>
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		<title>Désormais, la Turquie se pose sur la scène internationale comme un acteur majeur</title>
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		<pubDate>Sun, 12 Feb 2012 00:59:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Ramazan</dc:creator>
				<category><![CDATA[Moyen-Orient]]></category>
		<category><![CDATA[À la une]]></category>
		<category><![CDATA[Ahmet Davutoğlu]]></category>
		<category><![CDATA[Syrie]]></category>
		<category><![CDATA[Turquie]]></category>

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		<description><![CDATA[Le ministre turc des Affaires étrangères, en voyage à Washington vendredi, a obtenu le soutien des États-Unis pour organiser une conférence internationale sur la crise syrienne. Une manière, pour Ankara, d’asseoir son influence au niveau régional. L’offensive diplomatique de la Turquie dans la crise syrienne se précise. Le ministre turc des Affaires étrangères, Ahmet Davutoglu, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src='http://www.turquie-fr.com/wp-content/plugins/simple-post-thumbnails/timthumb.php?src=/wp-content/thumbnails/6851.jpg&amp;w=200&amp;h=150&amp;zc=1&amp;ft=jpg' alt='post thumbnail' /></p>
<p><a href="http://www.turquie-fr.com/wp-content/uploads/2010/06/davutoglu-clinton-israel-massacre.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-3502" title="davutoglu-clinton-israel-massacre" src="http://www.turquie-fr.com/wp-content/uploads/2010/06/davutoglu-clinton-israel-massacre-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" /></a>Le ministre turc des Affaires étrangères, en voyage à Washington vendredi, a obtenu le soutien des États-Unis pour organiser une conférence internationale sur la crise syrienne. Une manière, pour Ankara, d’asseoir son influence au niveau régional.</p>
<p>L’offensive diplomatique de la Turquie dans la crise syrienne se précise. Le ministre turc des Affaires étrangères, Ahmet Davutoglu, s’est rendu à Washington, vendredi 10 février, afin de s’entretenir avec la secrétaire d’État américaine, Hillary Clinton, sur ce brûlant sujet.</p>
<p>La Turquie a d&#8217;ores et déjà reçu le soutien des États-Unis pour lancer, &#8220;dans les plus brefs délais&#8221; selon Ankara, une conférence internationale de soutien au peuple syrien en présence des acteurs régionaux et internationaux.</p>
<p>Cette proposition &#8211; première initiative turque d’envergure depuis le début de la répression en Syrie &#8211; illustre le changement de cap de la diplomatie turque depuis plusieurs mois. &#8220;Jusqu’à présent, la Turquie avait joué un rôle absolument fondamental pour l’insurrection syrienne mais sans porter la voix de cette révolte hors des frontières de la Syrie, explique Matthieu Mabin, auteur d’un reportage sur les opposants syriens pour FRANCE 24.</p>
<p>Désormais, la Turquie se pose sur la scène internationale comme un acteur majeur : elle pourrait devenir le médiateur de la crise.&#8221;</p>
<p><span id="more-6851"></span></p>
<p>La Turquie, base arrière de la révolution syrienne</p>
<p>Au début du printemps arabe, la Turquie avait hésité à s’exprimer sur les révoltes intervenant dans des pays économiquement importants pour Ankara. Il a ainsi fallu huit mois au président turc pour demander le départ du leader syrien Bachar al-Assad. Pourtant, dans les faits, dès le début de la répression en Syrie le 15 mars 2011, la Turquie a servi de refuge aux opposants syriens. Le pays a accueilli quelque 1 200 réfugiés à sa frontière et sert, surtout, désormais de base arrière logistique à l’insurrection syrienne. &#8220;C’est là-bas que les premiers groupes de l’armée libre se sont constitués, que les premières réunions politiques ont eu lieu&#8221;, rappelle Matthieu Mabin.</p>
<p>Dès le 1er juin 2011 en effet, soit deux mois et demi après le début de la contestation, plus de 300 opposants syriens avaient organisé une série de conférences intitulée &#8220;Pour le changement en Syrie&#8221; à Antalya, une station balnéaire turque. En octobre ensuite, c’est cette fois à Istanbul qu’est né le Conseil national syrien, une coalition des principaux partis de l&#8217;opposition. Au mois de novembre enfin, Ankara a commencé à hausser le ton à l’égard de Damas, imposant des sanctions économiques à son voisin et brandissant des menaces : &#8220;Si l’oppression se poursuit, la Turquie est prête à tout&#8221;, avait notamment déclaré Ahmet Davutoglu le 30 novembre dernier.</p>
<p>La Turquie s’impose en acteur incontournable</p>
<p>Aujourd’hui, Ankara passe à la vitesse supérieure en proposant de chapeauter une conférence internationale de soutien au peuple syrien. &#8220;Ankara adopte une politique extérieure indéniablement plus ferme, confirme Robert Parsons, spécialiste de politique internationale à FRANCE 24. Il y a quelques mois encore, la ligne de conduite suivie par la Turquie était &#8216;zéro problème avec nos voisins&#8217;. Aujourd’hui, on constate clairement un changement de stratégie régionale&#8221;. L’objectif : s’imposer &#8211; en tant que démocratie islamique à l’économie bien portante &#8211; en modèle du monde arabe, et bénéficier de la chute du régime syrien pour s’ériger en partenaire politique et économique incontournable de ce pays.</p>
<p>&#8220;La Turquie parie sur la chute du régime de Bachar al-Assad, estime Robert Parsons. Si elle joue bien cette carte, Ankara pourrait aller jusqu’à occuper la place qu’occupe actuellement l’Iran en Syrie et étendre son influence au Liban.&#8221; Pour l’heure, l’Iran trouve en Bachar al-Assad un allié de poids dans la région qu’il ne compte pas abandonner.</p>
<p>Le récent double veto opposé par la Chine et par la Russie à un projet de résolution du Conseil de sécurité des Nations unies a considérablement réduit la marge de manœuvre de l’ONU à l’égard du régime syrien, mais a ouvert des portes à de nouvelles initiatives diplomatiques. Du pain béni pour la Turquie, d’autant plus que la tentative de médiation russe s’est soldée par un échec. Si Sergueï Lavrov, le chef de la diplomatie russe, en déplacement à Damas le 7 février, affirmait ainsi avoir obtenu du régime syrien la promesse d&#8217;une cessation des violences, la répression n&#8217;a fait que s&#8217;intensifier à Homs les jours suivants.</p>
<p>Dès le lendemain de la visite de Lavrov &#8211; qui a laissé dubitative nombre de responsables occidentaux -, la Turquie a pris l’initiative d’organiser une conférence internationale pour venir en aide à l’opposition syrienne. &#8220;Nous ne pouvons pas regarder les Syriens se faire tuer tous les jours sans que la communauté internationale n’agisse, a affirmé Ahmet Davutoglu à son arrivée à Washington. Nous voulons disposer d’une plateforme internationale [d’un appui international, NDLR] si les Nations unies n’agissent pas. Pour montrer notre solidarité envers le peuple syrien et contre ce bain de sang, ce massacre&#8221;. Une manière, pour la Turquie, de discréditer encore un peu plus la diplomatie russe en Syrie et jouer sa meilleure carte pour asseoir son influence dans la région.</p>
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		<title>Francois Bayrou est le seul leader politique francais contre la loi pénalisant la négation des génocides</title>
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		<pubDate>Tue, 24 Jan 2012 11:50:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Ramazan</dc:creator>
				<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[À la une]]></category>
		<category><![CDATA[Francois Bayrou]]></category>
		<category><![CDATA[loi pénalisant la négation du génocide arménien de 1915]]></category>
		<category><![CDATA[MODEM (Mouvement démocrate)]]></category>

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		<description><![CDATA[François Bayrou, candidat MoDem à l&#8217;Elysée, a qualifié mardi de «faute» l&#8217;adoption définitive la veille par le Parlement français d&#8217;une proposition de loi pénalisant la négation du génocide arménien. «C&#8217;est une faute contre ce que doit être la loi dans la République française», a dit le député béarnais sur RTL. «Ce n&#8217;est pas à la loi [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src='http://www.turquie-fr.com/wp-content/plugins/simple-post-thumbnails/timthumb.php?src=/wp-content/thumbnails/6770.jpg&amp;w=200&amp;h=150&amp;zc=1&amp;ft=jpg' alt='post thumbnail' /></p>
<p><a href="http://www.turquie-fr.com/wp-content/uploads/2012/01/francois-bayrou-modem.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-6771" title="Francois Bayrou, candidate for the 2012 presidential election and French Centrist MoDem party leader, delivers his speech during a political rally in Pau" src="http://www.turquie-fr.com/wp-content/uploads/2012/01/francois-bayrou-modem-300x192.jpg" alt="" width="300" height="192" /></a>François Bayrou, candidat MoDem à l&#8217;Elysée, a qualifié mardi de <em>«faute»</em> l&#8217;adoption définitive la veille par le Parlement français d&#8217;une proposition de loi pénalisant la négation du génocide arménien.</p>
<p><em>«C&#8217;est une faute contre ce que doit être la loi dans la République française</em>», a dit le député béarnais sur RTL. «<em>Ce n&#8217;est pas à la loi d&#8217;écrire l&#8217;histoire, encore moins l&#8217;histoire d&#8217;autres pays, d&#8217;autant plus que nous avons déjà reconnu le génocide arménien».</em></p>
<p>«<em>Que Nicolas Sarkozy et François Hollande aient tous les deux soutenu, par leurs élus, cette loi, me paraît une faute et une erreur contre la loi et contre la France»,</em> a insisté l&#8217;ancien ministre.</p>
<p>Le Sénat a ratifié par 127 voix contre 86 ce texte déjà adopté par l&#8217;Assemblée nationale le 22 décembre. Quelque 237 sénateurs seulement sur 347 ont pris part au vote. La proposition a profondément divisé les sénateurs, tous partis confondus, même si une majorité a finalement été trouvée en faveur d&#8217;un texte défendu par le président Nicolas Sarkozy et bénéficiant du soutien des deux principaux groupes, UMP et PS.</p>
<p><span id="more-6770"></span></p>
<p>La proposition prévoit un an de prison et 45 000 euros d&#8217;amende en cas de contestation ou de minimisation de façon outrancière d&#8217;un génocide reconnu par la loi française.</p>
<p>Deux génocides, celui des Juifs pendant la Seconde Guerre mondiale et celui des Arméniens, sont reconnus, mais seule la négation du premier était jusque-là punie.</p>
<p><a class="a2a_dd a2a_target addtoany_share_save" href="http://www.addtoany.com/share_save#url=http%3A%2F%2Fwww.turquie-fr.com%2Ffrancois-bayrou-est-le-seul-leader-politique-francais-contre-la-loi-penalisant-la-negation-des-genocides%2F24%2F01%2F2012%2F&amp;title=Francois%20Bayrou%20est%20le%20seul%20leader%20politique%20francais%20contre%20la%20loi%20p%C3%A9nalisant%20la%20n%C3%A9gation%20des%20g%C3%A9nocides" id="wpa2a_6"><img src="http://www.turquie-fr.com/wp-content/plugins/add-to-any/favicon.png" width="16" height="16" alt="Share"/></a></p>]]></content:encoded>
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		<title>La France adopte une loi sur commande du lobby arménien</title>
		<link>http://www.turquie-fr.com/la-france-adopte-une-loi-sur-commande-du-lobby-armenien/24/01/2012/</link>
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		<pubDate>Tue, 24 Jan 2012 11:00:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Ramazan</dc:creator>
				<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[À la une]]></category>
		<category><![CDATA[loi pénalisant la négation du génocide arménien de 1915]]></category>
		<category><![CDATA[Mensonge arménien]]></category>
		<category><![CDATA[Nicolas Sarkozy]]></category>

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		<description><![CDATA[La Turquie a vivement condamné lundi l&#8217;adoption par le Sénat français d&#8217;une proposition de loi pénalisant la négation des génocides, notamment celui des Arméniens en 1915, brandissant la menace d&#8217;une &#8220;rupture totale&#8221; des relations diplomatiques. &#8220;La Turquie est déterminée à prendre toutes les mesures nécessaires contre cette mesure injuste&#8221;, indique le ministère turc des Affaires [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src='http://www.turquie-fr.com/wp-content/plugins/simple-post-thumbnails/timthumb.php?src=/wp-content/thumbnails/6765.jpg&amp;w=200&amp;h=150&amp;zc=1&amp;ft=jpg' alt='post thumbnail' /></p>
<p><a href="http://www.turquie-fr.com/wp-content/uploads/2012/01/sarkozy-sarkissian.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-6766" title="sarkozy-sarkissian" src="http://www.turquie-fr.com/wp-content/uploads/2012/01/sarkozy-sarkissian-300x224.jpg" alt="" width="300" height="224" /></a>La Turquie a vivement condamné lundi l&#8217;adoption par le Sénat français d&#8217;une proposition de loi pénalisant la négation des génocides, notamment celui des Arméniens en 1915, brandissant la menace d&#8217;une &#8220;rupture totale&#8221; des relations diplomatiques.</p>
<p>&#8220;La Turquie est déterminée à prendre toutes les mesures nécessaires contre cette mesure injuste&#8221;, indique le ministère turc des Affaires étrangères dans un communiqué, dénonçant un acte &#8220;irresponsable&#8221;.</p>
<p>Quelques heures seulement après l&#8217;adoption par le Sénat français de la proposition de loi, Ankara, qui ne reconnaît pas l&#8217;existence du génocide arménien, a également menacé de réduire sa présence diplomatique en France.</p>
<p>&#8220;Quand je parle de rupture totale des relations diplomatiques, cela comprend mon départ définitif&#8221;, a déclaré l&#8217;ambassadeur de Turquie en France, Tahsin Burcuoglu, à la presse.</p>
<p><span id="more-6765"></span></p>
<p>&#8220;On peut aussi s&#8217;attendre à ce que les relations diplomatiques se passent désormais au niveau des chargés d&#8217;affaires et non plus au niveau des ambassadeurs.&#8221;</p>
<p>Selon la convention de Vienne sur les relations diplomatiques, le chargé d&#8217;affaire correspond à la dernière classe de la mission diplomatique.</p>
<p>Le Sénat français a validé lundi par 127 voix contre 86 le texte que l&#8217;Assemblée avait déjà adopté le 22 décembre par un vote à main levée, majorité et opposition y étant largement favorables.</p>
<p>La proposition de loi prévoit de punir d&#8217;un an d&#8217;emprisonnement, d&#8217;une amende de 45.000 euros ou des deux à la fois la négation d&#8217;un génocide que le Parlement français avait reconnu par une loi adoptée en 2001.</p>
<p>La Turquie voit dans cet empressement un geste en direction des quelque 500.000 Français d&#8217;origine arménienne à l&#8217;approche des échéances électorales du printemps.</p>
<p>EREVAN SE RÉJOUIT</p>
<p>Le gouvernement arménien s&#8217;est pour sa part réjoui du vote français.</p>
<p>&#8220;Ce jour restera gravé en lettres d&#8217;or non seulement dans l&#8217;histoire de l&#8217;amitié entre les peuples arménien et français, mais aussi dans les annales de l&#8217;histoire de la protection des droits de l&#8217;homme dans le monde, et confortera les mécanismes existant de prévention des crimes contre l&#8217;humanité&#8221;, a indiqué le ministre arménien des Affaires étrangères, Edouard Nalbandian, dans un communiqué.</p>
<p>Pour Erevan, le vote de l&#8217;assemblée du Palais du Luxembourg, après celui du Palais-Bourbon, est &#8220;la poursuite logique&#8221; de la loi reconnaissant le génocide arménien adoptée par la France en 2001.</p>
<p>&#8220;La France a réaffirmé son rôle pivot de défenseur authentique des valeurs universelles de l&#8217;humanité&#8221;, ajoute le chef de la diplomatie arménienne.</p>
<p>Lors de l&#8217;adoption du texte à l&#8217;Assemblée nationale, la Turquie avait rappelé son ambassadeur à Paris et annulé toutes les rencontres politiques, économiques et militaires prévues avec la France ainsi que l&#8217;autorisation accordée aux avions de chasse et aux bâtiments de l&#8217;armée française d&#8217;atterrir ou d&#8217;accoster en Turquie.</p>
<p><a class="a2a_dd a2a_target addtoany_share_save" href="http://www.addtoany.com/share_save#url=http%3A%2F%2Fwww.turquie-fr.com%2Fla-france-adopte-une-loi-sur-commande-du-lobby-armenien%2F24%2F01%2F2012%2F&amp;title=La%20France%20adopte%20une%20loi%20sur%20commande%20du%20lobby%20arm%C3%A9nien" id="wpa2a_8"><img src="http://www.turquie-fr.com/wp-content/plugins/add-to-any/favicon.png" width="16" height="16" alt="Share"/></a></p>]]></content:encoded>
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		<title>Sarkozy n&#8217;a pas de leçon à donner à la Turquie</title>
		<link>http://www.turquie-fr.com/sarkozy-na-pas-de-lecon-a-donner-a-la-turquie/25/12/2011/</link>
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		<pubDate>Sun, 25 Dec 2011 20:22:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Ramazan</dc:creator>
				<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[À la une]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[Génocide en Algérie de la France]]></category>
		<category><![CDATA[Tragédie de 1915]]></category>

