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La Turquie bientôt fournisseur d’électricité propre pour l’Europe ?

La compagnie américaine General Electric annonce que la Turquie va rejoindre le réseau électrique européen à partir du mois de septembre, et ceci notamment grâce à la technologie de réseau électrique intelligent qu’elle a développé.

L’entreprise TEIAS, gestionnaire du réseau de transport d’électricité en Turquie, pourra désormais acheter et vendre de l’électricité au-delà de ses frontières, renforçant ainsi la fiabilité et la disponibilité de l’énergie à travers l’Europe.

« Le territoire géré par l’ENTSO-E (Réseau européen des gestionnaires de réseau de transport d’électricité) est l’une des régions à plus forte demande en énergie dans le monde», selon un rapport publié en 2009* par le Ministère de l’Énergie en Turquie. « Les politiques énergétiques des pays de l’ENTSO-E suivent un modèle de développement unique basé sur la synchronisation d’un nombre croissant de réseaux, permettant d’augmenter la fiabilité de l’approvisionnement en électricité, d’optimiser l’efficacité de la production, de la transmission, de la distribution et de la consommation d’énergie, tout en minimisant l’impact environnemental. »

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L’Union Européenne salue la position de Londres vis à vis de la Turquie

La Commission européenne a salué la volonté clairement affichée aujourd’hui par le Premier ministre britannique David Cameron de promouvoir l’entrée de la Turquie dans l’UE, réaffirmant que le pays avait une “perspective” d’entrée dans le bloc comptant aujourd’hui 27 pays.

Le commissaire à l’élargissement Stefan Füle et la diplomate en chef de l’UE Catherine Ashton étaient en Turquie le 13 juillet et y ont “réaffirmé la perspective d’une entrée dans l’UE de la Turquie”, a indiqué mardi un porte-parole de la Commission.
“A cet égard, nous ne pouvons que saluer la volonté qu’a le Premier ministre Cameron de faire avancer cette procédure”, a-t-il ajouté.

Il réagissait à des déclarations faites à Ankara par David Cameron, qui s’est dit “en colère de constater que votre marche vers une adhésion à l’UE peut être découragée de la façon dont elle l’a été”. Une accusation à mots couverts contre Paris et Berlin, qui défendent un “partenariat privilégié” plutôt qu’une adhésion entière de la Turquie à l’UE.

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Un référendum pour consolider la démocratie

La Cour constitutionnelle doit, cependant, être liée aux principes de la démocratie libérale et non à une lecture autoritaire du kémalisme, l’idéologie étatique de la Turquie, qui est en conflit avec les exigences d’une société qui se libéralise, se mondialise et se démocratise de plus en plus.

Le 12 septembre 1980, le pouvoir militaire avait organisé un coup d’État en Turquie et avait gardé le pouvoir pendant près de trois ans.

Il avait ensuite adopté une constitution très autoritaire qui a renforcé les puissances tutélaires de l’armée et du judiciaire au détriment de la démocratie avant d’autoriser des élections et la réintroduction d’une politique à plusieurs partis.

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La Turquie relève le défi

« Même les despotes, les gangsters et les pirates ont un minimum de sensibilité et suivent quelques préceptes moraux. »

Cette affirmation a été faite par le premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan dans un récent discours, à la suite de l’attaque mortelle du 31 mai par des commandos [israéliens] contre la flottille d’aide humanitaire se rendant à Gaza. Selon Erdogan, Israël n’adhère même pas au code de conduite adopté même par les pires des criminels.

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Israël lève son embargo sur tous les «biens à usage civil» à destination de la bande de Gaza

Pressé de desserrer l’étau sur la bande de Gaza, Israël a confirmé dimanche la levée de l’embargo sur tous les «biens à usage civil», tout en maintenant son blocus maritime pour empêcher l’importation de matériel de guerre dans ce territoire palestinien.

«A partir d’aujourd’hui, il y a un feu vert pour que tous les biens puissent entrer à Gaza sauf les équipements militaires et le matériel susceptible de renforcer la machine de guerre du Hamas», le mouvement islamiste qui contrôle Gaza, a déclaré à l’AFP un haut responsable gouvernemental.

L’allègement du blocus prévoit que toutes les marchandises civiles ne figurant pas sur une liste de produits interdits (comprenant les armes, le matériel militaire ou les équipements susceptibles d’être exploités à des fins guerrières) pourront entrer à Gaza, a précisé un communiqué officiel.

Israël va également autoriser l’entrée de quantités plus importantes de matériaux de construction, mais uniquement pour des projets approuvés par l’Autorité palestinienne du président Mahmoud Abbas, tels que des écoles, des établissements médicaux, des stations d’épuration de l’eau.

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Israël crée sa commission d’enquête sans enquête

Soumis à forte pression internationale, Israël a finalement annoncé la création d’une “commission publique indépendante”, avec participation étrangère comme le demandait Washington, pour enquêter sur son raid meurtrier contre une flottille humanitaire pour Gaza.

Cette commission israélienne aura pour mission d’”enquêter sur les aspects relatifs à l’action entreprise par l’Etat d’Israël pour empêcher des navires d’atteindre les côtes de Gaza”, selon un communiqué du bureau du Premier ministre Benjamin Netanyahu.

