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Bursa, l’usine modèle de Renault en Turquie

277 572 véhicules ont été assemblés sur le site de Bursa en 2009

Avec quinze constructeurs et un millier d’équipementiers, le secteur de l’automobile est désormais un pilier de l’industrie turque. Ses atouts : sa situation géographique et sa main-d’oeuvre qualifiée, mais bon marché.

Installé à Bursa, dans la région de la mer de Marmara, dans l’ouest du pays, le site de Renault en Turquie, qui se trouve au cœur de la polémique sur une éventuelle délocalisation de la production de la future Clio, est une plate-forme stratégique pour le constructeur français.

Quatre modèles y sont actuellement fabriqués, dont la Clio III.

En 2009, 179 495 exemplaires de la version actuelle sont sortis de ses chaînes, tandis que l’usine française de Flins en a produit 125 400. Présent en Turquie depuis 1969 et associé à Oyak, le puissant fonds de pension de l’armée turque, Renault n’a cessé d’y développer ses activités et emploie aujourd’hui 5 900 personnes.

Des investissements en 2008 et 2007 ont porté la capacité de production de Bursa à 360 000 véhicules par an. L’usine ne tourne pas à plein régime. Avec 277 572 exemplaires assemblés sur son site turc en 2009, Renault est en tête des ventes de véhicules de tourisme sur le marché local, devant Ford, et le premier exportateur (sur les neuf premiers mois).

Une plate-forme pour exporter en Europe:
Depuis novembre, Bursa produit également la Fluence. L’objectif est d’atteindre les 100 000 unités par an. Cette berline, dotée d’un vaste coffre et qui succède à la Mégane Sedan, s’adresse au marché turc et sera exportée vers 80 pays. 110 millions d’euros ont été investis pour adapter les lignes de production, auxquels il convient d’ajouter 40 à 50 millions d’euros supplémentaires pour sa version électrique, dont la commercialisation est prévue au premier semestre 2011. Jusqu’à la fin des années 1990, les véhicules assemblés en Turquie étaient essentiellement destinés au marché local.

Mais, avec l’entrée en vigueur en 1996 de l’accord d’union douanière avec l’Union européenne, la Turquie est devenue une plate-forme exportatrice, essentiellement vers l’Europe. Renault exporte ainsi les trois quarts de sa production. Avec quinze constructeurs présents (Ford, Renault, Fiat, Toyota, Hyundai, Honda, PSA…) et un millier d’équipementiers, le secteur de l’automobile qui compte 250 000 emplois directs est désormais un pilier de l’industrie turque. Même si la crise l’a fait passer l’an dernier au rang de deuxième exportateur derrière le textile et que les exportations ont chuté de 32 % par rapport à 2008.

Plusieurs atouts expliquent la montée en gamme de la Turquie. Sa position géographique facilite la distribution de la production vers le Maghreb, le Moyen-Orient, l’Europe de l’Ouest et de l’Est. Si la main-d’œuvre est évidemment meilleur marché qu’au sein de l’Union européenne, on ne peut plus la qualifier de «low-cost» : le SMIC horaire turc, qui atteint 1,76 euro, est bien plus élevé que celui du Maroc, par exemple, à 89 centimes d’euro.

C’est sa qualification, son taux d’absentéisme faible et sa productivité élevée qui attirent les fabricants automobiles. Renault cite d’ailleurs régulièrement en exemple le «Türk mali», «Fabriqué en Turquie». Selon un homme d’affaires français installé en Turquie, «en sortie de chaîne, le taux de qualité est équivalent et parfois supérieur à celui de la France».

Source: lefigaro.fr

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Mert 18 janvier, 2010 Économie 1 Comment >> Mots clés: , , , ,

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