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		<description><![CDATA[Mise à jour du 23 décembre: le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a accusé aujourd&#8217;hui la France d&#8217;avoir commis un «génocide» en Algérie, en réaction au vote la veille des députés français d&#8217;une proposition de loi réprimant la négation des génocides, dont celui du génocide arménien de 1915, qu&#8217;Ankara réfute. «On estime que 15% [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src='http://www.turquie-fr.com/wp-content/plugins/simple-post-thumbnails/timthumb.php?src=/wp-content/thumbnails/6479.jpg&amp;w=200&amp;h=150&amp;zc=1&amp;ft=jpg' alt='post thumbnail' /></p>
<p><a href="http://www.turquie-fr.com/wp-content/uploads/2010/04/turquie-algerie.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-2701" title="turquie-algerie" src="http://www.turquie-fr.com/wp-content/uploads/2010/04/turquie-algerie-300x237.jpg" alt="" width="300" height="237" /></a>Mise à jour du 23 décembre: le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a accusé aujourd&#8217;hui la France d&#8217;avoir commis un «génocide» en Algérie, en réaction au vote la veille des députés français d&#8217;une proposition de loi réprimant la négation des génocides, dont celui du génocide arménien de 1915, qu&#8217;Ankara réfute. «On estime que 15% de la population algérienne a été massacrée par les Français à partir de 1945. Il s&#8217;agit d&#8217;un génocide», a déclaré M. Erdogan lors d&#8217;une conférence. Hier, la Turquie a rappelé son ambassadeur en poste à Paris.</p>
<p>Et le passé colonial de la France alors? C’est la question que des millions d’Africains, et notamment d’Algériens, vont très certainement poser en apprenant que le président français Nicolas Sarkozy vient de demander à la Turquie, d’aucuns diront qu’il vient de la sommer, de reconnaître le génocide arménien de 1915-1916.</p>
<p>«La Turquie, qui est un grand pays, s&#8217;honorerait à revisiter son histoire comme d&#8217;autres grands pays dans le monde l&#8217;ont fait, l&#8217;Allemagne, la France. On est toujours plus fort quand on regarde son histoire et le négationnisme n&#8217;est pas acceptable», a ainsi déclaré le locataire du Palais de l’Elysée après avoir rendu hommage, avec son homologue arménien Serge Sarkissian, aux victimes du massacre perpétré par les troupes ottomanes.</p>
<p>Les Algériens grinçent des dents</p>
<p><span id="more-6479"></span></p>
<p>En Algérie, où l’on n’a toujours pas digéré la fameuse loi sur le rôle positif de la colonisation de 2005 (abrogée depuis), cette sortie électoraliste du président français à l’approche du scrutin présidentiel de 2012 (la communauté arménienne compte près de 500.000 membres) fait d’ores et déjà grincer des dents. «De quoi se mêle-t-il? Il se croit le roi du monde? Peut-être que c’est sa &#8220;victoire&#8221; en Libye qui lui a fait prendre la grosse tête» ironise un éditorialiste algérois interrogé par SlateAfrique. Ce dernier rappelle que rien n’est encore réglé entre la France et l’Algérie à propos de la question mémorielle. Pour un diplomate algérien longtemps en poste à Paris, «Sarkozy a opposé une fin de non-recevoir aux demandes algériennes de voir officiellement condamnée la période coloniale. Et voilà qu’il va faire la leçon aux Turcs. Pourquoi ne la fait-il pas à son ami David Cameron puisque la Grande-Bretagne refuse toujours d’employer le terme de génocide?»</p>
<p>L’hommage (pourtant très prudent) rendu récemment par Nicolas Sarkozy aux harkis de France mais aussi la multiplication d’initiatives plus ou moins autonomes de l’UMP (le parti de Sarkozy) pour rendre hommage aux anciens membres de l’Armée organisation secrète (OAS), ont beaucoup irrité les autorités algériennes.</p>
<p>«Il y avait un accord tacite. L’Algérie devait remiser ses exigences d’excuses officielles voire de réparation financière tandis que la France devait cesser de nous provoquer en glorifiant une période terrible pour le peuple algérien. Quand Sarkozy se mêle d’une question qui concerne d’abord la Turquie et l’Arménie, il prend le risque de réveiller la colère des Algériens», poursuit le diplomate.</p>
<p>Dans un contexte électoral français tendu, la perspective des célébrations du cinquantième anniversaire de l’indépendance algérienne en juillet prochain pourrait donc aviver les tensions bilatérales et provoquer de nouvelles polémiques mémorielles.</p>
<p>On ne touche pas au héros Erdogan</p>
<p>«J’attends avec impatience la réaction turque» s’esclaffe de son côté un homme d’affaires franco-algérien. C’est que, dans l’affaire, l’Algérie se retrouve presque de force au centre du bras de fer récurrent entre Paris et Ankara au sujet du génocide arménien. En effet, à chaque initiative française concernant les massacres de 1915-1916, une grande partie de la classe politique turque ressort le thème de l’Algérie coloniale. Ainsi, en octobre 2006, un projet de loi français, rédigé par des parlementaires socialistes, entendait criminaliser la négation du génocide arménien. Cette initiative, reprise à son compte par le candidat Sarkozy en 2007, a alors provoqué la fureur du parlement turc lequel a répliqué en élaborant un projet de loi qualifiant les massacres subis par les Algériens pendant toute la périodecoloniale de «génocide» qui seront assorties de mesures de prison pour ceux qui en nieraient la réalité. Notons au passage qu’aucun des deux textes n’a été adopté pour le moment mais la presse algérienne a largement salué l’initiative turque et exigé du président Bouteflika qu’il soutienne officiellement la position turque sur la question arménienne.</p>
<p>Par ailleurs, la mise en cause régulière de la Turquie par Nicolas Sarkozy, adversaire déclaré de l’entrée de ce pays dans l’Union européenne, risque de peser dans les relations entre la France et une bonne partie du monde arabe. Comme l’explique encore le diplomate algérien,</p>
<p>«La France a peut-être fait tomber le régime de Kadhafi mais au Maghreb comme dans nombre de pays du Proche-Orient, Egypte comprise, le véritable héros s’appelle Erdogan».</p>
<p>En clair, en provoquant les Turcs, sans être sûr d’en retirer un avantage électoral décisif comme le montre la réaction mitigée des associations arméniennes de France, Nicolas Sarkozy risque de s’aliéner une bonne partie des opinions publiques arabes désormais fascinées par le «modèle turc».</p>
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		<title>Recep Tayyip Erdoğan accuse la france d&#8217;avoir commis un génocide en Algérie</title>
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		<pubDate>Fri, 23 Dec 2011 10:56:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Ramazan</dc:creator>
				<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[À la une]]></category>
		<category><![CDATA[loi pénalisant la négation du génocide arménien de 1915]]></category>
		<category><![CDATA[Mensonge arménien]]></category>
		<category><![CDATA[Recep Tayyip Erdoğan]]></category>
		<category><![CDATA[Tragédie de 1915]]></category>

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		<description><![CDATA[Le premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, a accusé aujourd&#8217;hui la France d&#8217;avoir commis un génocide en Algérie. Cette déclaration intervient après l&#8217;adoption par les députés français d&#8217;une proposition de loi pénalisant la négation du génocide arménien de 1915, qu&#8217;Ankara réfute. &#8220;On estime que 15% de la population algérienne a été massacrée par les Français [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src='http://www.turquie-fr.com/wp-content/plugins/simple-post-thumbnails/timthumb.php?src=/wp-content/thumbnails/6449.jpg&amp;w=200&amp;h=150&amp;zc=1&amp;ft=jpg' alt='post thumbnail' /></p>
<p><a href="http://www.turquie-fr.com/wp-content/uploads/2011/11/Erdogan.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-6321" title="Erdogan" src="http://www.turquie-fr.com/wp-content/uploads/2011/11/Erdogan-300x224.jpg" alt="" width="300" height="224" /></a>Le premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, a accusé aujourd&#8217;hui la France d&#8217;avoir commis un génocide en Algérie.</p>
<p>Cette déclaration intervient après l&#8217;adoption par les députés français d&#8217;une proposition de loi pénalisant la négation du génocide arménien de 1915, qu&#8217;Ankara réfute.</p>
<p>&#8220;On estime que 15% de la population algérienne a été massacrée par les Français à partir de 1945. Il s&#8217;agit d&#8217;un génocide&#8221;, a déclaré Erdogan lors d&#8217;une conférence.</p>
<p><span id="more-6449"></span></p>
<p>Il a ensuite accusé  Nicolas Sarkozy de jouer sur &#8220;la haine du musulman et du Turc&#8221; à des fins électoralistes. &#8220;Le président français Sarkozy a commencé à rechercher des gains électoraux en utilisant la haine du musulman et du Turc&#8221;, a déclaré M. Erdogan lors d&#8217;une conférence.</p>
<p><a class="a2a_dd a2a_target addtoany_share_save" href="http://www.addtoany.com/share_save#url=http%3A%2F%2Fwww.turquie-fr.com%2Frecep-tayyip-erdogan-accuse-la-france-davoir-commis-un-genocide-en-algerie%2F23%2F12%2F2011%2F&amp;title=Recep%20Tayyip%20Erdo%C4%9Fan%20accuse%20la%20france%20d%26%238217%3Bavoir%20commis%20un%20g%C3%A9nocide%20en%20Alg%C3%A9rie" id="wpa2a_12"><img src="http://www.turquie-fr.com/wp-content/plugins/add-to-any/favicon.png" width="16" height="16" alt="Share"/></a></p>]]></content:encoded>
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		<title>Tragédie de 1915: Bayrou contre la loi visant à sanctionner le négationnisme</title>
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		<pubDate>Thu, 22 Dec 2011 18:16:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Ramazan</dc:creator>
				<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[À la une]]></category>
		<category><![CDATA[Francois Bayrou]]></category>
		<category><![CDATA[Mensonge arménien]]></category>
		<category><![CDATA[MODEM (Mouvement démocrate)]]></category>
		<category><![CDATA[Tragédie de 1915]]></category>

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		<description><![CDATA[François Bayrou, candidat MoDem à la présidentielle, a jugé jeudi &#8220;pas raisonnable&#8221; de faire trancher par la loi les problèmes de l&#8217;histoire, comme s&#8217;apprête à le faire l&#8217;Assemblée nationale à propos du génocide arménien. Le député béarnais a indiqué sur Europe 1 qu&#8217;il ne voterait pas la proposition de loi soumise aux députés sur la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src='http://www.turquie-fr.com/wp-content/plugins/simple-post-thumbnails/timthumb.php?src=/wp-content/thumbnails/6442.jpg&amp;w=200&amp;h=150&amp;zc=1&amp;ft=jpg' alt='post thumbnail' /></p>
<div id="attachment_6443" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><a href="http://www.turquie-fr.com/wp-content/uploads/2011/12/francois-bayrou.jpg"><img class="size-medium wp-image-6443" title="francois-bayrou" src="http://www.turquie-fr.com/wp-content/uploads/2011/12/francois-bayrou-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" /></a><p class="wp-caption-text">Francois Bayrou président du MODEM</p></div>
<p>François Bayrou, candidat MoDem à la présidentielle, a jugé jeudi &#8220;pas raisonnable&#8221; de faire trancher par la loi les problèmes de l&#8217;histoire, comme s&#8217;apprête à le faire l&#8217;Assemblée nationale à propos du génocide arménien.</p>
<p>Le député béarnais a indiqué sur Europe 1 qu&#8217;il ne voterait pas la proposition de loi soumise aux députés sur la pénalisation de la négociation de tout génocide.</p>
<p>&#8220;La France, il y a dix ans, a fait un geste unique parmi les nations en reconnaissant que les événements de 1915 en Turquie avaient été un génocide&#8221;, a fait valoir l&#8217;ancien ministre de l&#8217;Education. &#8220;Il n&#8217;est pas raisonnable que la loi se mêle maintenant d&#8217;entraîner devant des tribunaux, de faire payer des amendes et de mettre en prison des gens qui nieraient, ou diraient, dans une controverse historique, qu&#8217;ils ne sont pas de cet avis&#8221;, a poursuivi François Bayrou.</p>
<p><span id="more-6442"></span>&#8220;Ce n&#8217;est pas à la loi de régler les problèmes de l&#8217;histoire&#8221;, a-t-il jugé. &#8220;Il devrait y avoir à la tête de la France des responsables, de la majorité ou de l&#8217;opposition, président de la République, qui disent: &#8216;Ne faisons pas flamber cette affaire&#8217;&#8221;, a-t-il argumenté. &#8220;On le fait pour faire plaisir à des communautés, à des groupes qui, électoralement, ont du poids. Mais les responsables de l&#8217;Etat ne devraient pas se déterminer que pour des raisons électoralistes et ceux qui savent ce qu&#8217;est l&#8217;histoire ne devrait pas la trancher par la loi&#8221;, a encore dit le candidat.</p>
<p>Un texte d&#8217;initiative parlementaire, mis à l&#8217;ordre du jour de l&#8217;Assemblée nationale jeudi par le gouvernement, visant à &#8220;réprimer la contestation ou la minimisation grossière&#8221; de tout génocide, dont celui perpétré en 1915 contre les Arméniens dans l&#8217;Empire ottoman, a déchaîné la fureur des autorités turques.</p>
<p><a class="a2a_dd a2a_target addtoany_share_save" href="http://www.addtoany.com/share_save#url=http%3A%2F%2Fwww.turquie-fr.com%2Ftragedie-de-1915-bayrou-contre-la-loi-visant-a-sanctionner-le-negationnisme%2F22%2F12%2F2011%2F&amp;title=Trag%C3%A9die%20de%201915%3A%20Bayrou%20contre%20la%20loi%20visant%20%C3%A0%20sanctionner%20le%20n%C3%A9gationnisme" id="wpa2a_14"><img src="http://www.turquie-fr.com/wp-content/plugins/add-to-any/favicon.png" width="16" height="16" alt="Share"/></a></p>]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>La Turquie, acteur incontournable des projets énergétiques</title>
		<link>http://www.turquie-fr.com/la-turquie-acteur-incontournable-des-projets-energetiques/05/08/2011/</link>
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		<pubDate>Fri, 05 Aug 2011 22:42:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Ramazan</dc:creator>
				<category><![CDATA[À la une]]></category>
		<category><![CDATA[Économie]]></category>
		<category><![CDATA[Énergie]]></category>
		<category><![CDATA[Gazoduc]]></category>
		<category><![CDATA[Nabucco]]></category>
		<category><![CDATA[Russie]]></category>
		<category><![CDATA[Union Européenne - Turquie]]></category>