Elle sera dirigée par un juge en retraite de la Cour Suprême israélienne, Yaakov Tirkel, 75 ans, et comprendra deux “observateurs” étrangers: Lord Trimble, ancien chef du Parti unioniste d’Ulster (protestant) et prix Nobel de la paix 1998, et Ken Watkin, un ex-avocat général de l’armée canadienne.

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Le gouvernement Turc est parmi ceux qui ont le mieux gérer la crise économique mondiale

Dominique Strauss-Kahn : ” la crise économique a été très bien gérée par la Turquie dès le début “.

Ceux qui dirigent l’économie mondiale font des éloges à la méthode de la Turquie de gérer la crise économique.

” Nous observons que la Turquie a géré avec succès les risques causés par les fluctuations économiques et nous affirmons que la gestion économique du gouvernement turc lors de la crise économique mérite d’être appréciée ” a-t-il été indiqué dans la déclaration finale de la 6ème édition de la réunion du Conseil consultatif des Investissements de Turquie.

La déclaration en question a souligné que la Turquie était sortie de la crise économique plus rapidement que les autres pays semblables.

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Israël de plus en plus isolé sur la scène internationale

Acculé par la pression internationale et alors que d’autres flottilles promettent d’appareiller en direction de la bande palestinienne verrouillée, l’Etat hébreu devra lâcher du lest. Mais il ne veut surtout pas perdre le contrôle de la zone.

L’expulsion par Israël de la quinzaine de passagers embarqués par le Rachel Corrie, un navire irlandais intercepté samedi alors qu’il tentait de forcer le blocus de la bande de Gaza, a débuté comme prévu dimanche. Sans incident majeur.

Mais les dirigeants israéliens, qui insistent sur la différence entre les «mercenaires terroristes» du Marmara, le navire turc arraisonné la semaine dernière, et les «militants de la paix du Rachel Corrie», ne sont pas quittes du mouvement de protestation contre le blocus de Gaza.

En effet, en Egypte, une petite flottille se prépare à son tour à appareiller avec plusieurs députés cairotes à son bord. Et en Turquie, des rumeurs prêtent au premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan l’intention de participer en personne à un nouveau convoi d’une dizaine de bateaux censés prendre la mer dans environ deux mois.

Mais dimanche, le ministre turc des Affaires étrangères, Ahmet Davutoglu, a démenti vigoureusement cette éventualité.

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La Turquie se réveille

Certaines images en disent long. Trois hommes souriants s’étreignent devant l’objectif : à gauche le président brésilien Lula, au centre l’Iranien Mahmoud Ahmadinejad, à droite le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan.

Ils viennent de conclure un accord sur le retraitement de l’uranium iranien en Turquie. Les Occidentaux et les Russes ne sont pas sur la photo.

Leurs chancelleries ont salué du bout des lèvres l’accord de lundi, qui perturbe le jeu passablement dangereux qui se joue depuis des années entre l’Iran et la communauté internationale autour du programme nucléaire de Téhéran.

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19 mai 2010 Turquie, À la une No Comments >>

Le référendum en Turquie se fera le 12 septembre 2010

Un référendum sera organisé le 12 septembre en Turquie sur les amendements constitutionnels qui permettraient de traduire des officiers militaires devant les tribunaux civils et accorderaient un droit de regard du Parlement sur la nomination des juges.

L’opposition, favorable au “non”, affirme que les changements proposés sont destinés à accroître l’influence du gouvernement sur l’appareil judiciaire en grande partie laïque.

La décision prise jeudi par le conseil électoral turc de fixer la date du référendum intervient au lendemain de l’annonce du président turc Abdullah Gül, qui a choisi de soumettre ces propositions à la consultation populaire.

La semaine dernière, les parlementaires se sont prononcés en faveur de ces amendements constitutionnels. Le vote n’a pas atteint la barre des 367 voix pour, synonyme d’adoption définitive. Mais le nombre des “oui” a été suffisant pour qu’un référendum soit organisé.

Si le oui l’emporte, la Turquie aura fait un grand pas dans sa démarche de démocratisation et sortira ainsi de sa Juristocratie Omniprésente, où un ensemble de personnes (juges, hauts magistrats, armée) arrivent à changer le cours des choses sans l’approbation du peuple.

La Turquie sortira t’elle de la “Juristocratie” dans laquelle elle se trouve ?

La bataille a fait rage dans les travées de la Grande Assemblée nationale.

Reclus à Ankara depuis dix jours, les députés turcs ont débattu avec passion le projet de réforme de la Constitution du gouvernement de Recep Tayyip Erdogan.

Cette première véritable tentative de réécriture de la Constitution de 1982, rédigée à l’époque par la junte militaire, vise à démocratiser le système judiciaire, jugé proche des nationalistes et de l’armée.

Un élu de l’opposition (CHP, Parti républicain du peuple) a même déployé, en pleine séance, des pancartes pour manifester son désaccord. Mais cette série de réformes de la Constitution qui a ainsi cristallisé les tensions devait finalement être approuvée par le Parlement, jeudi 6 mai, à une courte majorité.

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La Syrie prend la place d’Israël pour des entrainements militaires conjoints

Des exercices militaires conjoints de l’armée turque et de l’armée syrienne vont commencer demain le long de la frontière entre la Turquie et la Syrie. Des exercices identiques s’étaient déjà déroulés il y a un an.

La Syrie a tout à gagner d’une coopération militaire rapprochée avec l’armée turque bien mieux équipée et entraînée que l’armée syrienne.

