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Bruxelles précise ses positions sur les gazoducs

«Il n'y a aucune raison de s'opposer à South Stream», indique le commissaire européen à l'énergie, Günther Oettinger.

Le gazoduc Nabucco pourrait réduire à partir de 2018 la dépendance énergétique de l’UE vis-à-vis de la Russie, mais c’est une «grande vision d’avenir» plutôt qu’une priorité immédiate pour la Commission européenne.

«Nabucco devrait recevoir un feu vert définitif avant la fin 2010, (…) il ne réglera pas le problème énergétique de l’Europe avant des années, a expliqué le commissaire à l’Énergie Günther Oettinger dans une interview au Figaro et à trois autres grands quotidiens européens.C’est une grande vision. Mais c’est aussi un défi énorme lorsqu’il faut mettre tous d’accord les quinze ou vingt partenaires du projet.»

Le gazoduc, qui s’approvisionnera à l’est de la Caspienne et contournera la Russie par le sud, a obtenu la bénédiction de la Turquie. Le commissaire compte sur une conférence internationale – peut-être en juillet à Ankara – afin de lever les derniers obstacles. Elle réunirait les pays fournisseurs, les pays de transit, les banques et les compagnies du tour de table : l’autrichien OMV, l’allemand RWE, le hongrois MOL, le roumain Transgaz, bulgare Bulgargaz et le turc Botas.

«De nombreux problèmes restent à surmonter mais les chances d’aboutir se situent aujourd’hui à plus de 60%», estime Günther Oettinger. Depuis les champs de la Caspienne en Azerbaïdjan et au Turkménistan, Nabucco doit acheminer le gaz vers la Turquie puis les Balkans et enfin l’Autriche sur une longueur de 3 300 km. Le commissaire mentionne l’Irak comme un possible fournisseur d’avenir, mais il se garde de mentionner l’Iran. Bruxelles a déjà débloqué 200 millions d’euros pour ce projet dont le devis initial est estimé à 8 milliards.

Le géant russe Gazprom

Dans l’immédiat, la Commission se concentre sur d’autres chantiers gaziers, tous dépendants de la Russie. La priorité n° 1 est le gazoduc baltique Nord Stream, qui devrait être achevé d’ici à deux ans, selon Günther Oettinger. La seconde est la remise en état du gazoduc central qui, depuis l’ère soviétique, relie la Russie à l’Autriche, via l’Ukraine. Ce devrait être chose faite en 2013. Vient ensuite South Stream, projet auquel «l’Europe n’a aucune raison de s’opposer», dit le commissaire allemand. Nord Stream et Southstream sont portés à bout de bras par le géant russe Gazprom. Ils réunissent aussi derrière eux les plus grandes enseignes européennes, comme EDF, GDF-Suez, l’allemand E.ON ou encore l’italien ENI.

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Mert 25 mars, 2010 Économie No Comments >> Mots clés: , , , , , , , ,

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