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		<description><![CDATA[Ces cinq projets concurrents qui mobilisent différents moyens pour transporter le gaz issu d&#8217;une source identique (zone Caspienne et Moyen-Orient) sont tous amenés à coopérer avec un même partenaire : la Turquie. Sa géographie ainsi que son contexte historique et politique font de ce pays un acteur incontournable dans la concurrence que se livrent les [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src='http://www.turquie-fr.com/wp-content/plugins/simple-post-thumbnails/timthumb.php?src=/wp-content/thumbnails/6193.jpg&amp;w=200&amp;h=150&amp;zc=1&amp;ft=jpg' alt='post thumbnail' /></p>
<p><a href="http://www.turquie-fr.com/wp-content/uploads/2010/06/gazoduc-turquie-europe.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-3858" title="gazoduc-turquie-europe" src="http://www.turquie-fr.com/wp-content/uploads/2010/06/gazoduc-turquie-europe-300x199.jpg" alt="" width="300" height="199" /></a>Ces cinq projets concurrents qui mobilisent différents moyens pour transporter le gaz issu d&#8217;une source identique (zone Caspienne et Moyen-Orient) sont tous amenés à coopérer avec un même partenaire : la Turquie.</p>
<p>Sa géographie ainsi que son contexte historique et politique font de ce pays un acteur incontournable dans la concurrence que se livrent les projets européens et russe.</p>
<p>Dans la perspective de son adhésion à l&#8217;Union européenne, Ankara doit choisir entre soutenir les intérêts de Bruxelles ou privilégier ceux de la Russie.</p>
<p><span id="more-6193"></span></p>
<p>Le cadre juridique du gazoduc Nabucco, dont l&#8217;objectif est de réduire la dépendance énergétique de certains Etats membres de l&#8217;Union européenne vis-à-vis de la Russie, a été finalisé le 8 juin à Kayseri (Turquie) avec la signature de l&#8217;accord de soutien entre la société Nabucco Pipeline GmbH International et les ministères concernés des cinq pays de transit du gazoduc : Autriche, Bulgarie, Hongrie, Roumanie et Turquie.</p>
<p>Le PSA (Project Support Agreement) met en place un régime de transit de longue durée conformément à la Constitution turque et aux régulations de l&#8217;Union européenne.</p>
<p>Gunther Oettinger, commissaire européen en charge de l&#8217;Energie, a défini cet accord d&#8217;étape charnière pour la réalisation du gazoduc Nabucco.</p>
<p>Cependant, le premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan ne s&#8217;est pas enorgueilli de cette réussite durant la campagne électorale qu&#8217;il a menée pour le scrutin législatif de juin dernier. La signature de l&#8217;accord de soutien n&#8217;a pas fait débat en Turquie ni en Europe. Le silence sur ce projet dont ont fait preuve les autorités et médias turcs et européens pose question.</p>
<p>Nabucco fait partie du grand projet de corridor gazier Sud qui a pour objectif de réduire la dépendance énergétique de certains Etats membres de l&#8217;Union européenne vis-à-vis de la Russie, en opérant une double diversification des sources d&#8217;approvisionnement – zone Caspienne et Irak – et des routes de transit – Turquie, Bulgarie et Roumanie. Le corridor Sud de l&#8217;énergie repose sur une dynamique soutenue politiquement et économiquement par l&#8217;Union européenne. Quatre projets européens – Nabucco, TAP (Trans Adriatic Pipeline), ITGI (Interconnector Turkey-Greece-Italy) et White Stream – sont en concurrence pour réduire cette dépendance par le développement de nouvelles routes. La Russie, afin de défendre son monopole énergétique, est présente avec un projet ambitieux, South Stream, dont l&#8217;objectif est de transporter deux fois plus de gaz que Nabucco. Ces projets se différencient, soit par la composition du consortium, soit par la route de transit envisagée.</p>
<p>Nabucco, le projet prioritaire de l&#8217;Union européenne, est le plus long et le plus complexe. Il s&#8217;étendra sur 3 300 kms, entre Erzurum en Turquie et Baumgarten en Autriche et contournera la Russie. Ses actionnaires sont multiples : OMV (Österreichische Mineralölverwaltung) en Autriche ; MOL (Magyar Olaj és Gázipari) en Hongrie ; Transgaz en Roumanie ; Bulgargaz en Bulgarie ; BOTAS (Borum Hatlari ile Petrol Tasima Anonim sirketi) en Turquie et RWE (Rheinisch-Westfälisches Elektrizitätswerk Aktiengesellschaft) en Allemagne. Chacun d&#8217;entre eux participe à hauteur de 16,67 %.</p>
<p>Le projet de gazoduc Transadriatique (TAP) est basé sur un partenariat tripode qui implique Statoil en Norvège ; EGL (European Gas Limited) en Suisse et E.ON Ruhrgaz en Allemagne. Il transite par trois pays : la Turquie, la Grèce et l&#8217;Albanie. Le gazoduc White Stream est un consortium anglo-américain. À partir de l&#8217;Azerbaïdjan, il parcourt les montagnes de l&#8217;Ouest géorgien, la zone maritime turque de la mer Noire et la Roumanie.</p>
<p>Enfin, ITGI, consortium constitué par DEPA (Dimosia Epichirisi Paroxis Aeriou), l&#8217;opérateur public de transport de gaz en Grèce ; Edison en Italie et BOTAS en Turquie est le projet le plus avancé et le plus atypique. Il comprend trois segments ; le gazoduc entre la Turquie et la Grèce et deux inter-connecteurs Turquie-Grèce (ITGI) et Grèce-Italie (IGI). Un volet complémentaire est prévu avec la ligne de dérivation qui constituera l&#8217;inter-connecteur Grèce-Bulgarie (IGB). Le projet ITGI est prévu pour être opérationnel en 2015, l&#8217;interconnexion Grèce-Italie reste à construire.</p>
<p>Il faut souligner le fait que Nabucco et ITGI bénéficient du soutien financier de Bruxelles. En 2007, la Russie a développé South Stream en partenariat avec l&#8217;entreprise italienne ENI (Ente nazionale idrocarburi) face à ces quatre projets qui contournent la Russie pour transporter le gaz de la mer Caspienne vers les pays de l&#8217;Union européenne. Depuis, le français EDF et l&#8217;allemand BASF, à travers sa filiale Wintershall, ont rejoint le projet. Le premier s&#8217;est engagé pour au moins 10 % des parts de la partie offshore et le second a annoncé, le 23 mars, un engagement à hauteur de 15 %. Le gaz sera acheminé sous la mer Noire vers la Bulgarie, puis la Serbie, l&#8217;Italie et l&#8217;Autriche. Le 6 août 2009, la Turquie avait donné son feu vert à la pose du gazoduc dans ses eaux territoriales.</p>
<p>Trois options s&#8217;offrent à la Turquie : opter uniquement pour le corridor Sud de l&#8217;énergie en excluant ainsi le projet russe ; coopérer au contraire totalement avec la Russie au risque d&#8217;exclure les projets européens ou, enfin, tenter de rester dans une position d&#8217;arbitre et ne pas prendre parti.</p>
<p>Dans un premier scénario, si Ankara opte pour Nabucco, il met, de fait, en péril ses relations avec Moscou qui est son premier partenaire économique. Dans le deuxième scénario, en coopérant avec la Russie et en apportant un soutien exclusif au projet South Stream, la Turquie retire sa signature de l&#8217;accord intergouvernemental lié au projet Nabucco. Le monopole russe de l&#8217;énergie et la nature des relations économiques et politiques entre Ankara et Moscou se renforcent ; le prix du gaz russe devient plus compétitif pour la Turquie ; l&#8217;Union européenne revient sur le processus d&#8217;adhésion de la Turquie, les réticences à son adhésion se renforcent et l&#8217;ouverture du chapitre sur l&#8217;énergie demeure suspendue dans les négociations d&#8217;adhésion, enfin, la présence de l&#8217;Union européenne en Mer Noire s&#8217;affaiblit.</p>
<p>Dans le troisième scénario, les autorités turques évitent de prendre position sur les deux projets. Contrairement aux deux précédents scénarios, cette position médiane permet de maintenir de bonnes relations tant avec Moscou qu&#8217;avec Bruxelles. La question du mutisme des autorités turques pendant la campagne électorale prend alors tout son sens. Le premier ministre R.T. Erdogan met tout en œuvre pour la mise en place de Nabucco mais se garde de communiquer sur ses véritables choix.</p>
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		<title>Croissance chinoise et qualité allemande</title>
		<link>http://www.turquie-fr.com/croissance-chinoise-et-qualite-allemande/13/06/2011/</link>
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		<pubDate>Mon, 13 Jun 2011 08:03:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Ramazan</dc:creator>
				<category><![CDATA[À la une]]></category>
		<category><![CDATA[Économie]]></category>
		<category><![CDATA[Croissance économique]]></category>
		<category><![CDATA[Istanbul]]></category>
		<category><![CDATA[Production industrielle]]></category>