Les forces armées turques sont plus puissantes que celles de la France et de la Grande Bretagne combinées comprenant 514 000 soldats en exercice et 380 000 réservistes, une armée de l’air robuste et bien équipée d’avions de combat américains récents, c’est la deuxième plus puissante force après celle des US au sein de  l’OTAN et elle occupe la 8ème place mondiale en matière de troupes actives.

La plupart des équipements et armements utilisés par l’armée turque sont d’origine américaine, mais viennent  aussi d’Allemagne, d’Israël, De Grande Bretagne, de France et de Russie.

On comprend dés lors qu’une telle coopération militaire rapprochée Turquie Syrie impliquant des exercices conjoints pour familiariser les troupes les unes avec les autres et familiariser les troupes syriennes avec des équipements et armements en provenance des US et d’Israël – équipé en grande partie d’armes et équipements US mais aussi des siens propres- inquiète sérieusement les responsables politiques et militaires d’Israël.

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Il est difficile de trouver un dossier commun sur lequel Turcs et Français pourraient avancer du même poids

Interview avec Didier Billion, expert sur les questions Turques

Didier Billion : “Il est difficile de trouver un dossier commun sur lequel Turcs et Français pourraient avancer du même poids et de façon complémentaire.”

euronews : “Didier Billion, vous êtes chercheur à l’Institut de Relations Internationales et Stratégiques. Vous êtes spécialiste du Moyen-Orient et plus particulièrement de la Turquie.
C’est la première fois que le Premier ministre turc est en France pour une visite officielle depuis que les négociations d’adhésion à l’Union ont été lancées. Est-ce que cette visite peut servir à faire avancer ce dossier ou bien est-ce que Nicolas Sarkozy va camper sur ses positions ?”

Didier Billion : “Malheureusement, je crains fort que Nicolas Sarkozy, sur ce dossier comme sur quelques autres, ne modifie aucunement ses positions. Il a réaffirmé à maintes reprises – et l’on comprend bien que pour lui c’est un jeu de politique intérieure – qu’il s’opposait à la perspective de l’intégration de la Turquie dans l’Union européenne, et je ne vois pas comment, aujourd’hui, le Premier ministre turc en visite à Paris pourrait le convaincre de la partie erronée de cette position.”

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Une économie vigoureuse – Titre Le Monde

Après avoir commencé l’année 2009 avec un taux de croissance du produit intérieur brut (PIB) à – 14,5 % au premier trimestre, l’économie turque se redresse vigoureusement.

Sur les trois derniers mois de l’année, elle affiche une croissance de 6 %, très supérieure aux prévisions.

Les chiffres seront au moins équivalents pour le début de 2010, estime Olivier Guillaume, président de la chambre de commerce franco-turque d’Istanbul et dirigeant de la filiale de Sanofi-Aventis.

Le ministre turc des finances, Mehmet Simsek, table sur “une croissance à deux chiffres” qui placerait le pays au niveau de la Chine, parmi les puissances émergentes les plus dynamiques. Seuls points noirs, le chômage élevé et un taux d’inflation, pour le mois de mars, de 9,6 %.

Mais la Turquie est déjà en passe de retrouver son rythme d’avant la récession, comme le montrent les statistiques du commerce extérieur. En mars, les exportations ont augmenté de 34 % par rapport à l’année précédente. Les piliers traditionnels, tels que l’automobile ou la construction, retrouvent des couleurs. L’économie sort de la crise plus diversifiée, a expliqué M. Simsek.

Au prix d’une grande rigueur budgétaire, Ankara est parvenu à éviter les travers de son voisin grec, contenant le niveau de la dette publique à 47 % du PIB, soit en deçà de la plupart des pays de l’Union européenne. “La Turquie a bien géré sa crise, sans avoir recours à un prêt du FMI”, souligne Yves-Marie Laoüenan, qui dirige le cabinet de conseil LDS, à Istanbul. L’assainissement de son système financier après la crise de 2001 a été très “bénéfique”, poursuit-il.

Autre facteur de bonne santé, le marché turc conserve une forte attractivité pour les investisseurs étrangers. “Depuis deux ou trois ans, la Turquie concentre plus d’investissements directs étrangers que des pays comme l’Inde, le Brésil ou l’Italie”, fait remarquer Raphaël Esposito, directeur de la chambre de commerce franco-turque. Avec son marché intérieur de 72 millions d’habitants, “c’est un pays qui a encore d’immenses réserves de croissance”, note M. Laoüenan.

C’est le cas par exemple du secteur de la grande distribution, qui attire les investisseurs français. Leroy Merlin a inauguré son premier magasin, fin mars à Bursa, et prévoit une expansion rapide. Carrefour, qui possède déjà des centaines de magasins dans le pays, continue d’en ouvrir à un rythme soutenu.

PROJETS DE COOPÉRATION

L’attrait de l’économie turque sera largement évoqué au cours de la visite du premier ministre, Recep Tayyip Erdogan, à Paris, mardi 6 et mercredi 7 avril. Au Medef, il rencontrera plusieurs grands patrons, intéressés par le marché local, dont le potentiel reste sous-estimé en France. “De nouveaux projets de coopération entre nos deux pays seront évoqués, notamment dans le domaine de l’énergie, des transports et des infrastructures”, a annoncé le porte-parole du ministère des affaires étrangères.

Areva est à l’affût pour le troisième réacteur du programme de centrales nucléaires turques. Et Gaz de France s’intéresse à la privatisation de la compagnie de gaz de ville pour l’agglomération d’Istanbul. La France est le deuxième débouché des exportations turques, après l’Allemagne, et son sixième fournisseur.

