Accueil » Dossiers »Monde » Lecture courante:

Alors que la Grèce est dans une situation économique au plus bas, ses partenaires se régalent

Au bord de la faillite, les médias ont largement diffusé les images du mécontentement des Grecs à l’image des différentes manifestations, notamment celle du 21 janvier 2010, qui a vu des milliers de fonctionnaires de ce pays de l’Union européenne (UE) défilé dans les rues d’Athènes pour empêcher une baisse de leurs salaires.

Surendetté, ce pays se tourne vers ses partenaires européens et les appelle à l’aide. En effet, la Grèce a une dette de plus de 300 milliards d’euros, ce qui représente environ 120% de son produit intérieur brut (PIB).

Mauvais élève en matière économique, la Grèce est également montrée du doigt comme ayant les dépenses militaires les plus élevées de l’Union européenne atteignant les quelques 6 milliards d’euros pour 2010. Ceci représente 2,8% de son PIB. Ses principaux fournisseurs sont les États-Unis, la Russie, l’Italie, la France et l’Allemagne. La Grèce est même le troisième client dans ce domaine pour la France.

Pour se défendre, les autorités grecques plaident la tension existante entre la Turquie et la Grèce depuis de nombreuses années, entraînant ainsi une course aux armements entre ces deux nations. Il convient toutefois de préciser que la Grèce essaie de réduire les dépenses liées à l’armement.

Comment peut-on acheter des armes quand le citoyen manque de moyens pour tout simplement vivre au quotidien ?

Mais si acheter de l’armement lorsque son peuple, son pays vacille, peut sembler absurde, ce qui se trame dans les “arrières boutiques” des arrangements politiques l’est encore plus.

On l’a vu, la Grèce sans pour autant avoir demandé de l’aide à ses partenaires communautaires reste une préoccupation pour l’Union européenne. De grandes discussions et de mures réflexions sont actuellement menées au sein des gouvernements de l’UE pour trouver une solution au « problème grec ». Il est inconcevable de laisser couler un navire de sa propre flotte sans rien faire. L’Allemagne qui jusque-là était réticente à une aide financière à la Grèce semble lâchée du leste moyennant certaines conditions, telles que l’interdiction d’accéder aux marchés du crédit, selon l’agence de presse « Reuters ».

Mais curieusement, selon cette même agence, la France et l’Allemagne presseraient la Grèce à acquérir des armements chez eux. Certains officiels Grecs disent en privé que Paris et Berlin utilisent la situation de crise de la Grèce pour avancer des contrats ou régler quelques litiges sur le paiement de ces dépenses.

Un conseiller du premier ministre grec George Papandreou, déclare sous couvert d’anonymat que même si le désir de voir la Grèce acheter de l’armement à la France et à l’Allemagne n’est pas ouvertement exprimé, on a fait comprendre qu’un soutien de ces 2 pays serait plus important en cas de quelques “règlements “ en matière d’armes.

Ainsi, la France essaierait de vendre 6 frégates « Fremm », 15 hélicoptères « puma » et une quarantaine d’avions de combat « rafale ».

Des officiels Grecs et Français ont déclaré que le président de la République, Nicolas Sarkozy, était personnellement impliqué et aurait abordé ce sujet avec le premier ministre grec lors de sa visite en France le mois dernier.

De son côté, l’Allemagne met la pression pour que les Grecs règlent la facture d’un sou marin de chez « ThyssenKrupp » dont ils ont refusé de prendre la livraison en 2006 suite à un contentieux lors d’une rénovation du navire.

Interrogé sur l’utilisation de la situation de crise dans son pays par les fournisseurs d’armes européennes pour les pousser à acheter des armes, le ministre grec de la défense, Panos Beglitis répond que la pression a toujours existé de la part des pays exportateurs d’armes et qu’il n’y avait aucun lien avec la crise actuelle.

Share
Ramazan 26 mars, 2010 Dossiers, Monde No Comments >> Mots clés: , , ,

Commentaires sur cet article:







*

Catégories

Login

Turquie de France sur Facebook

FootBall

Méssage récent du Forum