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		<description><![CDATA[Ce week-end, les citoyens turcs étaient appelés aux urnes pour des élections législatives. L&#8217;occasion pour L&#8217;Usine Nouvelle de dresser un rapide tableau de son industrie. Dix années fastes ont vu les sociétés turques se hisser au niveau européen, puis aborder les marchés émergents voisins. L&#8217;industrie reste à deux vitesses mais on rêve d&#8217;un terroir de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src='http://www.turquie-fr.com/wp-content/plugins/simple-post-thumbnails/timthumb.php?src=/wp-content/thumbnails/6146.jpg&amp;w=200&amp;h=150&amp;zc=1&amp;ft=jpg' alt='post thumbnail' /></p>
<p><a href="http://www.turquie-fr.com/wp-content/uploads/2010/05/levent-istanbul.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-2878" title="levent-istanbul" src="http://www.turquie-fr.com/wp-content/uploads/2010/05/levent-istanbul-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" /></a>Ce week-end, les citoyens turcs étaient appelés aux urnes pour des élections législatives.</p>
<p>L&#8217;occasion pour L&#8217;Usine Nouvelle de dresser un rapide tableau de son industrie.</p>
<p>Dix années fastes ont vu les sociétés turques se hisser au niveau européen, puis aborder les marchés émergents voisins. L&#8217;industrie reste à deux vitesses mais on rêve d&#8217;un terroir de PME à l&#8217;allemande.</p>
<p>Si le nombre des drapeaux accrochés par chaque parti dans les rues embouteillées d&#8217;Istanbul augurait du résultat des élections législatives du 12 juin, le vainqueur ne ferait guère de doute.</p>
<p>Le portrait de Recep Tayyip Erdogan, Premier ministre sortant et chef du parti AKP, s&#8217;affiche partout : sur un placard géant, près de la chambre de commerce, sur les bords du Bosphore et devant les grands centres commerciaux de la rive asiatique&#8230;</p>
<p><span id="more-6146"></span></p>
<p>Sûr de l&#8217;emporter et ultra-favori dans les sondages, Recep Tayyip Erdogan a fait campagne en promettant de hisser la Turquie parmi les dix premières puissances économiques du monde pour 2023 &#8211; l&#8217;année du centenaire de la création de la République &#8211; et de porter à 500 milliards d&#8217;euros les exportations du pays, contre 113 milliards actuellement.</p>
<p>Dans les milieux industriels, le discours a fait mouche. &#8220;Depuis 2003, l&#8217;AKP a apporté la stabilité, ce dont nous avions le plus besoin. Et le pays a su résister à la crise économique sans trop souffrir&#8221;, se félicite Erol Türkün, qui dirige une entreprise familiale de textile et votera AKP.</p>
<p>Dans son bureau, sur les hauteurs de la ville, où figure en bonne place le portrait d&#8217;Atatürk, à l&#8217;origine du kémalisme, Kadir Efe n&#8217;est pas loin de penser la même chose. &#8220;Si le parti arrive largement en tête, cela pourrait inciter les agences de notation à placer le pays en &#8220;investment grade&#8221;, ce qui accélérera encore l&#8217;arrivée de nouveaux investisseurs&#8221;, espère le président du groupe Efesan, dont la fonderie est l&#8217;un des fournisseurs de Renault, en Turquie et en France.</p>
<p>Comme beaucoup, son groupe a tiré parti des dix années de forte croissance que le pays connaît depuis la terrible crise financière de 2001. En dix ans, l&#8217;économie a triplé de volume. L&#8217;an dernier, elle a enregistré une croissance record de près de 9 % et elle devrait poursuivre cette année sur un rythme de 6,5 % selon l&#8217;OCDE. Dans le ciel d&#8217;Istanbul, sur la rive européenne, les gratte-ciel en construction disputent la place aux minarets. Signe de l&#8217;essor d&#8217;une nouvelle classe moyenne, la Turquie a aussi été le pays européen ayant le plus construit de centres commerciaux en 2010 après la Russie.</p>
<p><strong>VERS LE HAUT DE GAMME</strong></p>
<p>L&#8217;industrie n&#8217;est pas en reste. Depuis le début de l&#8217;année, sa production a progressé de plus de 10 % par rapport à 2010. La forte croissance et la hausse des profits ont accéléré la modernisation des entreprises.</p>
<p>&#8220;Les Turcs sont avides de technologies&#8221;, confirme Olivier Randet, le directeur général d&#8217;Air Liquide en Turquie. Incontournables, les puissants conglomérats industriels, comme Koç ou Sabanci, ont été les premiers à recentrer leurs activités sur les gammes à plus haute valeur ajoutée. Chez Otokar, un fabricant d&#8217;autobus et de véhicules militaires légers appartenant au tentaculaire groupe Koç, 4 % ont été investis chaque année dans la R et D. &#8220;Il y a dix ans, nous fabriquions 80 % de nos produits sous des licences étrangères. Maintenant 80 % de nos produits sont faits selon notre propre design et sous notre nom&#8221;, raconte Mehmet Ergene, le directeur export d&#8217;Otokar.</p>
<p>Derrière, les PME familiales, qui forment l&#8217;essentiel du tissu industriel turc, ont suivi le mouvement. &#8220;Leur taille a fortement augmenté et elles ont plus accès au crédit bancaire&#8221;, selon une étude du Crédit agricole. Durmazlar est un bon exemple. Installée à Bursa, grosse ville industrielle de 3 millions d&#8217;habitants où s&#8217;étalent les immenses usines Renault et Fiat, cette entreprise familiale de 900 salariés fabrique des machines-outils principalement destinées au marché européen. Dans l&#8217;usine, le portrait &#8211; haut de deux mètres &#8211; du fondateur de l&#8217;entreprise, décédé en 2004, contemple toujours les lignes de production.</p>
<p>Mais la PME regarde vers l&#8217;avenir. Et c&#8217;est du côté du Mittelstand, le tissu de PME allemand, qu&#8217;elle va chercher ses recettes. &#8220;Notre stratégie c&#8217;est de faire comme les Allemands&#8221;, affirme Altan Arda, le directeur commercial, qui, depuis ses études outre-Rhin dans les années 80, a conservé le goût de la culture allemande. &#8220;Nous avons le même niveau technologique et de qualité qu&#8217;eux. Mais nous sommes moins chers&#8221;, jure-t-il. Les produits à faible valeur ajoutée ont été éliminés du catalogue. Dans l&#8217;usine, la ligne de production, où des robots décapent des tiges de métal, a été grandement automatisée. Sur les murs, de petits drapeaux rappellent aux ouvriers les principes de la méthode lean &#8220;5S&#8221;, adoptée l&#8217;an dernier. Durmazlar (130 millions d&#8217;euros de chiffre d&#8217;affaires) a diminué de 15 % ses coûts et réduit à douze jours ses délais de livraison. Renforcé, le bureau de R et D devrait voir passer son effectif de 54 à 75 ingénieurs d&#8217;ici à l&#8217;an prochain.</p>
<p>Dans la zone industrielle ultra-moderne de Bursa, Durmazlar n&#8217;est pas un cas isolé. &#8220;Nos coûts de fabrication sont supérieurs à ceux de la Chine. Si nous voulons continuer à être compétitifs, nous n&#8217;avons pas le choix : nous devons investir en R et D et viser le haut de gamme&#8221;, souligne Erol Türkün, qui a consacré 15 millions d&#8217;euros à sa recherche depuis trois ans, notamment pour développer des textiles résistants aux flammes. Dans cette volonté de monter en gamme, les industriels turcs ont un atout : une main-d&#8217;oeuvre jeune (44 % de la population a moins de 25 ans) et très qualifiée. Selon l&#8217;OCDE, entre 2000 et 2009, la productivité de celle-ci est passée de 35 % à 62 % de la moyenne de l&#8217;Union européenne. À égalité avec la Pologne et loin devant la Roumanie. &#8220;Le niveau d&#8217;éducation est bon, et il y a une forte implication dans l&#8217;entreprise qui explique le faible absentéisme&#8221;, analyse Yves-Marie Laouenan, qui dirige le cabinet LDS consulting. L&#8217;usine turque de Renault est réputée être l&#8217;une des plus productives du groupe&#8230;</p>
<p>Pour la première fois en 2010, les flux de population entre l&#8217;Allemagne et la Turquie se sont inversés, au bénéfice de la seconde, grâce à l&#8217;amélioration des perspectives d&#8217;emploi. &#8220;Ce retour des immigrés de la seconde génération est un atout pour l&#8217;industrie. Ils apportent une rigueur supplémentaire&#8221;, assure Saihnur Agaik, le PDG d&#8217;une PME d&#8217;ingénierie de 80 salariés, qui emploie deux ex-résidents en Allemagne.</p>
<p>Paradoxalement, la crise économique de 2008 a aussi aiguisé les appétits. La chute des exportations vers l&#8217;Europe a fait prendre conscience de la grande dépendance du pays vis-à-vis de l&#8217;Union, avec laquelle il partage une union douanière. Depuis 2008, les industriels se tournent avec de plus en plus d&#8217;insistance vers le Moyen-Orient, l&#8217;Asie centrale et même l&#8217;Afrique. &#8220;Nous ne délaissons pas l&#8217;Europe. Mais c&#8217;est en Azerbaïdjan, au Kirghizistan ou encore en Arabie saoudite que s&#8217;ouvrent aujourd&#8217;hui le plus de centres commerciaux&#8221;, expose Serpil Cavas, la directrice des ventes export de Kaplanlar. Ce fabricant de linéaires frigorifiques pour la grande distribution a multiplié ses ventes (90 % à l&#8217;exportation) par trois en deux ans. Ses atouts ? Une qualité aux standards européens, des produits moins chers et la proximité culturelle. &#8220;Ce sont des marchés nouveaux pour nous. Puisque l&#8217;Europe stagne, il faut trouver la croissance où elle se trouve&#8221;, confirme Mehmet Ergene, le directeur export d&#8217;Otokar, présent notamment au Burkina Faso.</p>
<p>Sur ces nouveaux marchés, le gouvernement de Recep Tayyip Erdogan a aussi ouvert la voie. Le rapprochement diplomatique opéré avec la Syrie ou la Russie et l&#8217;ouverture des frontières avec l&#8217;Irak ont renforcé les échanges économiques. En janvier 2011, les exportations ont progressé de 119 % vers les Émirats arabes unis, de 64 % vers l&#8217;Azerbaïdjan et de 59 % vers l&#8217;Irak. Et elles progressent aussi en Afrique, où la Turquie avance aussi ses pions.</p>
<p><strong> INDUSTRIE À DEUX VITESSES</strong></p>
<p>Sahap Aktas, lui, veut aller encore plus loin. Moustaches blanches et drues, le PDG du fabricant d&#8217;éléments d&#8217;amortisseurs Aktas holding (110 millions d&#8217;euros de chiffre d&#8217;affaires) a inauguré en mai sa dernière usine en Chine. Sa troisième à l&#8217;étranger depuis fin 2007, après la Bulgarie et le Brésil. Une usine russe devrait suivre en 2012. Le groupe, qui a commencé à exporter après un joint-venture raté avec Continental en 2000, a multiplié ses ventes par quinze. &#8220;Ce n&#8217;est pas de la délocalisation. Mais nous devons être présent localement pour gagner des parts des marchés. Notre objectif, c&#8217;est d&#8217;être numéro un mondial dans quinze ans&#8221;, affirme tranquillement Sahap Aktas, confortablement calé dans un des fauteuils design de son usine flambant neuve de Bursa.</p>
<p>Derrière la vitrine moderne d&#8217;Istanbul et de sa grande région, on mesure le chemin restant à parcourir. &#8220;L&#8217;industrie est à deux vitesses&#8221;, note Thomas Langlois, le directeur de Mane en Turquie, un fabricant d&#8217;arômes qui fournit l&#8217;industrie agroalimentaire. &#8220;À côté des entreprises compétitives, il y a tout un tissu d&#8217;entreprises plus conservatrices qui ont moins investi et dont la montée en gamme se fait plus difficilement.&#8221; Faute de modernisation assez rapide des petits sous-traitants, les entreprises exportatrices se fournissent à l&#8217;étranger. &#8220;Pour avoir un vrai Mittelstand, il faut plus d&#8217;innovations&#8221;, critique Saihnur Agaik, le bouillant PDG de GDS, qui vient de décrocher un contrat pour construire une centrale thermique près de Bagdad. Kadir Efe, lui est plus confiant. &#8220;Nous avons encore à nous améliorer. Ne vous retournez pas, nous arrivons à la vitesse grand V&#8221;, sourit-il, tranquillement.</p>
<p><strong>LES GRANDS CHANTIERS D&#8217;ISTANBUL</strong></p>
<p>La population urbaine explose ! Douze villes dépassent déjà le million d&#8217;habitants. Istanbul est au bord de l&#8217;asphyxie. Sa population de 17 millions d&#8217;habitants et son dynamisme économique saturent les réseaux de transport. Chaque année, 50 000 navires franchissent le détroit du Bosphore. Bref, les infrastructures stambouliotes sont à bout de souffle. Du coup, gouvernement et État se lancent dans une série de grands travaux. Nouveau port, troisième aéroport, création de deux villes nouvelles, respectueuses des normes antisismiques (capacité : 1 million d&#8217;habitant)&#8230; Les annonces se multiplient.</p>
<p>Dernière en date, celle du premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan. En pleine campagne électorale, il a annoncé le projet d&#8217;un canal d&#8217;une longueur d&#8217;une cinquantaine de kilomètres sur la rive européenne de l&#8217;ancienne Constantinople. D&#8217;une largeur de 150 mètres et d&#8217;une profondeur de 25, il devrait absorber un trafic de 160 gros cargos et pétroliers par jour entre la mer Noire et la mer de Marmara. Ouverture prévue en 2023 pour le centenaire de la naissance de la république turque. Axel Baroux, le directeur d&#8217;Ubi France Turquie, analyse : « le Bosphore est complètement embouteillé. Ce n&#8217;est pas un projet qui sort de nulle part, mais il n&#8217;a pas encore été étudié en termes d&#8217;environnement, de financement et de rentabilité. »</p>
<p>D&#8217;autres projets sont beaucoup plus aboutis comme le troisième pont sur le Bosphore (environ 4 milliards d&#8217;euros). Les offres doivent être remises d&#8217;ici à la fin du mois d&#8217;août. Les spécialistes français du BTP vont-il y répondre ? En tous cas, ils s&#8217;y intéressent de près. Marmaray, le grand projet de tunnel ferroviaire antisismique (13,6 km) est également bien parti pour être opérationnel en 2013 ou en 2014. Il devra permettre de relier les deux rives du Bosphore en dix-huit minutes. La construction du tunnel est achevée depuis deux ans, mais les infrastructures manquent. La mise en service de ce « RER » était prévue pour 2011. Le gagnant de l&#8217;appel d&#8217;offres pour les voies et la signalisation, le français Alstom, s&#8217;est retiré et un nouvel appel d&#8217;offres est en cours. Un TGV à 15 milliards&#8230;</p>
<p>Côté grande vitesse, 15 milliards d&#8217;euros d&#8217;investissements sont programmés pour un train circulant à la vitesse de 250 km/h : 1 500 kilomètres de voies doivent être réalisées d&#8217;ici à 2014 et 4 000 km d&#8217;ici à 2023. La ligne entre Ankara et Istanbul est déjà très avancée. D&#8217;autres lignes sont en projet et elles intéressent fortement Alstom pour les infrastructures (voies, signalisation) et le matériel roulant (AGV ou Pendolino). « Nous suivons également de près les deux appels d&#8217;offres pour deux lignes de métro stambouliotes à venir dans les prochains mois », indique Heriberto Diarte, directeur d&#8217;Alstom transport pour la zone Moyen-Orient-Afrique du Nord. Le réseau routier n&#8217;est pas oublié. Le chantier de l&#8217;autoroute entre Izmir et Istanbul a été lancé il y a quelques semaines. Ce projet de 5 milliards d&#8217;euros devrait être achevé d&#8217;ici à 2018. Il comprend la construction d&#8217;un pont suspendu de 3 kilomètres de long dans la baie d&#8217;Izmir. Après Istanbul, les projets se déplaceront vers l&#8217;Est pour mieux connecter la région de l&#8217;Anatolie, en plein décollage.</p>
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		<title>La Turquie un exemple de réussite ou modèle d&#8217;inspiration</title>
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		<pubDate>Tue, 15 Feb 2011 14:23:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Ramazan</dc:creator>
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		<category><![CDATA[À la une]]></category>
		<category><![CDATA[Abdullah Gül]]></category>
		<category><![CDATA[Ahmet Davutoğlu]]></category>
		<category><![CDATA[Égypte]]></category>
		<category><![CDATA[Parti de la justice et du développement (AKP)]]></category>
		<category><![CDATA[Recep Tayyip Erdoğan]]></category>

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		<description><![CDATA[Quand la plupart des leaders du Moyen-Orient tombent en disgrâce, l&#8217;un d&#8217;eux renforce sa popularité : c&#8217;est le premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, au pouvoir depuis 2003, et qui briguera surement un troisième mandat en juin. Dans un paysage de régimes autoritaires et décrépits, la Turquie montre un visage moderne, propre à séduire les [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src='http://www.turquie-fr.com/wp-content/plugins/simple-post-thumbnails/timthumb.php?src=/wp-content/thumbnails/5587.jpg&amp;w=200&amp;h=150&amp;zc=1&amp;ft=jpg' alt='post thumbnail' /></p>
<div id="attachment_1594" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><a href="http://www.turquie-fr.com/wp-content/uploads/2010/01/akp-erdogan.jpg"><img class="size-medium wp-image-1594" title="BASBAKAN RECEP TAYYIP ERDOGAN" src="http://www.turquie-fr.com/wp-content/uploads/2010/01/akp-erdogan-300x203.jpg" alt="" width="300" height="203" /></a><p class="wp-caption-text">Premier ministre Turc, RECEP TAYYIP ERDOGAN</p></div>
<p>Quand la plupart des leaders du Moyen-Orient tombent en disgrâce, l&#8217;un d&#8217;eux renforce sa popularité : c&#8217;est le premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, au pouvoir depuis 2003, et qui briguera surement un troisième mandat en juin.</p>
<p>Dans un paysage de régimes autoritaires et décrépits, la Turquie montre un visage moderne, propre à séduire les peuples arabes en quête d&#8217;exemple.</p>
<p>Ankara s&#8217;est projeté sur la région avec un appétit non dissimulé, redevenant, en quelques années, une puissance économique, culturelle et politique dominante, diffusant ses séries télévisées autant que sa vision du monde.</p>
<p>L&#8217;exemple, c&#8217;est la Turquie estampillée AKP (Parti de la justice et du développement), qui s&#8217;est imposée, en une décennie, comme un pays stable, capable de conjuguer les aspirations conservatrices de l&#8217;électorat avec la démocratie et l&#8217;économie de marché.</p>
<p>M. Erdogan a dépensé plus d&#8217;énergie à libéraliser l&#8217;économie qu&#8217;à islamiser la société turque. En huit ans, le produit intérieur brut (PIB) annuel par habitant a plus que triplé, à 11 000 dollars (8 180 euros). En Egypte, il est le même qu&#8217;il y a vingt ans.</p>
<p><span id="more-5587"></span></p>
<p>Au moment où la place Tahrir du Caire réclamait le départ d&#8217;Hosni Moubarak, un cercle de réflexion turc influent, Tesev, publiait une enquête sur le rayonnement régional de la Turquie.</p>
<p>Pour deux tiers des sondés, dans les pays arabes et en Iran, la Turquie &#8220;représente un exemple de mariage réussi entre islam et démocratie&#8221; et 78 % estiment qu&#8217;elle &#8220;devrait jouer un rôle plus important dans la région&#8221;.</p>
<p>Selon cette étude, les trois forces du modèle turc sont, dans l&#8217;ordre, &#8220;sa tradition musulmane&#8221;, &#8220;son économie dynamique&#8221; et &#8220;son gouvernement démocratique&#8221;.</p>
<p>Le modèle laïque kémaliste, bâti autour de son armée, qui a influencé des régimes autocratiques moyen-orientaux, est devenu obsolète. La perspective d&#8217;un Etat islamique aussi.</p>
<p>De Rabat à Amman, il est désormais de bon ton, parmi les mouvements islamistes, de se référer à l&#8217;AKP. &#8220;De nombreux islamistes le voient comme un modèle pour intégrer le système démocratique et devenir des acteurs politiques&#8221;, analyse Jonathan Levack, directeur de projet à Tesev. Le Parti de la justice et du développement marocain a emprunté son symbole, une ampoule, en adoptant la lampe à huile. En Irak et en Syrie, des mouvements s&#8217;inspirent du modèle turc. En Egypte, les Frères musulmans, bien que divisés, sont attirés par son aura.</p>
<p>&#8220;La Turquie démocratique est un exemple à suivre&#8221;, estime Tariq Ramadan, petit-fils du fondateur de la confrérie. Quant au vieux leader islamiste tunisien Rached Ghannouchi, de retour d&#8217;exil, il a comparé son parti, Ennahda, à l&#8217;AKP, approuvant même le code du statut personnel tunisien et la possibilité qu&#8217;une femme soit élue présidente. Le type de concession à la laïcité d&#8217;Etat que le parti islamo-conservateur turc a consenti pour se hisser au pouvoir.</p>
<p>L&#8217;AKP, un modèle ? &#8220;C&#8217;est trop ambitieux, un exemple peut-être&#8221;, a nuancé le président turc, Abdullah Gül. M. Erdogan, lui, voit la Turquie en &#8220;étoile polaire du Moyen-Orient&#8221;. Mais, pour que la greffe turque prenne, il faudrait que le monde arabe connaisse un cheminement politique comparable à celui de la Turquie, passée, en trente ans, d&#8217;une dictature militaire sanglante à une démocratie, encore imparfaite, mais solidement ancrée. Emanation de l&#8217;islam politique, l&#8217;AKP a été fondé, en 2002, sur le schéma de la démocratie chrétienne allemande. Ses racines sont dans un islamisme classique, celui du Milli Görüs (&#8220;Vision nationale&#8221;), la doctrine de Necmettin Erbakan. Mais l&#8217;islamisme turc a participé à plusieurs gouvernements de coalition depuis 1974. Et le modèle n&#8217;en serait pas un sans l&#8217;héritage laïque et pro-occidental de la République, créée en 1923 par Atatürk, un cadre auquel le dernier-né de la famille islamiste s&#8217;est plié.</p>
<p>&#8220;Ils ont mis de l&#8217;eau dans leur vin&#8221;, sourit l&#8217;intellectuel Mehmet Altan. L&#8217;AKP, qui rassemble des sensibilités diverses, a été conçu pour gouverner. Son fonds de commerce est la prospérité de son électorat, et non sa frustration. La pratique du pouvoir dans une république laïque et les négociations d&#8217;adhésion à l&#8217;UE, ouvertes en 2004, ont transformé l&#8217;AKP. &#8220;Il faut donner cette chance aux Frères musulmans, ajoute le chroniqueur Mustafa Akyol. La chance de participer librement aux élections, d&#8217;arriver au pouvoir, d&#8217;affronter les problèmes du monde réel et de trouver sa propre voie vers le pragmatisme.&#8221;</p>
<p>C&#8217;est ce pragmatisme caractéristique de l&#8217;AKP qui devrait lui permettre d&#8217;être reconduit au pouvoir, en juin. Le savant équilibre entre des valeurs islamiques ostensiblement affirmées et un opportunisme politique de tous les instants a forgé le succès de M. Erdogan. Mais ce qui séduit, c&#8217;est aussi l&#8217;image d&#8217;un pays moderne et ouvert sur l&#8217;Occident, attentif au droit des femmes et aux libertés individuelles. Pour devenir &#8220;l&#8217;étoile polaire&#8221; du monde arabe, M. Erdogan devra donc éviter de tomber dans le piège de l&#8217;autoritarisme et de l&#8217;hyperconcentration des pouvoirs.</p>
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		<title>La Turquie est un modèle pour les pays du Moyen-Orient</title>
		<link>http://www.turquie-fr.com/la-turquie-est-un-modele-pour-les-pays-du-moyen-orient/03/02/2011/</link>
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		<pubDate>Thu, 03 Feb 2011 15:05:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Ramazan</dc:creator>
				<category><![CDATA[Moyen-Orient]]></category>
		<category><![CDATA[À la une]]></category>
		<category><![CDATA[Recep Tayyip Erdoğan]]></category>
		<category><![CDATA[Turquie]]></category>