Plus de 300 entreprises tricolores sont implantées dans le pays et emploient 70 000 personnes, note M. Guillaume. Longtemps tributaires des tensions politiques entre les deux pays, les relations économiques franco-turques se sont apaisées.

France – Interview avec Recep Tayyip Erdoğan

Attendu mardi soir à Versailles pour la cérémonie de clôture de la Saison de la Turquie en France, le premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan rencontrera mardi le président Sarkozy et son homologue François Fillon.

LE FIGARO. – La France et la Turquie ont des liens culturels forts. Quel message adressez-vous aux Français ?

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L’Europe a besoin de la Turquie

Le ministre turc aux Affaires européennes déplore un processus d’adhésion semé d’embûches. Mais Egemen Bagis l’assure : l’Europe a besoin de la Turquie.

Egemen Bagis était vendredi de passage à Bruxelles.

Celui qui est aussi négociateur en chef pour la Turquie a rencontré plusieurs membres de la nouvelle Commission européenne, avec lesquels il a discuté de la possibilité d’ouvrir de nouveaux chapitres de négociations d’adhésion de la Turquie à l’Union : politiques sociales, sécurité alimentaire, protection des consommateurs.

Cinq ans après le début des négociations d’adhésion, le processus est particulièrement chaotique. Sur les 35 chapitres de négociations, 12 seulement sont ouverts, et un seul a été conclu…

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La Turquie accordera entre 65 et 70 millions de dollars à la reconstruction du Darfour

Al-ahram hebdo : Comment concevez-vous le règlement de la crise du Darfour ?

Quelle est la contribution apportée par la Turquie à la solution de ce conflit, d’autant plus que la Turquie a coprésidé, avec l’Égypte, la conférence sur la reconstruction du Darfour qui s’est tenue le 21 mars au Caire, sous l’égide de l’Organisation de la conférence islamique ?

Ahmet Davutoglu : La Turquie, en sa qualité d’allié stratégique de l’Union africaine et membre non permanent au Conseil de sécurité, apporte son soutien total aux efforts de la communauté internationale afin de garantir la sécurité et la stabilité au Soudan.

Nous considérons les élections prévues le mois prochain comme l’occasion de jeter les bases de la paix et de la stabilité.

Dans le cadre du processus de paix lancé à Doha, les mesures prises récemment ont été orientées dans la bonne direction afin de dépasser la spirale de conflit qui a frappé le Darfour avec atrocité. Nous soutenons les énormes efforts déployés par le médiateur de l’ONU et de l’UA au Darfour. Nous estimons que le rapprochement qui a eu lieu récemment entre le gouvernement du Tchad et le Soudan contribuera de manière décisive à garantir la paix durable. La communauté internationale, quant à elle, doit poursuivre et soutenir les tentatives du peuple soudanais pour asseoir la paix et donner naissance à un Soudan prospère.

La Turquie a une solide relation avec le Soudan qui remonte au XVIe siècle. En résultat à ces relations anciennes, la Turquie croit que la paix, la solution politique, la poursuite des aides humanitaires et l’égalité doivent former la base à toute solution au Darfour.

Armés de tous ces facteurs, nous avons eu l’honneur d’obtenir cette chance de coprésider la conférence internationale des donateurs pour le développement et la reconstruction du Darfour. Nous sommes particulièrement heureux de faire partie des efforts du peuple soudanais et de la communauté internationale pour asseoir la paix.

Pour notre part, nous apportons une assistance au Darfour à travers l’Agence internationale de coopération et de développement (TIKA). Cette aide doit s’élever de 65 à 70 millions de dollars entre 2010 et 2015.

— La Turquie compte-t-elle poursuivre sa médiation entre la Syrie et Israël ?

— Un progrès remarquable a été réalisé dans les négociations indirectes jusqu’au moment où elles ont été gelées à cause de la crise de Gaza, décembre 2008-janvier 2009. Ces négociations ont engendré un climat positif dans cette région et ont ressuscité l’espoir en la paix globale. Le rôle de la Turquie dans ces négociations a été digne de louanges, non seulement par les deux parties, mais également par la communauté internationale.

Le côté syrien, quant à lui, a affiché sa disposition à poursuivre les négociations là où elles se sont arrêtées.

Nous croyons que la reprise rapide de ces pourparlers sur le volet israélo-syrien est nécessaire pour une paix globale dans la région. La Turquie est prête à faciliter cette mission si les deux parties le demandent.

— Jusqu’à quel point la Turquie est-elle convaincue de contribuer au projet de l’Union Pour la Méditerranée (UPM) ? Pensez-vous que c’est une tentative d’empêcher la Turquie d’adhérer à l’UnionEuropéenne (UE) ?

— La Turquie a pour objectif de contribuer à la réalisation et la consolidation de la paix, la stabilité, la sécurité et la prospérité dans la région de la Méditerranée. Nous considérons l’UPM comme un pas dans ce sens et nous voudrons tenir un rôle dynamique dans ce processus.

La nomination du Jordanien Ahmed Messaedeh au poste de secrétaire général de l’UPM et l’adoption du règlement interne du secrétariat général sont des pas importants dans l’évolution de l’UPM. Nous espérons que ce secrétariat à Barcelone sera prêt à assumer ses prérogatives le plus vite possible.

