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Basket : la Turquie bat la France 95 à 77

Les Turcs ne sont déjà pas des clients faciles, mais en huitième de finale de leur Mondial, au Dôme Sinan Erdem, devant leur public déchaîné, ça ne pouvait être qu’une mission impossible.

A moins d’un exploit auquel l’équipe de France était condamnée. A moins que Boris Diaw et ses coéquipiers ne retrouvent leur meilleur niveau, celui du début de compétition.

Las. Face à une Turquie qui les a pris à la gorge d’entrée de jeu, les basketteurs français n’auront rien pu faire. Dimanche soir, les Bleus se sont inclinés sur le lourd score de 95 à 77.

Depuis le début de la compétition, ils impressionnent avec leur gabarits démesurés et leur technique. Galvanisés par la foule en délire, les joueurs turcs n’ont fait qu’une bouchée des Bleus, étrillant une équipe de France si imprécise.

Pour vaincre cette légion, il faudra un grand match livré par «des guerriers», avait souligné Vincent Collet, l’entraîneur avant le match. «Ils sont beaucoup plus grands et plus lourds que nous, il faut qu’on déploie une agressivité défensive à son meilleur niveau». Mais la muraille bleue aura tôt fait de se faire déborder par la puissance des assaillants.

Trop de ballons perdus

Si lors du premier quart temps, les hommes de Collet ont cru faire jeu égal avec leur adversaire (19 à 14), il se sont vite laissés surclasser. En deuxième période, les Turcs et surtout Turkoglu, auteur d’une énorme partie (20 points, 4 rebonds, 3 passes), sont montés en puissance tandis que les Bleus semblent paralysés (24 à 14 – 43 à 28). La machine de guerre est lancée, difficile de l’arrêter, la défense française prend l’eau et la Turquie inscrit 28 points en troisième période (28 à 17 – 71-45). En quatrième, Boris Diaw (21 points) a semblé semer la révolte française (24 à 32), un peu tard néanmoins.

Les Bleus ont à la fois perdu trop de ballons et raté trop de tirs extérieurs, la voie de salut espérée face à la meilleure défense du tournoi. Ils n’ont surtout pas tenu le choc sous leurs propres panneaux où les Turcs ont assaisonné leur festin habituel d’une quinzaine de points supplémentaires, un contre-sens lorsqu’on parle de la vraie équipe de France. Score final logique et très lourd.

Les armes étaient inégales, les états d’esprit aussi

Les armes étaient inégales, les états d’esprit aussi. D’un côté un moral d’acier d’une équipe soutenue par son public et de l’autre un groupe qui s’est lézardé au fur et à mesure, une équipe au sein de laquelle les tensions ont explosé. Après une entame de compétition rêvée – alignant trois victoires contre notamment l’Espagne, championne du monde en titre – les homme de Vincent Collet ont déçus en s’inclinant face à la Lituanie, puis contre la Nouvelle-Zélande. A mesure qu’ils avançaient dans la compétition, ils jouaient de moins en moins bien. Ils terminent impuissants face aux géants turcs qui retrouveront en quarts de finale la Slovéniequi a battu l’Australie dans l’après-midi.

Giflés, renvoyés à leurs limites du moment, les Bleus peuvent s’envoler dès lundi à l’aube vers la France. Pour la première fois depuis 1997, ils seront absents des quarts de finale dans un tournoi international, un pas en arrière incontestable mais prévisible vu les nombreux forfaits enregistrés cet été. Avec Parker, Noah, Turiaf, Pietrus et Diot, la France aurait pu envisager une autre issue. Ce sera peut-être pour l’année prochaine puisque les grands absents ont tous promis de revenir à l’occasion du Championnat d’Europe en Lituanie afin de qualifier la France pour les Jeux olympiques de Londres, dernière chance pour la génération Parker de voir un jour la flamme olympique de près.

«Si on s’arrête en huitièmes c’est qu’on l’aura cherché»

En attendant, ils pourront toujours ressasser l’escapade avortée en Turquie. Leurs regrets porteront moins sur le match de dimanche que sur le scénario global qui a encore déraillé sur une défaite surréaliste, jeudi en match de poules contre la Nouvelle-Zélande, pour livrer les Bleus en pâture aux Turcs. «Si on s’arrête en huitièmes c’est qu’on l’aura cherché. On n’aura que ce qu’on mérite, ce sera vraiment de notre faute», avait anticipé Ali Traoré samedi, pressentant déjà que le rideau allait bientôt tomber sur les Bleus.

LA FICHE

La Turquie bat France 95 à 77 (19-14, 24-14, 28-17, 24-32)

Turquie: 35 paniers (dont 9 sur 19 à trois points) sur 55 tirs – 16 LF sur 25 – 25 rebonds – 16 passes – 9 interceptions – 12 balles perdues.

Marqueurs: Akyol (5), Güler (17), Ermis (2), Onan (7), Ilyasova (9), Erden (5), Tinçeri (0), Savas (9), Gönlüm (2), Arslan (9), Asik (10), Turkoglu (20)

France : 25 paniers (dont 12 sur 24 à trois points) sur 50 tirs – 15 LF sur 18 – 27 rebonds – 20 passes – 4 interceptions – 17 balles perdues

Marqueurs: Albicy (3), Batum (11), Koffi (5), Mahinmi (2), Jackson (0), Bokolo (4), F. Pietrus (6), De Colo (15), Diaw (21), Gelabale (3), Traoré (4), Tauseur (3)

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Ramazan 6 septembre, 2010 Sport No Comments >> Mots clés: , , ,

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