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		<description><![CDATA[Une majorité d&#8217;habitants du Proche et Moyen-Orient considèrent la Turquie comme un modèle et une preuve que l&#8217;islam et la démocratie sont compatibles, selon un sondage publié jeudi par un institut de recherches turc réputé. L&#8217;enquête, conduite par la Fondation turque d&#8217;études économiques et sociales (Tesev) en août et septembre, montre que 66% des 2.300 [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src='http://www.turquie-fr.com/wp-content/plugins/simple-post-thumbnails/timthumb.php?src=/wp-content/thumbnails/5420.jpg&amp;w=200&amp;h=150&amp;zc=1&amp;ft=jpg' alt='post thumbnail' /></p>
<p><a href="http://www.turquie-fr.com/wp-content/uploads/2011/02/recep-tayyip-erdogan.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-5421" title="recep-tayyip-erdogan" src="http://www.turquie-fr.com/wp-content/uploads/2011/02/recep-tayyip-erdogan-300x197.jpg" alt="" width="300" height="197" /></a>Une majorité d&#8217;habitants du Proche et Moyen-Orient considèrent la Turquie comme un modèle et une preuve que l&#8217;islam et la démocratie sont compatibles, selon un sondage publié jeudi par un institut de recherches turc réputé.</p>
<p>L&#8217;enquête, conduite par la Fondation turque d&#8217;études économiques et sociales (Tesev) en août et septembre, montre que 66% des 2.300 personnes interrogées en Arabie saoudite, Egypte, Irak, Iran, Jordanie, Liban, Syrie et dans les territoires palestiniens voient dans la Turquie un modèle de développement.</p>
<p>Sa publication coïncide avec un vaste soulèvement populaire en Egypte et des troubles dans d&#8217;autres pays de la région, faisant suite à la chute du président tunisien le mois dernier.</p>
<p>66% des personnes interrogées estiment que &#8220;la Turquie peut être un modèle pour les pays du Moyen-Orient&#8221; et une même proportion a affirmé voir en la Turquie &#8220;une synthèse réussie d&#8217;islam et de démocratie&#8221;.</p>
<p><span id="more-5420"></span></p>
<p>Interrogés sur les raisons pour lesquelless la Turquie peut être un modèle, 15% des personnes interrogées soulignent &#8220;l&#8217;identité musulmane&#8221; de ce pays, les autres arguments, par ordre décroissant, étant son économie, son régime démocratique et &#8220;sa défense des droits des Palestiniens et des musulmans&#8221;.</p>
<p>Les personnes rejetant l&#8217;idée d&#8217;un &#8220;modèle turc&#8221; ont pour 12% d&#8217;entre eux pointé du doigt le régime laïque de la Turquie, un nombre plus faible de sondés évoquant un pays &#8220;pas assez musulman&#8221; ou &#8220;lié à l&#8217;Occident&#8221;.</p>
<p>73% des Turcs estiment que l&#8217;influence de la Turquie au Moyen-Orient avait progressé au cours des dernières années. 78% affirment qu&#8217;Ankara doit accroître son rôle, une même proportion soutenant une médiation turque dans le conflit israélo-palestinien.</p>
<p>Le Premier ministre, Recep Tayyip Erdogan, s&#8217;est attiré la sympathie du monde arabe avec ses critiques d&#8217;Israël et son soutien affiché à la cause palestinienne.</p>
<p>Depuis l&#8217;accession au pouvoir de son gouvernement issu de la mouvance islamiste, en 2002, les relations entre la Turquie, le monde arabe et l&#8217;Iran ont connu une embellie.</p>
<p><a class="a2a_dd a2a_target addtoany_share_save" href="http://www.addtoany.com/share_save#url=http%3A%2F%2Fwww.turquie-fr.com%2Fla-turquie-est-un-modele-pour-les-pays-du-moyen-orient%2F03%2F02%2F2011%2F&amp;title=La%20Turquie%20est%20un%20mod%C3%A8le%20pour%20les%20pays%20du%20Moyen-Orient" id="wpa2a_22"><img src="http://www.turquie-fr.com/wp-content/plugins/add-to-any/favicon.png" width="16" height="16" alt="Share"/></a></p>]]></content:encoded>
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		<title>L&#8217;ordre néo-ottoman ne serait-il pas la meilleure alternative au risque de chaos du monde arabe?</title>
		<link>http://www.turquie-fr.com/lordre-neo-ottoman-ne-serait-il-pas-la-meilleure-alternative-au-risque-de-chaos-du-monde-arabe/24/01/2011/</link>
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		<pubDate>Mon, 24 Jan 2011 02:28:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Ramazan</dc:creator>
				<category><![CDATA[Moyen-Orient]]></category>
		<category><![CDATA[À la une]]></category>
		<category><![CDATA[Ahmet Davutoğlu]]></category>
		<category><![CDATA[Empire Ottoman]]></category>
		<category><![CDATA[Neo-Ottoman]]></category>
		<category><![CDATA[Recep Tayyip Erdoğan]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>

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		<description><![CDATA[Dix jours après la chute du président Ben Ali, les comparaisons historiques continuent de se multiplier pour comprendre la nature de la « révolution tunisienne », et son impact possible sur l&#8217;ensemble de la région. Est-on en Pologne, à Gdansk, en 1980 et l&#8217;étincelle qui vient de s&#8217;allumer en Tunisie se traduira-t-elle dans quelques mois [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src='http://www.turquie-fr.com/wp-content/plugins/simple-post-thumbnails/timthumb.php?src=/wp-content/thumbnails/5304.png&amp;w=200&amp;h=150&amp;zc=1&amp;ft=jpg' alt='post thumbnail' /></p>
<p><a href="http://www.turquie-fr.com/wp-content/uploads/2011/01/empire-ottoman-carte.png"><img class="alignleft size-medium wp-image-5306" title="empire-ottoman-carte" src="http://www.turquie-fr.com/wp-content/uploads/2011/01/empire-ottoman-carte-300x282.png" alt="" width="300" height="282" /></a>Dix jours après la chute du président Ben Ali, les comparaisons historiques continuent de se multiplier pour comprendre la nature de la « révolution tunisienne », et son impact possible sur l&#8217;ensemble de la région.</p>
<p>Est-on en Pologne, à Gdansk, en 1980 et l&#8217;étincelle qui vient de s&#8217;allumer en Tunisie se traduira-t-elle dans quelques mois ou quelques années par une véritable révolution politique dans l&#8217;ensemble du monde arabe ?</p>
<p>Est-on plutôt en Roumanie, au lendemain de la chute de Ceausescu, en 1989, et la révolution/coup d&#8217;Etat a-t-elle déjà été confisquée par les autorités en place ?</p>
<p>Ces références à la libération de l&#8217;Europe centrale et orientale, faites par un certain nombre d&#8217;intellectuels arabes eux-mêmes, ont-elles vraiment du sens ?</p>
<p>Quel serait vraiment pour le monde arabe d&#8217;aujourd&#8217;hui l&#8217;équivalent de ce qu&#8217;était pour l&#8217;«Europe kidnappée » d&#8217;hier le « bâton soviétique » ou la « carotte européenne » ?</p>
<p><span id="more-5304"></span></p>
<p>Ne faut-il pas chercher des comparaisons au Sud plutôt qu&#8217;à l&#8217;Est de l&#8217;Europe ? Le régime tunisien, en s&#8217;ouvrant au monde par le tourisme, par l&#8217;accent mis sur l&#8217;éducation et les droits des femmes, n&#8217;a-t-il pas contribué à créer une classe moyenne vibrante comme avait pu le faire l&#8217;Espagne, dès les années 1960, sous le régime de Franco ?</p>
<p>Dans ce cas, une société civile serait-elle véritablement prête à prendre le relais d&#8217;un régime autocratique une fois ce dernier renversé ? Mais qui serait pour la Tunisie l&#8217;équivalent de ce que fut le roi pour l&#8217;Espagne, un symbole de la continuité de l&#8217;Etat et de l&#8217;unité de la nation ? Si elle est fondée, la comparaison avec la sortie du franquisme dissocie clairement l&#8217;exemple de la Tunisie de celui de l&#8217;Egypte, où il ne s&#8217;existe pas une société civile à l&#8217;espagnole.</p>
<p>On pourrait multiplier à l&#8217;envi les références historiques ou les analogies géographiques, qui contiennent toutes une part de vérité mais qui ne peuvent résumer la réalité unique du cas tunisien. Ce qui est certain c&#8217;est qu&#8217;il serait bien optimiste de considérer la chute du président Ben Ali comme l&#8217;équivalent pour le monde arabe de ce que fut pour l&#8217;Europe la chute du mur de Berlin. Mais il serait aussi bien imprudent de ne pas comprendre qu&#8217;il y aura un avant et un après « révolution du jasmin » &#8211; et ce, quoi qu&#8217;il arrive demain en Tunisie -pour l&#8217;ensemble du monde arabe.</p>
<p>Les images de Tunisiens lacérant les portraits du dictateur déchu ont fait le tour du monde. Cette fois-ci, ce n&#8217;étaient pas, comme en Irak, des soldats américains qui mettaient leur drapeau sur la statue déboulonnée de Saddam Hussein, mais des citoyens arabes qui se battaient sans armes pour conquérir leur liberté et leur dignité.</p>
<p>En réalité, au lendemain de la révolution tunisienne, le monde arabe a deux projets de développement politique devant lui et aucun d&#8217;eux n&#8217;est « arabe », même si tous les deux sont « musulmans » : le modèle turc ou bien le modèle iranien.</p>
<p>Si la contestation gagne d&#8217;autres pays de la région, combien seront tentés par l&#8217;« ouverture à la turque » et combien par le « fondamentalisme à l&#8217;iranienne » ?</p>
<p>Entre ces deux modèles alternatifs, les préférences des sociétés occidentales sont claires : la Turquie plutôt que l&#8217;Iran. Autant il existe un quasi-consensus aujourd&#8217;hui en Europe pour garder une distance raisonnable entre l&#8217;Union et la Turquie, autant face aux changements et, qui sait, au désordre dans le monde arabe, un rôle stabilisateur de la Turquie serait considéré comme bienvenu.<br />
Certes l&#8217;histoire ne se répète pas, mais l&#8217;ordre néo-ottoman ne serait-il pas la meilleure alternative au risque de chaos arabe ?</p>
<p>La Turquie d&#8217;Erdogan ne joue-t-elle pas déjà un rôle grandissant dans la région et son image n&#8217;est-elle pas sortie renforcée auprès de la « rue arabe » lorsqu&#8217;elle a pris clairement position contre l&#8217;interception « musclée » par Israël de la flottille en route pour Gaza ?</p>
<p><a class="a2a_dd a2a_target addtoany_share_save" href="http://www.addtoany.com/share_save#url=http%3A%2F%2Fwww.turquie-fr.com%2Flordre-neo-ottoman-ne-serait-il-pas-la-meilleure-alternative-au-risque-de-chaos-du-monde-arabe%2F24%2F01%2F2011%2F&amp;title=L%26%238217%3Bordre%20n%C3%A9o-ottoman%20ne%20serait-il%20pas%20la%20meilleure%20alternative%20au%20risque%20de%20chaos%20du%20monde%20arabe%3F" id="wpa2a_24"><img src="http://www.turquie-fr.com/wp-content/plugins/add-to-any/favicon.png" width="16" height="16" alt="Share"/></a></p>]]></content:encoded>
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		<title>La Turquie entre désir et dépit pour l&#8217;Union Européenne</title>
		<link>http://www.turquie-fr.com/la-turquie-entre-desir-et-depit-pour-lunion-europeenne/10/12/2010/</link>
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		<pubDate>Fri, 10 Dec 2010 14:47:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Ramazan</dc:creator>
				<category><![CDATA[Europe]]></category>
		<category><![CDATA[À la une]]></category>
		<category><![CDATA[Ali Babacan]]></category>
		<category><![CDATA[Egemen Bağış]]></category>
		<category><![CDATA[Mehmet Şimşek]]></category>
		<category><![CDATA[Union Européenne - Turquie]]></category>