La Turquie adopte une politique étrangère multilatérale. L’adhésion à l’UE est un choix stratégique de la Turquie et un objectif en tant que tel.

L’adhésion à part entière à l’UE est une priorité, mais nous savons que le chemin est long et difficile.

Effectivement, nous affrontons nombre d’obstacles politiques sur ce chemin.

— Comment voyez-vous le règlement de la crise du dossier nucléaire iranien ?

— La Turquie encourage le dialogue en vue de dépasser les différends au niveau de ce dossier.

Je crois qu’il faut chercher une solution diplomatique qui est tout à fait possible. Vu les turbulences dans la région, il s’agit de l’unique solution souhaitable et possible. Nous ferons de notre mieux pour adopter la solution diplomatique dans cette région qui a toujours été déchirée par les guerres et les conflits.

Notre position est claire au niveau du règlement de la question nucléaire iranienne.

Toute solution doit prendre en considération le droit de chaque pays, respectant les dispositions du Traité de non-prolifération nucléaire, à l’usage du nucléaire à des fins pacifiques.

La diplomatie et le dialogue doivent être ressuscités et préservés.

— La Syrie et l’Iraq ont critiqué la Turquie pour avoir retenu leurs quotas d’eau traversant les frontières communes sur  les fleuves du Tigre et l’Euphrate.

Qu’en dites-vous ?

— D’abord, la Turquie estime que les eaux transfrontalières sont un outil important pour améliorer et consolider les relations entre le voisinage. Partant de là, la Turquie ne ferme jamais les yeux sur les besoins des pays de la vallée du fleuve, c’est-à-dire la Syrie et l’Iraq.

La Turquie soutient l’usage raisonnable et exemplaire des eaux des fleuves du Tigre et de l’Euphrate au profit des trois pays riverains. Notre ultime objectif étant de gérer les ressources en eau du bassin du Tigre et de l’Euphrate d’une manière unifiée en vue de garantir les besoins nécessaires tout en prenant en considération les circonstances hydrauliques et climatiques.

Raison pour laquelle la Turquie ne soutient pas un accord précisant des quotas fixes.  Les eaux transfrontalières peuvent être une réelle opportunité de coopération au lieu d’être source de conflits.

— La Turquie aujourd’hui assume un rôle plus important dans le monde arabe et le Proche-Orient. Quelles en sont les raisons ?

— La nouvelle action turque est intrinsèquement liée à sa lecture des changements majeurs dans les données économique et sécuritaire dans la région depuis la fin de la guerre froide. Elle est due aussi à l’essor économique et la confiance dont jouit aujourd’hui la Turquie. Il faut dire également que la rapidité des événements et les conjonctures politiques régionales ont obligé la Turquie à s’orienter avec plus de dynamisme avec ses voisins.

Quatre principes essentiels sont pris en compte par la Turquie dans sa politique étrangère. Premièrement, « la sécurité pour tous » qu’il faut à tout prix respecter. Le deuxième principe consiste à résoudre les différends par le dialogue politique et l’interaction. Le troisième principe est celui de la dépendance économique mutuelle et enfin celui de l’entente culturelle et du respect réciproque.

Ces quatre principes sont nos appuis dans le sens de notre complémentarité et coopération avec notre voisinage. Au cours des sept dernières années, nous avons adopté la politique de « zéro problème » dans nos relations avec nos voisins. Notre objectif est de mettre fin aux litiges et raffermir la stabilité par le biais de nouveaux mécanismes et de canaux de résolution des litiges en encourageant le changement positif et en établissant les ponts transfrontaliers par le dialogue et l’entente.

— Comment la Turquie peut-elle profiter de ses relations avec Israël pour promouvoir le processus de paix au Moyen-Orient ?

— Nos relations avec Israël, comme ceux nous liant aux pays de la région, sont bâties sur l’entente en accord avec les intérêts de nos peuples.

Nous avons proposé de mener une médiation dans des négociations indirectes entre la Syrie et Israël. Nous incitons Israël à entreprendre des pas positifs pour poursuivre le processus de paix, lever le blocus imposé à Gaza et s’abstenir de prendre des actes préjugeant des questions du statut final ou de changement du statut de Jérusalem.

— Comment évaluez-vous les relations bilatérales égypto-turques ?

— Les relations égypto-turques reposent sur l’amitié et les liens de fraternité des deux pays au fil de leur histoire commune, de leur ressemblance culturelle,  leurs valeurs communes et leurs intérêts mutuels. Nos relations se développent positivement.

Nous avons pu réaliser un niveau satisfaisant dans les différents domaines de coopération.

Les indices positifs de nos relations politiques se répercutent également sur nos dossiers économiques. Dans ce cadre, les relations économiques égypto-turques prospèrent et les échanges commerciaux ont été multipliés par trois. Il est évident que les liens humains et culturels bien  enracinés entre nos deux nations représentent notre plus grande force motrice.

Je crois vraiment que l’esprit de coopération entre la Turquie et l’Égypte, les deux piliers de la région moyen-orientale et du bassin méditerranéen et euroasiatique contribueront positivement à la paix et à la stabilité régionale.

L’OCDE salue les efforts déployés par la Turquie pour lutter contre la corruption

Pays membres de l'OCDE

La Turquie a accompli des progrès notables dans sa lutte contre la corruption dans les transactions commerciales internationales en appliquant pleinement, à une exception près, les recommandations formulées depuis 2007 par le Groupe de travail de l’OCDE sur la corruption; ses efforts ont été loués par les 37 autres pays Parties à la Convention de l’OCDE sur la lutte contre la corruption, lors d’une récente réunion à Paris.