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		<description><![CDATA[Forte d&#8217;un taux de croissance de près de 7%, la nouvelle puissance turque poursuit sa marche vers l&#8217;adhésion et affirme pouvoir aider le Vieux Continent. Mais l&#8217;opinion est lasse d&#8217;attendre. Lorsqu&#8217;on lui demande s&#8217;il a toujours envie de rejoindre l&#8217;Union européenne (UE), engluée dans ses dettes et la crise de l&#8217;euro, Ali Babacan, le ministre [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src='http://www.turquie-fr.com/wp-content/plugins/simple-post-thumbnails/timthumb.php?src=/wp-content/thumbnails/4937.jpg&amp;w=200&amp;h=150&amp;zc=1&amp;ft=jpg' alt='post thumbnail' /></p>
<p><a href="http://www.turquie-fr.com/wp-content/uploads/2010/12/turquie-pib-graphique.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-4938" title="turquie-pib-graphique" src="http://www.turquie-fr.com/wp-content/uploads/2010/12/turquie-pib-graphique-300x98.jpg" alt="" width="300" height="98" /></a>Forte d&#8217;un taux de croissance de près de 7%, la nouvelle puissance turque poursuit sa marche vers l&#8217;adhésion et affirme pouvoir aider le Vieux Continent. Mais l&#8217;opinion est lasse d&#8217;attendre.</p>
<p>Lorsqu&#8217;on lui demande s&#8217;il a toujours envie de rejoindre l&#8217;Union européenne (UE), engluée dans ses dettes et la crise de l&#8217;euro, Ali Babacan, le ministre turc de l&#8217;Économie, éclate de rire. «Non!», répond-il. Pour enchaîner aussitôt, sérieux, que la Turquie est plus que jamais déterminée à adhérer à l&#8217;UE.</p>
<p>Le ministre de ce pays dont la candidature à l&#8217;adhésion à l&#8217;Union européenne piétine, souligne que &#8220;la leçon la plus importante (qu&#8217;il a retenue de la crise financière turque en 2001) est toute simple: à long terme, on ne peut pas dépenser plus qu&#8217;on ne récolte&#8221;. &#8221;La plupart des gouvernements pensent à trop court terme&#8221;, regrette-t-il.</p>
<p>Selon lui, &#8220;il est très difficile de sortir du cercle vicieux des dettes et de la croissance négative. Le fait que nous ayons des gouvernements faibles dans beaucoup de pays (européens) complique encore les choses&#8221;.</p>
<p><span id="more-4937"></span></p>
<p>Cela fait cinq ans qu&#8217;Ankara a entamé les négociations d&#8217;adhésion avec Bruxelles, avec d&#8217;autant moins de perspectives claires que les deux poids lourds de l&#8217;UE, Paris et Berlin, ne cachent pas leur hostilité envers cet élargissement. Sauf qu&#8217;en cinq ans, les rapports ont changé. La Turquie de 2010, forte d&#8217;une insolente croissance de près de 7%, s&#8217;affirme de plus en plus en puissance émergente sûre d&#8217;elle-même. Le ministre chargé des Affaires européennes, Egemen Bagis, répète à l&#8217;envi: «Tiens bon l&#8217;Europe, la Turquie arrive à ton secours!»</p>
<p>Ankara ne se sent pas menacé par la crise de l&#8217;euro. «Les PIGS (Portugal, Irlande, Grèce et Espagne, NDLR) représentent moins de 5% de nos revenus touristiques et de nos échanges commerciaux, relativise le ministre des Finances Mehmet Simsek. Notre exposition est limitée.» L&#8217;économie turque n&#8217;est toutefois pas imperméable aux déboires de l&#8217;Europe. L&#8217;UE absorbe 50% des exportations turques, lui envoie 60 à 70% de ses touristes et la même proportion d&#8217;investissements étrangers directs.</p>
<p><strong>Exportations menacées</strong></p>
<p>«La faiblesse de l&#8217;euro est mauvaise pour nos exportations», concède Mehmet Simsek, qui reçoit un groupe de journalistes étrangers dont Le Figaro. «C&#8217;est aussi mauvais pour l&#8217;inflation, car nos exportations sont libellées en euros tandis que nos importations le sont en dollars.» Quand le billet vert grimpe, la facture énergétique de la Turquie, qui importe 95% de son pétrole et 99% de son gaz, s&#8217;alourdit mécaniquement.</p>
<p>«L&#8217;Union européenne est peu attirante économiquement, résume le jeune ministre des Finances, Simsek. Nous nous y intéressons parce qu&#8217;elle implique une transformation politique, économique et sociale, qu&#8217;elle nous pousse à améliorer nos standards en matière de démocratie et de droits de l&#8217;homme.» Le pays candidat doit satisfaire une multitude de critères répartis en trente-cinq chapitres thématiques. Hormis des blocages politiques majeurs comme la non-reconnaissance par Ankara de Chypre, sur le plan technique, la Turquie est désormais capable de boucler rapidement l&#8217;ensemble des chapitres, assure un diplomate européen. La lenteur du processus d&#8217;adhésion a cependant eu raison de l&#8217;enthousiasme de l&#8217;opinion publique pour la bannière bleue étoilée. Dans les sondages, les partisans de l&#8217;adhésion sont passés de 70% à 34% récemment. «Je comprends les craintes de l&#8217;UE, poursuit Mehmet Simsek, mais la crainte d&#8217;un afflux d&#8217;immigration est un fantasme, fondé sur une analyse périmée.»</p>
<p>À l&#8217;université d&#8217;Eskisehir, à 200 kilomètres d&#8217;Ankara, la jeunesse turque, vêtue à l&#8217;européenne, iPhone et BlackBerry à la main, vit l&#8217;Europe au quotidien. Et pourtant, Figen, une étudiante en journalisme qui résume l&#8217;opinion quasi unanime de sa classe, «n&#8217;a plus envie» de l&#8217;adhésion. «Vous nous mettez trop d&#8217;obstacles. Et quand on voit la situation de l&#8217;Espagne ou du Portugal, ça donne envie de regarder ailleurs.»</p>
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		<title>La candidature de la Turquie à l&#8217;UE dans l&#8217;impasse</title>
		<link>http://www.turquie-fr.com/la-candidature-de-la-turquie-a-lue-dans-limpasse/25/11/2010/</link>
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		<pubDate>Thu, 25 Nov 2010 17:16:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Ramazan</dc:creator>
				<category><![CDATA[Europe]]></category>
		<category><![CDATA[À la une]]></category>
		<category><![CDATA[Chypre]]></category>
		<category><![CDATA[Union Européenne - Turquie]]></category>

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		<description><![CDATA[La Commission Européenne doute de l&#8217;engagement de la Turquie à l&#8217;Union Européenne mais se garde de conclure que celle-ci n&#8217;a pas la capacité d&#8217;intégrer l&#8217;UE. La Commission Européenne a rendu une fois de plus un rapport annuelle d’évaluation de la candidature turque à l’UE en demi-teinte, le 9 novembre dernier. Sur le plan politique, ce [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src='http://www.turquie-fr.com/wp-content/plugins/simple-post-thumbnails/timthumb.php?src=/wp-content/thumbnails/4814.jpg&amp;w=200&amp;h=150&amp;zc=1&amp;ft=jpg' alt='post thumbnail' /></p>
<p><strong><a href="http://www.turquie-fr.com/wp-content/uploads/2010/11/turquie-europe.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-4815" title="turquie-europe" src="http://www.turquie-fr.com/wp-content/uploads/2010/11/turquie-europe-300x182.jpg" alt="" width="300" height="182" /></a>La Commission Européenne doute de l&#8217;engagement de la Turquie à l&#8217;Union Européenne mais se garde de conclure que celle-ci n&#8217;a pas la capacité d&#8217;intégrer l&#8217;UE.</strong></p>
<p>La Commission Européenne a rendu une fois de plus un rapport annuelle d’évaluation de la candidature turque à l’UE en demi-teinte, le 9 novembre dernier. Sur le plan politique, ce rapport observe que depuis la fin de l’année 2009, l’actualité turque a été dominée par la réforme constitutionnelle, par l’ouverture kurde et par les multiples procès qui visent principalement la hiérarchie militaire.</p>
<p><strong>La récente réforme constitutionnelle:</strong></p>
<p><strong><span id="more-4814"></span></strong></p>
<p>A la suite de la révision constitutionnelle adoptée le 12 septembre 2010 par référendum, le « Turkey Progress Report 2010 » réitère l’opinion qu’avait formulée à son égard la Commission européenne : les changements proposés vont dans la bonne direction et « traitent les priorités soulignées par le Partenariat d’adhésion ». Le rapport estime notamment que la modification des compositions de la Cour constitutionnelle et du HSYK (Hakimler ve Savcılar Yüksek Kurulu – Conseil supérieur des juges et des procureurs, équivalent du Conseil supérieur de la Magistrature en France), ainsi que la soumission des décisions des tribunaux militaires à la justice de droit commun, sont des avancements positifs.</p>
<p>Toutefois, il souligne la nécessité d’appliquer les réformes adoptées, « en respectant les standards européens et en suivant une voie ouverte, transparente et consensuelle ».</p>
<p><strong>La question kurde:</strong></p>
<p>Le « Progress Report 2010 »  salue les efforts réalisés avec la civilisation Kurde. En effet, la Turquie a prévu des possibilités d’usage des langues kurde et arabe dans le sud-est ainsi que l’accroissement des investissements régionaux découlant du GAP (Güney Anadolu Projesi, projet d’Anatolie du sud-est ). Mais ces mesures annoncées dans le cadre de l’ouverture démocratique  ont été en deçà des espérances et n’ont finalement pas pu être suivies d’effets concrets.<br />
En outre, le rapport regrette quelques évènements dont : la dissolution du DTP (parti parlementaire kurde remplacé depuis par le BDP) en décembre 2009, la rafle massive des membres du KCK (organisation kurde suspectée par les autorités turques d’être une branche urbaine du PKK), le maintien des champs de mines et du système des gardiens de village et le caractère particulièrement meurtrier des affrontements armés avec le PKK qui ont repris en 2010. Le rapport recommande une atténuation du caractère d’exception de la législation anti-terroriste ainsi qu’une réduction des arrestations opérées dans le cadre de cette législation.</p>
<p><strong>Les procès en cours:</strong></p>
<p>Le rapport se révèle moins optimiste concernant les enquêtes et procès en cours (Balyoz, Ergenekon, Cage, Erzincan…). Il observe des dysfonctionnements en matière de procédure pénale et insiste à plusieurs reprises sur la nécessité impérative de respecter les droits des personnes arrêtées ou mises en cause. Dès lors, le renforcement par la Turquie de ses institutions démocratiques et de son État de droit devient primordial.</p>
<p><strong>La question chypriote:</strong></p>
<p>La question de Chypre est au cœur du dossier. La partie de l&#8217;île occupée par les Turcs refuse toujours l&#8217;accès de ses ports aux chypriotes grecs. « Il n&#8217;y a eu aucun progrès vers une normalisation des relations bilatérales », constate le rapport de la Commission européenne. Elle critique ouvertement le maintien du statu quo en la matière, comme d’ailleurs l’absence d’amélioration des relations bilatérales turco-chypriotes.</p>
<p>Cette analyse politique et diplomatique de la Commission Européenne semble refléter l&#8217;idée selon laquelle rien ne change en Turquie. Or, des mutations politiques (recul de l’armée et de la hiérarchie judiciaire), économiques (résultats spectaculaires de l’économie turque au cours des derniers mois) et diplomatiques (nouvelle politique étrangère) majeures, sont en cours depuis 2007.</p>
<p>Mais la Commission veut croire que l&#8217;UE et la Turquie, travaillant main dans la main, «peuvent renforcer la sécurité énergétique, s&#8217;atteler au règlement des conflits régionaux et prévenir l&#8217;apparition de fossés ethniques et religieux».</p>
<p>Malgré tout, la Turquie progresse, la Commission européenne prend acte de ses efforts et certains Etats tel que la Grande-Bretagne, continue à se déclarer « Grand défenseur de la Turquie Européenne. »</p>
<address>Ayfer YUKSEL &#8211; Turquie-fr.com</address>
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		<title>Les jeunes émigrés turcs reviennent « au pays »</title>
		<link>http://www.turquie-fr.com/les-jeunes-emigres-turcs-reviennent-%c2%ab-au-pays-%c2%bb/01/11/2010/</link>
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		<pubDate>Mon, 01 Nov 2010 11:36:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Ramazan</dc:creator>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[À la une]]></category>
		<category><![CDATA[Allemagne]]></category>
		<category><![CDATA[Europe]]></category>
		<category><![CDATA[Immigration]]></category>

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		<description><![CDATA[Attirés par les bonnes performances économiques de la Turquie, les jeunes diplômés allemands d’origine turque sont de plus en plus nombreux à y tenter leur chance. Emine Sahin est en Turquie « pour faire carrière ». Cette architecte de 38 ans qui supervise la construction d’un énième centre commercial à Istanbul, se dit comblée en [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src='http://www.turquie-fr.com/wp-content/plugins/simple-post-thumbnails/timthumb.php?src=/wp-content/thumbnails/4754.jpg&amp;w=200&amp;h=150&amp;zc=1&amp;ft=jpg' alt='post thumbnail' /></p>
<p><a href="http://www.turquie-fr.com/wp-content/uploads/2010/11/drapeau-allemand-turcs.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-4755" title="drapeau-allemand-turcs" src="http://www.turquie-fr.com/wp-content/uploads/2010/11/drapeau-allemand-turcs-300x204.jpg" alt="" width="300" height="204" /></a>Attirés par les bonnes performances économiques de la Turquie, les jeunes diplômés allemands d’origine turque sont de plus en plus nombreux à y tenter leur chance.</p>
<p>Emine Sahin est en Turquie « pour faire carrière ». Cette architecte de 38 ans qui supervise la construction d’un énième centre commercial à Istanbul, se dit comblée en Turquie où le secteur du bâtiment s’impose comme la locomotive de l’économie nationale. Cette jeune femme aux cheveux de jais a passé 32 ans en Allemagne, près de Francfort, avant de s’installer sur les bords du Bosphore en 2006.</p>
<p>« En Allemagne, il y a beaucoup d’architectes et très peu de travail. Parmi mes amis de promotion, l’un est devenu chauffeur de taxi et une autre, directrice de crèche. Moi je ne voulais pas abandonner mon rêve. Je n’ai tout de même pas étudié pour rien ! », explique-t-elle, installée dans son grand bureau du quartier d’Uskudar, sur la rive anatolienne d’Istanbul.</p>
<p><span id="more-4754"></span>Comme Emine Sahin, les jeunes diplômés allemands d’origine turque sont de plus en plus nombreux à tenter leur chance « au pays ». Ayhan Kaya, professeur de l’université Bilgi d’Istanbul estime qu’ils seraient plus de 4 000 jeunes diplômés à venir chaque année chercher un tremplin en Turquie, soit quatre fois plus qu’il y a quatre ans. Le phénomène est suffisamment important pour inquiéter les autorités allemandes qui constatent un renversement des flux migratoires avec Ankara.<img src="http://www.la-croix.com/img/la-croix/commun/pix_trans.gif" alt="" width="1" height="10" /></p>
<h3>Le retour des « cerveaux » s&#8217;accélère</h3>
<p><img src="http://www.la-croix.com/img/la-croix/commun/pix_trans.gif" alt="" width="1" height="10" />Selon l’Office fédéral des statistiques allemand, en 2009, le nombre de personnes qui ont quitté l’Allemagne pour la Turquie (40 000) a de nouveau dépassé le nombre de migrants quittant la Turquie pour l’Allemagne (30 000). Si la plupart de ces « revenants » sont des retraités désireux de s’installer dans la petite maison construite en Anatolie avec l’argent gagné en Allemagne, le retour des « cerveaux » est un phénomène en augmentation, favorisé par les très bonnes performances de l’économie turque. Ankara prévoit en effet plus de 6 % de croissance économique en 2010.</p>
<p>« Le développement du pays est prometteur », confirme Arda Surel, rentré en Turquie en 2003. « C’est un pays où les chances sont plus nombreuses pour ceux qui veulent établir leur propre business ». Arda Surel a créé son entreprise de conseil après avoir travaillé en Allemagne dans le secteur bancaire. « J’ai toujours su qu’Istanbul était ma ville. Je ne me suis jamais senti Allemand ».</p>
<p>Pourtant, ce cadre supérieur n’a jamais eu de problème d’intégration de l’autre côté du Rhin. Fils de médecin, il a fréquenté de très bons établissements scolaires où il était « le seul étranger », avant d’obtenir un master d’économie. « Pour moi l’Allemagne, c’est fini, je ne veux pas y retourner », lance-t-il déterminé.</p>
<p>L’actuelle polémique en Allemagne sur l’intégration des étrangers, et notamment des trois millions de Turcs, aura-t-elle des conséquences ? Arda Surel en est persuadé. « L’Allemagne ne sera plus une destination très attirante pour les étrangers à l’avenir ! » Ce jeune entrepreneur qui habite le quartier huppé de Nisantasi ne cache pas sa colère : « Le débat sur l’intégration en Allemagne n’a pas lieu d’être. Les Turcs n’y ont jamais été aussi bien intégrés qu’actuellement ! Le problème vient des Allemands, qui ne veulent pas nous intégrer. Les Turcs sont les boucs émissaires ».<img src="http://www.la-croix.com/img/la-croix/commun/pix_trans.gif" alt="" width="1" height="10" /></p>
<h3>« Au travail, je suis comme un général prussien »</h3>
<p><img src="http://www.la-croix.com/img/la-croix/commun/pix_trans.gif" alt="" width="1" height="10" />À Ankara, Nail Alkan, professeur à l’université Gazi, est du même avis. « Ceux qui quittent l’Allemagne, sont ceux qui ne veulent plus se satisfaire du deuxième ou du troisième rang. Ils veulent être au premier rang. » Ce professeur connaît aussi les déboires et les désillusions de certains de ses compatriotes désireux d’obtenir, en Turquie, la reconnaissance qu’ils n’ont pas eue en Allemagne.</p>
<p>Pour les soutenir, il a créé il y a cinq ans l’association Tandem. « La plupart de nos membres se plaignent d’être étrangers en Turquie et en Allemagne », explique-t-il. « Il n’est pas toujours facile de trouver un travail même pour des diplômés, surtout s’ils parlent le turc avec un accent ». À Istanbul, Arda Surel confirme ce sentiment. « Il y a beaucoup de choses qui nous énervent ici, comme le manque de discipline et de savoir-vivre dans la vie quotidienne. Moi, dans le travail, je me comporte comme un général prussien ! »</p>
<p>Pour évoquer ces difficultés d’adaptation, Arda Surel et Emine Sahin participent régulièrement à des dîners organisés chaque mois dans un restaurant du centre-ville d’Istanbul avec d’autres almanci, noms donnés aux Turcs d’Europe. « Entre nous, nous nous comprenons, nous partageons les mêmes préoccupations et le même humour », constate Emine, qui se voit comme un pont entre les deux pays. « Je n’ai pas fui l’Allemagne. J’y retournerai un jour pour y poursuivre ma carrière. »</p>
<p><a class="a2a_dd a2a_target addtoany_share_save" href="http://www.addtoany.com/share_save#url=http%3A%2F%2Fwww.turquie-fr.com%2Fles-jeunes-emigres-turcs-reviennent-%25c2%25ab-au-pays-%25c2%25bb%2F01%2F11%2F2010%2F&amp;title=Les%20jeunes%20%C3%A9migr%C3%A9s%20turcs%20reviennent%20%C2%AB%20au%20pays%20%C2%BB" id="wpa2a_30"><img src="http://www.turquie-fr.com/wp-content/plugins/add-to-any/favicon.png" width="16" height="16" alt="Share"/></a></p>]]></content:encoded>
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		<title>Turquie : une croissance à la chinoise</title>
		<link>http://www.turquie-fr.com/turquie-une-croissance-a-la-chinoise/01/11/2010/</link>
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		<pubDate>Mon, 01 Nov 2010 11:30:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Ramazan</dc:creator>
				<category><![CDATA[À la une]]></category>
		<category><![CDATA[Économie]]></category>
		<category><![CDATA[AKP - Démocrates conservateurs]]></category>
		<category><![CDATA[Crise économique]]></category>
		<category><![CDATA[Croissance économique]]></category>
		<category><![CDATA[Union Européenne - Turquie]]></category>

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		<description><![CDATA[Au deuxième trimestre, ce pays de 77 millions d&#8217;habitants aux portes de l&#8217;Europe a enregistré, avec 10,2 %, la plus forte croissance économique de la planète derrière la Chine. Ils n&#8217;inaugurent plus une usine par jour, comme il y a deux ans, mais les « tigres anatoliens », ainsi qu&#8217;on surnomme cette classe émergente d&#8217;entrepreneurs [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src='http://www.turquie-fr.com/wp-content/plugins/simple-post-thumbnails/timthumb.php?src=/wp-content/thumbnails/4751.jpg&amp;w=200&amp;h=150&amp;zc=1&amp;ft=jpg' alt='post thumbnail' /></p>
<p><a href="http://www.turquie-fr.com/wp-content/uploads/2010/04/croissance-economique-turquie.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-2755" title="croissance-economique-turquie" src="http://www.turquie-fr.com/wp-content/uploads/2010/04/croissance-economique-turquie-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" /></a>Au deuxième trimestre, ce pays de 77 millions d&#8217;habitants aux portes de l&#8217;Europe a enregistré, avec 10,2 %, la plus forte croissance économique de la planète derrière la Chine.</p>
<p>Ils n&#8217;inaugurent plus une usine par jour, comme il y a deux ans, mais les « tigres anatoliens », ainsi qu&#8217;on surnomme cette classe émergente d&#8217;entrepreneurs pieux du centre de la Turquie, ont encore « mangé du lion ».</p>
<p>Ils ont contribué au deuxième trimestre de cette année à la plus forte croissance économique (10,2 %) de la planète derrière la Chine, souligne Pekin Baran, vice-président de la Tusiad, l&#8217;homologue turc du Medef.</p>
<p>Désormais, ce pays de 77 millions d&#8217;habitants est un ténor du BTP et des postes de télévision, le deuxième producteur mondial de verre plat, le sixième de ciment ou de textiles et le septième partenaire commercial d&#8217;une Union européenne à laquelle il est candidat depuis 1987.</p>
<p><span id="more-4751"></span></p>
<p>Belle leçon de dynamisme de la part d&#8217;un pays qui s&#8217;avère en outre mieux respecter les critères de Maastricht que la plupart des pays de la zone euro  : sa dette publique a été ramenée à 40 % du PIB. Depuis la grave crise financière de 2001, la Turquie a aligné consécutivement six excédents budgétaires (avant service de la dette) de 6 % du PIB. Aujourd&#8217;hui, son risque de défaut de paiement est inférieur à celui de l&#8217;Espagne, selon les marchés.</p>
<p>Tandis que les économistes de tous bords saluent cette discipline macro-économique, les entrepreneurs s&#8217;enthousiasment, à l&#8217;image d&#8217;Ekrem Yener, directeur international de Turkcell, devenu un des grands européens de la téléphonie mobile : « Le cabinet AKP de Recep Tayyip Erdogan est le plus favorable au business des 63 gouvernements qui se sont succédé dans le pays » depuis la révolution d&#8217;Atatürk en 1923. Ekrem Yener est typique de cette classe d&#8217;entrepreneur conciliant ouverture européenne et conservatisme sur le plan des moeurs, qui concurrence la caste bureaucratique et militaire ayant tenu le pays pendant 80 ans et constituant la base électorale du principal parti d&#8217;opposition, le CHP.</p>
<p>Ce dernier incarne la défense de la laïcité face à un AKP soupçonné de promouvoir l&#8217;islamisation de la société turque mais qui semble revenu à plus de prudence. A travers l&#8217;affrontement entre l&#8217;AKP, apparemment assuré de gagner les législatives de juin prochain et qui vient de remporter largement un référendum constitutionnel, et un CHP « ossifié » au dire même de certains sympathisants, ce sont aussi deux classes moyennes qui se concurrencent. La première, proche du pouvoir et assise sur le commerce et les 2 millions de PME ouvertes à la mondialisation, la seconde liée à la distribution de rentes derrière des barrières douanières.</p>
<p>Pour autant, l&#8217;AKP a repoussé de la poussière « sous le tapis », ou plutôt « sous l&#8217;escalier », comme on dit des ateliers clandestins. Le gouvernement ne s&#8217;est pas vraiment attaqué à l&#8217;économie grise, qui représenterait le quart du PIB. Il est vrai qu&#8217;elle permet de minorer les statistiques du chômage (10 % environ), estime Haluk Tükel, président de l&#8217;Institut du Bosphore, créé l&#8217;an dernier pour « débloquer » le dialogue politique avec la France. Ankara n&#8217;a pas non plus réformé un marché de l&#8217;emploi très rigide ni une fiscalité constituée pour deux tiers d&#8217;impôts indirects frappant les pauvres. L&#8217;Etat providence demeure coûteux, avec un départ en retraite à&#8230; 50 ans, et des inégalités criantes. Au point que le pays compte 28 milliardaires en dollars, plus que le Japon, s&#8217;insurge une députée du CHP, Gülsün Bilgehan. Surtout, la productivité y demeure assez faible, souligne Seyfettin Gunsell, professeur d&#8217;économie à l&#8217;université Bahçesehir.</p>
<p>Pour lutter contre une inflation qui a atteint jadis 1.000 %, (8 % aujourd&#8217;hui), la banque centrale indépendante maintient les taux d&#8217;intérêts à des niveaux musclés, ce qui dope la lira et pénalise les exportateurs, souligne Ersdal Karamercan, patron du conglomérat Eczacibasi. D&#8217;ailleurs, « les investisseurs viennent ici pour le marché intérieur, pas tellement pour exporter », souligne Seyfettin Gunsell, qui s&#8217;inquiète à terme du déficit de la balance des paiements, de 40 milliards de dollars. Mais la capacité d&#8217;adaptation des entrepreneurs turcs, qui ont déjà traversé d&#8217;innombrables crises, est impressionnante. Ils ont déjà recréé la moitié du million d&#8217;emplois perdus depuis 2008.</p>
<p><strong>Spécialiste des actions Europe émergente chez BNP Paribas IP, Claude Guillaume gère deux fonds Turquie qui se distinguent par des performances consistantes dans la durée.</strong></p>
<p><strong>Comment le marché turc a-t-il traversé la crise ?</strong></p>
<p>La crise mondiale n’a pas épargné la Bourse turque, qui a corrigé de 70 % par rapport à ses plus-hauts en 2008. Indépendamment du bon état de santé économique de la Turquie, les investisseurs ont, dans la panique, fui les places financières, développées comme émergentes. En outre, la Bourse turque est particulièrement sensible à l’appétit pour le risque des investisseurs et à l’évolution de sa devise, qui reste son talon d’Achille.</p>
<p>Si celle-ci tient bon, les actions s’apprécient. A l’inverse, si la livre turque se déprécie fortement, le marché, dont les principaux investisseurs ont une référence en dollar et dans une moindre mesure en euro, plonge encore plus.</p>
<p><strong>A quoi le récent retour en grâce de cette place est-il dû ?</strong></p>
<p>Depuis 2009, la Bourse d’Istanbul a fortement rebondi. Ce marché devient incontournable. La Turquie ne cesse de surprendre à la hausse en termes de données macroéconomiques. Les agences de notation mondiale ont amélioré leur notation de la Turquie, qui se situe désormais juste au-dessous du stade d’investment grade. Une fois atteint, ce niveau permettrait aux fonds de pension américains d’investir dans le pays.</p>
<p>L’économie turque affiche une forte reprise en 2010 – qui la place à la hauteur de la Chine –, avec une croissance supérieure à 10 % au deuxième trimestre et de 7 % attendus pour l’ensemble de l’année. Les niveaux historiquement bas de l’inflation et des taux d’intérêt devraient perdurer. Le déficit budgétaire, de 3,4 %, a été divisé par deux par rapport à ce qui était prévu en début d’année. La livre turque s’est stabilisée depuis un an. La population croît de 1,5 % par an. Par ailleurs, le gouvernement du Premier ministre Recep Tayyip Erdogan et de l’AKP, le parti au pouvoir depuis 2002, issu du mouvement islamiste, n’a pas cédé aux sirènes de mesures populistes en vue des élections législatives l’été prochain. Enfin, la Turquie a annoncé il y a quelques mois qu’elle renonçait à l’aide du FMI. Grâce au dynamisme de sa demande intérieure, le pays opère un rattrapage de niveau de vie de façon très rapide. Le chômage, encore élevé, commence à baisser.</p>
<p>Comment voyez-vous évoluer la Bourse dans les prochains mois ?</p>
<p>La hausse du ISE 100, l’indice de la Bourse d’Istanbul, est parfaitement justifiée. Le marché est en ligne avec la croissance des résultats des entreprises (de 25 % à 30 %). A 10,5 fois les bénéfices de 2011, il présente encore une décote par rapport aux autres marchés émergents (qui se paient entre 12 et 12,5 fois). Pour moitié, cette hausse tient au secteur bancaire, qui pèse la moitié de l’indice et qui a réalisé des plus-values très importantes sur ses portefeuilles obligataires, les taux longs s’étant effondrés de 25 % à 8 % environ. En termes techniques, le marché est suracheté. Une consolidation de 5 % à 10 % est donc possible. La Bourse turque pourrait aussi bénéficier de l’éventuel classement en investment grade du pays, dont les investisseurs étrangers (qui détiennent à 65 % ce marché) comprennent bien la logique. A long terme, ce marché pourrait croître de 10 % à 12 % par an.</p>
<p><strong>Quelles actions privilégiez-vous ?</strong></p>
<p>Dans le portefeuille de Parvest Turkey, investi dans une trentaine de titres très liquides, j’ai retenu dans le secteur bancaire des établissements présentant une forte croissance des dépôts et des prêts ainsi qu’une banque mid cap, qui finance des projets d’infrastructures en Turquie et dont les emprunts en dollar sont garantis par l’Etat turc. J’ai aussi choisi une société, fabricant de verre pour l’industrie, ainsi que des entreprises liées au trafic aérien, la Turquie présentant un caractère de hub international pour des vols vers l’Europe en provenance de l’Asie et du Moyen-Orient.</p>
<p><a class="a2a_dd a2a_target addtoany_share_save" href="http://www.addtoany.com/share_save#url=http%3A%2F%2Fwww.turquie-fr.com%2Fturquie-une-croissance-a-la-chinoise%2F01%2F11%2F2010%2F&amp;title=Turquie%20%3A%20une%20croissance%20%C3%A0%20la%20chinoise" id="wpa2a_32"><img src="http://www.turquie-fr.com/wp-content/plugins/add-to-any/favicon.png" width="16" height="16" alt="Share"/></a></p>]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>Référendum sur la révision de la constitution turque : le &#8220;oui&#8221; l&#8217;emporte</title>
		<link>http://www.turquie-fr.com/referendum-sur-la-revision-de-la-constitution-turque-le-oui-lemporte/12/09/2010/</link>
		<comments>http://www.turquie-fr.com/referendum-sur-la-revision-de-la-constitution-turque-le-oui-lemporte/12/09/2010/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 12 Sep 2010 18:35:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Ramazan</dc:creator>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[À la une]]></category>
		<category><![CDATA[CHP]]></category>
		<category><![CDATA[Constitution]]></category>
		<category><![CDATA[MHP]]></category>
		<category><![CDATA[Parti de la justice et du développement (AKP)]]></category>
		<category><![CDATA[Référendum]]></category>

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		<description><![CDATA[Près de 58% des électeurs turcs ont dit &#8220;oui&#8221; aujourd&#8217;hui à une révision de la Constitution qui apportera davantage de démocratie en Turquie. Cette consultation était un baromètre pour la santé politique du parti gouvernemental de la Justice et du développement (AKP) du premier ministre Recep Tayyip Erdogan, à moins d&#8217;un an des élections législatives [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src='http://www.turquie-fr.com/wp-content/plugins/simple-post-thumbnails/timthumb.php?src=/wp-content/thumbnails/4559.jpg&amp;w=200&amp;h=150&amp;zc=1&amp;ft=jpg' alt='post thumbnail' /></p>
<p><a href="http://www.turquie-fr.com/wp-content/uploads/2010/09/resultats-referendum-2010-turquie-constitution.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-4563" title="resultats-referendum-2010-turquie-constitution" src="http://www.turquie-fr.com/wp-content/uploads/2010/09/resultats-referendum-2010-turquie-constitution-300x199.jpg" alt="" width="300" height="199" /></a>Près de 58% des électeurs turcs ont dit &#8220;oui&#8221; aujourd&#8217;hui à une révision de la Constitution qui apportera davantage de démocratie en Turquie.</p>
<p>Cette consultation était un baromètre pour la santé politique du parti gouvernemental de la Justice et du développement (AKP) du premier ministre Recep Tayyip Erdogan, à moins d&#8217;un an des élections législatives de l&#8217;été 2011.</p>
<p>L&#8217;AKP, au pouvoir depuis 2002 et qui n&#8217;a perdu aucun scrutin depuis, soutient des réformes libérales.</p>
<p>L&#8217;AKP, assure que cette réforme renforce la démocratie en Turquie et constitue un atout pour sa candidature à l&#8217;Union européenne.</p>
<p>Saluée par les 27 comme &#8220;un pas dans la bonne direction&#8221;, la révision limite les prérogatives de la justice militaire et modifie, au profit du pouvoir, la structure de deux instances judiciaires, bastions de la laïcité et adversaires du gouvernement : la Cour constitutionnelle et le Conseil supérieur de la magistrature (HSYK) qui nomme juges et procureurs.</p>
<p><img title="Lire la suite…" src="http://www.turquie-fr.com/wp-includes/js/tinymce/plugins/wordpress/img/trans.gif" alt="" /><span id="more-4559"></span></p>
<p>L&#8217;opposition (CHP + MH), qui a fait campagne pour le &#8220;non&#8221;, affirme que cette réforme, votée en mai au Parlement où l&#8217;AKP est largement majoritaire, menace l’indépendance de la justice et remet en cause la séparation des pouvoirs.</p>
<p><a class="a2a_dd a2a_target addtoany_share_save" href="http://www.addtoany.com/share_save#url=http%3A%2F%2Fwww.turquie-fr.com%2Freferendum-sur-la-revision-de-la-constitution-turque-le-oui-lemporte%2F12%2F09%2F2010%2F&amp;title=R%C3%A9f%C3%A9rendum%20sur%20la%20r%C3%A9vision%20de%20la%20constitution%20turque%20%3A%20le%20%26%238220%3Boui%26%238221%3B%20l%26%238217%3Bemporte" id="wpa2a_34"><img src="http://www.turquie-fr.com/wp-content/plugins/add-to-any/favicon.png" width="16" height="16" alt="Share"/></a></p>]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Union Européenne : La Turquie mécontente</title>
		<link>http://www.turquie-fr.com/union-europeenne-la-turquie-mecontente/11/09/2010/</link>
		<comments>http://www.turquie-fr.com/union-europeenne-la-turquie-mecontente/11/09/2010/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 11 Sep 2010 19:24:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Ramazan</dc:creator>
				<category><![CDATA[Europe]]></category>
		<category><![CDATA[À la une]]></category>
		<category><![CDATA[Ahmet Davutoğlu]]></category>
		<category><![CDATA[Union Européenne - Turquie]]></category>