Les représentants de la Turquie ont déclaré à cette occasion que la recommandation restante serait elle aussi pleinement appliquée dès qu’un projet de loi sur le champ d’application des audits externes des entreprises serait adopté par le Parlement.

Le Groupe de travail sur la corruption a émis des recommandations strictes à l’intention de la Turquie, en décembre 2007.

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25 mars 2010 À la une, Économie No Comments >> Mots clés: ,

Ce que nous apportera l’amendement constitutionnel

Voici les détails de cet amendement constitutionnel en langue turque:

Proposition d’amendement constitutionnel (anayasa teklif metni 2010)

Comparaison des articles modifiés (anayasa karsilastirma 2010)

L’actuelle Constitution, héritage du coup d’Etat militaire de 1980, a été remaniée une quinzaine de fois. Les révisions de 2001 et de 2004 ont permis à la Turquie d’ouvrir des négociations avec l’Union européenne.

Cette nouvelle révision touche des enjeux majeurs. Elle concerne d’abord l’avenir du Haut conseil des juges et des procureurs, le HYSK (équivalent du Conseil supérieur de la magistrature en France). Le HYSK est en charge de la carrière des magistrats, notamment de leur nomination. Ces derniers mois, l’AKP a souvent critiqué l’indépendance de l’institution. Il voudrait soumettre ses décisions à un contrôle judiciaire et tripler le nombre de ses membres (7 seront désignés par le Parlement et le gouvernement, 14 seront élus par les juges et procureurs).

Rendre plus difficile la dissolution des partis politiques

La révision prévoit également de rendre plus difficile la dissolution des partis politiques. L’AKP avait échappé de peu à la fermeture en 2008, accusé à l’époque d’être « un foyer d’activités anti-laïques ». Le parti au pouvoir n’est pas à l’abri d’une nouvelle procédure.

Si la réforme est adoptée, la Cour constitutionnelle ne pourra fermer un parti que s’il est condamné pour violence ou terrorisme. L’ouverture d’une procédure de dissolution devra recevoir l’aval du Parlement.

Le gouvernement souhaite également créer un poste d’« ombudsman », médiateur des conflits entre l’administration et les citoyens. Un amendement ferait aussi de la torture un crime constitutionnel.

L’opposition fait bloc contre la réforme

L’AKP a besoin d’une majorité des deux-tiers des députés, donc d’une partie de l’opposition, pour faire voter son projet. Or, sur les trois autres partis présents au Parlement, seul le BDP (minoritaire) pourrai soutenir la réforme d’après les premières réactions.

Deniz Baykal, leader du CHP (Parti républicain du peuple) accuse le gouvernement de changer la loi fondamentale afin d’empêcher toute dissolution de l’AKP. Le Parti de l’action nationaliste (MHP) refusent également de soutenir le projet.

Dernier recours : le référendum

Même adoptée au Parlement, la réforme pourrait être invalidée par la Cour constitutionnelle. Le président de la Cour de cassation, Hasan Gerçeker, a déjà estimé que les amendements proposés par le gouvernement étaient inconstitutionnels et ne renforçaient pas l’indépendance de l’appareil judiciaire.

Le texte sera soumis au vote des députés avant la fin du mois. En cas de blocage, le gouvernement prévoit de recourir au référendum, comme il l’avait fait en 2007 pour modifier la durée du mandat parlementaire et présidentiel et instaurer l’élection du président de la République au suffrage universel.

15 nouvelles ambassades seront implantés dans le continent africain

La tournée en Afrique, comprenant le Congo et le Cameroun, du président de la République Abdullah Gül réalisée la semaine dernière, a mis en évidence l’avancée enregistrée par la Turquie sur son l’ouverture vers l’Afrique.

L’ouverture vers l’Afrique se poursuivant à toute vitesse, le partenaire stratégique de l’Union Africaine, la Turquie, s’apprête à ouvrir deux nouvelles ambassades très prochainement en Angola et à Madagascar.

La Turquie, membre observateur et partenaire stratégique de l’Union Africaine, poursuit ses démarches à toute vitesse sur le continent africain.

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Le commissaire à l’Elargissement Štefan Füle en Turquie

Štefan Füle

Lors de sa première visite officielle en Turquie, le commissaire à l’Elargissement Štefan Füle a pressé ses hôtes de normaliser complètement leurs relations avec Chypre, qui est membre de l’UE.

Toutefois, ses interlocuteurs lui ont répondu que l’affaire chypriote ne devrait pas affecter le processus d’adhésion du pays à l’UE.

S’adressant aux journalistes lundi (15 mars) après sa rencontre avec le ministre des Affaires étrangères turc Ahmet Davutoğlu, M. Füle a réaffirmé le soutien de la Commission européenne à la candidature turque à l’adhésion mais il a pressé le pays de mettre pleinement en œuvre les protocoles additionnels et de normaliser ses relations avec Chypre (voir Contexte).

Un règlement détaillé sur Chypre serait une avancée historique aux bénéfices à la fois de la Turquie et de l’UE, a-t-il dit.

Cependant, M. Davutoğlu a déclaré que les négociations d’adhésion de la Turquie à l’UE ne devraient pas être entravées par des problèmes politiques qui n’ont aucun lien avec le processus européen.

Récemment, le ministre turc en charge des Affaires européennes et négociateur en chef, Egemen Bagiş, a affirmé que puisque le problème chypriote n’était pas un pré requis pour l’adhésion de Chypre elle-même, elle ne devrait pas être une condition pour un autre pays.

Le prédécesseur de M. Füle, Olli Rehn, a déclaré récemment que lors de ses cinq premières années en tant que commissaire à l’Elargissement, toutes ses ambitions avaient été réalisées à l’exception de Chypre, où des négociations de réunification sont toujours en cours.

Vice et vertu

Dans un article publié dans le quotidien turc Hurriyet, M. Füle a écrit qu’il était convaincu que Bruxelles et Ankara pouvaient stopper le cercle vicieux de l’impasse chypriote et débloquer les négociations d’adhésion. Il s’est dit convaincu qu’il serait possible de passer d’un cercle vicieux à un cercle vertueux, pour autant que tous les acteurs impliqués montrent de la bonne volonté politique.

M. Füle estime que la Turquie est un pays clef pour l’Europe en raison de sa situation géographique, de sa taille et de son orientation stratégique. Répétant les réponses qu’il a données lors de son audition de confirmation devant le Parlement européen, lorsque les eurodéputés lui ont demandé s’il pouvait imaginer un pays comme la Turquie rentrer dans l’UE, il a dit que sa réponse était la même : Oui, je le peux.

Le commissaire à l’Elargissement a également encouragé la Turquie à faire davantage de progrès dans ses relations avec l’Arménie. Les deux pays voisins ont conclu en septembre dernier un accord historique pour établir des liens diplomatiques et ouvrir leurs frontières, mais ce processus est bloqué.

Expérience tchèque

Alors qu’on lui demandait de commenter les votes successifs du panel du Congrès américain et du Parlement suédois qualifiant les massacres de génocide, M. Füle a dit : venant de l’ancienne Tchécoslovaquie, je sais que politiser l’histoire rend la réconciliation difficile.

L’autre sujet à l’agenda de M. Füle était la libéralisation des visas, Bruxelles et Ankara discutant d’un accord de réadmission pour coopérer en matière d’immigration illégale. Le commissaire a déclaré que les citoyens turcs obtiendraient des visas Schengen plus facilement une fois que les deux parties auront trouvé un accord.

M. Davutoğlu a cependant déclaré que la libéralisation des visas devait être accordée à la Turquie une fois qu’elle aurait rempli les critères.

Le commissaire a ensuite rencontré le premier ministre Recep Tayyip Erdoğan, le négociateur en chef Egemen Bağış et plusieurs députés. Il a aussi rencontré le président de l’Union des chambres de commerce et des bourses Rifat Hisarcıklıoğlu et des représentants de TUSIAD – l’Association des industriels et des entrepreneurs turcs.

La question Chypriote.

La division de Chypre représente l’une des questions les plus difficiles qui affectent les relations UE-Turquie, la future adhésion de la Turquie à l’UE dépendant de la résolution de ce différend.

Malgré des efforts répétés sous l’égide de l’ONU pour amener les dirigeants des communautés grecques et turques de Chypre à s’entendre, l’île est restée divisée depuis 1974.

En 1992, le secrétaire général de l’ONU Kofi Annan avait présenté un plan de réunification, suggérant une fédération des deux entités avec une présidence tournante, qui a soulevé l’enthousiasme.

En avril 2004, les Chypriote grecs ont rejeté le référendum sur le plan onusien connu sous le nom de Plan Annan, tandis que les Chypriotes turcs l’acceptaient. L’échec du référendum fut une déception pour l’UE, qui avait accepté de laisser Chypre rejoindre l’Union en partie avec l’espoir que cette initiative encouragerait une solution au problème chypriote. En mai 2004, la République de Chypre (partie grecque) est devenue un membre à part entière de l’UE.

Lors du sommet de décembre 2004, les dirigeants de l’UE ont convenu d’ouvrir les négociations d’adhésion à la Turquie à partir d’octobre 2005. L’une des conditions explicites était qu’Ankara étende son accord d’association de 1963 signé avec l’entité précédant l’UE, la Communauté économique européenne, aux dix nouveaux Etats membres de l’UE. Ce groupe incluait l’Etat chypriote grec, qui n’est pas reconnu par la Turquie.

En juillet 2005, la Turquie a signé un protocole étendant son union douanière aux dix nouveaux membres, mais Ankara a dans le même temps fait une déclaration affirmant que sa signature ne signifiait pas une reconnaissance de la République de Chypre. La Turquie a également refusé d’ouvrir ses ports et ses aéroports à Chypre, puisqu’elle prétend que l’UE ne commerce pas directement avec la partie nord non reconnue de l’île (EurActiv 08/01/10).

Jusqu’ici, seulement un chapitre d’adhésion (science et recherche) a été provisoirement fermé. Onze autres ont été ouverts, mais huit restent bloqués à cause de la non mise en œuvre par la Turquie du Protocole d’Ankara, qui dispose que l’accès aux ports devrait être garanti aux vaisseaux de la République de Chypre.

Davutoğlu a expliqué la justesse de la Turquie sur les allégations arméniennes

Le ministre des Affaires étrangères Ahmet Davutoğlu a rencontré les académiciens au second jour de ses contacts en Irlande.