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		<description><![CDATA[&#8220;J&#8217;ai exprimé lors de la réunion aujourd&#8217;hui notre mécontentement face au rythme des négociations, je l&#8217;ai dit clairement&#8221;, a déclaré le chef de la diplomatie Ahmet Davutoglu, à l&#8217;issue d&#8217;une rencontre avec ses homologues européens. La Turquie a tapé du poing sur la table samedi 11 septembre face à l&#8217;enlisement de ses négociations d&#8217;adhésion à [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src='http://www.turquie-fr.com/wp-content/plugins/simple-post-thumbnails/timthumb.php?src=/wp-content/thumbnails/4541.jpg&amp;w=200&amp;h=150&amp;zc=1&amp;ft=jpg' alt='post thumbnail' /></p>
<p><a href="http://www.turquie-fr.com/wp-content/uploads/2010/06/ahmet-davutoglu.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-3875" title="ahmet-davutoglu" src="http://www.turquie-fr.com/wp-content/uploads/2010/06/ahmet-davutoglu-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" /></a>&#8220;J&#8217;ai exprimé lors de la réunion aujourd&#8217;hui notre mécontentement face au rythme des négociations, je l&#8217;ai dit clairement&#8221;, a déclaré le chef de la diplomatie Ahmet Davutoglu, à l&#8217;issue d&#8217;une rencontre avec ses homologues européens.</p>
<p>La Turquie a tapé du poing sur la table samedi 11 septembre face à l&#8217;enlisement de ses négociations d&#8217;adhésion à l&#8217;UE, alors que l&#8217;Europe cherche par tous les moyens à garder arrimé à elle ce pays à l&#8217;influence grandissante dans le monde.</p>
<p>L&#8217;irritation d&#8217;Ankara a été exprimée à la veille du référendum sur une révision de la Constitution nationale, que le parti AKP au pouvoir présente comme un atout dans la candidature de la Turquie au bloc de 27 pays.</p>
<p><span id="more-4541"></span></p>
<p>&#8220;La Turquie n&#8217;acceptera jamais la moindre alternative au processus de négociations&#8221; en cours avec l&#8217;Union européenne en vue d&#8217;une adhésion, a prévenu son chef de la diplomatie Ahmet Davutoglu, à l&#8217;issue d&#8217;une rencontre avec ses homologues européens à Bruxelles.</p>
<p>Les pays de l&#8217;UE lui ont à cette occasion offert de développer un &#8220;<strong>dialogue stratégique</strong>&#8221; avec eux sur les grands problèmes du monde, indépendamment des discussions sur l&#8217;entrée éventuelle du pays dans l&#8217;UE.</p>
<p><strong>&#8220;Changer d&#8217;approche&#8221;</strong></p>
<p>Ankara est devenu un acteur de poids sur la scène diplomatique, jouant les médiateurs dans le contentieux autour du programme nucléaire iranien ainsi qu&#8217;au Proche-Orient.</p>
<p>&#8220;Aujourd&#8217;hui,<strong> la Turquie a plus d&#8217;influence dans le monde</strong> que tous les Etats membres de l&#8217;UE pris individuellement&#8221;, a estimé le ministre finlandais Alexander Stubb.</p>
<p>L&#8217;Europe craint aussi une dérive lente de la Turquie vers l&#8217;Est, le Moyen-Orient et l&#8217;Asie, compte tenu du quasi-blocage de son rapprochement avec l&#8217;UE. &#8221;Nous, Européens, avons tout intérêt à ce que la Turquie reste orientée vers l&#8217;Occident et qu&#8217;il n&#8217;y ait pas de changement de cap&#8221;, a relevé le chef de la diplomatie allemande, Guido Westerwelle.</p>
<p>Mais le ministre turc a estimé devant la presse qu&#8217;il était &#8220;difficile de développer une telle vision stratégique&#8221; de partenariat avec l&#8217;Europe &#8220;s&#8217;il n&#8217;y a pas d&#8217;avancée dans les négociations&#8221; d&#8217;adhésion.</p>
<p>&#8220;C&#8217;est la raison pour laquelle j&#8217;ai exprimé lors de la réunion aujourd&#8217;hui notre mécontentement face au rythme des négociations, je l&#8217;ai dit clairement&#8221;, a dit M. Davutoglu, estimant qu&#8217;il fallait &#8220;changer d&#8217;approche&#8221; en cessant de lier les discussions à la situation à Chypre.</p>
<p>Ankara a entamé des négociations d&#8217;adhésion à l&#8217;UE en <strong>2005</strong>, mais elles n&#8217;avancent que très lentement du fait de l&#8217;impasse à Chypre, de la lenteur des réformes en Turquie et plus fondamentalement du refus de certains pays comme la France et l&#8217;Allemagne d&#8217;accepter son entrée.</p>
<p>L&#8217;UE, mais aussi Chypre et la France bloquent 18 des 35 chapitres thématiques qui jalonnent ces pourparlers d&#8217;adhésion, en raison principalement du problème chypriote.</p>
<p>Seuls trois chapitres peuvent encore potentiellement être ouverts, après quoi l&#8217;impasse sera totale, avec sans doute une vraie crise entre l&#8217;UE et la Turquie.</p>
<p><strong>Paris et Berlin pour un &#8220;partenariat&#8221;</strong></p>
<p>Paris et Berlin prônent à la place un &#8220;partenariat privilégié&#8221; avec la Turquie. Et le chef de la diplomatie française Bernard Kouchner a campé sur la position de son pays. &#8220;Le débat (du jour) n&#8217;était pas suffisant pour la faire changer&#8221;, a-t-il lâché.</p>
<p>Ankara peut en revanche compter sur le soutien d&#8217;autres pays. La Grande-Bretagne, qui avait sèchement dénoncé en juillet le &#8220;non&#8221; de Paris et Berlin, a de nouveau estimé samedi par la voix de son ministre des Affaires étrangères, William Hague, &#8220;qu&#8217;il serait bon que ces négociations s&#8217;accélèrent&#8221; car une Turquie dans l&#8217;UE donnerait &#8220;une <strong>combinaison très puissante</strong>&#8220;.</p>
<p>Plus dur, son collègue suédois Carl Bildt a jugé en référence à la France et Chypre, &#8220;totalement inacceptable que des pays bloquent pour des raisons politiques intérieures le processus d&#8217;adhésion, c&#8217;est contraire à l&#8217;esprit de l&#8217;Europe&#8221;.</p>
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		<item>
		<title>Soutien financier de quatre milliards d&#8217;euros pour Nabucco</title>
		<link>http://www.turquie-fr.com/soutien-financier-de-quatre-milliards-deuros-pour-nabucco/07/09/2010/</link>
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		<pubDate>Tue, 07 Sep 2010 13:17:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Ramazan</dc:creator>
				<category><![CDATA[À la une]]></category>
		<category><![CDATA[Économie]]></category>
		<category><![CDATA[Gazoduc]]></category>
		<category><![CDATA[Nabucco]]></category>

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		<description><![CDATA[Message de confiance des établissements financiers internationaux au projet Nabucco. Nabucco représente pour la Turquie l&#8217;un des projets les plus lucratifs. Trois établissements financiers internationaux se sont engagés à un soutien financier de quatre milliards d&#8217;euros pour la concrétisation du projet Nabucco qui transportera le gaz caspien à l&#8217;Europe. La lettre d&#8217;autorisation nécessaire pour le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src='http://www.turquie-fr.com/wp-content/plugins/simple-post-thumbnails/timthumb.php?src=/wp-content/thumbnails/4441.png&amp;w=200&amp;h=150&amp;zc=1&amp;ft=jpg' alt='post thumbnail' /></p>
<p><a href="http://www.turquie-fr.com/wp-content/uploads/2010/04/nabucco-turquie.png"><img class="alignleft size-medium wp-image-2712" title="nabucco-turquie" src="http://www.turquie-fr.com/wp-content/uploads/2010/04/nabucco-turquie-300x163.png" alt="" width="300" height="163" /></a>Message de confiance des établissements financiers internationaux au projet Nabucco.</p>
<p>Nabucco représente pour la Turquie l&#8217;un des projets les plus lucratifs.</p>
<p>Trois établissements financiers internationaux se sont engagés à un soutien financier de quatre milliards d&#8217;euros pour la concrétisation du projet Nabucco qui transportera le gaz caspien à l&#8217;Europe.</p>
<p>La lettre d&#8217;autorisation nécessaire pour le financement du projet Nabucco a été signée à Bruxelles par la Banque européenne pour la reconstruction et le développement, la banque européenne d&#8217;investissement et la société financière internationale.</p>
<p><span id="more-4441"></span></p>
<p>Cette signature des trois établissements engage un soutien financier pour la moitié de la somme d&#8217;investissement de huit milliards d&#8217;euros, si le projet s&#8217;exécute comme prévu.</p>
<p>La phase d&#8217;évaluation avec les fournisseurs en gaz naturel du projet Nabucco sera la prochaine étape du projet.</p>
<p>Le directeur général du consortium Nabucco, Reinhard Mitscheck, a indiqué que le projet, dont la concrétisation est prévue pour 2015, sera un grand pas pour la diversité de l&#8217;offre du gaz destiné à l&#8217;Europe.</p>
<p>70 à 75% du projet d&#8217;une longueur totale de 4 000 km passera par la Turquie. L&#8217;itinéraire emprunté permettra de contribuer fortement aux points desservis.</p>
<p>Le processus engrené par Bakou-Ceyhan-Tbilissi continue à présent avec Nabucco.</p>
<p><a class="a2a_dd a2a_target addtoany_share_save" href="http://www.addtoany.com/share_save#url=http%3A%2F%2Fwww.turquie-fr.com%2Fsoutien-financier-de-quatre-milliards-deuros-pour-nabucco%2F07%2F09%2F2010%2F&amp;title=Soutien%20financier%20de%20quatre%20milliards%20d%26%238217%3Beuros%20pour%20Nabucco" id="wpa2a_38"><img src="http://www.turquie-fr.com/wp-content/plugins/add-to-any/favicon.png" width="16" height="16" alt="Share"/></a></p>]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>La Turquie bientôt fournisseur d&#8217;électricité propre pour l&#8217;Europe ?</title>
		<link>http://www.turquie-fr.com/la-turquie-bientot-fournisseur-delectricite-propre-pour-leurope/02/09/2010/</link>
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		<pubDate>Thu, 02 Sep 2010 07:58:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Ramazan</dc:creator>
				<category><![CDATA[À la une]]></category>
		<category><![CDATA[Économie]]></category>
		<category><![CDATA[Énergie]]></category>
		<category><![CDATA[Énergies propre]]></category>
		<category><![CDATA[Énergies renouvelables]]></category>
		<category><![CDATA[Général Electric]]></category>

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		<description><![CDATA[La compagnie américaine General Electric annonce que la Turquie va rejoindre le réseau électrique européen à partir du mois de septembre, et ceci notamment grâce à la technologie de réseau électrique intelligent qu&#8217;elle a développé. L&#8217;entreprise TEIAS, gestionnaire du réseau de transport d&#8217;électricité en Turquie, pourra désormais acheter et vendre de l&#8217;électricité au-delà de ses [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src='http://www.turquie-fr.com/wp-content/plugins/simple-post-thumbnails/timthumb.php?src=/wp-content/thumbnails/4394.jpg&amp;w=200&amp;h=150&amp;zc=1&amp;ft=jpg' alt='post thumbnail' /></p>
<div id="glossaire"><strong><a href="http://www.turquie-fr.com/wp-content/uploads/2010/09/ligne-electrique-turquie.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-4395" title="ligne-electrique-turquie" src="http://www.turquie-fr.com/wp-content/uploads/2010/09/ligne-electrique-turquie.jpg" alt="" width="250" height="250" /></a>La compagnie américaine General Electric annonce que la Turquie va rejoindre le réseau électrique européen à partir du mois de septembre, et ceci notamment grâce à la technologie de réseau électrique intelligent qu&#8217;elle a développé.</strong></div>
<div><strong><br />
</strong></div>
<div>L&#8217;entreprise TEIAS, gestionnaire du réseau de transport d&#8217;électricité en Turquie, pourra désormais acheter et vendre de l&#8217;électricité au-delà de ses frontières, renforçant ainsi la fiabilité et la disponibilité de l&#8217;énergie à travers l&#8217;Europe.</div>
<div id="glossaire">
<p>« <em>Le territoire géré par l&#8217;ENTSO-E (Réseau européen des gestionnaires de réseau de transport d&#8217;électricité) est l&#8217;une des régions à plus forte demande en énergie dans le monde</em>», selon un rapport publié en 2009* par le Ministère de l&#8217;Énergie en Turquie. « <em>Les politiques énergétiques des pays de l&#8217;ENTSO-E suivent un modèle de développement unique basé sur la synchronisation d&#8217;un nombre croissant de réseaux, permettant d&#8217;augmenter la fiabilité de l&#8217;approvisionnement en électricité, d&#8217;optimiser l&#8217;efficacité de la production, de la transmission, de la distribution et de la consommation d&#8217;énergie, tout en minimisant l&#8217;impact environnemental. </em>»</p>
<p><span id="more-4394"></span><br />
Raccorder la Turquie au reste du réseau européen est une étape importante sur ce chemin. <strong>Ce système d&#8217;échange transfrontalier pourrait également permettre à l&#8217;Europe d&#8217;aller vers un mix énergétique privilégiant les énergies propres.</strong></p>
<p>La demande en énergies renouvelables des pays européens est significative et, sachant que la Turquie dispose d&#8217;un très grand nombre de sources d&#8217;énergies renouvelables, l&#8217;ENTSO-E et TEIAS pourront tirer un grand bénéfice de ce rapprochement.</p>
<p>Les solutions de réseaux intelligents de GE permettront de surveiller l&#8217;état des réseaux aux points de connexion, et <strong>d&#8217;automatiser le contrôle des flux de production et de montée en charge au sein du territoire turc</strong>. Le système optimisera la répartition de l&#8217;électricité et la qualité de cette dernière tout en améliorant la fiabilité d&#8217;acheminement, prévenant notamment la propagation des coupures de courant.</p>
<p>Actuellement en phase finale de tests, les solutions de GE en matière de protection sur zones étendues devraient permettre la première interconnexion des réseaux turcs et européens au cours du mois de septembre.</p>
</div>
<p><a class="a2a_dd a2a_target addtoany_share_save" href="http://www.addtoany.com/share_save#url=http%3A%2F%2Fwww.turquie-fr.com%2Fla-turquie-bientot-fournisseur-delectricite-propre-pour-leurope%2F02%2F09%2F2010%2F&amp;title=La%20Turquie%20bient%C3%B4t%20fournisseur%20d%26%238217%3B%C3%A9lectricit%C3%A9%20propre%20pour%20l%26%238217%3BEurope%20%3F" id="wpa2a_40"><img src="http://www.turquie-fr.com/wp-content/plugins/add-to-any/favicon.png" width="16" height="16" alt="Share"/></a></p>]]></content:encoded>
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