M. Davutoğlu a souligné que l’Europe avait besoin de la Turquie dans le monde globale en estimant : ” Dans la politique étrangère, l’Europe a davantage besoin de nous “.

Le Chef de la Diplomatie turque a rappelé le principe de ” pacta Sund Servanda ” et a ajouté : ” Notre adhésion à part entière ne doit pas être interrogée, vu qu’il s’agit de la promesse faite par l’Europe à la Turquie “.

M. Davutoğlu a rappelé sur une question que l’Empire Ottoman avait vécue une multitude de tragédie vers son déclin.

Le ministre turc des Affaires étrangères a aussi remémoré la proposition faite par la Turquie à l’Arménie de constituer une Commission d’histoire et qu’elle avait aussi ouverte ses archives.

Il a affirmé : ” Nous sommes en quête d’un mémoire équitable. Nous sommes disposés à partager ces douleurs ensemble. Cependant, nous n’accepterons pas d’être étiquetés sous une imputation injuste “.

M. Davutoğlu a aussi fait référence à la résolution adoptée par la Commission des Affaires étrangères à la Chambre des représentants américaine, en martelant que les décisions semblables adoptées sauf pour soutenir le lobby arménien par des individus n’ayant aucune connaissance sur l’histoire était contraire à l’éthique ».

Le massacre des Turcs par les Arméniens – Les historiens azerbaïdjanais éclairent l’histoire

Les historiens azerbaïdjanais ont répondu aux assertions arméniennes sans fondement:
“Le véritable massacre a été commis par les Arméniens, non seulement en Anatolie, mais aussi au Caucase et partout où vivent les Turcs”.

Jusqu’aux années 1820, le nombre d’Arméniens vivant au Caucase du Sud était environ de 300.000.

La Russie tsariste a commencé à installer les Arméniens sur les terres turques à partir de cette date.

La population arménienne au Caucase du Sud a dépassé un million en 10 ans.

Les organisations terroristes et les gangs arméniens ont fait leur premier massacre à Bakou entre 1905 et 1907. Des milliers de Turcs ont été tués cruellement.

Des dizaines de milliers de Turcs ont également été massacrés jusqu’à la première guerre mondiale en Anatolie, et sur les terres appartenant actuellement à l’Iran, l’Azerbaïdjan, l’Arménie et la Géorgie.

Le plus grand massacre en Azerbaïdjan a été perpétré le 31 mars 1918. D’après les sources étrangères, le nombre de Turcs massacrés serait de 30.000.

“Où que vous creusez en Azerbaïdjan, vous trouverez des fosses communes” a indiqué le professeur d’histoire Musa Kasımlı. Une des ses fosses se trouve à Kuba.

Musa Kasımlı a souligné qu’avec la résolution adoptée par la Commission des affaires étrangères de la Chambre des représentants américaine, les faits avaient été politisés, tandis que les réalités restent cachées dans les archives.

Europe-USA et la Turquie

Alors que Washington risque de sérieux ennuis diplomatiques et militaires avec la Turquie, en projetant la reconnaissance d’un génocide arménien ; l’Europe, à travers le coup de filet dans les milieux kurdes du PKK gagne, le même jour, en considération auprès d’Ankara. C’est tout le paradoxe de la stratégie transatlantique depuis l’arrivée d’Obama au pouvoir aux USA.

Le même jour où la Commission des affaires étrangères du Congrès américain adopte une résolution reconnaissant un génocide commis par l’Empire Ottoman, en 1915, contre les populations arméniennes, la police fédérale, en collaboration avec celles d’autres Etats européens annonce un «coup de filet» dans les milieux kurdes, plus précisément dans ceux appartenant au réseau du parti des travailleurs du Kurdistan turc (PKK).

C’est-à-dire qu’au même moment où les USA porte un coup de boutoir politique et diplomatique au gouvernement d’Ankara, des pays de l’Union européenne lui prêtent main forte dans sa lutte contre l’opposition kurde.

Les USA risquent l’embrouille politique et diplomatique avec le gouvernement turc, alors que l’Europe gagne en sympathie et confiance auprès des dirigeants turcs.

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Le gouvernement veut réviser la Constitution

Premier ministre Turc, RECEP TAYYIP ERDOGAN

Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a annoncé dimanche que la Constitution serait mise aux normes européennes.

Cette annonce intervient alors que le pays traverse une crise provoquée par un présumé complot militaire visant le gouvernement en 2003.

Il ne s’agira pas d’une révision de fond en comble du texte mais d’amender certains articles comme celui sur l’interdiction des partis politiques et le fonctionnement de la justice a déclaré M. Erdogan.

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La Turquie saisit sa chance historique

Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdoğan

Par Ramzy Baroud
Ramzy Baroud est chroniqueur dans plusieurs journaux dans le monde entier, il est le rédacteur en chef du site PalestineChronicle.com. Son dernier livre, My Father Was a Freedom Fighter: Gaza’s Untold Story, vient d’être édité par Pluto Press, à Londres].

L’avis que le militant vétéran des droits de l’homme israélien Uri Avnery a formulé sur le récent clash diplomatique et politique israélo-turc, selon lequel « la relation entre la Turquie et Israël reviendra probablement à la normale, à défaut de retrouver son caractère naguère chaleureux », semblait marqué au coin du bon sens et de l’optimisme.

A mon avis, toutefois, cette estimation est également erronée.

Pour dire les choses simplement : il n’y aura pas de retour en arrière.

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